Titre : Qui est le monstre ?
Auteur : Clair Obscure, reprise par Ellyssa17
Base : L'histoire d'Harry Potter
Disclamer : Le monde d'Harry Potter appartient à J-k Rowling, seule cette histoire et certains personnages m'appartiennent.
Résumé : Harry revient distant de ses vacances d'été. Que s'est-il passé, et surtout quel en seront les conséquences ? Et si tout ce qu'il croyait savoir n'était que mensonge ? Qui sont vraiment ses alliés ?
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§§ Fourchelangue §§
Legilimancie
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Chapitre 6 : On en apprend tous les jours.
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Flash-back
Harry eut un léger rictus face aux mots de Voldemort, rictus qui dévoila ses jolies canines qu'il n'avait pas pris la peine de rentrer.
- Oui, en effet, je pense que ce serait mieux, je n'aime pas que l'on me fasse passer pour un mioche innocent et faible alors que je n'en suis pas un. Et Dumbledore l'apprendra à ses dépens.
- Bien, alors Gabriel, tout a commencé quand ton père rencontra ta mère. Sais-tu qui ils sont ?
-On m'a parlé de mon père, Alexandre Raphael Sil'Ombre, un…vampire de sang royale et de naissance. Mais ma mère, personne ne veut rien me dire…
- Je ne sais pas qui te renseigne, mais je peux te dire que t'a mère s'appelait Gabrielle Narcisse Lir'yle. Elle ressemblait à une poupée de porcelaine. C'est ce que dise le peu de personnes qui l'on connut. Et ton père en tomba fou amoureux, malheureusement, leur amour était interdit, un vampire ne pouvait pas se lier avec une créature magique, c'est totalement interdit par la loi. Mais il en avait cure et ils s'enfuirent pour se marier. Gabrielle faisait partit du clan des serpents, elle avait quelques caractéristiques de ses animaux. Puis tu es née, je ne sais comment le vieux cinglé l'appris et réussi à te récupérer en tuant ta mère par un puissant sort et exposa ton père à la lumière du jour, l'emmenant en plein désert par moyen détourné. Par la suite, il te confia à ses deux plus fidèles complices, inventant une prophétie pour remplacer celle qu'il avait entendu, modifiant ton apparence. J'ai essayé de te récupérer, mais me heurtant à une défense un peu plus corsé que prévue, je fus réduit à néant en même temps que les Potter. L'autre en profita pour mettre en place son plan. Cette cicatrice que tu as, ce n'est pas un avada qui à rebondit, non, loin de là, c'est le résultat de petit trafic du Dictateur sur toi pour te manipuler plus facilement, qui apriori ne marche pas.
Harry sera les dents pour réprimer un sifflement de rage, resserrant sa prise sur Théo pour ne pas céder à son envie de partir tuer toutes les personnes qui participaient à cette mascarade. Le jeune compagnon grimaça de douleur et ne put retenir un mouvement de recul face à son vampire très, très, énervé. Gabriel se figea, tourna son regard vers son calice qui baissa les yeux pour ne pas l'agacer encore plus, ne sait-on jamais, ce n'était plus Harry Potter et il le savait très bien, en tant que Gardien il savait ce que pouvait faire le jeune homme. Le vampire inspira profondément pour se calmer, puis caressant doucement le flan qu'il avait si mal traité, il se tourna une nouvelle fois vers Voldemort.
- Vous avez parlé d'une prophétie me concernant, celle que le vieux m'a cachée. Je suppose que vous la connaissez ?
Tom se renfonça dans son siège, sachant être passé à côté, et de peu, d'une crise du vampire. Le jeune homme semblait un peu, beaucoup, instable. Mais il pouvait comprendre. Les éléments que Gabriel avait déjà en sa possession rendaient les choses plus simples. Voldemort fit signe à Lucius de prendre la suite pour pouvoir examiner tout à son aise les réactions du vampire :
- Oui, nous l'avons récupéré l'année dernière en même temps que la fausse. Dumbledore nous a vraiment pris pour des idiots. La voici :
Lors d'une nuit paisible
D'un amour impossible
L'Héritier naitra
Un jour viendra
Où il devra choisir entre deux camps :
L'un apportera désespoir et manipulation
L'autre joie et passion
Notre avenir en dépendant
Destruction ou renaissance
Sont les maîtres mots
Voldemort put voir la colère réapparaître, luisant avec force dans les yeux si magnifique de Gabriel. Pourtant, il semblait faire plus attention à ne pas faire de mal au jeune Théodore qu'il caressait toujours avec douceur au niveau des hanches. Théodore qui avait les yeux fermés, la tête contre l'épaule droite du vampire, profitant de cette douceur. Gabriel décroisa ses jambes avec lenteur, puis planta ses yeux dans ceux du Lord Noir.
- L'Héritier ?
- Eh bien, si une loi a été établie comme quoi les créatures magiques n'avaient pas le droit de s'accoupler avec un vampire, il y avait une bonne raison. Quand cela se produit, il y a peu de chance, mais cela arrive, qu'un être puissant naisse. L'Héritier. Le dernier en date était Arthur et l'on peut voir ce qu'il a fait. Lorsqu'un Héritier née, cela est signe de changement. La plupart des créatures magiques sont de son côté, les vampires le suivant quoi qu'il arrive et sont incapable de lui faire le moindre mal. Et quand une créature magique s'en prend à un Héritier, elle est punie. C'est pour cela qu'un Héritier peut faire pencher la balance en faveur d'un camp rien qu'en s'alliant à lui.
