De retour au lycée, Ciel vient de nouveau vers moi. Tant mieux, je commençais à avoir faim.

-Sensei, j'ai une nouvelle à vous annoncer.

-Quoi donc, Phantomhive ?

-Sensei, la dernière fois que l'on a fait des trucs et ben depuis j'ai découvert quelque chose. Je suis enceint de vous, sensei. C'est terrible.

-Phantomhive, cesse de plaisanter. Tu es un mec ce n'est pas possible. En plus on n'a pas même pas coucher ensemble. Tu n'en as pas marre de dire des bêtises ?

-Ben c'est possible dans les omegaverse, sensei.

-Même non ce n'est pas réaliste. Comment est-ce qu'un mec pourrait avoir physiquement un enfant sans être hermaphrodite ?

-Si j'avais été une fille, vous auriez assumer ?

-Tu es un mec et je suis gay. Toi aussi je te rappelle. Alors aucun de nous deux ne fera d'enfants.

-J'aurai bien aimer sensei. Un enfant avec vous, ce serait cool.

-Arrêtes de dire n'importe quoi. Je ne veux d'enfants avec personne.

-Dans les shojo, une lycéenne qui tombe enceinte de son prof, c'est possible aussi.

-Oui mais on est dans la vraie. Aucun professeur ne prendrait le risque de sortir avec son élève et encore moins de lui faire un gamin. Tu es un cas perdu, Phantomhive.

-Vous l'aimez, ce cas perdu non ?

-Oui malheureusement, répondit Sebastian.

-C'est méchant, sensei.

-Non je supporte ta débilité constante, si cela ce n'est pas de l'amour. Maintenant j'ai faim. Ou pourrions-nous allez ?

-Le club de cuisine, sensei.

-Peu importe.

Une routine s'était installée entre nous. Je mangeais puis il mangeait.

-Vous ne regrettez pas votre ancienne méthode pour manger ?

-Non je te préfère toi sur tous les plans, répondit Sebastian.

-J'ai faim sensei.

-Manges alors.

Phntomhive se souvenu soudain avoir oublier son bento.

-Ou tu l'as laissé ?

-Mon casier en bas, répondit Phnatomhive.

Je le suis vais donc, c'était désert à cette heure-ci.

Phantomhive ouvre son casier et en sort son bento.

-Tu ne l'as pas fait toi-même, je suppose ?

-Non c'est chiant de cuisiner.

-Je pourrais t'apprendre, tu es vraiment flemmard, Phantomhive.

-Vous pourriez m'en faire plutôt, c'est le rôle d'un petit ami.

-Ne rêves pas, tu as 15 ans, tu es grand. Je ne suis pas ton mari ni tes parents.

-Ben un peu comme sensei, vous seriez un bon mari. Vous savez cuisiner, faire le ménage et vous êtes doué au lit sûrement.

-Phantomhive, c'est très sexiste. Tu sous entends que le rôle d'une personne est de te faire à manger, le ménage et coucher avec toi ?

-Oui mais pas que.

-Je devrais te frapper.

-C'est méchant sensei.

-Tes parents travaillent. D'où te vient de schéma traditionnel ? demanda Sebastian.

-Je veux manger dehors. Je vous raconterai tout.

Une fois dehors, je m'étonnais que personne ne se doute que je sorte avec lui. Un professeur qui mange tous les midis avec un seul élève, cela devrait paraitre douteux à force. Par chance, les gens étaient plutôt naïfs, ils croyaient à l'excuse du « je donne des cours à mon élève ».

-En fait, j'ai été élevé par des nounous comme je vous ai dit. Mes parents, je les voyais rarement et c'est encore le cas. La preuve, pas de nouvelles. J'ai appelé, il y a 15 jours.

-Chaque parents a une façon d'aimer et d'agir envers ses enfants.

-Ils ne m'aiment pas sinon maman aurait déjà rappeler.

-Ils t'aiment mais à leur manière, répondit Sebastian.

-Et les vôtres, sensei ?

-Mort depuis longtemps. Ils étaient de bons parents.

-Des vampires aussi ?

-Je viens de te dire qu'ils sont morts, tu as réfléchi avant de parler ? demanda Sebastian.

-Vous êtes né quand, sensei ?

-Il y a longtemps, Phantomhive.

-Du coup, j'y pense de temps en temps mais vous allez devoir changer de lycée un jour. Les gens vont trouver cela bizarre que vous ne preniez pas de l'âge.

-Oui en effet, je vais devoir changer de lycée. Mais j'ai encore le temps.

-Comment ferez-vous pour manger quand je serai à la fac ?

-Ben tu n'auras qu'à habiter avec moi. Pour manger et parce que cela parait logique quand des gens sont ensemble depuis un moment.

-Vous comptez rester avec moi, sensei ? demanda Ciel.

-Evidemment après si tu veux t'en aller. Je ne pourrais pas te forcer à rester, répondit Sebastian.

-Je ne partirai jamais, sensei.

-Tu ne peux pas savoir, la vie est imprévisible.

-J'espère que vous voudrez toujours de moi, sensei.

-Pour l'instant oui, répondit Sebastian.

-Sensei, on peut prendre des douches ensembles, maintenant ?

-Non pas pour l'instant, répondit Sebastian.

-Pourquoi ? La dernière fois, on a quasiment été jusqu'au bout.

-Tu penses à autre chose qu'au sexe et au bl dans la vie ?

-Oui à vous, sensei.

-Cas perdu, Phantomhive.

-Et vous vous aimez quoi ?

-La musculation, Phantomhive, répondit Sebastian.

-Vous en faites en salle ? demanda Ciel.

-Oui, toutes les semaines.

-Je peux venir la prochaine fois ?

-Oui si tu veux.

-Merci sensei.

-Ne me remercie pas à chaque fois que je te dis oui pour quelque chose, Phantomhive.

Phantomhive, je ne sais pas ce que je vais en faire, mais au final quand il dit des bêtises, cela démontre sa jeunesse. Et j'aime bien le fait qu'il soit un peu inconscient et qu'il fonce sans réfléchir.

Ce qui n'est plus le cas depuis longtemps pour moi.