Le lundi suivant Phantomhive était blond.

J'étais étonné, je m'attendais à pire.

-Le directeur m'a engueulé, sensei.

-Tu t'étonnes, je te l'avais dit non ?

-Oui mais je m'en fiche je ne changerai pas. Cela vous plait sensei ?

-Ben je m'attendais à pire. Tu es plutôt mignon comme cela. J'aime bien.

-Merci, sensei.

-Vous allez dire oui pour la maison hantée ?

-Oui mais c'est bien parce que c'est toi. Je dois faire semblant d'effrayer des élèves, c'est d'un pathétique pour un vrai vampire si vieux que moi.

-Non vous n'êtes pas si vieux, sensei. Vous serez super sexy, je viendrais et vous pourrez me faire peur et profitez de moi.

-Phantomhive …

-Je sais mais c'est un contexte excitant, on pourrait le faire quand tout le monde sera parti et dans le noir personne ne nous verra.

-Non c'est un lycée ici, répondit Sebastian.

-Vous n'êtes pas drôle sensei.

-Je suis un adulte, tu comprendras un jour quand tu le seras que tout n'est pas drôle.

-Voilà pourquoi je vais m'amuser tant que je suis jeune avec vous.

-Amuses-toi avec tes amis, Phantomhive.

-Je l'ai fait et vous m'avez suivi.

-J'essaierai de ne plus le faire, je ne te promets rien, Phantomhive. Tu avais une attitude douteuse, répondit Sebastian.

-La prochaine, faisons-le ensemble. On pourrait acheter des fringues, sensei.

-Pour qui toi ou moi ?

-Moi ou vous.

-Les vêtements ne m'intéressent pas.

-Pour moi alors, répondit Ciel.

-Si tu veux, Phantomhive.

-Dans les cabines, on pourra ?

-Il y a un endroit ou tu ne veux pas flirter, Phantomhive ?

-Non avec vous partout, sensei.

Je le trouvais plutôt mignon.

-On verra, Phantomhive.

Puis vint ce fameux festival.

J'avais donc passé la journée à jouer le jeu, effrayer des lycéens.

Je commençais à m'ennuyer par chance, la journée se terminait.

-Ciel, tu n'as pas encore dans la maison hantée ?

-Non je vais y aller, j'ai fait la pub pour le stand toute la journée, répondit Ciel.

-Il ne reste plus personne à part le prof de maths, tu aurais dû demander à quelqu'un de te remplacer.

-Pas grave, je suis sûr qu'il sera effrayant.

Je savais que Phantomhive allait passait, je ne voulais pas perdre mon temps avec lui comme les autres lycéens.

Phantomhive entra.

J'avancais vers lui lentement, il s'attendait sûrement à ce que je joue le jeu.

Une fois derrière lui, j'étais assez proche de lui.

Je l'enlacais puis lui murmurais à l'oreille :

-Tu as était long à venir, on y va ?

-Vous auriez dû dire un truc effrayant sensei.

-Je t'en prie, les autres lycéens oui mais avec toi pas besoin de faire semblant.

-Dites un truc effrayant, une fois, pour me faire plaisir, répondit Ciel.

-Ok mais une fois. Jeune homme, tu oses entrer tu n'as pas peur ?

-Non je devrais ? demanda Ciel.

-Tu me dis de jouer alors que tu es la victime la moins crédible ? Trêve de plaisanterie. En fait, tu portes quoi, on dirait une queue de lapin ?

-Oui je suis déguisé en lapin, c'était pour attirer l'attention pour le stand.

-Ce n'est pas très effrayant un lapin, Phantomhive.

-Je sais mais ce n'est pas moi qui ai choisi.

-Maintenant, on s'en va, répondit Sebastian.

-Attendez on peut en profiter, il ne doit plus rester personne dans le lycée.

-Non on ne fera rien ici, Phantomhive, je vais me changer.

Puis d'un coup, plus de lumière.

-Sensei, on est dans le noir…

-Ne me dit pas que tu trouves cela excitant, Phantomhive.

Phantomhive semblait avoir peur.

En y réfléchissant, quand on dormait il insistait toujours pour avoir la lampe allumée.

-Ne me dit pas qu'un grand garcon comme toi a peur du noir ?

-Si vous pouvez vous moquez, sensei.

-Je ne me moquerai pas de toi mais j'aimerais comprendre pourquoi.

