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Sephiroth, Zack et quelques fantassins arrivèrent à Nibelheim par une journée agréable. Zack et Cloud étaient de bonne humeur, surtout ce dernier, même si le retour dans son village natal le comblait d'un malaise palpable. Ils arrivèrent à l'auberge où la guide, une jeune-fille de quinze ans répondant au nom de Tifa Lockhart, les attendait de pieds fermes. Cloud, trop ému et timide, ne dévoila pas sa présence, et resta le casque vissé sur la tête, honteux de ne pas être devenu le héros qu'il avait promis de devenir. Il se remémora fugacement les paroles que Syla lui avait dit un jour, sur l'importance de dévoiler ses sentiments, mais il s'y refusa. Il lui semblait qu'à présent, il ne trouverait plus jamais le courage de le faire. Tifa devait leur servir de guide dans les montagnes pour les conduire au réacteur Mako. L'ambiance était plutôt décontractée, même si la ShinRa ne faisait jamais l'unanimité. Zack surveillait Sephiroth du coin de l'oeil. Depuis l'incident du Village Glaçon, l'argenté était devenu silencieux, trop, même pour lui. Il voyait sous ses regards muets toute la rancœur qui l'habitait. Il faisait comme si de rien n'était, mais le jeune Première Classe n'était pas dupe, il le côtoyait à présent depuis trop longtemps. Son irritabilité constante le faisait ressembler à un félin ayant chopé une maladie, qui ne répondait que par des feulements et l'indifférence. Zack essayait de détendre l'atmosphère, mais le mur d'acier sur lequel il se heurtait commençait à le lasser. Le général quant à lui, n'avait qu'une seule chose en tête, un seul et unique but, et il n'avait que faire de ce qui gravitait autours de lui. Il suivit docilement le groupe et la guide quand ils entamèrent l'ascension du Mont Nibel. Trouvant assez remarquable le fait que Cloud ne dévoile pas son identité à son amie, mais mis à part cela, rien de notable. Ha ! Si ! Les paroles incessantes de Zack qui parlait pour un régiment entier. Ils passèrent les longs chemins de terres et de pierres sur les pics plutôt secs et désertiques du mont. Sephiroth ne faisait pas vraiment attention où ils passaient, son regard brilla seulement tandis qu'ils progressaient par une grotte où la Rivière de la Vie jaillissait naturellement en une fontaine lumineuse au milieu des roches. Il expliqua succinctement à la guide ce dont il s'agissait, notant au passage que les cheveux noir de la jeune-fille étaient plus longs que ceux de son amante disparue. Cela le replongea dans une mauvaise humeur sourde, et ils continuèrent leur avancée. Ils passèrent un pont en bois suspendu dans le vide, il remarqua le sang-froid et le courage de la jeune-fille. Puis enfin le réacteur apparut devant eux, tel un géant de métal disgracieux dans une nature belle d'hostilité. Ils laissèrent les fantassins et Tifa à l'extérieur, puis ils pénétrèrent dans l'édifice familier. Ici ou ailleurs, ces usines ce ressemblaient toutes. Sephiroth ne savait pas encore à quel point celle-ci pouvait être différente.
Ils prirent les coursives, couloirs, et autres annexes, jusqu'à arriver à une pièce immense où de nombreux caissons Mako étaient entreposés, et presque tous étaient ... habités. L'effroi de la découverte jeta un malaise dans la pièce déjà polaire, et ils avancèrent pour se retrouver en bas d'un escalier qui menait à une porte où un panneau trônait, avec gravé en gros dessus « JENOVA ». Zack se remémora alors les rares paroles de Sephiroth en arrivant à Nibelheim alors qu'il demandait à Cloud ce que ça faisait de retourner chez lui.
« Ma mère s'appelait Jenova, elle est morte à ma naissance ... »
« Jenova ?! » s'exclama alors Zack qui redescendait les escalier après avoir vérifié si la porte était fermée.
Il glissa un regard vers Sephiroth qui avait tourné les talons et qui se postait posément près d'un des caisson visiblement endommagé. Sans pour autant s'émouvoir de ce qu'il venait de se produire, l'argenté demanda à Zack.
« Va ouvrir la valve, c'est ça qui doit être à l'origine du dysfonctionnement détecté. »
Zack s'exécuta, n'arrivant pas à savoir comment le général pouvait rester aussi impassible face aux découvertes qui jalonnaient leur exploration. Il actionna la valve, puis il revint vers Sephiroth qui observait de près un autre caisson en silence. L'argenté se recula alors, le regard étrange, pendant que Zack regardait à son tour à travers le hublot, pour voir ce qui se trouvait à l'intérieur. Horrifié, il sentit un frisson glacial parcourir son échine, alors qu'il découvrait la chose qui dormait à l'intérieur.
« Qu'est-ce que c'est ?! » balbutia-t-il en reculant de quelques pas.
Il riva un regard désorienté vers Sephiroth qui lui répondit d'une voix étrangement blanche.
« Ce sont des membres Lambda du SOLDAT, qui comme toi se sont fait injecter de l'énergie Mako. Tes capacités se sont développées, mais tu restes humains. Je peux te dire que leur énergie Mako, est cent fois plus élevée que chez toi.
- Est-ce que ce sont ... des monstres ? » demanda alors Zack troublé.
Sephiroth ferma les paupières un instant, et comme résigné, comprenant alors peut-être plus qu'il ne le voudrait, il s'écarta et alla au pied du grand escalier.
« C'est Hojo de la ShinRa qui les a créé ... se sont des abominations issues de l'énergie Mako. Ce sont de Vrais monstres.
- Tu as dit membre Lambda .. mais toi alors ? »
« Je ne suis pas un membre Lambda .. je ne l'ai jamais été ... mais alors, que suis-je ?! » sembla hurler le crâne du général, éveillant une douleur sourde qui explosa littéralement dans son esprit.

« Mon fils .. tu es mon fils … un être dix fois, cent fois supérieurs à tous ces humains qui peuplent ce monde infect ….»La petite voix fusa en réponse, aussi aigrelette qu'un diablotin excité, et toute aussi avide de sombres desseins.
Des images de Syla, de sa transformation, celle de Genesis, de leurs heures passées ensemble, déboulèrent dans sa tête comme une horde de chevaux sauvages qui sembla tout dévaster sur son passage. Ses yeux de chat se contractèrent violemment à cette question, comme si il avait été physiquement atteint, tandis que son esprit, bougeant les pièces d'un vaste puzzle, les remettait méthodiquement à leur place. Faisant vaciller sa raison un instant. Ses sentiments affluèrent comme un raz-de-marée qui le fit littéralement tituber en se tenant la tête avec force. La voix dans sa tête ne voulait plus se taire, l'appelant sans cesse. Au moins la pression de ses doigts sur ses tempes le raccrochait à la réalité, cette dernière semblait fondre autours de lui. D'un seul coup. Zack s'approcha de lui, inquiet, mais le général le repoussa violemment. Il fallait qu'il sache, qu'il voit, qu'il ...
