Bonjour a vous, biens aimés lecteurs ! On se retrouve en ce lundi pour la sortie du chapitre 2 de Fix You ! J'ai décidé d'essayer de vous poster 1-2 chapitres par semaines, mais comme je tente vraiment de vous poster le 5éme chapitre d'Oracion Seis, ça ne sera pas évident.
De plus, j'ai eu une idée, du genre de celle qui vous traverse l'esprit quand vous faites un truc bien chiant, comme un cours de maths, par exemple. Je voudrais tenter une fiction, Percico, d'une dizaine de chapitres grand max, dans le style OrpheusShipping. C'est a dire que l'un des deux meure, et que l'autre le ramène des Enfers, avec succès ou non. Vous en pensez quoi ?
Merci a La Sadique pour sa review !
La sadique : Merci, et je suis d'accord avec toi, c'est vraiment dommage, il y a très peu de Percico sur notre fandom ... Pourtant, je trouve ce couple crédible, et surtout, plus légitime que Percabeth. Mais bon, chacun ses gouts, hein ! Et voila le chapitre, 2, je t'ai pas trop fait attendre, ça va, hein !
Janna !
Je suis parti probablement plus longtemps que j'aurai du, alternant entre rester aux Enfers (où je m'ennuyais avec les fantômes, mon père et Perséphone) et le Camp Jupiter, où Hazel me tenait compagnie. J'avais juste pas envie de voir Percy après ce qu'il m'avait dit.
J'étais parti parce qu'une petite partie de moi pensais que les choses seraient différentes cette fois. J'ai vraiment cru que ce serait différent, cette fois, avec Percy.
Je pensais que passer tous les deux du temps dans le Tartare changerait les choses. Je pensais qu'on serait plus proches. On avait traversé l'Enfer ensemble, après tout.
Nous avions passé tellement de temps là-dessous, dans cet endroit où le temps ne signifie rien et où la gravité est si lourde qu'elle peut t'écraser, et où les nuages de poison emplissent l'air.
Dans le monde réel, nous étions partis pendant deux semaines. Mais là-bas, c'était comme une éternité.
Une éternité faite d'acide, de sang, de misère, de feu, vague de monstres après vague de monstres. Juste des attaques permanentes, et une douleur physique ressentie constamment, venant du Tartare, comme le feu du Phlégéton et l'eau du Covyte, semblable sur nos peaux du verre brisé. Je ne pensais pas que quelqu'un puisse en sortir vivant, et je ne pense pas que le reste des Sept le fasse. Même Percy, l'éternel optimiste, s'attendait à ne pas en sortir. Il a partagé ça avec moi, pendant que nous étions là-dessous. Il m'a dit que mourir est bien plus enviable que d'y aller. Et je suis d'accord.
Mais nous avions pensé, enfin, j'ai pensé que ce serait différent. Pas mieux, mais différent.
On ne pourrait plus jamais être les mêmes personnes qu'avant, mais ça, ça passait. Je n'étais plus tout à fait moi, et Percy non plus, mais ça allait.
On pouvait s'en sortir.
Je pensais juste que les choses allaient changer. Je pensais que le temps passé là-bas ferait comprendre à Percy que je m'inquiétais, même si je ne l'avais jamais montré.
Je pensais que nous pourrions surmonter notre douleur. Je pensais que je pourrais être là pour lui, qu'il aurait peut-être besoin de moi.
Mais non, il ne l'a pas fait, et personne ne l'a fait. Il pense toujours que je suis le même, que je m'en fous, et peut-être que je le déteste toujours.
Et j'ai pensé que devenir ami avec les passagers de l'Argo II changerait les choses. J'ai aussi pensé qu'aider les deux camps à faire la paix me permettrait d'être plus aimé par les demi-dieux. Peut-être qu'ils auraient moins peur de moi. Peut-être que j'aurais un endroit que je pourrais appeler « foyer » ? Peut-être que j'aurais des amis, n'ayant pas Percy.
Mais, rien, absolument rien n'était différent.
J'étais toujours le fils maudit d'Hadès. J'étais toujours le solitaire, celui qui reste seul. J'étais toujours le mec glauque, silencieux, inquiétant, effrayant, qui fait sortir des squelettes de la terre. Je mettais toujours les gens mal à l'aise. J'étais toujours détesté par tous.
Mais personne ne pensait ça d'Hazel, par contre. Elle était gentille, douce, attentionnée, chaleureuse. Elle avait tellement d'amis, et elle était si loyale et aimante, parce qu'elle avait Frank, et qu'il l'aimait en retour autant qu'elle l'aimait. Je ne pense pas que quelqu'un pourrait, ou peut, m'aimer comme ça. C'était impossible.
Personne ne pourrait l'imaginer comme une fille de Pluton. Parfois, c'est comme si on l'oubliait, simplement. Elle était merveilleuse, et je l'aime autant que j'ai aimé Bianca, il y a longtemps, même si la voir me blesse.
