Chapitre 5 : 5eme nuit

Je ne sais pas si vous avez déjà eu ce genre de sensation… mais si vous savez, le genre de pressentiment qui vous dit de rester bien à l'abri dans votre lit au chaud car ce sera une journée de merde si vous vous levez…

Est bien c'est ce que je ressens, à cet instant j'ais j'ai la mauvais idée de ne pas écouter mon instinct et de me lever quand même. Mais j'ai la merveilleuse surprise de voir que mes yeux n'ont toujours pas retrouvé leur couleur normale … quand je dis que des fois il vaut mieux rester au chaud dans son lit… enfin…

C'est dépitée que je fini de me doucher et de me préparer puis direction le boulot… avec un gros soupir je me rend compte que je ne pourrais pas encore passer du temps avec Chica ce soir… j'espère qu'elle m'en voudra pas trop…

Une fois arrivée, je vais directement voir le patron, comme à mon habitude. Il m'accueille avec un grand sourire béat.

-Tu as encore oublié de retirer tes lentilles ?

-Euh… non… j'ai préférer les mettre car on voit bien dans le noir avec…

-Pas mal, c'est vrai que c'est pratique car ici la nuit on ne pas grand-chose.

-Oui… c'est ça…

-Bon trève de bavardage. Avant que tu ailles à ton poste je dois t'informer que l'on a reçu l'un des animatronique à réparer, il est dans une immense caisse en bois. On l'a placé dans la salle entrepôt.

-La salle entrepôt ?

-La salle aux pièces détachées.

-Ah oui celle là… compris.

-On t'as laissé un pied de biche pour pouvoir ouvrir la caisse.

-Un… un… un pied de biche ! Mais c'est horrible! Pauvre animal !

Je lui crie ça complètement paniquée et scandalisée. Le patron d'abord étonné, éclate dans un fou rire monumental qui m'étonne et je comprend que j'ai peut être fait une erreur. J'attends qu'il se calme, ce qui met bien 10 bonnes minutes, puis il consent enfin à m'expliquer.

-Ce n'est pas un pied de biche au sens littéral du terme, mais une barre de métal qui est recourbée à l'une de ses extrémités est et permet d'ouvrir des caisses ou soulever des planches cloutées par exemple.

-Ah... je... je comprend mieux maintenant... pardon je n'aurai pas dû vous crier dessus…

-C'est pas grave, c'est même assez mignon comme réaction.

-…chui pas mignonne…

-Hmm… tu as dit quelque chose ?

-Non patron.

-Bon, tu ferais mieux dit aller, c'est bientôt l'heure.

-D'accord… bonne nuit patron.

Il me donne un dernier conseil étrange sur le fait de mettre en route une boîte à musique quand j'ouvrirai la caisse, je n'en vois pas trop l'utilité mais bon essayons de ne pas oublier… Enfin c'est pas comme si j'allais sortir de mon poste ce soir… Je fais un rapide tour des lieux puis me dirige vite à mon poste sans oublier de remettre ma feuille et de fermer les portes.

Je ne sais si c'est à cause du nouvel animatronique mais je me sens observée ce soir… c'est la même sensation que la nuit dernière quand je suis rentrée… bref c'est certainement mon imagination…

Dans la grande salle tout le monde s'éveille et chacun descend de scène pour venir se rassembler devant. Bonnie s'adresse alors à Freddy.

-Alors qu'est ce qu'on fait de l'autre?

-Pour l'instant on ne touche à rien et on surveillent, seule la gamine pourra ouvrir la caisse sans dommage.

-Bien

Chica prend alors la parole

-Tu est sur que ce n'est pas trop dangereux pour elle ?

-Il y a toujours un risque mais on a pas le choix

-Si tu le dis… je vais la voir, j'espère qu'elle va mieux…

-Non Chica, j'y vais, tu vas en cuisine pour l'avancer . Bonnie et Foxy allez surveiller la caisse.

-Je ne crois pas que…

-J'ai dit que je m'en occupais Chica!

-D'accord…

Chica se dirige vers les cuisines, les épaules et la tête basse, pas du tout rassurée par les paroles de Freddy. Foxy ne cherche pas à protester et va vite se mettre en place cependant Bonnie se tourne une dernière fois vers Freddy.

-Je ne sais pas ce que tu as trouvé hier Freddy… mais ne lui fait pas de mal car cela pourrait se retourner contre toi…

-Je tâcherai de m'en souvenir Bonnie…

Bonnie se contente de cette réponse et va rejoindre Foxy, qui est légèrement nerveux.

-Tu crois que ça ira avec Freddy ?

-Honnêtement Foxy… je ne sais pas… je l'espère…

Rester seul dans la salle, Freddy va récupérer le vieux journal et se dirige vers le poste de surveillance. Il s'arrête devant et l'enlève d'un geste sec de la main, l'écrase dans celle-ci puis toque fortement à la porte. Je sursaute violemment, étant plongé dans mes pensées puis tremble légèrement en entendant la voix dure de Freddy.

