Je me réveille avec l'odeur alléchante d'un chocolat chaud. J'ouvre doucement les yeux et tombe sur Théo. Je lui souris doucement puis récupère ma tasse que je sirote doucement. Mon regard se dirige vers l'extérieur.

Le nouveau jour est enfin arrivé et avec le soleil qui brille, la pluie s'en est allée. Elle se repose pour bien revenir nous torturer la nuit. Je trouve surprenant qu'elle ne tombe pas la journée. C'est comme si quelqu'un l'avait programmé, ce qui est complètement absurde.

— On range nos affaires, monte en voiture et on prend la route. Il faut vraiment partir. Je pense qu'il y a quelque chose de pas net ici.

Je regarde Théo. Je l'observe boire sa boisson chocolatée. Il ne dit pas tout, je le sens. Mais pourquoi il cache quelque chose ? Je vais attendre d'être seul avec lui pour le questionner.

— Je vais ranger la chambre. Liam rassemble nos affaires s'il te plaît. Et met tout dans le salon pour être sûr qu'on n'oublie rien. Stiles peut t'aider bien sûr. N'ouvrez aucune fenêtre.

— Au cas où il y aurait une autre pluie ?

— Oui Liam. Ça ne prévient jamais et le soleil a beau être là, quand il pleut, il pleut.

Théo part à l'étage. J'aide Liam à regrouper nos affaires avant de les mettre dans la voiture. Je trouve que Théo fait long donc je mets Liam sur la console puis monte. Je reste à l'entrée de la chambre et récupère. Sans le vouloir, je le fais sursauter.

Il me regarde enfin alors j'en profite pour entrer et fermer la porte. Il a l'air effrayé car il recule contre le mur. Il ressemble à un lapin pris dans les phares d'une voiture.

— Qu'est-ce que tu fais ?

— Je t'aide à ranger. Cela ne se voit pas ?

Je lui fais mon plus beau sourire et continue ranger ce qu'on veut emporter.

— Tu es ici pour me faire dire un truc ?

— Parce que tu as un truc à dire ?

Je l'ai attiré dans ma toile et il y est coincé. Je savais qu'il me cachait quelque chose. Je ne suis pas aussi bête qu'on pourrait le croire au premier abord. Alors que je termine de remplir le carton, ses joues deviennent rouges. Je me mords ma lèvre pour ne pas rire. Il doit le voir car il me balance un oreiller à la figure. Il éclate de rire et je lui balance en retour.

— On dirait un couple.

Il a l'air surpris, mais tout en appréciant.

— Oui, tu as raison. Mais on ne se connaît pas assez...

Je prends mal cette réplique. C'est comme s'il regrettait ce qui s'est passé entre nous.

— Tu m'as pourtant touché !

— Tu n'étais pas contre aux bruits que tu faisais !

On se regarde sérieusement. Ça ressemble à une mini dispute de couple pour des broutilles. On finit par éclater de rire. Qu'est-ce que je suis bien avec lui.

— Où est Liam ?

— Le temps de te rejoindre dans la chambre, je lui ai mis un jeu sur la console que tu lui prêtes.

— Il peut la garder. Je lui offre.

Sans réfléchir, je lui attrape le bras et le regarde. J'ai besoin de savoir ce qu'il pense et ce qu'il nous cache.

— Pourquoi tu as couché avec moi ? Pourquoi tu nous caches quelque chose ? Tu as refusé de sortir ce matin et là, tu n'as pas l'air d'attaque pour cet après-midi. Qu'est-ce que tu fais Théo ? Tu es si imprévisible, angoissé, mystérieux et à la fois courageux.

Sa pomme d'Adam bouge.

— J'ai couché avec toi parce que j'en avais envie Stiles. Parce que je t'ai vu et j'avais envie de coucher avec toi. Arrête de vouloir me scanner. Qu'est-ce que tu as toi, hein ? Pourquoi tu veux à tout prix tout découvrir sur moi ?

— PARCE QUE JE T'APPRÉCIE BORDEL !

Je ne m'attendais pas à crier, mais c'est sorti tout seul. Droit de mon cœur et de mes tripes.

— MOI AUSSI ET ALORS ?

— Je veux tout savoir de toi. Te connaitre. Que tu ne me caches rien. Rien ! Qu'est-ce que tu me caches ?

— LE CORPS A DISPARU !

Je n'y attendais pas. Je lâche son bras tandis qu'il se frotte les yeux avant de passer une main dans ses cheveux.

— Comment ça ?

— Le corps du mec d'hier qui est mort au milieu de la route... Il a disparu...

— Ça veut dire...

— On n'est pas seul. Et comme ils ont repris le corps, ils n'ont pas l'air amical. Faut qu'on s'arme. Qu'on parte.

Il faut qu'on bouge maintenant.

Mais avant, je me demande comment il a pu disparaître. Mais surtout pourquoi.