Parce que j'étais seul. J'étais toujours seul et je serais toujours seul. Je n'aurais jamais d'ami comme elle, personne ne m'aimera jamais comme Frank l'aime, surtout pas Percy. J'étais trop brisé, et trop impossible à aimer, et la seule personne que je pensais capable de me comprendre pense toujours que je suis étrange. Personne ne s'inquiétait suffisamment pour venir me chercher. Je parie même que personne ne s'est rendue contre que j'avais disparu. Pas de messages iris, pas de recherches, pas un seul mot de la part de ceux qui sont sensés être mes amis. Personne.
Mais je devais quand même y retourner, histoire de récupérer les vêtements et ce que j'ai laissé dans mon bungalow.
Mais je savais que je ne resterai pas.
Le Camp des Sang-Mêlé, c'était fini pour moi. Je restais uniquement pour Percy, mais il n'a apparemment pas besoin de moi. Il avait Annabeth et ses amis, et sa famille pour le stabiliser mentalement.
Ce qui me faisait le plus mal au cœur, c'était de voir Percy brisé et de voir Annabeth tenter de l'aider.
Et peut être que je serais mieux au Camp Jupiter, avec Hazel qui me maintient relativement sain d'esprit.
Les Romains me respectent, uniquement pour mon pouvoir. D'habitude, ils détestent les Grecs, mais certains ont gagné leur respect après la guerre.
Je ne faisais pas attention, ils n'avaient par l'air effrayés par ma présence. Ils ne le montraient pas. Mais de petites victoires sont quand même des victoires, et c'était tout ce que j'avais.
Peut-être que je vais passer du temps aux Enfers, à faire le sale boulot de mon père, ou des quêtes pour Perséphone (le seul moment où elle se rend compte que j'existe, quand ce n'est pas pour beugler).
Peut-être que je pourrais retourner au Camp, avec son système de cohortes et les attitudes strictes, ça pourrait se faire. Peut être que je pourrais y avoir une place.
Donc, quelques semaines après ma dispute avec Percy, j'ai décidé de faire un vol d'ombre directement dans ma cabine, juste au milieu de la nuit, plutôt que dehors en pleine journée. Personne ne me voit, personne ne sait ou je suis, et c'est beaucoup mieux.
Le monde a commencé à s'évanouir et à tourner autour de moi, avant que je ne touche finalement le sol de pierre. J'ai regardé autour de moi, content de voir que rien n'avait changé depuis la dernière fois que je suis venu.
Le même parquet noir et les mêmes murs de pierre noirs, pourvues de fenêtres. Les mêmes torches de feu grec, rien n'avait changé, si ce n'est que l'unique lit avait été remplacé, et qu'on avait ajouté un canapé.
Cet endroit n'a jamais été pour moi un foyer, d'ailleurs je n'ai jamais rien appelé « foyer ».
J'ai voulu faire quelques pas, mais mes jambes se sont dérobées sous moi, et j'ai dû me rattraper à l'angle de la commode.
Par les dieux, j'étais beaucoup plus fatigué que ce que je pensais ! Les vols d'ombres fréquent et les deux voyages « là-bas », et l'environnement strict du Camp Jupiter … Je n'arrêtais pas de forcer encore et encore …
Peut-être que je pourrais avoir une nuit de sommeil sans cauchemars ?
J'ai vraiment eu du mal à me remettre sur mes genoux, et encore plus à traverser la chambre, tout ça pour tomber comme une masse sur mon lit et m'endormir aussitôt.
Ferait les bagages plus tard …
Un cri de souffrance m'a réveillé en plein milieu de la nuit, et ce n'était pas le mien.
Je me suis levé tellement vite que je suis tombé du lit, mes yeux scannant la pièce pendant que je frottais ma tête douloureuse.
Un petit peu plus tard, un autre cri à déchirer l'air calme du camp.
Par les dieux, c'était Percy. Je le savais, je connaissais ce cri. Je l'avais entendu sans cesse au Tartare.
J'ai littéralement sauté sur mes pieds, attrapé mon épée de fer stygien, juste au cas où, et je l'ai rapidement attachée à ma ceinture.
J'ai couru jusqu'à la cabine de Percy, ignorant les visages étonnés des autres campeurs.
A chaque fois qu'un nouveau cri perçait le silence, je me sentais de plus en plus anxieux au fur et a mesure que j'approchais de la cabine. Je me disais qu'il n'était probablementpas attaqué, mais qu'il faisait encore un cauchemar.
J'approchais de la fin du U des bungalows, quand je pris conscience des autres campeurs, se tenant à une distance relative de la cabine de Poséidon, éclairé par la faille dans le sol.
Jason était déjà arrivé, ayant probablement entendu les cris le premier, grognant quand des têtes curieuses s'approchaient trop près de la cabine, l'air inquiet et un peu effrayé. Même Clarisse était là, malgré l'air apeuré qu'elle avait.