Il s'avança tant bien que mal vers l'une des valves de contrôle, ses pensées sortant de sa bouche en des questions douloureuses :
« Est-ce que .. est-ce que j'ai été créé de cette façon ? Est-il possible que je sois semblable à ces monstres ? »
Il actionna violemment la valve à portée de main, et l'un des caissons émit un souffle puissant. Entourée d'une fumée d'un blanc bleuté lumineux, la porte s'ouvrit pour finalement s'effondrer au sol dans un gros fracas métallique, tirant à sa suite un corps endormi dans un sommeil synthétique. Ce qui était un être humain, ne l'était plus. La physionomie humanoïde était scindée en deux. La partie basse avec deux jambes humaines, la partie haute, un aspect hideux difficilement descriptible, dont la peau bleu-verte semblait aussi visqueuse que celle d'un reptile. De grandes mains squelettiques et griffues, des os saillants, de longues oreilles se terminant en pointes, bref, un imbroglio de formes terrifiantes. Sephiroth regardait cela de loin, et continuant à penser à voix haute il déclara :
« J'ai toujours su ... depuis ma plus tendre enfance, que je n'étais pas comme les autres. Je savais que j'étais différent. Mais ... je n'aurai jamais imaginé cela ... »
Son regard de plus en plus vert, brillait d'une tristesse absolue. Il regarda ses mains et demanda presque suppliant, oubliant totalement la présence de Zack derrière lui :
« Suis-je un être humain ? ».
C'est alors qu'une voix posée, et presque mielleuse s'éleva dans la pièce rougeoyante, une voix qu'ils connaissaient bien.
« Sûrement pas ... tu es un monstre ... »
« Genesis ! » Pensa Sephiroth en se tournant vivement vers le rouquin qui regardait la scène depuis quelques minutes.
Sephiroth bloqua en partie une attaque de feu qui les visait. Zack reçu de plein fouet une des boules incandescentes et il alla s'écrouler au pied de la première rangée de caissons. L'argenté fit face à Genesis et il le vit se poser légèrement sur les marches de l'escalier. Les deux hommes échangèrent un regard douloureux, alors que l'un comme l'autre pleurait en silence la disparition de leur amie. Sephiroth serra les dents quand une pensée affreuse lui tordit l'âme :
« Il ne l'a pas aidée ... il ne l'a pas sauvée ! Il me l'avait pourtant promis ! Il a dû l'abandonner pour sauver sa peau !

- Il la voulait pour lui tout seul Seph … si tu la retrouves il la soustraira à ton étreinte ... » insinua la voix fielleuse qui se faisait peu à peu maîtresse de son esprit.
« Sephiroth ... en vérité tu es le monstre suprême créé par le projet Jenova ... » dit alors Genesis qui lisait dans les prunelles de félin de son ami, toute sa colère et son ressentiment.
« Genesis ! Tu es donc encore en vie ! » s'écria Zack qui coupa net le lien muet qu'ils entretenaient.
Genesis porta un regard fatigué sur le jeune Première Classe, puis se passant une main lasse sur le fil de la mâchoire il répondit :
« Si l'on peut appeler cela vivre ... je suppose que oui ... »
Sephiroth savait qu'il faisait référence à sa vie en sursis, sa dégénérescence, mais plus intime encore, à la douleur continue et habile qui devait le ronger, le détruire de l'intérieur, alors que comme lui, on lui avait pris la chose la plus chère à son cœur.
« Qu'est-ce que le Projet Jenova ? Qu'a-t-il avoir avec moi ? » lança alors Sephiroth qui savait en cet instant que son ami avait les réponses qu'il avait tant cherché.
« Est-ce que le Projet Chimère et le Projet Jenova sont liés ?! » pensa-t-il alors soudainement.
« Le Projet Jenova est le terme utilisé pour parler des expériences qui ont été faites à partir des cellules de Jenova ...
- Les cellules de ma mère ... ? demanda Sephiroth plus pour lui-même que pour Genesis.
- Pauvre petit Sephiroth, je sais que tu n'as jamais pu rencontrer ta chère mère ... on ne t'a dit que son nom pas vrai ? A vrai dire je ne sais pas ce que tu t'étais imaginé mais ...
- Genesis ! Arrête ! S'écria Zack se remettant tant bien que mal de l'attaque avortée de Genesis.
- Jenova a été déterrée sous une couche de roches vieille de deux mille ans ... c'est un monstre ... »
Sephiroth eut le souffle coupé à cette annonce, il ne comprenait pas, enfin si, il comprenait, que trop bien. Il recula de quelques pas, ses jambes semblant ne plus vouloir réagir convenablement. La fébrilité qui s'empara de lui le désorienta, alors que son monde se désagrégeait peu à peu. La voix détachée et dure de Genesis le découpait à chaque syllabe, et son ancien ami semblait apprécier la torture qu'il lui infligeait. Lui portait-il également rigueur de ce qu'il s'était passé ?
Il détourna son attention de l'écarlate, et essayant de reprendre contenance, tentant vaillamment de ne pas s'effondrer littéralement, il se focalisa sur la voix de Genesis qui continua :
« Sephiroth ... j'ai besoin de ton aide ... Mon corps n'a de cesse de se désagréger. »
Voyant que l'argenté ne réagissait pas à sa requête, ne réagissait plus du tout d'ailleurs, il argua :
« Première Classe du SOLDAT Sephiroth ! »
Sephiroth se redressa comme un vrai soldat à cet appel, on ne raye pas aussi aisément des années de services, les réflexes ont la vie tenace. Qu'il aurait aimé l'espace de quelques secondes, retourner en arrière, la voir à ses côtés, et s'éveiller dans ses bras en se disant que tout ceci n'était qu'un cauchemar. Mais il ne s'éveilla pas, pas plus qu'il ne sentit la caresse de ses bras aimants, pendant que la voix de Genesis résonnait encore dans l'immense salle comme sonnant le glas de sa vie.
« Le projet Jenova G a donné naissance à Angeal. Ainsi qu'aux monstres de mon espèce, mais le projet Jenova S ...
- S ... répéta Zack qui écoutait tout silencieusement depuis le début.
- Ils ont utilisé les cellules de plusieurs expériences ratées dans l'espoir de créer le monstre parfait ... continua Genesis toujours sur le même ton linéaire, qui ne pouvait néanmoins cacher toute l'amertume qui le possédait.
- Que veux-tu de moi ? Demanda alors abruptement Sephiroth.
- Tes caractéristiques ne peuvent être transmises aux autres, aux clones ... et tes gênes ne se diffusent pas. Tu vois, c'est pour cela que ton corps ne se dégénère pas ... » Expliqua Genesis qui fit quelques pas pour venir à ses côtés lentement.
