Le jour suivant, je fus invité au cours de sport.
-Pourquoi cette fois ci ?
Je demandais au prof de sport.
-Parce que le rôle d'un petit ami, c'est de supporter son copain.
-Il n'en a pas besoin, je pense.
Phantomhive, me vu et fonca vers moi.
Sauf qu'il n'avait pas vu le poteau du panier de basket juste devant lui.
Phantomhive se retrouva le nez en sang.
L'odeur de son sang me vint directement, j'étais attiré automatiquement.
J'allais voir s'il allait bien.
-Sensei, ca fait mal …
-Tu aurai dû regarder en face de toi, au lieu de me fixer de loin.
-Mais vous êtes si beau, sensei.
-Tu m'en diras tant. Regarde devant toi la prochaine fois.
Le reste du cours se déroula normalement.
Phantomhive était plutôt doué en sport finalement, plus que je ne pensais.
Il marqua 10 buts à lui seul.
A la fin du match de basket, Ciel fut abordé par un élève que je n'avais jamais vu.
Il l'amena plus loin pour lui parler apparemment.
Je les observais de loin.
-Qui c'est cet élève ?
-C'est un nouvel élève, il est étranger, répondit le prof de sport.
-Ah un étranger et ils ont déjà parler ensemble ?
-Vous êtes jaloux, chère collègue ?
-Non je demande juste, répondit Sebastian.
-Non c'est la première fois qu'il se parle.
Je décidais donc d'aller voir de moi-même.
Phantomhive me remarqua et me présenta l'élève en question.
-Sensei, c'est Cédric, il vient de France.
Puis il parla avec lui en francais.
Je ne savais pas Phantomhive bilingue.
-Tu parles francais, Ciel ?
-Oui mes parents m'ont fait apprendre l'anglais, l'allemand et le francais en plus du japonais.
-Il te voulait quoi ? demanda Sebastian.
-Il veut que je lui montre les coins intéressants, il vient d'arriver. Son père a été muté ici.
L'élève en question était châtain clair aux yeux bleus.
-Ah je vois et tu as dit oui ?
-Je n'ai encore rien dit. Vous voulez que je lui dise oui ou non ? demanda Ciel.
-Pourquoi tu me demandes ?
-Ben la dernière fois vous m'avez suivi donc je préfère être sûr que vous êtes d'accord cette fois ci, répondit Ciel.
Je voulais lui répondre non et être égoïste mais je ne savais pas su je devais répondre oui pour ne pas le couper de ses camarades de classe.
Je décidais finalement de m'affirmer.
-Non je ne veux pas.
Je ne savais pas s'il le prendrait bien ou mal.
-Très bien, sensei. Je vais lui dire non.
-Tu ne dis rien sur le fait que j'ai refusé ? demanda Sebastian.
-Non puisque vous ne voulez pas, sensei.
-Tu ne me demandes pas pourquoi ? demanda Sebastian.
-Non je m'en doute. Vous avez peur qu'il me drague et que je doive le repousser.
-Et tu acceptes si facilement, Ciel ?
-Oui puisque je vous comprends. Je n'aimerais pas que vous alliez avec un autre mec je ne sais ou, répondit Ciel.
-Tu es beaucoup trop compréhensif, Ciel.
-Non c'est normal d'écouter son partenaire non ?
Il me sourit puis expliqua à l'élève qu'il ne pouvait pas.
L'élève vint vers moi et me dit en japonais :
-Je comprends. J'ai moi-même un copain. Il me manque, il vit à l'étranger maintenant que nous sommes séparés.
Puis il s'en alla.
-Pourquoi aucun prof ou élèves de cette école n'est hétéro ?
-Parce que c'est un lycée de mec, sensei.
-Et alors ? Cela n'empêche pas d'en rencontrer à l'extérieur des filles.
-Vous voulez en rencontrer à l'extérieur, sensei ?
-Ne dit pas n'importe quoi, Ciel.
-Pourquoi vous avez choisi un lycée de mecs, sensei ?
-Je n'ai pas choisi, j'ai postulé ici par hasard, répondit Sebastian.
-Ah bon ?
-Oui j'ai pris ou on voulait de moi, répondit Sebastian.
-Vous auriez pu prendre un lycée de filles.
-Ben il faut varier les régions, Ciel. Je dois disparaitre d'un lycée au bout d'un moment. Tu oublies que je ne vieillis pas et les gens peuvent se poser des questions sur le fait que ce soit le cas, répondit Sebastian.
-Vous allez changer de lycée ?