-Ouvre moi Gamine! Je sais que t'es pas malade!

Avant de répondre je fais semblant de tousser mais pas aussi assurément que je le voudrais.

-Si… si je le suis…

-Ne me mens pas! Laisse-moi entrer où je rentre de force!

-Non laisse moi… pourquoi tu veux me voir de toute façon ?

-Car je sais ce que tu es!

-Co… comment ça… tu sais…

Je fixe mes yeux sur la caméra où se trouve Freddy. Il sait… non c'est impossible… c'est un mensonge… Mes tremblements se font de plus en plus forts et tout devient panique quand il place un journal devant la caméra. Je suis morte… Il va me tuer… Putain fait chier! On ne peut pas me laisser tranquille avec ça ! Derrière la porte Freddy continue de me dire d'ouvrir ce que je fini par faire, absente, puis referme derrière lui. Je n'ose pas le regarder… j'ai peur…

-Tu n'a rien à me dire Gamine ?!

-C… comment as-tu trouvé…

-Depuis les meurtres, je garde les journaux que le patron reçoit et je les lis pour voir si je peux trouver des indices sur le gardien… Quand tes yeux ont changés de couleur lors de ta dispute avec Foxy, je me suis souvenu d'un article que j'avais lu il y a quelque temps. Hier en fouillant je l'ai retrouvé.

Il balance le journal juste sous mon nez. Les gros titres sont assez explicites, Scientifique fou! Carnage au laboratoire ! Mon passé me revient de lui-même… et avec lui les tortures…

-Les hommes sont des montres, pas vrai Gamine…

Je ne réponds pas et mes larmes sont ma seule réaction.

-Répond moi franchement Gamine, c'est toi le survivant n'est-ce pas?

-Je… oui…

-Je vais être franc Gamine… était tu avec eux? As-tu voulu cela?

-Quoi ? Non ! Jamais ! Ils m'ont forcé ! Je voulais pas ! Mais ils… ils…

Je ne peux plus parler, mes sanglots m'étouffent. Mes tremblements sont trop forts, je m'effondre à terre, mes jambes ne me portent plus. Freddy ne bouge pas et me fixe, semblant m'analyser. Quand il est sûr que ce n'est pas un mensonge, il pousse un soupir de soulagement. Puis, il s'accroupit près de moi et me prend contre lui, me laissant évacuer ma peine. Quand je commence à me calmer un peu, il dit doucement :

-Je te crois Gamine, calme toi… tu n'étais que la victime dans l'histoire…

Essayant de reprendre mon calme, je ne fais qu'acquiescer à ce qu'il me dit.

-Écoute, voilà ce qu'on va faire, je n'ai rien dit aux autres et je ne compte pas le faire, du moins temps que ce n'est pas nécessaire… Pour l'instant ce sera entre toi et moi d'accord ? Je te demande juste de tout nous dire quand tu te sentiras prête.

-D'a… d'accord… mais…

-Oui ?

-Je… je peux rester ici? Je… Tu ne vas pas me tuer ou me mettre dehors ?

-Bien sûr que tu peux rester ici, d'après ce que j'ai pu comprendre tu n'as nulle part où aller, alors tu peux considérer cet endroit comme chez toi. D'après le patron tu risque de garder l'emploi pendant un moment.

-Merci Freddy… Merci…

-Aller calme toi, les autres nous attendent.

-Je vais faire comment pour mes yeux ? Ils vont poser des questions…

-Je m'en occupe, allez vient.

Il se relève, va déverrouiller la porte et m'attend. J'essuie mes dernières traces de larmes puis me lève à mon tour mais m'effondre à nouveau, plus violemment, au premier pas.

-Aie…

-Ça va Gamine ?

-Oui je crois… mais mes jambes ne me portent plus…

-Trop d'émotion ?

-Oui… on fait quoi ?

-Accroche toi.

-Quoi ?

J'ai à peine le temps de comprendre qu'il me soulève de terre et me cale comme il peut contre lui.

-Je te porte jusqu'à la salle, ça devrait te laisser le temps de te reprendre. Et puis si je ne montre pas que tu es en un seul morceau ils vont s'inquiéter.

-D'accord… ils sont où ?

-Dans le local aux objets cassés, pour voir le nouveau venu.

Je me tends complètement et resserre inconsciemment mon étreinte sur lui. Il me regarde et cherche à savoir ce qui ne va pas.

-Je… Ça me fait peur Freddy…

-De quoi as-tu peur?

-De ce que renferme cette caisse… et si on ne pouvait rien y faire et qu'il nous tuait tous…

-Ca n'arrivera pas Gamine, Il est seul et on sera là pour te protéger en cas de soucis.

-Mais…

-Écoute moi, voilà comment ça va se passer. Tu vas ouvrir la caisse suffisamment pour que Bonnie et moi puissions y passer nos doigts, puis tu te mettras à l'abri derrière Foxy près de la sortie. Au moindre souci tu cours te réfugier ici compris ?

