Bonjour à toutes. Je suis heureuse que ce début vous ait plu, merci pour vos commentaires et vos mises en follow.
Je vous ai laissé mercredi avec un mystère et un tas de questions qui vont trouver leurs réponses.
Olicity-love: contente que ce début te plaise. Merci pour ton commentaire. Bises
Ally84: cette histoire se compose de 20 chapitres, publié tous les mercredis. Le mystère va se dévoiler et tu vas avoir quelques réponses. Merci pour ton commentaire. Bises
Un dernier mot pour ma beta toujours présente. Je t'embrasse fort Delicity-Unicorn.
Bonne lecture...
Chapitre 2
Donna ralentit et rejoignit le parking d'un dinner sur le bord de la route. Elles avaient roulé depuis assez longtemps dans une ambiance tendue pour pouvoir prendre le temps de se reposer et de manger un morceau. Felicity, le regard perdu à travers la vitre, n'avait pas desserré les dents depuis leur dispute et elle n'avait pas osé aborder de nouveau le sujet. Peut-être qu'une fois l'estomac plein ça se passerait mieux, elle pouvait toujours espérer.
Il y avait quelques voitures déjà garées et depuis l'extérieur, leur parvenait une douce odeur de viande grillée qui fit gargouiller l'estomac de Felicity et lui retourna le cœur à la fois. Elles descendirent de voiture et Felicity frissonna à la fraîcheur de l'air. Elles avaient roulé assez longtemps pour s'éloigner de Las Vegas et se trouvaient maintenant au Nouveau Mexique. Elle suivit sa mère en la surveillant du coin de l'œil. Elle paraissait avoir pris dix ans en quelques heures, ses lèvres n'esquissant aucun sourire, son regard plus sombre, et pourtant son comportement ne laissait rien paraître. Elle baissa la tête, les mains enfoncées dans les poches de son short en s'inquiétant de partir ainsi sans rien et sans savoir où elles allaient.
Elles franchirent le seuil, les clients ne s'intéressant pas à elles alors qu'une serveuse les accueillait chaleureusement. Felicity suivit sa mère jusqu'à la table du fond, Donna s'assit sur la banquette faisant face à l'entrée et sa fille face à elle. La serveuse les rejoignit, bloc en main prête à prendre leur commande. Donna attrapa le menu plastifié posé sur la table et commanda un hamburger et son regard se posa sur Felicity.
- « J'ai pas faim », marmonna celle-ci.
- « Deux hamburgers, un milkshake à la fraise et l'autre à la vanille », commanda Donna en regardant la serveuse et en ignorant la réponse de sa fille. Elle n'avait peut-être pas faim mais elle devait manger, la route était encore longue.
- « Je ne le mangerai pas », affirma Felicity en regardant sa mère et en croisant les bras sur sa poitrine.
- « Bien alors tu l'emporteras », répondit-elle calmement en regardant à l'extérieur par la vitre qui longeait tout le dinner et ignorant la mauvaise humeur de celle-ci.
Donna essayait de préparer ce qu'elle devait expliquer à sa fille, ce qu'il était important d'aborder et ce qui pouvait attendre. Felicity de son côté avait l'esprit focalisé sur les derniers mots de sa mère et appréhendait ce qu'elle allait lui apprendre. Cette dernière se leva et interpella la serveuse en s'installant au comptoir.
Felicity la regarda faire sans bouger de sa place, la serveuse lui indiqua un poste téléphonique et sa mère se dirigea vers le coin, décrocha et enfonça quelques pièces dans la fente qu'elle entendit glisser. Elle composa un numéro et Felicity resta médusée à voir quelqu'un utiliser un téléphone fixe en composant un numéro appris par cœur. Qui faisait ça à leur époque ? Surement ceux qui étaient en fuite et qui ne devaient pas utiliser leur portable de peur d'être tracé. Elle eut le réflexe de chercher son portable pour l'éteindre mais elle se figea. Elle n'avait pas de portable, pas de papiers, pas d'argent et se sentit encore plus dépourvue.
Donna raccrocha un peu soulagée et la rejoignit pour se glisser à nouveau à sa place en soupirant. Felicity lui jeta un regard rapide en mourant d'envie de lui demander à qui elle avait téléphoné, mais elles restèrent toutes les deux silencieuses en s'ignorant jusqu'à ce que leur commande arrive.
