Titre : Qui est le monstre ?

Auteur : Clair Obscure, reprise par Ellyssa17

Base : L'histoire d'Harry Potter

Disclamer : Le monde d'Harry Potter appartient à J-k Rowling, seule cette histoire et certains personnages m'appartiennent.

Résumé : Harry revient distant de ses vacances d'été. Que s'est-il passé, et surtout quel en seront les conséquences ? Et si tout ce qu'il croyait savoir n'était que mensonge ? Qui sont vraiment ses alliés ?

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§§ Fourchelangue §§

Legilimancie

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Chapitre 3 : Rien ne s'arrange

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Harry gardait les yeux fermés, écoutant avec attention ce qui l'entourait, une respiration lui parvenait. Lente et régulière, la personne semblait dormir. Bien, pour s'échapper, cela lui facilitait la tâche. Il pouvait sentir que la nuit était tombée dehors, il se sentait plus calme, moins fatigué. Rien à dire, la nuit était vraiment son élément. Il prit une grande inspiration pour sentir l'odeur de la nuit, mais ce qui lui parvint fut plutôt une odeur piquante et horrible : celle d'un loup-garou. Proche, très proche, bien trop d'ailleurs. Il se sentit se tendre de l'intérieur, un répugnant loup était à ses côtés, son ennemi naturel depuis toujours. Pas de doute, la personne qui dormait était le garou, et il allait en profiter.

Le vampire ne fit ni une, ni deux, il sauta vers la direction de la respiration pour aller étriper le satané garou. Mais il avait oublié où il se trouvait : dans le manoir de Voldemort, son ennemi de longue date, et il était évident que le Lord Noir n'allait pas le laisser s'échapper une seconde fois. Des liens particulièrement solides le retinrent fermement au lit où il était allongé, le faisant cracher de fureur, toutes dents sorties, étant encore assoiffé, regrettant de ne pas avoir vidé Malfoy père quand il en avait eu l'occasion.

Le boucan qu'il faisait en essayant de se libérer réveilla le loup qui l'observa amusé, mais pas le moins du monde agressif.

- Potter, te voilà une nouvelle fois réveillé ? Eh bien, pour un vampire, tu dors beaucoup, je trouve, ou alors, les vampires sont si fragiles que ça ?

- La ferme sale chien ! Si je m'étais nourris, tu serais mort depuis bien longtemps. En ce moment, même ton sang gâté ferait l'affaire.

Harry sentait la soif le tarauder comme jamais elle ne l'avait fait, l'obsédant à un point que ses yeux ne quittaient plus la gorge du loup, prouvant ses dires.

- Essaye donc, et je te jure que tu seras cloué en plein soleil demain en plein après-midi, sale sangsue !

- Je n'ai pas peur du soleil, cabot, et même en poussière, je te pourrirai la vie en entrant par tes voies respiratoires et en te noyant les bronches.

La voix du vampire sifflait, devenant peu à peu plus faible, alors que sa gorge s'asséchait dangereusement, en manque de sang. Il savait qu'une nouvelle exposition au soleil serait fatale pour lui. Il devait à tout prix se sauver avant l'aube, trouver une cachette, se nourrir. Mais en ce moment même, le loup en face de lui, se sourire qui était affiché, le rendait fou furieux.

Puis soudain, les yeux d'Harry s'arrondirent considérablement, à force de tirer sur les attaches, il avait activé une sorte de piège, et il sentait des piques sortir des bracelets pour s'enfoncer dans sa peau. De l'argent. Un des pires poisons pour lui.

Il se tordit de douleur :

- Putain, mais arrêtez, mais c'est quoi ces trucs ?

Il avait sifflé cette dernière phrase dans la langue des serpents, ce qui fait que le loup ne la comprit pas, se contentant de le regarder. C'était quelque peu jouissif de voir un vampire se tordre de douleur, surtout celui-ci. Énormément ! Finalement, tout s'arrêta quand la porte s'ouvrit, laissant le passage à plusieurs personnes. Harry sentit un certain relâchement dans ses liens, et l'argent s'éloigner de sa peau pour retourner dans les bracelets. Il émit un soupir de soulagement, qui se bloqua dans sa gorge quand il reconnut les arrivants, ou plutôt les sentit : cannelle et jacinthe.