Il fit une pause, puis le regardant légèrement de biais il continua :
« Partage tes cellules avec moi ... »
Il sortit une pommesotte de dessous son manteau de cuir rouge, et presque théâtralement il déclama :
« Mon ami ... ton désir ... est ce qui donne la Vie ... le Don de la Déesse ... »
Sephiroth le fixa un instant, et il faillit exploser en entendant pour la énième fois la référence à Loveless, qui à présent, n'avait plus lieu d'être pour lui. Tout leur passé, tout ce qu'ils avaient partagé et vécu, semblait avoir été aspiré dans un abîme sans fond, tandis que la douleur sourde et brûlante qui le tenaillait, l'éviscérait totalement sous son aspect détaché. Il s'avança vers Genesis calmement, le toisant à présent avec mépris, puis levant les yeux vers l'écriteau « Jenova » le flash mémoriel du monstre qu'ils avaient vu tapissa son esprit. Il baissa le regard un quart de secondes en soupirant, et fit :
« Essaies-tu de semer la confusion en moi avec tes paroles ? Qu'elles ne soient que vils mensonges pour me tromper, ou qu'elles soient la vérité que j'ai cherché pendant toutes ces années ... cela ne fait aucune différence ! »
Motivé par les chuchotements de sa voix intérieure, il balaya d'un geste sec la pomme que Genesis lui tendait, et il continua tout en passant à ses côtés :
« Car je vais ... te laisser pourrir ... »
Ces mots tracèrent une ligne glacée dans le cœur de Genesis qui se figea littéralement. Voyant son ancien ami prendre la direction de la porte, le laissant seul face à son cruel destin, il ferma le poing et déclara :
« Je vois ... je comprends ... Le monstre parfait aucun doute là-dessus ... »
Sephiroth ralentit juste le pas à ces mots, puis décidé à mettre un terme à cette mascarade, il continua sa route sans un regard en arrière, même si, dans les tréfonds de son âme tout lui criait le contraire. Il entendit au loin les paroles de Genesis qui déclamait encore une fois les vers de Loveless puis la voix devint murmure pour finalement s'éteindre, comme tous les espoirs qui avaient égayé sa vie.
Genesis prit sa suite en traînant le pas alors que Zack se relevait péniblement pour le poursuivre. Il essuya une attaque de monstres à la sortie du réacteur, aidant au passage Tifa et Cloud qui étaient en mauvaise posture. Genesis et Sephiroth avaient purement et simplement disparus.

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L'argenté avait repris le chemin de Nibelheim, ses pas vifs se répercutaient en écho sur les surfaces lisses de la montagne, tout en lui exultait une rage profonde, un volcan en ébullition qui ne cessait de croître. Tout se mélangeait dans sa tête, tout se bousculait au point de lui faire mal, de le rendre fou. Il fallait qu'il sache, qu'il comprenne, qu'il trouve quelque part les traces de son existence, de son passé. Le seul endroit où il pourrait éventuellement trouver des éléments de réponse, c'était dans le vieux manoir de la ShinRa à Nibelheim. Alors que tout à ses questions il arrivait à une centaine de mètres de la bourgade il entendit un bruit étrange, comme un bruissement …. un murmure. Il s'arrêta vivement, essayant de déterminer ce que cela pouvait être, et sa provenance. Des pleurs ... quelqu'un pleurait. Mais la triste rumeur se faufilait dans chaque roche, s'insinuait dans chaque recoin, Résonnant en une plainte multiple.
« Seph ... »
Ses yeux de chat se contractèrent violemment alors qu'il reconnaissait la voix de Syla.
« Syla ? ... » chuchota-t-il en regardant les alentours.
Mais sa voix se perdit dans l'immensité, et il secoua la tête comme pour se sortir d'un rêve. Il serra les poings, et sentant ses yeux s'embuer de larmes, il reprit sa marche dans un geste presque colérique.
Il traversa le village sans un mot, sans une attention aux habitants, et trouva le manoir aux abords de la ville. Il poussa la grande grille en fer forgé et pénétra dans la demeure. Il chercha de longues minutes dans l'immensité faite de salles et de couloirs. Il cherchait, quoi ? Même lui ne le savait pas réellement, il le saurait quand il le trouverait, et c'est alors qu'il allait quitter une des chambres de l'étage qu'il vit l'irrégularité dans le mur de pierre, étrangement circulaire à cet endroit. Il poussa quelques pavés au hasard, et bingo ! L'un d'entre eux céda sous la pression, et le passage secret s'ouvrit en coulissant lentement. Il vit aux traces dans la poussière que l'accès avait été ouvert récemment. Ce détail lui fit froncer les sourcils un bref instant. Puis, se disant que venant de la ShinRa plus rien n'était étonnant, il s'aventura dans le gouffre sombre. Un escalier métallique, quasiment tout rouillé, descendait en colimaçon dans les profondeurs de la terre. Il décida de le suivre, et il arriva dans un vaste couloir taillé à même la roche. Ce dernier était à peine éclairé par des petites lanternes jaunâtres jalonnant la coursive à distance régulière. Il arriva à une porte close, qu'il poussa avec appréhension. Il trouva un autre trou noir béant et faisant glisser sa main droite contre le mur il trouva les interrupteurs. Les lumières s'allumèrent en grésillant faiblement, et il se retrouva face à une bibliothèque souterraine impressionnante. Laissant glisser un doigt le long des étagères il arriva au fond de la pièce où un immense bureau était posé. Des documents étaient en désordre dessus, et il appuya sur le pommeau de la petite lampe de bureau qui prenait un coin de ce dernier, la lueur blanche qui clignota dans l'ampoule quelques secondes finit par se fixer, et il put lire convenablement. Même si l'accès avait été emprunté il y avait peu, la pile de papiers et de dossiers étaient étonnamment envahie par une couche de poussière impressionnante. Apparemment, les documents ne devaient pas intéressés les précédents visiteurs. Il s'avisa rapidement que la documentation était constituée d'archives scientifiques. Relevant la tête vivement en donnant un regard circulaire à la pièce, il comprit que tous les travaux attenants aux Projets Jenova étaient ici.
« Peut-être que je trouverai également des informations sur le Projet Chimère ... » pensa-t-il alors que Syla n'arrivait pas à quitter son esprit. Il était certain de l'avoir entendu. Il pourrait le jurer sur sa vie même.
Il se cloîtra depuis cet instant pendant de longues journées. Les lumières du sous-sol du manoir restaient allumées jour et nuit.
« Une forme de vie en état de végétation a été retrouvée sous une tonne de roches vieilles de deux milles ans ... Le professeur Gast a baptisé cette forme de vie « Jenova » ... date inconnue ... confirmation que Jenova était bien une Ancienne ... »
Il tourna encore quelques pages « Date inconnue .. Projet Jenova approuvé ... Réacteur Mako 1 autorisation d'exploitation obtenue ... Le nom de ma mère Jenova et le Projet Jenova, est-ce une simple coïncidence ? »
Comprenant les tenants et aboutissants de ces révélations, Sephiroth leva les yeux vers le plafond gris et soupirant lourdement il fit :
« Professeur Gast ... pourquoi ne m'avoir rien dit ? ... Pourquoi êtes-vous mort ? ».