- Je vois, je n'avais pas bien saisie ce concept quand on me l'a expliqué, c'est bien plus clair. Mais, je ne suis pas intéressé par cette guerre, seul mes compagnons pourraient me pousser à y prendre part, hors, Théo s'en fiche pas mal. Et les autres je ne les connais pas. Sachez cependant que je ne rechignerai pas à mettre quelque peu le bazar à Poudlard, ni à t'aider un petit peu en cas de besoin. A une condition pour la dernière partit.
- Oh, et laquelle splendide créature ?
Gabriel émit un petit rire amusé face au ton si mielleux de son ennemi de toujours :
- Je veux de ton sang en retour, Tom. Il m'a l'air absolument délicieux, ….
En un instant Gabriel se détacha de Théo qui lâcha un petit gémissement de dépit, pour se retrouver une nouvelle fois à califourchon sur Voldemort, le nez enfouit dans son cou, ses canines effleurant sans percer la peau si douce et odorante du Seigneur.
- Hum, oui, ce serait un festin, il a une senteur divine. Si tu m'en donnais, je consentirai à t'aider. Oh oui, tu peux en être sûr.
Il lécha l'endroit où se trouvait la jugulaire, alors que Voldemort restait immobile, comme dans la salle de réunion. Mais quand Harry ouvrit un peu trop la bouche, à priori près à mordre, il le stoppa fermement.
- Du « vous » tu passes au « tu » et à présent tu veux boire ? Ne vas-tu pas trop vite Gabriel ? Je crois que tu as assez bu, et tu devrais vraiment retourner à Poudlard pour qu'ils ne comprennent pas ce qui c'est passer. Ne crois-tu pas ?
Tom faisait passer ses ordres pour des questions et des suggestions pour ne pas donner l'impression au vampire qu'il le dominait. Gabriel grogna, mécontent, mais Tom continua en sifflant doucement à son oreille :
§§ Mon beau Gabriel, si tu veux de mon sang, tu devras le mériter, tout ne t'appartient pas. §§
§§ Ton sang est à moi, tu es à moi. §§
§§ Prouve-le moi ma belle créature. §§
Gabriel se leva vivement, affichant un air perplexe. Le vampire avait pris le pas sur lui, lui faisant prononcer des mots étranges. Il haussa les épaules, s'abaissa au niveau de Théo qui boudait dans son coin d'avoir été ainsi ignoré. Gabriel se fit pardonné d'un baisé sur le nez avant de le remettre sur pied :
- Je vois. Alors je vais suivre ton…conseil. Le loup pourra certainement m'indiquer où se trouve le lieu de transplanage. Malfoy, Tom.
Il s'inclina puis suivit le loup, laissant les deux à leur réflexion.
Fin du flash-back.
Gabriel ouvrit les yeux de façon soudaine quand le corps près de lui voulu s'éloigner. Il rattrapa Théo par le poignet, le fixant agacé.
- Que fais-tu ?
- Je dois aller en cours, si toi tu peux faire ce que tu veux, ce n'est pas mon cas. Si je n'y vais pas il va y avoir de soupçons. Je suis ton Gardien, ne l'oublie pas, je dois te protéger, et vue que tu as dévoilé ton secret, je dois au moins cacher le fait que tu as trouvé un compagnon et que tu en sais plus que tu n'ait censé savoir. Aller, lâches moi Gaby, je dois vraiment y aller, j'ai faim avec ce que tu me prends à chaque fois.
Le vampire grogna une insulte et tira sur le poignet pour faire tomber son compagnon sur lui, l'emprisonnant fermement, le nez dans son cou.
- Mais j'ai encore faim malgré ce que je bois. Je m'ennuie en plus, mais même si je sors je devrais rester loin de toi. Tu es cruel Théo. J'ai vraiment faim…
- C'est pourquoi tu dois trouver les autres, je ne peux pas te contenter à moi seul, et si tu continus à me harceler, je ne viendrai pas ce soir. Aller, lâche moi sale gourmand, prend moi une gorgé de sang et c'est abstinence jusqu'à nouvel ordre.
Gabriel fit une mine boudeuse mais obéit, heureux que son compagnon le contredise un minimum, après tout son vampire aimait beaucoup cela. Il fallait juste ne pas aller trop loin.
- Ne boude pas, bois le sang qui se trouve dans ton frigo et patiente.
- Mais c'est long jusqu'à ce soir, et il est répugnant ce sang…
Il s'assit dans le lit en regardant son petit serpentard se préparer, continuant sa phrase en baissant légèrement la voix :
- …dire que j'avais fait apparaître un sublime verre remplie d'un sang délicieux…je vais tuer cette belette je le sens.
Le Gardien c'était retourné, abasourdit :
-Tu as quoi ?
- Je l'ai fait appar…
- Mais d'où tu le tirais ce sang ?
- Je ne sais pas moi, mais il était aussi bon que le tient, bien qu'un autre goût.
- Gaby, ne le fait plus !
Théo avait parlé sèchement, un ordre net, qui contraria le vampire au plus haut point. Gabriel grogna contre Théo qui écarquilla les yeux.
- Heu, je voulais dire, mon vampire, mon seigneur, je voulais juste te demander de ne plus recommencer, c'était un conseil, je ne remets en aucun cas ton autorité en doute.
Théo avait baissé la tête pour montrer sa soumission au vampire qui grondait devant l'ordre.
- Bien, Théo, mais ne le refais plus. Va maintenant, je vais dormir un peu, et il se pourrait que je sorte plus tard. Et SI j'ai envie, je trouverai quelque chose de potable pour étancher ma soif.
Sur ces dernières paroles, le vampire se retourna dans le lit, tournant le dos à Théo qui s'empressa de partir pour ne pas subir une colère subite du vampire. Il en avait déjà enduré une et ne voulait plus jamais y faire face. Trop terrifiant.
