Phantomhive veut aller au karaoké avec moi.
Il y est allé avec Alois, le mec qui avait des vues sur lui.
C'était le week end dernier.
Ciel entra dans la salle et vit Alois tout seul.
-Ils sont ou les autres ?
-Ils m'ont lâché. On sera que deux.
-Ok cela aurait été plus sympa quand même à plusieurs non ?
-Bande de lâcheurs, répondit Alois.
-On peut quand même s'amuser à deux, répondit Ciel.
Ciel chanta deux chansons, Alois deux autres puis suit un duo.
-Tu devrais venir avec ton copain, Ciel.
-Il n'aime pas ce genre de truc je pense.
-Il est de quel lycée ?
-Un loin, répondit Ciel.
-Il vient souvent te voir du coup ?
Ciel était obligé de mentir, il ne pouvait pas dire que son copain il le croisait tous les jours.
-Oui le week-end.
-Il a notre âge ? demanda Alois.
-Oui.
-Je pourrais le rencontrer ? Tu pourrais l'inviter, on se ferait un karaoké tous ensemble.
-Non il est timide et ce n'est pas son truc.
Ciel ne pouvait pas inviter Sebastian.
Une semaine après, Phantomhive me demande :
-On pourra aller au karaoké ?
-Non ce n'est pas trop mon truc, vas-y avec les gens de ton âge.
-Mais sensei, j'ai envie d'y aller avec vous. On pourrait flirter là-bas, répondit Ciel.
-Ce n'est pas parce qu'on a fait l'amour que l'on doit le faire partout. En plus le faire là-bas non.
-Une fois, sensei.
Je me disais qu'une fois, cela lui ferait plaisir.
-Ok mais une fois.
C'est ainsi que le dimanche suivant, je me retrouvais avec Phantomhive au karaoké.
-Chantez avec moi, sensei.
-Non je n'aime pas chanter mais toi amuses-toi.
Phantomhive s'y est donné à cœur joie.
Dix chansons plus tard, Ciel avait toujours de l'énergie.
-Tu ne te lasses pas, Phantomhive ?
-Non, chantez une dernière avec moi.
-Non, on est vers la fin en plus, il reste 3 minutes.
-C'est passé trop vite, sensei.
On sortait de la salle et on croisa son ami, Alois.
-Ho Ciel, et sensei ?
Je devais trouver une raison pour être avec mon élève un dimanche.
-Je …
Mais Alois me coupa et nous dit de le suivre.
Quand on entra, je vis Claude, le directeur.
Dans ma tête, la logique se faisait instinctivement.
-Asseyez-vous tous les deux, on va parler, dit Claude.
-Je crois que j'ai compris vous aussi avec Alois, vous … ?
-Oui je suis avec lui et pour ma part j'avais des doutes sur vos rapprochements avec Phantomhive. Aucun élève ne passe autant de temps avec son professeur. Depuis quand cela dure ?
-Quelques mois et vous ? demanda Sebastian.
-Un an, j'ai commencé à ses 15 ans.
-Vous ne comptez pas le licencier, directeur ? demanda Ciel.
-Non on a un secret en commun. J'espère que vous ne diriez rien pour nous, je ferai de même pour vous et Phantomhive.
-Bien sûr, répondit Sebastian.
-Je ne te croyais pas Ciel. Un élève d'un autre lycée et le temps que tu passais avec le prof, dit Alois.
-Etes-vous sérieux directeur envers Alois ? demanda Sebastian.
-Bien sûr, il n'est pas juste qu'un plan. Je l'aime vraiment. Je suppose que c'est pareil pour vous non ?
-Oui je l'aime vraiment.
-Je vous aime vraiment directeur aussi. Au lycée, il est complétement froid avec moi. Personne ne doit nous découvrir. Mais au fond, c'est un mec sympa, dit Alois.
-Tu me lances des fleurs là, Alois.
-Sensei est un vrai tsundere mais au final, il est plus affectueux qu'il n'y parait. Quand on est tous les deux c'est un peu comme un ours câlin.
-Un quoi, Phantomhive ?
-Ben c'est vrai vous cachez votre vraie personnalité, sensei. Vous en avez profité pour flirter ici ?
-On n'a pas le droit de flirter dans les karaokés, Ciel, répondit Alois.
-Ce n'est pas pour cela qu'il ne faut pas le faire, répondit Ciel.
-Phantomhive, tu lis beaucoup trop, répondit Sebastian.
-Que lis-tu Phantomhive ? demanda Claude.
-Je lis du bl.
-Bl ? demanda Claude.
-Phantomhive est un amateur de romance gay, il lit du yaoi, c'est un fudanshi.
-Un quoi ? demanda Claude.
-Un mec qui aime le bl, répondit Alois.
-L'équivalent d'une fujoshi.
-Vous avez lus un guide sur le sujet ou quoi, sensei ? demanda Ciel.
-Oui je me suis renseigné un minimum, Phantomhive.
Il était d'ailleurs le temps de partir.
-On doit y aller Phantomhive, à moins que tu veuilles rester ici.
-Non je vous suis. On peut aller au cinéma ce soir ?
-Il y a cours demain, Phantomhive, pas question. La semaine prochaine si tu veux.
-Vous aimez quel genre de film, sensei ?
-Tu le découvriras la semaine prochaine, Phantomhive.
Je venais de découvrir que je n'étais pas le seul à braver l'interdit. Je comptais faire de Claude mon allié.
