Le lendemain, Harry et sa famille sont invité à assister à l'interrogatoire de sa tante par Mme Bones. Une fois que Remus, Sirius, Ariel, Sev et Harry arrivent, ils sont surpris d'y voir le professeur Dumbledore.

- Albus? Que faites-vous ici? Demande Lord Black.

- En vérité, je n'en ai aucune idée, dit-il. Mme Bones m'a envoyé une convocation pour assister à un interrogatoire. Alors je suis venu, dit-il en fronçant des sourcils.

Un homme d'une trentaine d'année les fait tous entrer dans une grande pièce avec une version magique d'un miroir sans teint Moldu. Mme Bones donne du Véritaserum à Pétunia Dursley et Dumbledore lève un sourcil en regardant Harry, comme pour lui demander une explication à tout ceci.

- Dites votre nom, dit Mme Bones.

- Pétunia Rose Evans Dursley.

- Date de naissance?

- 15 janvier 1957

- Adresse?

- 4 Privet Drive, Surrey.

- Avez-vous contaminé Dudley Vernon Dursley à la Dragoncelle?

- Oui, dit la tante de Harry.

- Comment?

- Je me suis fait passé pour une visiteuse d'un patient atteint de cette maladie dans votre hôpital de dégénérés, j'ai prélevé son sang avec une seringue et je l'ai injecté dans le cou de Dudley.

- Pourquoi?

- Mon fils! Mon parfait fils! Allait nous laisser tomber pour un monstre dans votre genre! Je ne pouvais le tolérer! Alors je lui ai montré ce qu'était la « magie »! Un fléau qu'il faudrait éradiquer de cette terre!

- Et comment vivait votre neveu, chez vous?

- Il a été élevé comme le monstre qu'il est! Il faisait les corvées, il mangeait les restes quand on lui en laissait, il dormait dans le placard sous l'escalier, on le corrigeait quand il faisait des monstruosités.

- Pourtant, le professeur Dumbledore ne vous avait pas demandé de vous en occuper comme si Mr Potter était votre propre fils?

- Certes, répond Pétunia sans rien ajouter.

- A-t-il demandé des nouvelles de Mr Potter entre le moment ou il l'a laissé chez vous et son entrée à Poudlard?

- En effet, il nous écrivait tous les mois, je lui répondais que le petit monstre allait comme un charme et je devais lui envoyé un rapport médical à toutes les années. Je lui envoyais donc celui de Dudley en changeant simplement le nom et la date de naissance dessus et une photo de l'enfant. C'était le seul moment de l'année ou cet être répugnant avait des vêtements à sa taille. Potter n'est jamais allé voir un médecin de sa misérable vie!

- Alors, vous détestez la magie?

- En effet.

- Pourquoi?

- À cause de ma sœur.

- Et qu'a fait votre sœur? Demande la directrice du département de la justice magique.

- Elle m'a rejeté pour un garçon de notre quartier de qui je suis tombé amoureuse et elle a fait pareil avec lui par la suite. Il… il ne m'a plus jamais adressé la parole après ça. Il la suivait partout sans faire attention à moi, dit Mme Dursley. Il ne voyait qu'elle alors que moi, j'étais toujours là, pas loin. À cause d'elle, j'ai dû épouser ce bon à rien de Vernon Dursley! J'aurais pu être la femme du plus grand Maître des Potions du Monde! Il aurait trouvé le moyen de me rendre sorcière, moi aussi, si il m'avait aimé comme il l'aimait ELLE! Elle a gâché ma vie! S'emporte Mme Dursley en se levant de sa chaise.

- Mais c'est quoi ce bordel?! Murmure Sev et Harry d'une même voix en se regardant, incrédules.

- De qui parlez-vous, Mme Dursley? Demande Mme Bones, sans comprendre.

- De Severus Rogue, bien sûr! Qui d'autre?

- Vous savez qu'il est mort, n'est-ce pas?

Les effets du Véritaserum prennent fin et Pétunia Dursley éclate dans de grands sanglots incontrôlables.

- Vous mentez! Hurle la femme, complètement hystérique. Severus ne peut pas être mort! Je… je l'aurais sentit!

