Merci à Ganondorf3099 et à Ines delaboiteuse pour la correction des chapitre

Chapitre 1: 1ere nuit

Lundi, ma première nuit de travail va débuter. Il n'a pas l'air très difficile en apparence… c'est vrai que je dois juste garder une pizzeria et ces animatroniques pendant la nuit. Cependant lors de mon entretien d'embauche avec le patron, celui-ci m'a très bien mis au courant des différents et dangereux risques que j'encourt pendant la nuit…

Et pourtant me voilà, prête à effectuer ma première nuit. Après mon entretien j'ai eu l'occasion de rencontrer les autres serveurs qui travaillent de jour, ils m'ont fait visiter les différentes pièces ainsi que la pièce qui me servirait « d'appartement » si j'arrivais à survivre la première nuit, sachant que j'avais nulle part où aller le patron me l'a laisser en contrepartie de mon boulot. Les autres employés m'ont également mis au courant des fins tragiques et horribles des autres gardiens de nuit. Ils m'ont même souhaité leur condoléance. Ils ont de l'humour ces gars…

J'entre dans le resto et me dirige vers les vestiaires où se trouvent les casiers des différents employés et j'y pose mes affaires. Je regarde l'uniforme de sécurité qui est d'une couleur violette criarde et décide de ne pas le mettre. Je suis d'accord pour risquer ma peau et à la limite mourir, enfin ça reste à voir, mais certainement pas avec cette tenue atroce sur le dos.

Je garde donc mon t-shirt et mon pantalon ainsi que mon bonnet noir, puis referme mon pars faire un dernier tour de garde les lumières allumées, dans les différentes salles. J'ai obtenu de la part du patron des notes que les anciens gardiens tenaient au sujet des animatroniques, Foxy est toujours hors service la journée mais la nuit il semble être le plus actif et le plus fourbe…

Je tourne ma tête vers la scène et regarde les trois autres. En voyant Freddy je me souviens d'une règle spéciale à son encontre qui est affichée sur les murs, « ne jamais toucher Freddy ». Je ne la comprends pas mais ne tiens pas non plus à l'enfreindre, d'après les notes des anciens et défunts gardiens de nuit en se déplaçant Freddy émettait un rire. Aurait-il un côté sadique?

Je rigole à ma propre bêtise, cela paraît ridicule et improbable à la fois. Bonnie à sa droite me paraît être le plus calme, je n'ai eu que très peu de notes sur lui, mais restons prudente, on ne sait jamais. Chica de l'autre côté semble sympathique. D'après les notes, toutes les nuits elle irait en cuisine et fouillerai dans les placards au point que les cuisiniers ont été obligés de mettre des cadenas aux placards et aux frigos.

Après les avoir longuement étudiés, je me dirige en cuisine ou je trouve de quoi manger et boire pour la nuit de la part du cuisinier. Sur ordre du patron mon repas se compose de pizza et soda. Je referme le frigo avec le cadenas puis me dirige avec mon repas dans la salle principale pour éteindre les lumières. Ensuite je vais à mon poste et là, la nuit d'angoisse peut commencer. Déjà que je n'aime pas le noir alors là je suis servie !

Je surveille de temps en temps les caméras. A part Chica, qui effectivement va dans la cuisine, tout semble calme. J'évite de rester trop longtemps sur les caméras car le patron m'a avertis d'un très léger, mais alors très léger problème de batterie qui se vide très vite et nous laisse sans défense face aux quatre animatroniques si on utilise trop les caméras ou les portes automatiques. La joie en perspective quoi, quand je dis qu'ils ont de l'humour ici.

Vers les 2 heures du matin, tout commence à bouger. J'entends effectivement le rire de Freddy quand celui-ci se déplace, il est de plus en plus proche et son rire est effroyable. Je dois fermer les portes pour éviter deux attaques quasi simultanées de Bonnie et Foxy. Depuis, les portes restent constamment fermées car je ne peux les ré-ouvrir sans avoir au moins un membre du trio devant. Je ne tiendrai pas longtemps comme ça, la batterie faiblit de plus en plus…

En regardant vers les vitres pour voir où ils en sont, je remarque que Chica, qui les a rejoint, fixe intensément ma pizza que j'ai à peine touchée. Je vais finir la part que j'avais entamé mais m'arrête vite en voyant ses yeux virés au noir profond, je recule alors la part et ses yeux redeviennent normaux.

