- Demi-Sang! Honte à toi qui souille ma maison! Sale petit cafard répugnant! Hurle Walburga Black quand Ariel entre dans la maison avec Severus sur ses talons.
- Grand-mère! Ça suffit! S'exclame Ariel d'une voix autoritaire. Vous hurlez encore sur qui que se soit dans cette maison et je dissous chaque goûte de peinture vous représentant dans cette demeure! Suis-je claire?
- Et comment feras-tu? Petite sotte! J'ai protégé mon tableau de tout les sorts possibles et imaginables.
- N'ayez crainte, grand-mère, dit malicieusement la jeune fille. Il y a d'excellents dissolvants, dans les quincailleries Moldues.
- Tu n'oserais pas, dit la vieille femme en s'assoyant tranquillement dans le fauteuil peint derrière elle, le regard méfiant.
- C'est à vous de voir si vous voulez prendre ce risque, répond Ariel d'un vague signe de la main.
À la plus grande satisfaction de tous, l'ex Lady Black garde le silence en lançant un regard meurtrier à la fille de son aîné.
- Severus! Je suis content que tu ais accepté de venir, dit Harry en descendant les escaliers vers le petit Hall d'entrée.
- Lord Black m'a si gentiment invité, je ne pouvais refuser. De plus, il m'a assuré que Ariel en serait ravie, alors, dit Severus en haussant les épaules, sous le regard amusé de Harry et Ariel qui lève les yeux au ciel d'exaspération.
Même si Severus faisait de son mieux pour avoir une entente cordiale avec Sirius, autant pour Ariel que pour que Black ne se doute pas de son ancienne identité, il ne pouvait s'empêcher de tout faire pour le mettre hors de lui en ayant l'air de rien. Ce qui exaspère la jeune Serdaigle et fait bien rigoler Harry.
- Ha! Severus! Dit la voix anormalement enjouée de Sirius quand il s'adressait à lui. Viens par là que je te présente le dernier membre de la famille.
- Je connais déjà le professeur Lupin, Mr Black, dit Severus en haussant un sourcil.
- Je le sais bien, dit-il alors que son sourire s'élargie un peu plus. Allez, viens.
Severus regarde Ariel qui fait de son mieux pour le pas éclater de rire alors que Harry a de la difficulté à avoir autant de retenue dans son hilarité. Quand le Serpentard arrive enfin à la hauteur de Black, ce dernier passe un bras joueur autour de ses épaules et le tourne vers le salon.
- Sev, je te présente Biquette.
- Vous… vous avez une chèvre dans votre maison? Demande Severus en regardant Sirius avec incrédulité. Vous n'avez pas peur qu'elle fasse ses… besoins, un peu partout dans la maison?
- C'est en partie ce qu'on se tue à lui expliquer, dit Remus en sortant de la cuisine. Je commence à penser qu'il aime plus sa chèvre que moi.
- Si vous voulez, professeur Lupin, je connais une excellente recette de chèvre braisée, dit Severus en regardant le loup-garou.
- Mumus! Tu ne touches pas à ma Biquette! S'exclame Sirius d'un regard réprobateur. Et toi, tu n'avais pas peur des chèvres?
- Moi? Non! Pourquoi? J'aurais du? Demande innocemment Severus en gratouillant le dessous du menton de la chèvre qui bêle de satisfaction.
- Non, bien sûr que non, dit Lord Black en se renfrognant et fusillant sa fille du regard.
C'est en voyant son air amusé qu'il vient de comprendre qu'il s'est fait avoir comme un bleu. Mais en même temps, il n'a pas l'intention de ce débarrasser de cette chèvre. Il avait fini par s'y attacher avec le temps et à l'apprécier quand il a constaté que le ruminant faisait peur au tableau de sa chère et tendre génitrice. Il se perd dans ses réflexions en imaginant Biquette mastiquer la toile de l'ex Lady Black.
- Papa, est-ce que ça va? Demande Ariel avec inquiétude quand elle voit le regard absent de son père.
- Oui, oui, se reprend Sirius. J'imaginais seulement… laisse tomber. Tu peux montrer à Severus où il va s'installer?
- Bien sûr, viens, dit-elle à son amoureux en lui prenant doucement la main.
- Comme ça, elle t'a eu comme un débutant, dit Remus en encerclant la taille de Sirius par derrière.
- Une vraie Maraudeuse, dit Sirius avec un sourire fier en se tournant vers son compagnon.
- Ou une vraie Serpentard, dit Remus en souriant.
Sirius capture alors les lèvres de son amant pour qu'il se taise, ça a toujours fonctionné et ça semble encore marcher.
Pendant ce temps, Ariel montre la chambre que Severus occupera pendant la semaine qu'il sera ici. C'est celle juste en face de la sienne.
- Si ce n'était pas de Black, je te proposerais de venir me rejoindre quand tu veux, lui murmure Severus en prenant Ariel dans ses bras.
- Et tu crois que je n'y ai pas pensé depuis que nous avons passé cette semaine dans la Salle sur Demande? Demande la Serdaigle en levant un fin sourcil noir. C'est une véritable torture de ne plus pouvoir dormir avec toi. Ne plus te toucher, te parler quand j'en ai envie, me réveiller dans tes… Ha! Sev! Qu'est-ce que tu fais? Demande la jeune femme qui avait crié de surprise quand Severus l'avait prise dans ses bras pour l'emmener vers sa chambre.
- À moi aussi tu m'as manqué, dit doucement Severus en la couchant délicatement sur le lit pour ensuite la recouvrir de son propre corps.
D'un coup de baguette, il ferme la porte et la scelle avant de retourner son attention vers la jeune femme qui est le fruit de ses pensées très peu pures depuis des semaines. Ils se déshabillent mutuellement avec tendresse et impatience avant que Sev ne jette un sort de contraception sur la bas ventre de son amante. Il ne perde pas de temps en préliminaire et Severus la pénètre en une seule poussée, se qui fait soupirer Ariel et son amant de satisfaction. Pour l'avoir plus profondément en elle, Ariel encercle la taille fine de Severus de ses jambes et le jeune homme comprends tout de suite le message plus ou moins silencieux, plus fort. Il s'exécute donc avec enthousiasme.
- Tu refais ça quand tu veux, lui dit Ariel qui s'était allongée contre lui dans le lit encore fait sous eux, en lui caressant doucement le torse.
- Je te propose la même chose, dit doucement Severus en se tournant vers elle pour capturer ses lèvres.