Sev et Harry haussent un sourcil dans un même mouvement alors que Ariel sent le bras droit de Sev entourer sa taille de façon possessive, comme pour lui faire comprendre que cette folle n'avait aucune importance. Ariel croise les jambes en regardant cette femme de haut. Mme Bones demande à l'Auror qui l'accompagne de reconduire cette femme dans sa cellule jusqu'à son procès, c'est-à-dire quand Dudley ira assez bien pour témoigner.

- Je suis si désolé, Harry, dit tristement Dumbledore en se tournant vers le Gryffondor. J'étais certain que tu allais bien, chez ta tante.

- Alors c'est vrai? Demande Harry. Vous avez vraiment pris de mes nouvelles à tout les mois pendant 10 ans?!

- Bien sûr que c'est vrai, mon garçon. J'étais persuadé que tout allait bien pour toi, avec tout ce que Pétunia m'envoyait. Je ne suis pas familier avec les formulaires Moldus, alors j'ai toujours pensé que c'était des vrais.

- Ce n'est pas votre faute, monsieur, si cette femme ment comme elle respire, dit Ariel en prenant la main de Harry dans la sienne.

Les jours passent et à chacun d'eux, Sev, Ariel et Harry vont voir Dudley chez Suzanne. La jeune fille est ravie pour son petit ami. Il lui avait expliqué qu'il n'avait pas d'ami digne de ce nom chez lui. Que des petites brutes sur les quelles il calquait son comportement pour être tranquille, n'était en rien de véritables amis. En ce 28 décembre, Harry explique avec animation à son cousin ce qui s'est passé pendant l'interrogatoire de sa mère.

- Alors elle a fait autant de merdes parce que ta mère, dit-il à Harry, était amie avec ton père, dit-il à Sev, et qu'elle en était amoureuse?! Elle a failli nous tuer parce qu'elle n'a pas eu le gars qu'elle voulait?! Je suis soulagé pour lui qu'il ne se soit jamais intéressé à elle. Elle l'aurait assommé à coup de pelle et enterré dans la jardin parce qu'il aurait dit bonjour au facteur!

- Le professeur Rogue n'était pas vraiment du genre à dire bonjour au facteur, dit Ariel en riant légèrement en voyant les regards incrédules de Harry et Sev. Bin quoi? C'est vrai! J'ai toujours eu beaucoup d'estime pour le professeur Rogue. Mais je ne lui invente pas des qualités pour autant. Il en avait déjà beaucoup sans être l'homme le plus sociable du monde.

- Il aurait été des plus malheureux avec ma mère, dit alors Dudley en se remontant sur ses oreillers, aidé par Suzanne. Elle invitait toujours toutes les mégères du quartier pour papoter. Ça rendait papa fou! Il disait toujours qu'il avait oublié quelque chose au bureau et la plus part du temps, il m'amenait avec lui manger une glace en attendant que les « copines » de maman partent.

- Vous ne m'aviez pas amené, une fois? Demande Harry en fronçant des sourcils en essayant de se rappeler de ce souvenir flou.

- Oui, dit Dud avec un grand sourire. Ça a même été ma fois préférée. Mais en revenant, maman a fait une telle scène que papa ne s'est pas risqué à recommencer. Il a toujours eu peur qu'elle demande le divorce et qu'il ne me voit plus. En tous cas, c'est ce qu'il m'a dit quand je lui ai parlé de Suzy, dit doucement Dudley en prenant la main de la jeune fille rousse dans la sienne.

Jusqu'au 31 décembre, Dudley fait la rencontre du fameux parrain de son cousin et son compagnon. Le jeune Dursley voit bien que les préjugés de sa mère sur les homosexuels sont assez stupides. Ils ne sont absolument pas efféminés, ils ne sont pas « malades » et sont, surtout Mr Lupin, les êtres les plus gentils qu'il ai rencontré, avec Suzanne et sa tante. Dudley est surpris, un matin, de voir Ariel avec des livres d'études Moldus dans son sac qui vient l'aider à se remettre à niveau pour ses études.

- Écoute, Dudley, lui avait dit la Serdaigle. Je vois bien que Suzy et toi, c'est du sérieux. Et il n'est pas question que ma meilleure amie fasse sa vie avec un idiot!

Dudley avait été d'accord avec elle. Il aime profondément Suzanne et fera de son mieux pour être à la hauteur de la jeune femme.

Harry est surpris, c'est bien la première fois de sa vie qu'il voit son cousin mettre de véritables efforts dans ses études. Remus s'est même proposé à l'aider dans ses études quand il en aurait le temps. Comme il enseigne la Défense contre les Forces du Mal à Poudlard, il a moins de temps qu'avant.