-Non… ça ne peut pas être ça…

Je recommence à approcher ma part et le même manège recommence, c'est pareil quand je m'en éloigne. Je me tourne alors vers elle.

-Tu la veux ?

Elle acquiesce et ses yeux brillent intensément, enfin autant que son état d'animatronique le permet.

-Si je te la donne… tu me laisses tranquille ?

Elle acquiesce encore plus vivement. Je prends alors le carton contenant la pizza, le referme, ouvre la porte, la lui donne puis la referme aussi vite, au cas où.

Une fois sa pizza dans les mains elle repart avec un grand sourire en chantant des « pizza » à tue-tête sous le regard de Bonnie, Freddy et Foxy complètement estomaqués et qui restent bloqués pendant un moment la bouche grande ouverte.

Après ce moment étrange, je vais vérifier mon niveau de batteries et m'angoisse de plus en plus en voyant le peu de batterie qui me reste. Il faut absolument que je trouve de quoi l'économiser dans les plus bref délais!

Quatre heures du matin… c'est fini… il ne me reste plus que 2% de batterie… ça m'énerve! Je n'ai pas survécu jusqu'à maintenant pour mourir à cause de stupides peluches ! En panique je regarde partout autour de moi pour trouver une solution et remarque des tuyaux solidement accroché au plafond, ça pourrait marcher!

Je n'ai que très peu de temps donc je monte sur le bureau, saute, et m'agrippe aux tuyaux. J'ai juste le temps de me placer en cochon pendu avant que la batterie ne s'éteigne complètement, me laissant dans le noir le plus total et sans autre protection que la grande distance entre moi et le sol.

Une mélodie débute, la lumière de la sortie de secours grésille en rythme avec elle. Je sais qu'ils arrivent, qu'ils seront là d'un moment ou un autre. Tout d'un coup tout redevient silencieux, d'un calme pesant. Je me resserre autant que je peux aux tuyaux et ferme fort les yeux.

Freddy surgit dans la pièce avec un hurlement des plus horrible mais qui s'arrête soudainement, comme si on avait coupé le son en appuyant sur le bouton off.

Les lumières sont rallumées. Je suppose que c'est l'un d'entre eux qui a rallumé la batterie. Malgré ma peur je tourne mon visage sur le côté pour voir ce qui se passe.

Freddy semble me chercher, il est vite rejoint par Bonnie, Foxy et Chica qui arrive avec sa moitié de pizza dans les mains. Ils regardent partout pour voir où je suis et comment j'ai pu leur échapper.

Je tremble de plus en plus, à la fois de peur et de douleur. Mes muscles commencent à fatiguer, je ne pourrai pas tenir 2 heures. J'entends d'un coup le rire de Freddy, j'ai peur de comprendre le pourquoi de ce rire et de regarder le résultat. Je m'oblige à regarder et mes craintes sont alors bien fondées… il m'a trouvé… j'ai de la chance d'être hors de leur portée mais cela ne semble pas le perturber puisqu'il continue de rire attirant l'attention des autres sur moi.

-Arrête de rire… c'est pas drôle!

J'ai l'impression de parler dans le vide car il rigole de plus belle, c'est sinistre. Les autres me regardent : Foxy a une expression qui oscille entre amusement et étonnement, Chica me fait des signes de la main puis retourne à sa pizza, Bonnie reste stoïque quoique légèrement énervé par le comportement de Chica.

-Dit Chica… tu voudrais pas éloigner tes amis de moi s'il te plait?

Elle n'a pas dû entendre car elle continue de manger sa pizza, ce qui semble énerver royalement Bonnie. J'essaie de prévenir Chica mais elle ne m'écoute toujours pas. L'orage qui grondait depuis un moment éclata, Bonnie se dirigea vers elle en agitant violemment les bras et en hurlant. Chica riposta alors à son tour en hurlant aussi. En plein dans leur bagarre Bonnie donna un coup dans le carton qui contenait la dernière part de pizza qui se renversa alors sur le sol.