-Oui mais et vous?

-Tout ira bien pour nous et puis je t'ai dit le pire des cas qui pourrait arriver.

-Si tu le dis…

-Parfait, en route alors, on a assez traîné

Après ceci, il se baisse légèrement pour nous faire passer la porte en faisant attention à ma tête. Le voyage ne dure pas longtemps mais me permet de reprendre contenance et le contrôle de mon corps. Avant de rentrer dans la pièce, Freddy me pose au sol en s'assurant que je peux tenir sur mes jambes sans problème. Je lui confirme que tout va bien puis le suit dans la pièce.

Quand il s'arrête, je me décale de derrière lui et me retrouve emprisonnée dans l'étreinte puissante de Chica, en moins de cinq secondes. Quand je retrouve enfin la terre ferme et mes esprits, Bonnie et Foxy viennent à leur tour me saluer mais ils ont un petit mouvement de recul en voyant mes yeux. Foxy va me poser une question mais Freddy le devance.

-Ce n'est pas important et ça ne nous regarde pas, compris.

-Euh… bien Freddy.

-Bien. Notre invité n'a pas fait trop de problème.

-A part remuer un peu, non ça va, lui répond Bonnie, puis il se tourne vers moi.

-Ca va aller ?

-Oui… enfin j'espère

-Fais très attention.

-Oui… je vais essayer…

Je me tourne vers Freddy qui me fait signe d'y aller. Bonnie me confie le fameux pied de biche et je me dirige, pas du tout rassurée, vers la caisse. Je déglutit difficilement et essaie de placer correctement la barre en fer. Une fois mis en place, Bonnie et Freddy viennent se placer de part et d'autre de celle-ci. Chica se met près de moi et Foxy juste derrière, prêt à m'attraper au moindre problème. Chacun se tient sur ses garde, prêt à l'attaque, leur yeux devenus noir avec des pupilles blanches.

Je respire un bon coup puis commence à ouvrir la caisse sans me faire mal, après avoir compris comment se servir de cet engin de malheur. Une fois suffisamment ouverte, Foxy vient me mettre tout de suite derrière lui et nous positionne le plus près possible de la porte. Bonnie et Freddy attrapent tous les deux une partie de la planche et la soulève en même temps. Chica se tient prête à attaquer à grand coup de poêle, qu'elle sort de je ne sais où.

Une fois le couvercle ouvert, c'est une autre boîte, tout aussi grosse et violet foncé, qui nous attend. Cependant Bonnie et Freddy n'ont pas le temps de faire quelque chose qu'elle s'ouvre d'un coup et un corps noir à face blanche en sort en hurlant, toute griffe dehors.

Mes amis réagissent tout de suite,forment un mur devant nous et l'attrape comme ils peuvent. Foxy me pousse tout de suite dans le couloir, prêt à courir avec moi au bureau.

Dans le couloir je n'entend qu'un concert de cris, tous plus stridents les uns que les autres. Ils durent un long moment puis un silence assourdissant fait place aux exclamations de joie que j'entend. Foxy va vite les rejoindre, me laissant à l'abri et seule dans le couloir.

Curieuse, je passe ma tête par la porte et ce que je vois me laisse sans voix. Un concert de câlin qui défile devant mes yeux, ainsi qu'un brouhaha de cris mécaniques, tous plus aigus les uns que les autres.

En y regardant de plus près, je parviens à reconnaître l'animatronique de la boîte… Si je me rappelle bien, Freddy m'avait dit qu'il s'agissait de Puppet, la marionnette. Il est beaucoup plus grand que ce à quoi je m'imaginais, après tout je ne l'ai vu que sur des dessins…

Voyant que tout le monde se calme et que la menace du danger semble être écarté, je décide de sortir de ma cachette pour me présenter… GROSSE ERREUR ! J'ai vraiment un instinct de merde en ce moment. Puppet qui écoutait Bonnie, se tourne vers moi et change du tout au tout, lui qui semblait si inoffensif avec le lapin devient une sorte de diable à ressort et me saute dessus. Cependant Freddy s'interpose à temps. J'entends plusieurs grincements sinistres de sa part qui semblent stopper Puppet. Voyant celui-ci se calmer légèrement, Freddy tourne sa tête vers moi tout en gardant un œil sur lui.

-Va chercher tes affaires et rentre chez toi pour ce soir.

-Mais… il est à peine 5h…

-Ce n'est pas grave, et ça vaut mieux. Laisse nous gérer pour ce soir.

-D'accord… à demain alors…

Après un léger signe de tête à tous je m'en vais en douceur et passe par le bureau de surveillance pour verrouiller l'ordinateur. Une légère odeur insistante règne dans la pièce,elle est très agréable. Je vérifie que tout va bien mais j'ai l'impression qu'il manque quelque chose d'important mais impossible de trouver ce que c'est… Ça me reviendra peut-être demain… Je quitte mon bureau, prends mes affaires au vestiaire et rentre à la maison en espérant que demain sera meilleur qu'aujourd'hui.