Donna commença à manger, sans prêter attention à sa fille et celle-ci commença à picorer ses frites au bout de quelques minutes. Elle évita de sourire à sa petite victoire mais elle savait que Felicity ne résistait jamais à un hamburger et à un milkshake. Elles mangèrent toujours en silence et quand Donna eut terminé, elle attrapa son milkshake à la vanille et s'adossa à la banquette. Elle aspira la glace et apprécia la douceur du parfum, son regard se promenant sur Felicity. C'était une jeune femme parfaite, douce, intelligente, belle, gentille mais parfois elle avait des idées un peu trop bornées… en mettant en avant son esprit qu'elle qualifiait de cartésien.
- « Je vais t'expliquer ce qu'il s'est passé… », commença-t-elle « ce que j'en sais en tout cas mais je te demande de ne pas m'interrompre » en reposant lentement son milkshake sur la table. Felicity laissa tomber la frite qu'elle avait en main, s'adossa à la banquette et hocha la tête. Donna prit une inspiration et se jeta à l'eau. « Cet homme est venu pour me… nous tuer », alors que sa voix faiblissait au souvenir de la terreur qu'elle avait ressenti au risque que sa fille soit blessée, voire pire. « Et pas à cause de mon travail mais à cause de ce que tu sais.
- Hum », en reniflant avec un léger rire méprisant en baissant la tête.
- « Tu sais très bien que c'est vrai », répondit Donna sans attendre. « Tu peux nier de toutes tes forces, ça ne changera rien au fait que nous sommes des sorcières ! », asséna-t-elle d'une voix chuchotée mais assez froide qui conduisit Felicity à se recroqueviller sur son siège en relevant les yeux dans le regard de sa mère.
Donna n'employait jamais ce mot, il était devenu tabou à cause d'elle et des remarques incessantes qu'elle avait fait ces dernières années concernant le mythe des sorcières qui les conduisaient toujours à des disputes sévères. Mais l'entendre dire à voix haute dans un lieu publique, quelques heures après avoir été victime d'une tentative de meurtre, lui donnait beaucoup plus d'aura. Felicity perdit son souffle et déglutit difficilement en se sentant épinglée par le regard direct et sérieux de sa mère. Ses iris d'habitude si rassurants étaient froids et elle ne l'avait jamais vu aussi sérieuse.
- « Tu n'as jamais trouvé étrange de ressentir….où de deviner certaines choses ?
- J'ai de la chance.
- C'est un peu plus que ça… », un sourire en coin, triste, étirant doucement ses lèvres alors qu'elle secouait la tête, reconnaissant bien là sa fille. Elle pouvait croire en la chance mais pas aux sorcières.
Felicity ne voulait pas se retrouver dans cette situation et même si sa mère n'en était pas directement responsable, c'était à cause d'elle qu'elles se retrouvaient à devoir fuir et quitter tout ce qu'elle connaissait. Elle se focalisa sur un autre problème pour ne pas envenimer la situation déjà assez tendue comme ça et ne pas entendre parler de mythes.
- « A qui as-tu téléphoné ? », toujours adossée à la banquette, sirotant son milkshake qu'elle venait d'attraper.
- « A des amies…
- Des sorcières ? », d'une voix un peu trop condescendante et elle se recroquevilla sur elle alors que Donna braquait un nouveau regard intense sur elle.
- « Oui », en surveillant les réactions de Felicity. « Elles sauront nous aider », elle hésita quelques secondes avant de continuer.
- « Je ne veux pas y croire. Ça ne peut pas être vrai…
- On a déjà été victime de ce genre de mercenaire mais tu étais trop petite pour t'en souvenir. Certains hommes chassent les sorcières… » Felicity allait réagir mais le regard de sa mère l'en dissuada. « On est… ce qu'on est. On n'y peut rien. Tu peux continuer de nier cette partie de toi mais tu ne la feras pas disparaître. Je t'ai laissé y croire, je suis coupable de ça et tu vois où ça nous mène. On s'est fait attaquer et tu n'étais pas prête à te défendre… » alors que sa voix tremblait de colère et de peur.
- « Tu veux dire que ce sera ma vie maintenant ? », demanda Felicity en se redressant et Donna sentit son cœur se briser en voyant le regard choqué de sa fille. « Fuir parce que des hommes croient en des mythes dépassés.
- Je vais tout faire pour que ça n'arrive pas », en ignorant encore une fois la douleur qu'elle ressentait au rejet de sa fille pour ce qu'elles étaient.