Je n'ai jamais, mais alors jamais entendu un hurlement aussi effroyable et aigu de toute ma courte vie, je n'ai que 18 ans après tout. Bonnie a arrêté de s'agiter et je l'ai vu baisser ses oreilles quand il a compris ce qu'il a fait. Chica le fixe du regard le plus meurtrier que je n'ai jamais vu et pourtant j'en ai vu pas mal, ses yeux ayant virés au noir complet. Je vois tout le monde reculer de plusieurs pas le plus calmement possible en évitant tout mouvement brusque.

J'ai peut-être une chance de m'en sortir mais comment faire? Si je laisse Chica s'attaquer à eux j'ai aussi une chance de me faire attaquer, je ne tiens plus, mes muscles vont me lâcher à tout moment… j'ai une idée! C'est peut-être fou mais c'est ça ou rien…

-Chica…

Je tressaille d'effroi quand elle me regarde. Note à moi-même, ne jamais toucher et se mettre entre Chica et sa pizza.

-Si tu veux… je… je peux te faire une autre pizza…

Chica change tout de suite d'attitude et me regarde avec espoir en me répétant « pizza ».

-Oui… je peux t'en faire une autre si tu le veux…

Elle acquiesce vivement.

-Tout ce que je te demande c'est que toi et tes amis me laissent descendre pour aller en cuisine…

Je me tais brusquement et frissonne violemment d'effroi quand je vois les trois autres se rapprocher, prêt à m'attraper dès que j'aurai posé un pied à terre.

-On… on peut trouver un compromis… voyez le bon côté des choses, vous avez tout à gagner… De plus… Si je ne fais pas sa pizza vous allez vous retrouver avec une

Chica en manque de pizza sur le dos…

A la dernière phrase, Chica émet un étrange grondement menaçant envers eux. Ils reculent à nouveau et se regardent tous les trois, semblant se concerter. Cela s'éternise et je me sens de plus en plus glisser de mon perchoir lorsqu'enfin mon salut semble être venu. Car Freddy se tourne vers moi et acquiesce.

-Je peux descendre? Sans risque vraiment?

Il acquiesce une nouvelle fois en surveillant Chica qui est prêt à lui sauter dessus s'il refuse.

-Promit?

Agacé, il acquiesce plus vivement d'un mouvement sec de la tête.

-D'accord…

Je descends alors doucement de mon perchoir, le corps complètement tremblant. J'arrive à peine à tenir sur mes jambes mais je m'y oblige. Je ne tiens vraiment pas à avoir une Chica sur le dos car je n'arrive pas à me tenir debout pour aller faire sa pizza. Un aperçu m'a déjà suffit.

Je me dirige alors aussi vite que je peux vers la cuisine en emportant avec moi mes clés. Je suis vite suivi par Chica, qui ressemble alors à une gamine le matin de noël en sautillant partout. Dans ma précipitation, je ne remarque pas les regards d'incompréhension, de surprise et de perplexité que Foxy, Bonnie et Freddy s'échangent à ma vue.

Une fois arrivé en cuisine, j'ouvre les différents placards et le frigo avec ma clé et récupère tout ce qu'il faut pour préparer la pizza de Chica. Je commence la préparation sous le regard d'une Chica bien excitée, qui s'agite dans tous les sens et des trois autres qui nous ont rejoint entre-temps. Ils restent étrangement silencieux.

Au bout d'un moment, agacé par le comportement de Chica, je me tourne vers elle, les poings sur mes hanches.

-Bon maintenant ça suffit! Je n'arrive à rien avec toi qui s'agite dans tous les sens dans mon dos! Alors tu vas aller en salle avec les autres et attendre sagement que je finisse de te faire ta pizza!

Je la vois qui veut protester mais je ne lui laisse pas le temps de le faire.

-EXÉCUTION! MAINTENANT!

Le fait d'avoir élever la voix a dû l'impressionner car elle part presque en courant et retourne en salle, vite suivi de Bonnie et Foxy. Seul Freddy reste d'un calme affolant et me surveille attentivement. J'ai cette impression désagréable qu'il me scanne, qu'il peut tout voir de moi… Je baisse les yeux et m'adresse à lui d'une voix timide.