Zack vint le voir à un moment, inquiet, et il le congédia sans douceur. Chaque note, chaque expérience implantait dans son esprit un effroi monstrueux. Plusieurs fois, lors de ces lectures solitaires, il entendit un bruit étrange, comme un « bip » de plus en plus présent, et de plus en plus fort. Au fur et à mesure qu'il se sentait sombrer dans la folie, tandis que toute sa vie, son enfance, la façon dont il avait été créé noyaient sa raison, ce bruit désagréable se ne cessait de se rappeler à lui. Tant et si bien qu'à bout de nerf il jeta un livre contre le mur puis se tenant les tempes il hurla :
« Ce bruit va me rendre dingue ! »
« Biiiiiiip » le léger avertissement devint alarme et une lumière rouge s'alluma dans la grande pièce souterraine. Il s'avança vers l'avertisseur lumineux, et ouvrant de grands yeux, il s'aperçut qu'une gaine électrique traversait le mur juste derrière un des pans de la bibliothèque. Ce n'est qu'à cet instant qu'il fit attention aux traces sur le sol. Des arcs de cercles gravés dans la pierre de façon géométrique et parfaitement superposée. Trop plongé dans ses recherches il n'avait pas fait attention à ce détail. Comprenant que quelque chose se dissimulait derrière, il empoigna le rebord en bois, et avec toute sa force de SOLDAT il tira dessus au point de faire casser la serrure. La porte blindée sous couvert d'étagères en bois, s'ouvrit lentement dans un fracas grinçant, puis quand la lumière pénétra dans la pièce sombre pour dévoiler ce qu'elle recelait, Sephiroth se décomposa littéralement. Allongée sur une table stérile, Syla dormait, branchée à tout un tas de moniteurs et un respirateur artificiel qui devait la maintenir en sommeil. Il activa son bras droit le long du mur afin de trouver ces fichus interrupteurs qui semblaient se dérober sciemment à son investigation. Puis les ayant trouvé, il se précipita vers le corps inanimé pendant que les lumières s'allumaient progressivement. Première chose qu'il fit, il vérifia si elle était en vie. Il jugea sa respiration, même faible, elle était là. Il jeta un regard presque fou aux machines auxquelles elle était liée, puis son esprit n'arrivant plus à réfléchir convenablement, il arracha tout d'un geste vif. Les électrodes, les cathéters, et ce fichu masque qui devait la tenir en sommeil. Il passa ses bras sous le corps inanimé, vit les brûlures du filet électrique qui traçaient de fines striures par endroits, puis caressant ses cheveux il l'appela doucement. Au bout d'interminables secondes, voyant qu'elle ne réagissait toujours pas, un vent de panique l'ébranla. Il s'agenouilla sur le sol, le corps de la jeune-femme dans les bras, et se balançant légèrement il commença à parler tout seul. Soudain un éclair vif traversa son regard, il fouilla dans ses poches, puis trouvant la clé de son salut, il remit la Matéria Primale autours du cou de Syla. La pierre sombre se mit à pulser faiblement, puis, les pulsations devinrent de plus en plus lumineuses, jusqu'à ce qu'un sourire vint transfigurer le visage tordu d'inquiétude du Général.

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Syla était à genoux dans le néant, si tant est qu'on puisse être à genoux dans un endroit où il n'y avait aucune consistance matérielle, aucun repère visuel. Rien mis à part le vide. De temps en temps, elle voyait Angeal, la Rivière de la Vie, et Gaïa, mais les dernières scènes qui s'étaient dévoilées à elle l'avaient totalement bouleversée. Elle n'avait pas compris la dureté de Genesis, la façon avec laquelle il avait à ce point enfoncé Sephiroth qui hurlait silencieusement tant de souffrances. Si elle avait été présente, jamais elle n'aurait toléré une telle infamie. Elle avait eu mal de les voir s'entre-déchirer comme ça, c'était comme si on lui avait sectionné le cœur en plusieurs morceaux. Sephiroth en voulait à Genesis, elle le savait. Mais elle avait aussi connaissance des sentiments qui les liaient l'un à l'autre. Comment en étaient-ils arrivés à telle folie ? Comment le monde des Hommes en était-il arrivé à séparer des frères ? Dans le pire des combats qui soit. Elle s'était sentie glisser peu à peu, ravagée par le chagrin. Elle aurait tant voulu être là pour eux. Aider Genesis à se sauver ... soutenir Sephiroth face à tout ce qu'il avait découvert. Mais non, elle n'avait été qu'une spectatrice impuissante. Elle entendit un son près d'elle, et elle leva les yeux, elle aperçut la silhouette de Sephiroth se découper dans le paysage nu des montagne du Mont Nibel, et elle avait hurlé son nom. Geste futile, presque grotesque elle le savait. Elle voulait lui crier qu'elle était là, que malgré tout elle l'aimait toujours autant. Qu'elle LES aimait. Ils n'étaient pas des monstres, ce qui était monstrueux c'était ce qu'ils devenaient à cause la folie d'un homme, et d'un seul, Hojo. Elle serra les dents de rage et un grognement puissant sortit de ses entrailles. Un scintillement vert attira son attention. Elle se releva entièrement, sortant de sa position prostrée, et elle vit les courants de la Rivière de la Vie s'approcher d'elle doucement. Elle sourit, mais son sourire s'estompa quand elle distingua dans les volutes chaleureuses, comme une onde, un déséquilibre mortifère qui perturbait l'essence de la planète. Les serpents vaporeux qui donnaient des assauts réguliers à ce qu'elle considérait comme sa mère à présent, se figèrent tandis qu'ils arrivaient vers elle. Ils s'élevèrent dans une danse sinistre, et la voyant, ils s'élancèrent vers elle dans une attaque véloce. Syla eut un petit cri de stupeur quand son assaillant se heurta avec violence contre le mur invisible qui la confinait depuis le début. La chose sembla réfléchir, puis elle se métamorphosa dans une danse presque sensuelle. La fumée prit une apparence humanoïde où deux yeux verts et perçants vinrent la détailler. Une voix semblant surgir d'outre-tombe émana de la forme diffuse, et Syla entendit.
« Toi aussi tu es un peu ma fille ...
- Pardon ? S'exclama la jeune-femme crédule.
- Enfant déchue, médiocre appendice de ce que je fus ... mais je vais revenir ... et avec moi la puissance de mes origines ... je rappellerai mes enfants ! Et à nouveau je gouvernerai ce monde ! »
Le corps aux allures féminines se contorsionnait devant Syla de façon hypnotique. Elle colla ses volutes sombres sur la paroi invisible, à quelques centimètres seulement du visage de la jeune-femme, et elle chuchota :
« Tu sens si bon petite âme, si insignifiante chose, et au pouvoir si grand ... petite Chimère ... Viens à moi ... viens à moi ...j'aimerai te sentir aussi proche de moi que cette fameuse nuit ...»
Syla allait dire quelque chose mais elle fut coupée par une voix qu'elle connaissait bien. Celle de Sephiroth. Il y eut un papillonnement de lumière, la Rivière de la Vie venait vers elle, et elle repoussa sans ménagement l'étrange apparition qui venait de lui parler. Elle se sentit basculer en arrière et tomber. Elle chutait, et vite. Son corps semblait être aspiré avec violence vers le bas, les tréfonds de l'univers. Elle entendit une clameur étrange s'élever au loin, qui lui hurlait « Non ! C'est encore trop tôt ! ». Syla cria tandis que la sensation de vertige et de fourmillement s'offrait son esprit. Luttant pour rester consciente, pour essayer de comprendre. Elle s'éveilla en inspirant une grande bouffée d'air. Elle toussa, gémit, ses poumons étaient agressés par l'air environnant. Elle eut terriblement froid, et son corps parcourut de soubresauts fut comprimé par une chaleur salvatrice et des bras aimants. Elle sentit des lèvres se coller sur sa gorge alors que la personne lui avouait :
« J'ai eu si peur ... si peur ... Syla ... »
Elle avait du mal à comprendre, à réellement reprendre conscience, mais même dans ce maelström de sensations, elle savait qui s'était. Son odeur familière saturait l'espace. Elle eut un pleur étranglé, trop heureuse de le retrouver, et dans un murmure elle souffla :
« Seph ... ? »
Il hocha la tête sans un mot, elle sentait ses larmes rouler le long de sa peau. Encore un peu sonnée, elle ne put s'empêcher de dire d'une piteuse voix :
« Il va falloir qui tu arrêtes de m'habituer à m'éveiller dans tes bras ... je vais y prendre goût »
Il eut un rire haché par les pleurs, et il ne put même pas répondre tant les sentiments qui l'ébranlaient lui comprimaient le larynx. C'était la première fois qu'il pleurait, la première fois qu'il se l'autorisait. Il fut déboussolé un instant par les saisissements que cela lui procurait, une douleur fulgurante et un soulagement presque immédiat, drainant la pression qui comprimait son cœur. Décollant son visage de son refuge, il la regarda droit dans les yeux, et le cœur de la jeune-femme se serra à faire mal quand elle vit qu'il était baigné de larmes. Voir Sephiroth ainsi avait quelque chose de profondément douloureux, comme si l'on voyait avec tristesse un arbre centenaire se faire déraciner ou une montagne se faire éventrer. Elle sut que la fêlure qui avait atteint son âme était trop profondément ancrée. Elle caressa sa joue dans un geste tendre et elle chuchota, encore fébrile :
« Tu m'as retrouvée ...