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Lucius se torturait l'esprit pour comprendre ce qu'il venait d'apprendre, s'efforçant de remettre les pièces du puzzle en place. Il ne savait pas s'il devait y croire ou pas. Si la « théorie » était exacte. Est-ce que le Lord Noir avait raison ? Certainement, mais les révélations étaient…si…étranges ? Potter ne savait rien ? Il était dans l'ignorance la plus totale ? Contrôlé par le vieux Citronné ? Il n'était pas non plus pourri gâté comme le laisse entendre son fils et Dumbledore ? Ce qu'avait montré le vampire était réel ? Cette créature des ténèbres représentait vraiment ce que Voldemort disait ? Tant de questions et si peu de réponses. Cela faisait à présent trois heures que Lucius réfléchissait, tournant le problème dans tous les sens, sans parvenir à trouver de solution.

Finalement, il soupira profondément avant de se tourner vers Tom qui était rester sagement installer dans son siège, jambes croisées, attendant sa réponse. Seuls ses doigts, qui tapotaient l'accoudoir, montraient qu'il s'impatientait.

- D'accords, j'ai compris, mais êtes-vous sûr que ce n'est pas un piège, mon Lord ? Le fou est capable de beaucoup.

- Oui, il est impossible de monter un coup pareil. Je pense même qu'il ne sait rien.

- Bien, alors je vous suis maître.

Voldemort lui fit un semblant de sourire avant de se lever avec grâce. Il n'avait pas mis de robe, seulement un pantalon noir et une chemise verte, ce qui mettait en valeur son corps si fin. Lucius le suivit un court instant du regard, puis l'accompagna. Ils devaient aller voir si le vampire avait enfin repris connaissance. Ils n'étaient plus qu'à quelques mètres de la porte menant à la chambre de leur invité, quand un cri les fit accélérer. Quand ils pénétrèrent dans la chambre, ils purent voir le vampire allongé de tout son long sur le lit, respirant difficilement, du sang coulant peu à peu le long de ses bras, mais surtout, il était d'une incroyable beauté.

Finis le garçon aux horribles lunettes, petit, au teint maladif, aux cheveux court et mal coiffé. Non, ils avaient devant eux un Harry nouvelle génération. On pouvait le deviner grand, mince, mais tout en forme. Une peau d'une couleur neige, crémeuse. Des cheveux ébouriffés un peu partout, autour de lui, longs, lisses, noirs avec des mèches de couleurs différentes. Et ce regard, toujours aussi vert et envoûteur, cette bouche pleine, même pas enlaidi par les deux canines qui en dépassaient. Lucius resta bloqué pendant de longues secondes devant cette image. Seuls des sifflements le ramenèrent à la réalité. Le Griffondor sifflait, rapidement rejoint par le mage noir, qui s'esclaffa, sortant rapidement du fourchelangue :

- Je ne te savais pas si grossier.

Le vampire planta son regard dans les yeux de son interlocuteur, avant de les fermer doucement et de les rouvrir difficilement. Il luttait pour garder contact avec la réalité, pour ne pas sombrer à cause du sang qui lui manquait tant. Sang qu'il pourrait avoir à profusion si ses menottes voulaient bien le lâcher ! Les traits de son visage étaient on ne peut plus clairs, criant sa faim, son dégoût et sa haine. Il allait répondre quand une personne apparue juste à ses côtés.

- Je t'ai enfin trouvé. Mon vampire.

Le jeune homme blond vénitien s'assit sur le lit, ignorant toutes les autres personnes. Il caressa doucement la joue du vampire qui était légèrement perdu.

- Tu es mon …

- Oui, j'ai failli mourir d'inquiétude en ne te trouvant plus.