-Tu… Freddy… pourrais tu aller avec les autres s'il te plait? Tu me perturbes…

Il continue de me fixer puis finalement s'en va, toujours silencieux. Une fois qu'il est sorti, je respire à nouveau et reprend plusieurs fois de grandes goulées d'air pour essayer de me calmer. Je retourne à la confection de la pizza, cuisiner m'a toujours permit de me calmer et de réfléchir avec les idées claires.

Tout au long de la confection de la pizza, je ne peux m'empêcher de m'interroger sur leur comportement. Malgré les attaques de cette nuit, ils ont un comportement beaucoup plus humain…

En mettant la pizza au four et en la laissant cuire tranquillement, je range mon plan de travail avec une question qui ne fait que tourner dans ma tête… « Pourquoi ?», je ne comprends pas leur attitude…

Si je suit mon raisonnement, le fait qu'ils aient une attitude plus humaine leur donne également un raisonnement « logique », alors pourquoi vouloir tuer les gardiens de nuit et seulement eux, pourquoi pas les clients ou les autres employés ?

Je suis coupée dans mes pensées par le four qui sonne et mes souvenirs par rapport à la situation me reviennent en pleine face. Une fois que j'aurai donné la pizza à Chica plus personne n'empêchera alors les trois autre de me tuer. Je perds le peu de bonne humeur que j'avais réussi à gagner en cuisinant et sort la pizza du four. Ça ne sert plus à rien de retarder l'échéance, je ne peux pas courir et ils me rattraperont dans tous les cas…

La mort dans l'âme je prends la pizza et me dirige vers la salle à manger le regard rivé au sol.

Ils sont tous les quatre autour d'une table. Chica, assise sur une chaise, est presque entrain de sauter sur place en me voyant arriver. Bonnie, debout à ses côtés, me regarde approcher. Foxy joue avec son crochet assis sur la table. Il semble ne pas faire attention à ce qui l'entoure. Quant à Freddy, il me fixe. Son regard me rend encore plus mal à l'aise que je ne le suis déjà.

J'avance jusqu'à Chica, le regard toujours au sol, plus j'approche et plus je tremble. Je peine à poser correctement la pizza sur la table sans la faire tomber mais j'y arrive finalement sous les yeux pétillants de Chica qui se retient visiblement de sauter dessus. J'amorce un pas pour reculer quand je me retrouve collé dans une étreinte très serré contre un corps métallique jaune et étrangement chaud. Chica me fait un câlin assez musclé qui, je suppose, est fait pour me remercier.

-Euh… de rien Chica… mais va manger avant que ça ne refroidisse…

Elle me relâche doucement et je peux à nouveau respirer normalement. Elle retourne à sa place et dévore sa pizza me laissant seul face au trois autres. Je ne peux me résoudre à les regarder. J'ai peur…

-Je suppose que vous allez me tuer maintenant… alors finissons en… je ne veux plus me battre… j'en ai marre de devoir survivre…

Ils ne bougent pas et restent toujours silencieux. C'est un silence pesant qui règne dans la pièce, seulement coupé par Chica en train de manger. Enfin Freddy se met en marche et s'approche de moi. Je ferme très fort les yeux et n'essaie plus de retenir ni de cacher mes tremblements. Je m'adresse alors à lui d'une petite voix.

-Fais… Fais ça vite je t'en prie…

Il s'arrête juste devant moi et plus rien ne se passe. J'attends, je ne sais pas ce qu'il se passe et ne veut pas le savoir. Soudain, je sens une grande chose chaude se poser sur ma poitrine au niveau de mes seins. J'ouvre mes yeux de surprise et remarque que c'est la main de Freddy qui est là. Je rougis violemment, lui frappe la main, la retire puis me cache la poitrine de mes bras.

-Non mais ça va pas! Pervers!

Je suis à la fois complètement gênée et énervée, la peur a laissé place à la colère. Non mais pour qui il se prend celui-là à me toucher comme ça! Je le fusille du regard et reste à bonne distance puis remarque qu'il regarde sa main d'une drôle de façon, comme surpris. Son regard coule de ma poitrine à sa main puis inversement. Il se tourne alors vers les autres.