- Je ne sais comment ... un peu de chance il me semble. Comme si les choses m'avaient conduit vers toi ... Je t'ai entendu dans les montagnes, et ta voix a regorgé mon âme d'un espoir nouveau. Je t'ai trouvé alors que je m'étais cloîtré dans les entrailles de la terre ... là où normalement toutes lumières semblent éteintes.
- Ho Seph ... je t'ai vu, je vous ai vu ... j'ai été témoin de ce qui c'est produit dans le réacteur. J'ai vu Genesis qui ...
- Je suis un monstre Syla ... le fruit d'une expérience ... je ne suis pas un humain ... Suis-je alors un homme seulement ? » Demanda-t-il le regard douloureux en fixant sur le sol froid, gêné.
Le frisson glacial qui l'avait hanté ces derniers jours revint, et elle le sentit se raidir contre elle. Elle lui attrapa le visage de sa main gauche, et le tirant vers elle, elle avoua en braquant son regard dans le sien :
« Alors nous sommes deux Seph ! Jamais je ne te considérerai autrement que ce que j'ai toujours fait. Par la Déesse ! Sephiroth ! Que je me damne si il le faut, mais jamais je ne pourrai m'empêcher de t'aimer ! Tu entends ?! Et ces révélations ne changent rien pour MOI ! ».
Ses yeux verts eurent un éclat chaleureux, et comme si la raison venait ressourcer son esprit, il eut un sourire sincère quand il lui dit :
« Tu es mon repos du guerrier Syla ... te rends-tu seulement compte du pouvoir que tu as sur moi ? Tu es la seule personne sur cette planète que j'ai pensé, un jour, être digne de moi. Le temps me le confirme. Ma tête de mule, ma lionne obscure ... mon monde est à tes côtés, je le sais à présent ... Et si la Terre Promise existe, tout comme tout ces gens aiment à le croire, moi je sais que je l'ai trouvé en croisant ta route ... »
La seule réponse qu'elle trouva à faire fut de lui donner un baiser. Que dire face à telle déclaration de toute façon ? Elle le serra contre elle, si fort qu'il crut qu'elle allait l'étouffer malgré sa fébrilité. Il se perdit dans les sons de sa respiration, dans la douceur de ses lèvres, dans le ronronnement étrange qui s'extirpa de sa gorge, dans tout ce qu'elle était. Oubliant, l'un comme l'autre, ce qui pouvait se passer autours d'eux. Ce fut leur erreur.
Tandis qu'ils se retrouvaient dans un enlacement salvateur, goûtant chaque seconde, une voix sordide s'éleva sur le seuil de la porte.
« Quel tableau charmant ... qui l'aurait cru n'est-ce pas ? Qui aurait pu imaginer que le Grand Sephiroth, MON enfant suprême, serait tombé sous le charme d'une autre de MES Créations? »
Le couple se retourna vers l'entrée, et ils virent la silhouette d'Hojo se découper dans l'embrasure, sa blouse blanche créant des arrêtes abruptes dans leur champ de vision. Ils se relevèrent vivement, Sephiroth soutenant Syla alors qu'il dégainait Masamune. Les lunettes du professeur eurent un éclat de verre algide, et avant que le Général ne tente quoi que ce soit, il lança avec un intérêt purement scientifique :
« Alors Sephiroth ... qu'est-ce qui t'a le plus attiré chez elle ? Sa force ? Sa résistance ? Son unicité ? Son odeur peut-être ? ... Ha non, ça je pense que c'est plutôt elle ... »
Les deux amants ouvrirent de grands yeux à l'audition de cette dernière phrase, et Hojo sut qu'il avait marqué un point. Il avança lentement, les mains jointent dans le dos, et avec un sourire machiavélique dépeint sur le visage, il continua :
« Oui l'odeur ... cela a du avoir un grand impact sur vous Mademoiselle Chase ... savez-vous seulement pourquoi ? »
Elle n'osait pas répondre, elle ne voulait pas répondre, pas plus qu'elle ne voulait l'entendre parler. Il eut un petit rictus et s'exclama :
« Quel sens sert le plus au prédateur ? Et pour être plus précis ... aux chasseurs ?! Surtout chez la femelle, toujours à l'affût pour la survie de ses petits ou la sienne propre ...»
Elle se figea, n'osant laisser glisser ses pensées vers une logique cruelle qui risquait de faire chavirer son existence. Hojo fit quelques pas en riant presque de la situation, et pointant un doigt accusateur vers la jeune-femme il lança :
« Sais-tu au moins ce qu'elle est Sephiroth ?!
- Non ... et je ne veux pas le savoir vieux fou ! Répondit l'argenté une flamme meurtrière dans le regard.
- Tu sais que c'est une Chimère n'est-ce pas ? Un Hybride porté au stade ultime de sa création ! Une rareté, un pur produit de laboratoire et d'expériences qui ont duré de longues années. Bien plus que le projet Jenova qui assemblait des cellules humanoïdes aux caractéristiques très proches, nous avons mis au point un moyen de lier des gênes d'animaux à un être humain ! Les attributs d'un animal mariés à ceux d'un humain, un super soldat plus puissant encore que vous quand on considère chez elle la souche qui a prise ! Les félins de Canyon Cosmo ont des pouvoirs que moi-même, je ne connais pas encore entièrement. Certaines légendes racontent qu'ils ont un lien étroit avec la Rivière de la Vie ! Il fit une courte pause, puis braquant ses yeux fous dans les verts de Sephiroth il continua. Tu sais également ce que tu es n'est-ce pas ? Le fruit accompli des recherches sur Jenova. Vos âges respectifs ne vous ont donc jamais mis la puce à l'oreille à Angeal, Genesis et vous-mêmes ?
- Taisez-vous ! » Hurla alors Syla qui semblait que chaque mot prononcé allait déclencher une tragédie irréversible. Elle faillit se recroqueviller et se boucher les oreilles dans un geste d'impuissance, mais Sephiroth lui fit comprendre que rien ne changerait malgré tout. Il resserra son bras autours de sa taille, et ses doigts par leur simple contact, exprimaient tout l'amour qu'il avait pour elle.