-Oui je vais devoir. Je suis ici depuis un moment déjà. Je partirai quand tu iras à la fac.
-Vous seriez partis sans moi, sensei ? demanda Ciel.
-Oui même si nous ne nous serions pas connus. C'était prévu. Je vais devoir changer de région. J'ai fait le tour des lycées. Je dois te demander quelque chose.
-Vous voulez que je vous suive, sensei ?
-Oui mais c'est compliqué de te demander ce genre de chose, dans deux ans, on ne sait pas ou on en sera.
-je vous suivrais sensei, partout ou vous irez.
-Cela incluerait d'abandonner ta vie et ton confort matériel. Tu es sûr que tu veux abandonner ton mode de vie ?
-Oui de toute façon je ne compte pas devenir homme au foyer. Je ne suis pas doué pour faire le ménage cuisiner et il n'y a pas d'enfants.
-Tu veux faire quoi après le lycée, Ciel ?
-Je ne sais pas mais tout avec vous.
-Je ne voulais pas d'un homme au foyer de toute façon. Je veux que tu sois actif.
-Je pourrais quand même faire des trucs utiles comme la lessive, sensei.
-Je préfère te prendre sur la machine à laver. Mais si tu veux essayer, évites de te tromper dans les couleurs. Je ne veux pas me retrouver avec des chemises de toutes les couleurs.
-Vous avez si peu confiance en moi, sensei ?
-Là-dessus je préfère éviter que tu t'en occupes, répondit Sebastian.
-Je suis inutile alors, sensei.
-Tu es utile, Phantomhive.
-En quoi, sensei ?
-Déjà tu es mon repas et cela m'est très utile.
-Il n'y a que votre sang qui vous intéresse sensei ?
-Non tu m'intéresses. Mais c'est mieux d'aimer ce que l'on mange. Si je t'aime, ton sang a un goût encore meilleur.
-Comment je ferai si vous ne m'aimez plus un jour ? demanda Ciel.
-Ce n'est pas près d'arriver, tu peux me croire.
-Vous ne savez pas, vous pourriez préférer quelqu'un d'autre un jour et vous lassez de mon sang, répondit Ciel.
-Ton sang vaut tous les autres.
Le temps avait vite passé et on se pensait seul.
Mais Alois était toujours là.
-Tu n'es pas partis, Alois ? demanda Ciel.
-Non en fait je me suis endormi dans les vestiaires.
-Tu devrais rentrer chez toi.
-Merci sensei de vous inquiéter pour moi. Ne mangez pas trop Ciel, répondit Alois.
-Je veux devenir un vampire, comme sensei.
-C'est non pour l'instant. Tu es trop jeune, répondit Sebastian.
-Mangez-moi jusqu'à que je devienne comme vous.
-Non, répondit Sebastian.
-Ce serait marrant de voir Ciel en vampire, dit Alois.
-Ce n'est pas marrant d'être un vampire, Alois, dit Sebastian.
Cela me rappelait que j'avais faim.
-Ciel, repas tout de suite.
-Je peux rester ? demanda Alois.
-Non, c'est personnel, répondit Sebastian.
-Je ne veux pas parce que quand il me mange, c'est un peu sexuel, répondit Ciel.
-Je vois, je m'en vais alors.
Alois parti et Sebastian fu soulagé.
-Pourquoi pas demander de participer à un plan à trois ? Les gens sont de pires en pires.
-Je ne veux pas sensei. Pas de partage, répondit Ciel.
-J'ai faim maintenant.
Je mordais Phantomhive pour mon plus grand plaisir.
A chaque fois se créer une sorte de tension sexuelle entre nous.
Je l'avais ressenti dès le début.
Je mordais Phantomhive selon mon degré d'envie, des fois plus fortement des plus doucement.
C'était comme un acte sexuel sauf que je prenais son sang.
-Moins fort, sensei.
-Tu te plaignais pourtant la dernière fois que je sois trop doux.
-Pas pour quand vous me mangez, répondit Ciel.
Je voulais être sadique aujourd'hui et je décidais de le faire souffrir un peu.
Une fois finie, Ciel semblait planait un peu.
-Tout va bien ?
-Oui c'est juste que quand vous faites cela, à chaque fois c'est un peu comme si vous me droguiez.
-Te droguer, Ciel ?
-Oui c'est entre la douleur et le plaisir, sensei.
Je ne me passerai pour rien au monde de ce genre de moment avec lui.
-On y va, Phantomhive ?
-Oui sensei.
Son sourire, son air un peu niais mais surtout son incapacité à faire beaucoup de choses me faisaient craquer.
