Je finis de regrouper les quelques affaires restantes que nous avons décidé d'emmener pour la suite de notre périple puis j'aide à charger la voiture. Je fais un dernier tour de la maison pour être sûr de n'avoir rien oublié puis je rejoins mon frère et notre compagnon de route.

Jusqu'à la sortie de la ville, le silence règne en maitre dans l'habitacle.

— Stiles, tu m'en veux ?

— Mmmmh…

Je n'ai pas envie d'avoir cette conversation avec lui. Ni maintenant, ni jamais. Mais il en a décidé autrement car il insiste.

— S'il te plaît Stiles.

— Quoi ? On n'est pas en couple putain. Lâche-moi les baskets.

— Moi, j'aimerais bien.

— De quoi est-ce que tu parles ?

— Je ne couche pas les gens seulement pour coucher.

— Ah ouais ? Le prof de maths… hein ?

J'ai tellement envie de le baffer. Il avait juste besoin de se vider les couilles et j'étais là. Prêt à lui donner ce dont il avait besoin, pensant que je comptais pour lui. Au moins un peu. Quel con je peux faire.

— C'est pour ça que tu me fais la gueule ? Parce que le prof de maths me prenait sur son bureau, en me menaçant de me balancer aux services sociaux parce que j'étais un SDF et que je vivais dans ma voiture... Ou en prenant des photos compromettantes de moi et me menaçant également de les mettre sur les murs du lycée...

Je sursaute légèrement. Je ne m'attendais pas à cela du prof. En classe, il avait toujours été quelqu'un de bien. Comme ma mère disait, ne te fie pas à la couverture d'un livre. Tu ne sais pas ce qui se cache dans l'intérieur.

Mon regard se pose timidement sur Théo.

— Oui Stiles, je conçois que tu sois jaloux ou je ne sais quoi. J'aurais fait une crise moi aussi. Je conçois également que tu n'as pas eu une vie facile... Je vois à quel point ton frère et toi avez des difficultés. C'est pour ça que j'ai appris à me taire, à subir et à aider. Donc oui, je couchais avec notre prof... On était dans le même lycée, mais je ne t'y ai jamais croisé. Et Dieu sait que j'aurais aimé, parce que tout cela ne serait jamais arrivé.

Il donne un coup dans le volant et la voiture continue d'avaler les kilomètres. L'habitacle est silencieux et mon regard se perd dans le paysage.

— Je suis désolé Théo... Je ne comprends pas mon comportement...

Enfin si, mais comment avouer la jalousie qui s'est répandu en moi alors que ça ne fait que quelques semaines que je le connais. Comment avouer que je l'ai déjà dans la peau alors qu'on se connaît si peu.

— Je comprends que tu ne veux pas que du cul.

Je me retrouve brusquement vers Liam. Ce n'est pas quelque chose qu'il doit entendre. Mais il a des écouteurs dans les oreilles. Je suis soulagé alors je regarde Théo qui sourit.

— Ce n'est pas ça Théo...

— Qu'est-ce que c'est alors ?

Je me pince les lèvres et cherche rapidement une sortie de secours.

— Je te boude !

— Tu me boudes ?

Je croise les bras et l'entend pouffer. L'atmosphère qui était électrique se détend. Ça fait du bien.

— Ne boude pas Stiles. Je sais que tu rigoles et que tu m'adores.

— Gnagnagna.

La voiture s'immobilise sur le bas-côté et il se penche vers moi. Je suis rouge.

— Tu ne boudes pas, tu es tout rouge.

— C'est ta faute.

— Ma faute ?

Je lève la tête vers lui. On se regarde dans le blanc des yeux puis je l'embrasse.

Un baiser doux.

Un baiser plein de promesses.


Bonjour,

Je sais que ça fait longtemps que je n'ai pas publié, mais avec Nat, nous avons beaucoup de travail.

On va essayer de publier régulièrement, surtout que l'histoire a été pratiquement écrite en entier.

Prenez soin de vous et à bientôt.