« Pauvre Chimère ... avoir si peur de la vérité, alors qu'elle n'est que l'expression d'un bonheur immense, d'une science à l'égale de Dieu ! » déclara Hojo en la dévisageant de son regard calculateur de scientifique.
Il riva son attention sur Sephiroth et déclama d'un ton narquois en aiguisant son regard:
« Ainsi donc, les deux êtres qui étaient fait à la base pour s'entre-tuer, se sont finalement aimés ... quelle vision romantique n'est-ce pas ? »
Sephiroth et Syla le dévisagèrent, perdus.
« Le Projet Chimère a été mené en parallèle des Projets G et S. Je savais que j'allais créer un SOLDAT, que dis-je, un Homme surpassant tout ce qu'on avait pu connaître jusqu'alors. Un être humain alliant le sang des Anciens avec le nôtre, lui conférant la force et les pouvoirs que cela impliquait. Je suis peut-être fou aux yeux de beaucoup, mais il y a une chose que la nature m'a quand même apprise. C'est qu'elle créait toujours son contraire, ou son prédateur naturel . Le Projet Chimère était la sauvegarde, l'expérience menée pour trouver de quoi enrailler le Projet Jenova au cas où cela tournerait à notre désavantage. Une sorte de vaccin contre un virus si celui-ci échappait à notre contrôle. Les Chimères ont été conçues pour tuer les Projets G et S. En un sens, ma chère, vous êtes venue au monde dans un seul but ... éliminer celui qui vous tient si tendrement contre lui actuellement. Ainsi qu'Angeal et Genesis ! Vous nous avez échappé, nous n'avons pas pu mener à terme le projet. Nous avions implanté une faible quantité des cellules de Jenova dans l'ovocyte qui a contribué à votre création, une quantité infinitésimale, juste faite pour vous faire reconnaître, d'instinct, la proie à rechercher. Nous avions projeté d'appeler les deux embryons à venir, Charybde et Scylla. Nous voulions un frère et une sœur, nous avions remarqué que les jumeaux de deux sexes différents développaient étrangement un don de télépathie la plupart du temps, et très puissant qui plus est. Cependant, ce n'est pas ça qui nous a le plus motivé, nous voulions également un produit femelle pour la suite. Je rajouterai même, ce qui était fortement remarquable, que les mâles avaient souvent une force plus présente, mais les femelles avaient un instinct de chasse bien plus développé. Nous pouvons noter cela dans la plupart des espèces animales. ... Il darda son regard dans les yeux de Syla et avec un sourire malsain il donna suite à la pensée qui venait de traverser son esprit tordu. Amusant de voir le cynisme de cette chère Hope qui vous a nommé ainsi, à quelques lettres près. Elle n'a pas dû vous porter réellement dans son cœur je présume. Je suis certain à présent, que, bien plus que votre agression lors de votre arrestation, que c'est l'odeur propre aux sujets Genesis, Angeal et Sephiroth qui a déclenché votre mutation. Eveillant de ce fait vos instincts de tueuse. Quel dommage que cette opération soit tombée à l'eau ! J'aurais pu vous façonner, vous modeler; faire de vous la plus belle arme qui soit ! Mais ! Vous m'avez donné bien plus en tombant amoureuse de vos proies naturelles ! »
Le regard gourmand de convoitise qu'il posa sur elle la fit frissonner. Son sourire s'agrandit d'avantage, au point de couvrir tout son visage et de le rendre inhumain.
« Des descendants ! Des êtres viables ! La quintessence de mes recherches !
- Qu ... quoi ?! Articula péniblement Syla qui ne voulait pas comprendre.
- Vous êtes enceinte Mademoiselle Chase ! Et là où votre condition de Chimère est merveilleuse, c'est que votre organisme a pris la caractéristique d'une ovulation multiple commune aux félins. Vous êtes enceinte de faux jumeaux, dont les pères sont respectivement Sephiroth et Genesis ! »
Elle faillit s'écrouler sous la force de la nouvelle, ne sentant plus ses jambes pour le coup. Le souffle court, l'information prenait peu à peu possession de son cerveau, et elle essaya de remettre en place la bouillie de neurones qui semblait se liquéfier à travers elle.
« Enceinte ... enceinte ... » ces mots ne cessaient de tourner dans sa tête de façon atroce, lui donnant la nausée.
Elle leva un regard apeuré vers Sephiroth, qui tout comme elle, venait d'apprendre la nouvelle d'une bien étrange manière. Son visage de marbre était déformé par la surprise la plus totale, et dans le cœur du général les sentiments contradictoires qui se soulevaient, le paralysaient. Jamais il n'aurait pu imaginer cela, il n'y avait même jamais songé, malgré les instants magiques qu'ils avaient partagés. Il la sentit s'effondrer à ses côtés, et il la retint d'un bras fort et assuré. Il chercha son regard du sien, et quand il put voir ses prunelles de félin se dévoiler, il eut un radieux sourire. Un sourire qui balaya toutes les incertitudes de la jeune-femme. Il était heureux. Simplement heureux. La nouvelle, au lieu de le faire fuir, semblait le couvrir d'une félicité sans nom. Elle pensa un bref instant qu'il était fou. Mais n'était-ce pas ça qui faisait Sephiroth, l'imprévisibilité ?
La peur première qui lui avait assaillie les entrailles avait de suite fait place à une chaleur absolue. C'était comme si la nouvelle était l'évidence même, qu'il l'avait toujours plus ou moins sue ... espérée. Cependant sa quasi béatitude durant ces secondes uniques, fit place à la colère quand il vit Hojo se rapprocher d'eux. Il braqua Masamune d'un geste sec et sa voix vibra comme le rugissement d'un lion.
« N'approche pas vieux fou ! Ou je te découpe en morceaux ! »
Il voulait le tuer ... il allait le tuer. Il fit un pas en avant dans ce but. Alertée, une ombre bougea sur le côté gauche, passant subrepticement sur la périphérie visuelle de Syla, et elle vit le canon d'un revolver sortir de derrière l'embrasure, visant Sephiroth. Le coup de feu retentit et elle se jeta en avant en hurlant. Le silence morbide qui s'ensuivit sembla dissoudre le temps. Sephiroth vit le regard jaune de Syla se contracter, alors que le souffle coupé elle s'effondrait en avant. Il la retint avant qu'elle ne touche le sol, et la retournant, il put voir son sang se propager sous les bandeaux blancs qui recouvraient une partie de son corps.

Elle avait sentit l'impact, puis la brûlure lancinante, pendant que sa respiration se figeait. Là que les bras de Sephiroth la retenaient, elle sentait son corps trembler sous le choc. Se détachant de sa volonté. Hojo eut un regard incendiaire vers le nouveau venu et il vociféra :
« Mais enfin Tseng ça ne va pas ?! Qui vous a dit d'éliminer mes recherches ! IMBECILE DE TURK !
- Désolé Professeur, mais il allait attenter à votre vie, et elle s'est jetée dans la trajectoire. Répondit Tseng laconiquement en regardant le corps de Syla prit de longues convulsions.