Felicity sentit un poids oppresser sa poitrine, elles n'étaient pas sorties d'affaires et elle redoutait déjà les personnes qu'elles allaient rencontrer. Le silence retomba avant que ce soit Felicity qui ne le brise encore une fois.
- « Qu'est-ce qu'on va faire maintenant ? », demanda-t-elle avec appréhension.
- « On va reprendre la route en direction de la Nouvelle-Orléans » Donna vit sa fille froncer les sourcils et elle décida de lui donner un peu plus d'informations. « Elles vivent là-bas et sont d'accord pour nous accueillir.
- Mais mes examens… Ray ? », en criant presque en se redressant sur son siège alors que la possibilité de participer au bal de fin d'année avec son petit-ami s'éloignait irrémédiablement.
- « Il y a des problèmes plus graves…
- Il va me chercher, s'inquiéter » son cœur se serrant alors qu'elle prenait conscience qu'elle ne le reverrait pas avant un long moment. « Il n'est pas en danger ? », s'inquiéta-t-elle tout à coup.
- « Non rassure toi, ces hommes n'en ont qu'après nous ».
Felicity sentit sa gorge se serrer alors que l'appréhension de son futur l'envahissait. Elle se sentait perdue, déracinée et regarda sa mère avec inquiétude.
- « Comment on va faire pour y aller ? On n'a pas d'argent, pas de papiers… et ça me semble dangereux d'utiliser une carte de crédit.
- J'étais préparée. Il y avait du liquide dans la voiture, on n'a pas de papiers mais il suffit qu'on ne se fasse pas remarquer… et on arrivera à la Nouvelle-Orléans demain. Il nous reste quinze heures de route et on pourra souffler une fois là-bas. Elles sauront nous protéger ».
Donna tendit la main et Felicity en fit de même. Leurs doigts s'entrecroisèrent et Felicity osa encore une question.
- « Le parebrise… c'était toi ? », en relevant la tête anxieuse de la réponse.
- « J'étais très contrariée », répondit Donna avec un petit sourire coupable. « Je suis désolée si je t'ai fait peur.
- Non, c'est plutôt le tueur qui a déboulé chez nous en nous tirant dessus qui m'a fait peur.
- Je suis désolée ma chérie…
- Non… ne t'excuse pas… » Felicity baissa la tête, elle devrait s'excuser auprès de sa mère mais elle n'y parvenait pas. Donna voyait presque tourner les rouages dans sa tête avant que sa fille ne la regarde à nouveau « Tu as vraiment des pouvoirs ?», demanda Felicity en ayant du mal à croire qu'elle posait cette question.
- « Oui… quelques-uns… et je crois que sans ça on serait mortes »
Donna resserra ses doigts sur les siens et le regard de sa mère plongea dans le sien. Il avait retrouvé ses teintes douces et un sourire fleurit à nouveau sur ses lèvres. Les problèmes n'étaient pas encore derrière elles mais elles allaient avoir de l'aide et tout s'arrangerait, elle était confiante. Elle pourrait bientôt retrouver sa vie qui l'attendait, il n'y avait pas d'autres possibilités pour elle.
Felicity ouvrit les yeux, réveillée par l'éclat du soleil. Son regard se porta sur une nature verdoyante et les cultures qui longeaient l'autoroute. Elle se redressa en ouvrant un peu plus les yeux pour découvrir de nouveaux paysages. Sa mère lui tendit un sachet de donuts et lui indiqua qu'elles étaient depuis une heure en Louisiane et qu'elles seraient bientôt arrivées.
Elle plongea sa main dans le sachet et ressortit une pâtisserie recouverte de glace royale un peu sèche. Elle mordit avec enthousiasme dedans, elle avait trop faim pour se laisser rebuter par ce petit détail. Elle reporta son regard à travers la vitre, découvrant maintenant le lit sinueux du Mississippi, et quelques kilomètres plus loin l'autoroute montée sur pilotis qui survolait une partie du lac Pontchartrain.
Petit à petit les étendues plutôt sauvages firent place à des entrepôts et des habitations puis elles entrèrent dans la Nouvelle-Orléans. Elle ressemblait à toutes les grandes villes qu'elle avait déjà vues bien avec ses quartiers pauvres et celui des affaires. Les maisons abandonnées lui rappelèrent les images des informations qui avaient défilées pendant des mois après l'ouragan Katrina. Des quartiers entiers inondés, des milliers de personnes privées de foyers et relogées dans les villes voisines. Cette catastrophe avait cédé la place à d'autres aux premières pages des journaux mais les conséquences semblaient toujours bien présentes dans certains quartiers.