Le 31 décembre à midi, Mr Dursley arrive en voiture avec Mme Bones chez elle pour enfin voir son fils. Étonnement, Vernon semble soulagé de voir son neveu avec Dudley. Il semble plus qu'intimidé de se retrouver dans un endroit où tout le monde est sorcier à part Dudley et lui. Mais il reprend vite contenance quand son fils le voit et l'appelle.

Mme Bones prend donc Harry à part pour laisser du temps au père et son fils en privé. Elle demande au nouvel ami de sa nièce si Vernon était aussi cruel envers lui que sa tante. Ce qu'il nie catégoriquement. C'est sa tante qui le frappait, c'est sa tante qui l'obligeait à faire toute les corvées, c'est elle qui le privait de nourriture, c'est elle qui insultait ses parents. Oncle Vernon la freinait souvent dans son élan, en trouvant des excuses bidons, comme qu'est-ce que les voisins penseraient si Harry avait soudainement des bleus partout ou que peut-être que Dumbledore les surveillait. À l'époque, il ne savait pas ce que ça voulait dire. Amélia pince alors les lèvres en le laissant rejoindre son cousin, de qui il s'était très rapproché en 4 jours.

De son côté, Severus était plus que perplexe de ce qu'il avait entendu pendant l'interrogatoire. Si cette cinglée n'avait pas été sous Véritaserum, il ne l'aurait jamais cru. Quoi que même maintenant, il trouvait ça plus qu'étrange. Il sait bien que cette potion est encore plus efficace sur les Moldus, qui n'ont pas de magie pour s'en défendre. Mais là! C'était de la pure folie! Pétunia Evans avait toujours été particulièrement méchante avec lui. Il se rappelle l'avoir nargué en lui disant qu'il avait peut-être trouvé le moyen de la rendre sorcière, mais comme elle était un vraie plaie pour Lily et lui, il n'avait finalement pas poursuivi ses recherches sur le sujet. Il ne pensait absolument pas qu'elle aurait pris ce truc au sérieux. Cette femme était complètement dingue! Et elle avait fini par l'aimer en s'accrochant avec la force du désespoir à cette promesse en l'air juste pour la foutre en rogne!

Sev se sent en bonne parti responsable de la vie qu'à eu Harry chez cette folle. Mais il ne peut s'appesantir plus longtemps sur sa culpabilité. Il doit se préparer pour la fête de fin d'année organisée au Manoir Malefoy par Lucius. Comme promis, Sirius et Harry se pointent dans sa chambre pour se préparer et le Lord leur explique quelques principes de bienséance à respecter pendant la soirée. Severus y est familier, mais il fait comme si ce n'était pas le cas pour entretenir l'illusion de qui il est supposé être.

Quand tout le monde se retrouvent dans le petit Hall d'entrée, Sev a le souffle coupé en voyant Ariel. Sa magnifique chevelure est lâche en cascade dans son dos. Sa robe, gris perle en satin épouse ses formes féminines et généreuses à la perfection. Son dos est nu et sa poitrine drapée habilement par le tissus doux. La jupe de sa robe est ample et fluide et s'arrête à mis mollet de la jeune femme. Elle porte des escarpin noirs tout simples avec un petit talon. Il est heureux de voir qu'elle porte le pendentif qui représente la pleine lune, qu'il lui a offert pour Noël.

- Vous êtes tous prêts? Demande Remus en sortant un long ruban de soie jaune Poufsouffle.

- Attends! Dit Sirius en s'écartant un peu. Je veux faire quelque chose avant.

L'animagus canin sort donc un appareil photo sorcier de petite taille et lui jette un sort de lévitation pour qu'il puisse prendre tout le monde en photo avant de partir. Ariel sent le malaise de son amoureux et passe un bras autour de sa taille en appuyant sa tête sur son épaule.

- C'est une photo de famille, Sev. C'est normal que tu y sois, lui dit la jeune fille avant de l'embrasser sur la joue avec un sourire rayonnant quand il prend la pose en passant son propre bras autour des épaules dénudés de la jeune Serdaigle.

- C'est bon, mon loulou, on peut y aller! Dit Sirius d'un ton joyeux.

Le loulou en question lève les yeux au ciel avec un fin sourire et ils partent tous vers le Manoir Malefoy par portoloin.