-Fille…

Complètement estomaqué je ne peux m'empêcher de m'exclamer.

-Quoi?

Ils ne font pas attention à moi et cette fois c'est à Bonnie de me laisser sur le cul.

-C'est pas lui…

-Mais de quoi parlez-vous! Et depuis quand savez-vous parler bordel!

Foxy ne semble pas les croire et veut vérifier par lui-même mais je recule vivement.

-Arrière sale renard pervers!

-Fille?

-Oui je suis une fille bordel! Et si tu ne me crois pas, tu peux demander à ce sale ours pervers!

Je pointe Freddy du doigt quand je le cite de pervers. Celui-ci ne fait que me fixer depuis sa « découverte ».

-Quoi?!

-Fille… pas tueur…

Je tressaille au mot tueur

-Oui pour la dernière fois je suis une fille… mais c'est quoi cette histoire de tueur?

Freddy pointe l'un des articles de journal accroché au mur, je m'en approche et je comprends vite de quoi il parle rien qu'en lisant le titre « Meurtre au Freddy Fazbear! » je me tourne vers eux, complètement calmée.

-Non… non je ne suis pas ce tueur… je vous le promet

Je les regarde droit dans les yeux, je pense avoir enfin compris le pourquoi de toutes ces attaques qui ont seulement lieu sur les gardiens de nuit.

-C'est pour ça n'est-ce pas… C'est pour ça que vous attaquez tous les gardiens de nuit… vous voulez vous venger de celui qui a causé ça…

Ils me regardent et semblent des plus étonnés, au bout d'un moment c'est finalement Bonnie qui me répond.

-Oui… Nous voulons le tuer… Nous venger… Il a tout gâcher

-Mais… j'ai cru entendre qu'il avait été retrouvé mort coincé dans un costume à ressort défectueux?

C'est alors Foxy qui me répond.

-Non… ce n'était pas lui, c'est l'autre… lui est vivant et il est toujours dans les parages

-Il… Vous croyez qu'il est ici? Dans le restaurant?!

Freddy, qui depuis tout à l'heure est silencieux, me répond alors.

-Oui… il va vouloir reprendre son poste pour continuer ses horreurs!... À un moment ou un autre…

-Je vois… c'est donc pour ça que vous attaquez tous les gardiens de nuit… Vous pensez que c'est lui qui est revenu pour finir le boulot… mais quelque chose me chiffonne, pourquoi est-ce que c'est vous qui voulez régler cette histoire? Après tout, ça s'est passé l'année dernière et dans une autre pizzeria…

Freddy devient sombre et j'ai peur d'en avoir trop dit sur le sujet mais il décide finalement de me répondre.

-Nous y étions… Nous étions présents, dans ce restaurant, quand les meurtres sont arrivés… Nous y étions et nous n'avons rien fait pour empêcher ça…

Bonnie s'approche de lui et pose une main sur son épaule en soutien.

-Tu sais… ni toi ni les autres n'avez à vous en vouloir pour ça… vous n'y êtes pour rien et puis ce n'est pas comme si vous pouviez agir comme bon vous semble…

J'allais rajouter quelque chose mais Freddy se dégagea de l'étreinte de Bonnie puis quitta la pièce au pas de course.

-Je… pardon…

Bonnie s'approcha de moi.

-Tu n'as rien à te faire pardonner, ce serait plutôt à nous vu l'enfer qu'on t'a fait subir cette nuit… Et puis tes paroles sont justes. Il s'en veut énormément de n'avoir rien pu faire et de n'être rester qu'un simple spectateur. Pourtant on aurait rien pu faire cette nuit. C'est notre volonté de vengeance qui nous permet de bouger. Tu sais, il adore les enfants… comme nous trois… on ferait tout pour les rendre heureux…

-Je comprends…. Mais je continue de penser que vous n'avez aucune raison de vous en vouloir… si tu me permets une dernière question Bonnie… Où avez-vous appris à parler?

-À force d'entendre les enfants nous parler et puis certains parents et nos réparateurs nous parlent aussi alors on a très vite appris.