Les maisons en bois de pleins pieds longeant les routes défoncées firent place à des maisons plus robustes des quartiers plus riches et mieux entretenus. Donna suivit les indications du GPS et finit par se garer devant une maison de plein pied surélevée, le toit avançait au-devant de la façade et était soutenu par quatre colonnes. La façade rose claire, brillait sous les rayons du soleil déjà chaud, un escalier en bois menait à une double porte dont les panneaux étaient en verre, protégés par des lianes de lierre en fer forgé et était encadrée de quatre fenêtres hautes.
Le quartier était plutôt calme et classique par rapport à ce qu'elle s'attendait à trouver. Elle secoua la tête, sa mère était une sorcière et pourtant elles ne vivaient pas dans un manoir ou une vieille maison. Elle s'était pourtant attendue à trouver une demeure plus gothique que cette maison de quartier qui ne détonnait pas en comparaison aux autres. Felicity vit du coin de l'œil un rideau tiré se balancer doucement, une ombre disparaître et son attention fut attirée par le bruit de la porte d'entrée qui s'ouvrait.
Une femme sortit et leur sourit doucement. Donna s'avança, monta les quelques marches et se retrouva sur la petite terrasse. Donna les présenta et Nyssa en fit de même. Elle était brune, aux cheveux longs, un visage sérieux, presque fermé, et des yeux sombres qui la firent frémirent quand ils se posèrent sur elle. Leurs regards se croisèrent et Felicity eut l'impression de ne rien pouvoir lui cacher. Elle n'avait pas l'air d'avoir une trentaine d'année mais son regard donnait l'impression d'une expérience ancienne.
Nyssa ouvrit un peu plus la porte et les invita à entrer chez elle. Le vestibule donnait sur une salle de séjour à gauche et une cuisine à droite. Elle les dirigea vers la salle de séjour et deux jeunes femmes les attendaient, l'une impatiente, l'autre en retrait et posant sur elles un regard prudent. La plus jeune, blonde aux yeux bleus, s'approcha avec un grand sourire, salua Donna en lui apprenant qu'elle se prénommait Sara, avant de venir vers Felicity pour lui donner une accolade et lui attraper la main pour l'entraîner.
Elle la fit asseoir sur un des canapés aux pieds en bois sculptés et lui présenta sa sœur Laurel, qui se tenait toujours en retrait. Felicity lui fit un signe de tête et son sourire s'effaça quand la brune tourna la tête pour éviter son regard tout en tirant sur les manches de son gilet. Elle croisa les bras sur sa poitrine et fit un pas en arrière pour se placer derrière l'autre canapé qui faisait face au premier.
Felicity n'eut pas le temps de s'appesantir sur son comportement beaucoup moins chaleureux que celui de sa sœur car sa mère expliquait à Nyssa ce qui leur était arrivé. La jeune femme hocha la tête en l'écoutant et la rassura, elles pouvaient rester ici aussi longtemps qu'elles en avaient besoin.
- « Vous avez bien fait de venir ici, nous pourrons vous héberger et vous aider », d'une voix basse. « Sara ? », en se tournant vers la jeune femme, « tu devrais montrer à Felicity la chambre d'amis ».
La jeune femme se leva et se tourna vers Felicity alors que celle-ci ne bougeait pas. Elle avait l'impression que c'était seulement une excuse pour l'éloigner alors que sa mère parlerait avec Nyssa.
- « Felicity je sais ce que tu veux savoir et comprendre ce qu'il vient de se passer mais ce n'est pas le moment. Il y a des choses plus urgentes à régler ».
Sa mère lui fit signe de suivre Sara et elle se leva enfin. Elles prirent la direction du couloir et alors qu'elle se tournait une dernière fois s'attendant à voir Laurel les suivre, celle-ci s'était assise face à Nyssa et semblait un peu plus calme. Elles s'enfoncèrent dans la maison dont tout le sol était couvert d'un parquet aux teintes chaudes. Sara lui indiqua leurs chambres d'un geste de la main. Sur la gauche la chambre de Laurel puis la sienne, séparées par une salle de bain. A droite, au fond celle de Nyssa, et elle poussa une porte à leur droite. Felicity découvrit une chambre meublée aux couleurs douces dans des tons de vert.