-J'ai peur des fantômes, sensei …

Je n'en revenais pas, il avait peur des fantômes et sortait avec un vampire.

-Je suis un vampire, tu n'es pas censé avoir plus peur que je te tue un jour que quelqu'un d'invisible ?

-Ce n'est pas logique je sais.

-On va s'en aller. Je prends mes affaires avant.

Je partais à la recherche de mes vêtements mais Phantomhive me collait.

-Je ne vais pas m'en aller. Tu peux me lâcher.

-Pas question, sensei, répondit Ciel.

-Phantomhive je vais trouver plus difficilement si tu ne me lâches pas.

-J'ai peur, sensei.

-Je sais, Phantomhive.

Je trouvais enfin mes vêtements.

-On y va, suis-moi.

Le lycée était plongé dans le noir, par chance j'avais une bonne vision nocturne.

On est sorti assez rapidement.

-Sensei, merci sans vous je serai resté tout seul.

Je pouvais voir plus clairement son costume lapin.

-C'est ridicule, sensei, vous pouvez le dire.

-Non t'es plutôt mignon en lapin, je te mangerai bien Phantomhive.

-Vous n'êtes pas végétarien, sensei ?

-Oui mais quand on te voit, on a envie de te sauter directement, répondit Sebastian.

Phantomhive me donnait faim.

-Vous voulez me sauter sensei ?

-Parles mieux, tu veux, il y a des manières de te dire les choses.

-Vous préfère baiser, faire l'amour ou étreindre ou se faire prendre peut-être ?

-Tu as plus de vocabulaire que je pensais, Phantomhive.

-Je suis intelligent sensei si vous en doutiez.

-Non tu iras loin dans la vie. Tu as une idée de ce que tu veux faire après ?

-Oui restez avec vous toute ma vie.

-Je parlais de profession, Phantomhive.

-Je ne sais pas sensei.

-Tu n'as aucune idée de ce que tu veux faire après le lycée ?

-Femme au foyer. Je vous ferai le ménage, de bons petits plats et que vous pourrez me prendre dans la cuisine.

-Phantomhive, même si tu plaisantes c'est sexiste envers le rôle supposé d'une femme, tu en as conscience ? demanda Sebastian.

-Je sais sensei, mais comme je ne suis pas doué pour le ménage et le cuisine, vous pourrez toujours me prendre dans la cuisine.

-Phantomhive, tu ne t'améliores pas avec le temps.

-Vous ne voulez pas, sensei ? demanda Ciel.

-Non je veux que tu travailles. Je ne veux pas d'un homme au foyer, répondit Sebastian.

-C'est méchant, sensei. Je pense faire des petits jobs par ci par là le temps de trouver ce que je veux faire en même temps que la fac, répondit Ciel.

-Tu as le temps remarque, tu n'as que 15 ans.

-Bientôt 16 ans, sensei.

-Ah tu fais quelque chose en général pour le fêter ? Je devrai t'offrir quelque chose, que veux-tu ?

-Je vous veux, toute la nuit.

-Cela tu peux l'avoir tout le temps. Tu ne veux pas autre chose ? demanda Sebastian.

-Non je veux juste vous. Mes parents envoient toujours quelque chose espérant compenser leur absence et leur indifférence générale.

-Ils ne reviennent pas juste pour te voir ? demanda Sebastian.

-Non je ne suis pas assez important pour qu'ils reviennent mais je le sais bien d'avance.

-Je ne sais pas trop quoi te dire Phantomhive. Les relations familiales sont toutes différentes.

-Vous ne quitterez jamais sensei ?

-Je n'en ai pas l'intention pour l'instant, tu peux être sûr que je ne te laisserai pas partir si facilement, répondit Sebastian.

-Et si je trouvais mieux que vous ?

-Ce n'est pas demain que tu trouveras mieux, Phantomhive. Tu m'abandonnerais alors que tu as enfin réussi à m'avoir ?

-Non sensei. Je vous garde pour moi. Pas question de vous donner à quelqu'un d'autre.

-On devrait rentrer maintenant, il ne fait pas chaud. Et ce costume, j'aimerais bien que tu l'enlèves.

-Vous êtes un sacré coquin, sensei, répondit Ciel.

En effet, personne depuis mon ex n'avait eu autant d'intérêt pour moi.