- Je vois ... »
Hojo regarda le spectacle, réfléchissant, puis dans un ton morne il énonça en prenant le chemin de la sortie :
« Tant pis ... je sais ce qu'il faut faire à présent, j'ai fait les prélèvements nécessaires. Tseng ! Envoyez Rude et Reno à Canyon Cosmo ! Il y a un spécimen là-bas que je veux que vous me rapportiez !
- Et pour elle ? Demanda Tseng en regardant Syla.
- Un sacrifice inutile, rien de plus. Je suis déçu de ne pouvoir à présent contempler sa progéniture, mais ce n'est que partie remise. Je saurai refaire ce que j'ai déjà créé, et cette fois-ci j'éduquerai moi-même cet animal ! »
« Animal ?! » Hurla l'esprit de Sephiroth furieux de l'entendre l'appeler ainsi.
« Attendez ! Vous ne pouvez pas la laisser ainsi, pas la laisser comme ça ! » s'écria-t-il alors qu'il les voyait partir sans un mot de plus.
Les deux hommes ne semblèrent pas l'entendre tant ils continuèrent leur route comme si de rien n'était, laissant Sephiroth seul avec le corps de sa bien-aimée à l'agonie.
La balle avait traversé la cage thoracique dans une ligne oblique, éraflant un des poumons dans la partie supérieure. Le sang s'étalait progressivement mais lentement dans les bronches, rendant difficile la pénétration de l'air. Les yeux braqués sur le plafond, Syla sentit la peur l'envahir alors qu'elle se sentait suffoquer de plus en plus. Elle agrippa les bras de Sephiroth avec force, et cherchant ses yeux verts elle souffla :
« Je suis désolée ...
- Chut .. chut Syla ... Calme-toi. On va trouver une solution ... je ... »
Il fut coupé par un bruit d'explosion suivit de coups de feu retentissant au loin, et le vacarme se tut aussi rapidement qu'il était né. Quelques secondes passèrent et Sephiroth braqua Masamune dans la direction de la sortie alors que des bruits de pas précipités venaient vers eux. Il devint encore plus blême en voyant la silhouette de Genesis prendre forme dans les pénombres de la bibliothèque. La main tremblante, Sephiroth ne savait plus quoi faire. L'écarlate les vit dans la pièce jadis dérobée, et voyant le corps de Syla qui semblait sans vie dans les bras de son ancien ami, il se rua vers eux. Faisant fi de la menace silencieuse du Général, il s'agenouilla à côtés de Syla, et il lui caressant le front il fit :
« Imbécile de Tseng ! Si il pense pouvoir m'arrêter un jour il se fourvoie totalement ! Au moins la présence d'Hojo le canalise. Ils sont partis. Syla ?! Syla ... »
Elle tourna un regard fatigué vers lui, et un faible sourire se dessina sur ses lèvres de plus en plus blanches. Ses yeux se bordèrent de larmes, elle allait dire quelque chose mais une quinte de toux lui arracha les côtes. Elle se porta machinalement la main à la bouche. Quand elle la retira, ses doigts étaient maculés de sang. Ses paupières voilèrent ses magnifiques iris jaunes, et sa tête bascula en arrière. Sephiroth retint sa respiration, il souleva sa tête lentement, et l'appela plusieurs fois, mais en vain. Ses yeux de félin se contractèrent violemment et un hurlement inhumain s'extirpa des ses entrailles tandis qu'il collait le corps inconscient contre lui. Les larmes de rage qui animèrent ses iris Mako eurent un éclat effroyable. Il colla son visage dans sa chevelure noire et il murmura :
« Voilà ce que font les Humains, ce qu'ils font de Nous ! La folie de leur espèce conduit la totalité des choses à leur perte ! Je les maudis, je les HAIS ! Ils m'ont pris tout ce que j'avais, tout ce qui était le plus cher à ma vie ! Je te promets ma lionne ... mon amour ... que je te retrouverai sur la Terre Promise, et que Mère sera là également ... elle trouvera le moyen de te ramener.
- Mère ? » Demanda alors Genesis l'air totalement perdu.
Il vit que la raison de Sephiroth avait totalement déserté son esprit. La soif de vengeance, la douleur, avaient transfiguré sa beauté en un masque effrayant d'une implacable froideur. Plus rien d'humain ne transpirait de lui à présent. Sephiroth déposa le corps de Syla sur le sol froid, et la dernière étincelle de tendresse qui habitait son âme se volatilisa comme un doux rêve.
« La Rivière de la Vie .. là est la clé ... »
Genesis le vit partir lentement, parlant tout seul, puis entendant un murmure, il vit les paupières de Syla frémir.
« Seph ... » souffla-t-elle trop faiblement pour que le concerné l'entende.
Genesis ouvrit de grands yeux, un bonheur sans nom venant le posséder, il la prit dans ses bras et s'écria :
« Elle est en vie Seph ! En vie ! Donne-moi une materia de soin ! Seph ! ... Seph ? ... »
Quand il se tourna, il vit que le Général avait disparu, et il sut qu'il ne pourrait plus l'atteindre. La Materia Primale de Syla pulsa légèrement, les volutes vertes s'animèrent lentement, empêchant son essence de la quitter entièrement. Genesis vit la balle du revolver de Tseng un peu plus loin, et il sut que le projectile n'était plus dans le corps de la jeune-femme. Il la souleva et la posa sur la table stérile, puis il s'activa dans le laboratoire, renversant tout sur son passage pour trouver quelque chose. Il mit au jour des compresses, des bandages, des produits désinfectants. Il devait aider le sang à sortir des poumons pour éviter que l'hémoglobine ne la noie. Avec un tube de fortune prélevé sur un des branchements qui la nourrissaient, il réussi à shunter l'hémorragie. Des gouttes de sang perlèrent à un rythme régulier, désobstruant les bronches. La poitrine de Syla se souleva plus fort, mais la respiration restait anarchique. Il fit des cataplasmes de fortune, l'enveloppa dans la couverture que Sephiroth avait arraché. Quand il eut terminé, il la plaqua contre lui et se pressa à sortir tandis qu'elle gémissait le nom de son ami dans son inconscience. Tout son cœur allait vers lui, toute son âme. Genesis serra les dents, réellement affecté par cela, mais ne pouvant taire ses propres sentiments, il lui caressa le visage et dit :
« Je suis là Syl ... on va te soigner ... je sais qui va pouvoir le faire ... »
Il sortit le plus rapidement possible du manoir. Quand il fut dehors, une vision apocalyptique s'offrit à lui. Nibelheim était littéralement à feu et à sang. Et au loin, dans les flammes meurtrières, surgissant comme un Ange Destructeur, Sephiroth s'élevait. Meurtrier, fou, et ô combien magnifique. Genesis serra Syla contre lui, tourmenté au point de le déstabiliser totalement. Il vit les corps sans vie des pauvres villageois tombés sous le fil de Masamune. Sephiroth était parti en croisade, et nul ne l'arrêterait. En tout cas, Genesis ne tenterait rien. En un sens, il savait que son ami avait raison, les humains ne valaient plus la peine que l'on se soucie d'eux. Dans un élan prodigieux il s'éleva dans les airs, déployant son aile d'ébène, et abandonna cet enfer.

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…...