-D'accord… Merci de m'avoir répondu et de m'avoir dit tout ça…

-Ce n'est rien… c'est une maigre compensation fasse à la frayeur que l'on t'a offerte… encore désolé…

-Je pense qu'on est tous partie d'un mauvais pied… tous… Donc laissez-moi me présenter convenablement. Je suis Morgane, la jeune fille qui est devenue hier la nouvelle gardienne de nuit de la tristement célèbre Pizzeria de Freddy. Enchantée de vous rencontrer et j'espère durer plus longtemps que mes prédécesseurs…

-Bonnie, enchanter. Ne t'en fais pas pour ta vie, elle est sauve et le restera maintenant qu'on sait que ce n'est pas toi que l'on cherche… encore désolé pour cette nuit…

-Pas grave, j'ai compris pourquoi maintenant.

Foxy s'approche de moi et me tend son crochet dans ce qu'il semble être une poignée de main

-Foxy le pirate.

Je vais le prendre mais il me coupe dans mon élan.

-Fait gaffe, il est très tranchant, s'excuse-t-il assez gêné. Je fais alors très attention et lui rend son geste.

-Enchantée Foxy.

J'ai à peine le temps de reprendre ma main que je me retrouve, le souffle coupé, enfermée dans une étreinte très puissante de la part de Chica.

-Moi c'est Chica! Et j'espère que tu cuisinera à nouveau car c'était une tuerie!

Je peine à lui répondre n'aillant plus de souffle.

-En… chanter… Chica… Si… Tu veux…

Bonnie vient alors à mon secours me voyant en détresse.

-Si tu continues à la serrer comme ça Chica la tuerie va arriver mais pas en cuisine.

Elle me relâche alors complètement paniquée et je peux respirer normalement à nouveau.

-Pardon! J'ai tendance à oublier ma force…

-C'est rien… ça surprend juste… mais ça va mieux maintenant.

Je me remets de mes émotions. Je suis sûr que demain j'aurai des bleus et des courbatures. Je constate en regardant l'horloge mural que six heures va bientôt sonner.

-Ma première nuit va bientôt se finir…

Bonnie se met également à regarder l'horloge

-En effet… compte tu revenir?

-Oui, j'ai besoin d'un boulot et d'un abri… ce travail ne demande pas de compétence particulière et puis le patron m'a dit que si j'arrivais à survivre cette nuit il me permettrai d'utiliser le petit studio qui a été aménagé comme appartement, vu que je n'ai nulle part où aller…

Bonnie me regarde étrangement mais je détourne le regard ne voulant ne pas en parler, ce qu'il semble comprendre car il n'ajoute rien. Un silence assez gênant s'installe et je me racle la gorge pour me donner une prestance.

-Je… Je vais y aller… mais si c'est possible… Je souhaiterai aussi me présenter officiellement à Freddy et lui dire que je reviendrai demain.

-Bien sur, je vais t'amener à lui.

Me répond Bonnie qui est vite coupé par une Chica surexcitée.

-Tu vas refaire à manger demain?

-Si tu veux, ce serait avec plaisir pour ma part.

Lui dis-je en souriant, amusée par son comportement.

-Youpi!

Répond-t-elle en sautillant partout, ce qui fait un sacré boucan mais je ne peux m'empêcher de rigoler doucement puis je me tourne vers Bonnie plus légère.

-On y va?

-Oui, suis moi, il doit être dans le local aux objets cassés…

Il part devant et je le suis en faisant un léger signe de main à Foxy et Chica en partant. Le chemin se fait dans un calme serein, qui est juste perturbé par le bruit de pas de Bonnie. Quelque mètres plus loin, il s'arrête m'obligeant ainsi à en faire de même, puis il se tourne vers moi.

-Nous y voilà… je reste à l'extérieur pour te raccompagner après, me dit-il en me montrant la porte du local.

-D'accord, merci.

J'ouvre alors la porte et me retrouve devant une salle noire où je crois distinguer la silhouette de Freddy prostré dans un coin de la pièce en boule.

-Freddy?... Je peux allumer la lumière s'il te plait?…

Un grand silence me répond alors, je ne peux m'empêcher d'être à nouveau mal à l'aise. Le silence s'alourdit de minute en minute quand enfin il se décide de me répondre.