- « On vous a préparé la chambre quand Nyssa a reçu l'appel de ta mère. Je suis désolée de ce qui vous ait arrivé. Tu as dû avoir peur…
- Pour tout te dire, j'ai l'impression que ce n'était pas réel… tout s'est passé si vite…
- Oui ça donne toujours cette impression et après tu te rends compte que c'est bien réel ! », s'exclama-t-elle. Felicity fronça les sourcils à cette remarque.
- « Vous êtes… des sorcières ? », demanda-t-elle doucement en détaillant Sara comme si elle allait pouvoir se rendre compte d'un détail qui confirmerait sa question.
- « Oui et toi aussi », affirma Sara avec un grand sourire en s'asseyant sur le lit.
- « Non moi je… », en regardant autour d'elle.
- « Si crois-moi », en souriant et en posant sur elle un regard de connivence et Felicity s'irrita légèrement qu'un personne qu'elle ne connaissait pas prétende la connaitre mieux que ce qu'elle se connaissait.
- « C'est beaucoup trop pour moi. Je découvre ça alors qu'on essaye de me tuer et je rencontre d'autres… sorcières », en ressentant toujours cette étrangeté.
- « C'est certain que si tu avais eu connaissance de ta condition tu aurais pu mieux comprendre la situation dans laquelle vous vous retrouvez et tu aurais été mieux préparée… », alors que son regard s'assombrissait.
- « Ça s'est passé comment pour vous ? », demanda-t-elle avec intérêt. Elle avait peut-être une chance de comprendre ce qui avait bouleversé sa vie avec l'expérience de Sara.
- « Beaucoup plus naturellement… ma mère ne nous a jamais caché ses pouvoirs et elle nous a initiés rapidement », avec un sourire plein de nostalgie. « Elle savait qu'un jour viendrait où on devrait se battre pour notre survie et ce jour est venue beaucoup plus tôt que ce qu'elle avait espéré. Elle est morte ce jour-là ainsi que notre père », alors que son regard se troublait légèrement.
- « Je suis désolée.
- Merci… heureusement que j'ai Laurel et qu'on a rencontré Nyssa. C'est une sorcière expérimentée et elle a su nous apprendre beaucoup ». Le silence s'étira un petit moment, Sara l'observait et la voyait peu à l'aise à aborder ce sujet.
- « Pour moi les sorcières c'est seulement dans les contes… elles ont un balai et un chapeau pointu.
- C'est une image très réductrice », se mit à rire Sara.
- « Oui et même si on parle de ça… et que tu te présentes comme telle… je ne considère toujours pas que c'est réel… c'est beaucoup trop ésotérique pour moi » Sara perdit son sourire.
- « Ta mère n'a pas fait son travail, elle était censée te préparer à tout ça…
- Ne rejette pas la faute sur ma mère », d'une voix un peu plus dure « Elle a fait au mieux », en se souvenant de ce qu'elle lui avait fait vivre à chaque fois qu'elle avait voulu aborder ce sujet avec elle. « Pour moi vous n'êtes que des filles un peu bohèmes qui veulent vivre des choses extraordinaires dans un monde fantasmé. La magie n'existe pas ! », affirma-t-elle. Sara se leva et s'approcha d'elle.
- « C'est vrai que par moment ça serait plus simple… mais beaucoup moins drôle », alors que son sourire réapparaissait.
Elles furent interrompues par Laurel qui frappa à la porte pour leur annoncer qu'elles allaient dîner. Le regard de la jeune femme croisa celui de Felicity rapidement. Ses yeux bruns sages et son comportement si calme contrastaient avec le caractère et les yeux clairs et espiègles de sa sœur. Sara rejoignit sans attendre la cuisine suivit de Laurel et quand Felicity se retrouva seule elle examina encore une fois les lieux. Elle voulait savoir ce qu'il s'était passé et elle aurait ses réponses. Elle sortit de la chambre en tirant la porte et se dirigea vers le bruit des conversations.
Maintenant vous connaissez le secret de Donna, j'espère que je vous ai surprises...
Il y a de nouvelles venues dans ce chapitre et la vie de Felicity va prendre une nouvelle tournure.
Je vous remercie pour votre lecture et vous embrasse. A mercredi