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Il retrouva le professeur Hollander dans la cache secrète la plus à même de recevoir le corps blessé. Un bunker abandonné aux abords de Corel nord. Le scientifique rattrapa du mieux qu'il put les dégâts causés par la balle de Tseng. Il aspira le sang qui s'infiltrait peu à peu dans ses poumons, réussi à recoudre la perforation et à remettre le poumon touché en état. Une materia soin fut nécessaire pour remettre les chairs convenablement, afin que l'intérieur soit totalement hermétique et soigné. Seule une cicatrice resterait, infime vu la netteté de l'impact. Le pronostic vital de la jeune-femme n'était plus engagé, mais son état de faiblesse inquiétait Hollander.
« Que se passe-t-il ? Demanda Genesis à la vue de la mine renfrognée du médecin.
- Je ne sais pas ... on dirait que sa materia piège son esprit quelque part. La blessure va se refermer, mais je ne comprends pas pourquoi elle ne se réveille pas. Je n'ose pas retirer ce bijou, cela pourrait avoir pour effet de la tuer.
- Cela va-t-il durer longtemps ?
- Qui sait ... moi-même je suis perdu devant son cas, tu le sais. Je manque de données. Cela peut prendre des jours, des semaines... des mois ... Ce qui m'inquiète ce sont ses enfants.
- Ses quoi ? S'exclama Genesis abasourdi, manquant de s'étouffer dans son hoquet de surprise.
- Elle est enceinte, mes examens préliminaires me l'ont dévoilé. J'ai lancé le programme ADN pour savoir qui était le père, et l'ordinateur m'a révélé une chose très surprenante ... »
Le professeur riva son regard dans les yeux aigue-marine de Genesis et annonça :
« Tu es le père d'un des jumeaux, Sephiroth de l'autre. »
Genesis recula d'un pas, comme si il venait de se prendre une violente gifle, puis son regard s'éclaira quand il comprit une chose.
« Voilà pourquoi il a dit qu'ils lui avaient enlevé tout ce qui comptait le plus dans sa vie ... il devait savoir. Hojo a du le lui révéler avant de partir et de blesser mortellement Syla. Il a perdu la femme qu'il aime et son enfant le même jour. Pas étonnant qu'il soit devenu fou, ça plus ce que je lui avais dit, et les révélations que ses recherches lui ont donné ... »
Un soupir accablant affaissa ses épaules, et le regard triste il dit sincèrement :
« Ho Seph ... je suis désolé ... je ne pensais pas ... je ne savais pas ... »
Il posa son regard sur le corps étendu devant eux, et il fit :
« Le terme est prévu pour quand ?
- Là encore je ne peux me prononcer ... si je prends en compte ses gênes félins qui prennent apparemment pas mal de place dans son développement, je dirai entre six et neuf mois. Mais qui peut en être sûr ?
- Je ne peux attendre tout ce temps ! Sephiroth non plus ! Et qui sait si nous serons encore en vie ... Je dois partir, la quitter, mais je ne veux pas la laisser sans défense. »
Son regard se durcit et il demanda en regardant le professeur :
« Peut-on la mettre en stase forcée sans mettre en danger les fœtus ?
- Quoi ?
- Vous avez parfaitement entendu Hollander.
- Je .. je ne sais pas ... balbutia-t-il.
- I Banora des grottes, profondes, de vrais labyrinthes souterrains. Dans la plus inaccessible, se trouve une brèche où la Rivière de la Vie fait surface ...
- Tu ne penses tout de même pas ... ?
- Ho que si Hollander ! Si ! » lança Genesis avec force.
Il vint auprès de Syla, vêtue à présent plus dignement avec une chemise blanche ambulatoire. Venant l'embrasser tendrement, et lui caressa les cheveux en formulant :
« Loin de toute cette folie, de ces horreurs ... je vais lui accordé un repos mérité. A l'abri de tout et de tous. Et quand je reviendrai, je la mènerai là où elle sera en sécurité, et où elle pourra donner naissance à nos enfants sans danger.
- C'est de la folie Genesis ! Ça peut tout aussi bien les tuer, tous les trois ! Tu sais l'énergie phénoménale que dégage la Rivière de la Vie ! Cela pourrait carrément la désintégrer.
- Non ! Pas elle ! Pas avec son hérédité, sa matéria... Je refuse de la voir vivre ainsi ! Savez-vous seulement ce que sera son existence si à son réveil ni Sephiroth, ni moi, nous ne sommes là pour être à ses côtés ? Alors qu'elle devra mettre au monde NOS enfants ! Avez-vous seulement idée de ce que ça représente pour elle? La connaissez-vous mieux que moi ?
- Non .. bien sûr que non.
- Alors trêve de bavardage, ma décision est prise ! »
Sans un mot de plus il prit la jeune-femme dans ses bras et lança :
« Soit vous êtes avec moi, soit contre. Mais si vous êtes contre, je vous conseille de bouger ! Je n'hésiterai pas à faire usage de la force Hollander !
- T'ai-je abandonné ne serait-ce qu'une seule fois Genesis ? » Demanda le professeur affecté par tout ceci.
Genesis eut un petit sourire et il prit les devants, direction Banora, là où il avait vu le jour. Là où il avait connu Angeal. Là où tout avait commencé pour lui.
L'écarlate les mena dans les recoins secrets de la terre, là une fontaine de Mako pure jaillissait en de magnifiques rais verts scintillants. Comme de l'eau abritant des milliers de lucioles. Il plaça Syla dans le courant de la Rivière de la Vie, et levant le bras il actionna sa materia de feu. Sous l'incandescente caresse, il cristallisa une roche imprégnée de Mako, et la modela. Il déposa le corps de Syla à l'intérieur. Le liquide presque vaporeux pénétra ce qui ressemblait à une baignoire de cristal, enveloppant le corps dans des ondes chatoyantes. Hollander qui l'avait accompagné, ajouta quelques éléments médicaux, tel que l'aide à la respiration au cas où, en prenant bien soin de ne jamais toucher le liquide. Puis il reparti dans le dédale de couloirs souterrains. La roche translucide était parcourue de veinures iridescentes, et les mouvements langoureux de la Rivière de la Vie qui habillaient à présent le corps de la jeune-femme, avaient quelque chose d'apaisant. Genesis posa son front contre le cristal qu'il venait de créer, et les larmes aux yeux il murmura :
« Je reviendrai mon ange ... je te le promets ... mais pas avant un long moment. Puisse ce cercueil temporaire te protéger. Je ne peux hélas, faire mieux. Nous nous retrouverons ma chérie ... Même si les lendemains sont vides de promesses, Rien ne pourra empêcher mon retour, Afin de devenir la rosée qui baigne ces terres, Et épargner les sables, les mers et les cieux, Je vous offre ce sacrifice silencieux ... »
Il vit son reflet légèrement déformé sur la surface lisse du cristal, et les marques noires rongeant ses chairs sous la dégénérescence. Il ferma un poing douloureux et pensa :
« Je n'ai presque plus de temps ... Grande Déesse je t'en conjure .. donne -moi la force et les moyens d'y arriver ... »

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Alors oui, vous allez vous dire que l'OC n'a pas de chance et que franchement, elle les accumule :p (ce qui est juste)
Néanmoins, tout ayant un sens, vous avez dû vous douter, au fur et à mesure de la lecture, que ses hérédités la destinent à un "autre combat". ;)
Patience donc ... tout à un but ... ^^