-Vas y… et ferme la porte…

-D'accord…

Me voyant très tendu Bonnie me fait signe qu'il reste juste derrière en cas de soucis, je le remercie d'un mouvement de tête puis ferme la porte et allume la lumière, je me retourne et remarque alors que Freddy tient une feuille entre ses main, le voir me rassure légèrement mais je reste encore très tendu ce qu'il semble remarqué.

-Tu as peur… tu as peur de moi… tu as bien raison… qui n'aurait pas peur d'un monstre telle que moi… après avoir pris notre maison, nos enfants, cet enfoiré a fait de nous des monstres…

Je le vois baisser sa tête et la placer entre ses bras, il me fait beaucoup de peine ainsi… Il me rappelle moi avant et encore maintenant à certains moment. Je ne peux alors m'empêcher de m'approcher doucement.

-Non… Je… Tu n'es pas un monstre Freddy… crois moi… tes méthodes sont mauvaises ça c'est vrai… mais ta cause est noble… Bonnie m'a expliqué… J'ai vu ce qu'était un vrai monstre Freddy… et tu en es loin… crois moi.

Il relève légèrement la tête à mes propos, me regardant approcher.

-Oui j'ai peur… Tu es impressionnant Freddy il faut le reconnaître… incroyablement puissant aussi… Et c'est ce qui me fait peur… si tu le voulais tu pourrais mettre un terme à ma vie que j'ai eu temps de mal à sauver, d'une simple pression un peu trop forte de tes doigts… tu pourrai en finir avec moi maintenant… mais tu ne le feras pas… pour la même raison que ta vengeance…

Je m'approche de lui au fur et à mesure de mon discours et m'accroupis à ses côtés, il me regarde, semblant complètement épuisé soudainement.

-Tu n'es pas un monstre Freddy… pour la simple et bonne raison que, en voulant tuer cette personne, tu ne cherches qu'à protéger ses enfants auxquels tu tiens tant et que tu aimes tant…

-Je…

Il ne peut continuer, trop ému et à bout. Je ne peux alors que m'empêcher de le prendre dans mes bras et de le bercer doucement en lui caressant doucement la tête. Je remarque alors qu'en plus d'émettre une douce chaleur un léger duvet très doux recouvre la partie en métal, comme une grosse peluche finalement. Il se tend mais je n'arrête pas.

-Tu n'es pas un monstre Freddy… un monstre serait froid et sans cœur… toi tu es chaud et chaleureux…

Il ne répond rien, je sens alors ses bras venir m'entourer en douceur. Nous restons comme ça un moment. Toute peur envolée, je continue à lui dire des paroles réconfortantes en lui caressant toujours la tête. Il me relâche, finalement beaucoup plus calme.

-Merci…

-Ce n'est rien…

Je me redresse et dépoussière mes vêtements puis lui tends la main pour le relever, ce qu'il accepte mais en évitant de mettre tout son poids pour ne pas me faire mal.

-Sortons de là… tu n'as rien à y faire... alors n'y revient plus d'accord?

Il acquiesce puis me suit et on sort de la pièce, à ma vue, Bonnie soupir de soulagement en me voyant en pleine santé. Je lui fais signe que tout va bien puis me tourne vers Freddy.

-Si ça va mieux je vais vous laisser, mon tour de garde est fini pour aujourd'hui, enfin ce matin… et si tu le veux bien je reviendrai demain pour continuer ma semaine.

Il acquiesce à nouveau, semblant un peu perdu.

-D'accord, avant que je ne parte Freddy, je tenais à me présenter officiellement à toi comme pour les autres. Alors voila, je m'appelle Morgane et je vais être la nouvelle gardienne de nuit à partir de maintenant, enfin si tu le veux bien…

-Bien sûr… Enchanté…

-Merci… bien je vous laisse… bonne journée et à demain soir.

Je leur fais un signe de la main puis me dirige vers les vestiaire suivit par Bonnie qui tient à me raccompagner, il garde la porte pendant que je récupère mes affaire puis je le laisse pour aller rejoindre mes « appartements », où, après avoir fait ma toilette et m'être changer, je m'écroule sur mon lit avec une seule pensée à l'esprit au moment de m'endormir.

-Quelle putain de nuit…