Le vampire grimaça un sourire, puis furieux de se montrer si faible, il tira à nouveau sur ses chaines, ignorant la douleur des piques d'argent, ainsi que les recommandations du nouveau venu. Voldemort et sa clique voulurent intervenir, mais un regard du visiteur et ils restèrent gentiment à distance. Harry se démenait, sa rage décuplant ses forces, tout en lui, hurlait qu'il était le dominant ici, et que personne n'avait le droit de le voir ainsi. Des vagues de magies s'ajoutèrent à sa force vampirique :

- Je vous recommande fortement de rester le plus loin possible de lui quand il sera libre, et surtout ne bougez pas quoiqu'il arrive. Sinon, je ne suis pas sûr que le vampire vous laisse en vie. Vous l'avez vu mal-en-point, et les créatures de la nuit détestent ça. Vous m'avez compris ?

L'inconnu parlait vite, voyant les chaînes qui reliaient les bracelets au lit céder à toute vitesse. Puis ils ne furent plus. Les Mangemorts s'étaient reculé avec prudence, sachant parfaitement les dégâts que pouvait causer un vampire en colère.

Une main fusa vers le blond vénitien, toujours encerclé du bracelet, mais libre de ses mouvements. Elle agrippa la chemise et la tira sur lui avec force. Le cou de sa victime se retrouva à quelques centimètres de sa bouche, l'inconnu le chevauchant presque. Le vampire gronda devant cette forme, non voulu, de domination et retourna les rôles en plaquant avec violence le jeune homme sous lui, montrant les dents pour annuler toute forme de refus. L'étrange personnage eut la présence d'esprit de détourner la tête pour lui présenter sa gorge en signe de soumission et surtout pour ne pas le regarder dans les yeux, conscients que le vampire était à deux doigts de vraiment perdre la tête.

Harry se pencha pour fourrer son nez dans le cou découvert, sans défense, il pouvait sentir une légère odeur de peur, mais aussi une odeur autre, celle qui signifiait la confiance. Sa proie semblait savoir que le vampire ne le tuerait pas, comme s'il lui était indispensable. Sornette, un vampire n'avait besoin de personne, et il lui fit bien comprendre en le mordant sans prévenir. Le sang qui coula dans sa gorge était un véritable délice, il l'aspirait à grande gorgée, alors que l'autre gémissait de douleur, mais refusait de perdre cette aura confiante. Harry enfonça plus profondément ses canines, faisant frémir sa proie de souffrance. Puis pour montrer qui était le maître, il commença à se frotter de tout son long sur le jeune homme, sa main descendait avec lenteur alors qu'il buvait de moins en moins, se perdant dans la sensation de ce sang si délicieux.

Enfin sa colère se calma, le vampire s'apaisa en lui, les canines se retirèrent du cou, une langue vint les remplacer pour lécher le sang qui coulait encore, cicatrisant la plaie. La personne sous lui soupira de plaisir quand sa main caressa son ventre, si plat, sous la chemise, apaisant encore plus le vampire.

Deux bras assez hésitants devant la démonstration de force plus tôt, vinrent s'enrouler autour d'Harry. Les mains descendirent doucement vers les poignets du vampire, attentifs aux réactions de la créature, puis touchèrent les bracelets qui se détachèrent.

- Merci bel inconnu, ton sang était particulièrement délicieux.

- Je t'en prie.

Harry se leva avec souplesse, sa main laissant une trace de feu sur le ventre de l'inconnu. Il s'appuya sur une colonne du lit et tendit la main pour aider l'autre à se relever après une perte de sang si importante. Il lui attrapa la main droite, puis sous le regard passablement incrédule de tous les spectateurs, non-volontaires, il s'inclina légèrement pour la baiser, laissant traîner un peu sa langue sur la peau, et planta son regard dans les yeux de son interlocuteur :

- Théodore Nott. J'espère pouvoir avoir à nouveau accès à ton sang d'ici peu.