J'ai poussé la porte rapidement, coupant ma respiration. Les autres campeurs se sont écartés de mon chemin, surpris par mon apparition soudaine. Jason a écarquillé les yeux en me voyant.
Je l'ai fixé avec intérêt, et il m'a rendu ce regard. Il m'a regardé passer la porte. Les cris et les gémissements de peur se faisaient plus forts, et se répercutaient dans la Colonie.
J'ai ouvert une deuxième porte.
Ce que j'ai vu … était horrible. Un truc que j'aurais souhaité ne jamais voir.
Percy était couché, dans son lit, il tremblait de façon complètement anarchique, tordu dans ses draps. Son visage habituellement magnifique était un masque de douleur, couvert de sueur. Régulièrement, sa bouche s'ouvrait dans un cri silencieux, un gémissement de terreur.
Annabeth était agenouillée au pied de son lit, ses cheveux épars sur ses épaules, ses mains sur le bord du lit. Elle lui murmurait des paroles réconfortantes d'une voix tremblante, poussée par un sentiment d'urgence, ses yeux gris d'orages déjà noyés de larmes. Elle n'avait pas l'air de vraiment l'aider. Pour une fois dans sa vie, elle n'avait aucune idée de ce qu'il fallait faire.
J'ai traversé la pièce et Annabeth a sursauté quand je me suis penché a coté d'elle.
« N-Nico, je ne sais pas … Je ne sais pas quoi faire … Il ne s'arrête pas, je ne peux pas l'arrêter ! »
Elle a sangloté, laissant les larmes couler sur ses joues. Mais Annabeth ne pleurait pas, surtout pas devant quelqu'un. Elle est tellement forte d'habitude, mais là … elle était brisée.
J'ai simplement acquiescé, pas sur de ce que je devais lui dire pour la réconforter, et j'ai écarté sa main pour pouvoir prendre celle de Percy.
J'ai pris une grande inspiration, et j'ai légèrement secoué l'épaule de Percy.
« 'llez, Perce. C'est juste un rêve. Tu vas bien, je vais bien, tout le monde va bien. La guerre est finie et tu es de retour au camp, et il n'y a plus rien pour t'emmerder. C'est juste un rêve … juste un rêve. » J'ai chuchoté doucement à son oreille, écartant délicatement les cheveux noirs corbeaux qui étaient sur mon chemin.
J'ai continué pendant plusieurs minutes, essayant d'obtenir une réaction, n'importe quelle réaction. Rien. Percy continuait, et je ne pouvais rien y faire.
J'ai arrêté et j'ai laissé tombé ma main, sur le point d'abandonner alors que je me suis rappeler quelque chose que j'avais découvert quand nous étions dans l'Abyme.
Doucement, et conscient des yeux gris perçant d'Annabeth sur moi, j'ai inspiré une fois de plus et j'ai commencé à parler doucement en Italien.
J'ai dit la même chose que plus tôt, et même s'il ne savait pas ce que cela voulait dire, j'ai continué. Etonnement, ça a fonctionné. Il n'y avait aucune raison, mais je me rappelle qu'à chaque fois qu'il cauchemardait, paniquait, il suffisait que je parle Italien et il se calmait toujours.
Le changement a été immédiat. Son visage s'est détendu, et est redevenu normal. Ses mouvements se sont stoppés, son corps s'est relâché, son souffle s'est calmé. Il ne souffrait plus.
Puis, doucement, ses yeux se sont ouverts, toujours un peu brillants.
« N-Nico ? » a t'il murmuré, le visage palissant
« Shhh, c'est bon Perce. Tout va bien » Je me suis décalé pour laisser passer Annabeth.
« Oh, Cervelle d'Algues … » sanglota t'elle, l'attrapant dans une légère étreinte, cachant son visage dans son épaule.
« Désolé » dit il, tremblant légèrement, « Suis désolé si je t'ai fait peur, Annie. Je vais bien. Je … Je vais bien. »
Elle a acquiescé, reculé et lui donna un baiser dur le front.
« Tu as besoin de te reposer. Retournes dormir et je te verrais demain matin, ok ? »
Il a lentement hoché la tête, tentant de garder le contrôle de ses émotions en cachant son visage dans l'oreiller. Annabeth s'est levée, a essuyé ses larmes et s'est dirigée vers la porte, m'a regardé avant de sortir et de fermer la porte derrière elle.
C'était clairement plus bizarre, comme atmosphère, une fois qu'Annabeth fut sortie de la pièce. Percy était a moitié couché sur son lit, tentant de se calmer et de se contrôler, et j'étais toujours à genoux, la main dans celle de Percy, essayant d'oublier ce qui venait de se produire.
J'ai lâché sa main, et je me suis levé, essayant de partir, mais j'ai été surpris par sa main qui a attrapé mon maigre poignet.
« N-non. S'il te plait, Nico … juste, juste reste un peu … Juste au cas ou j-je … »
« Bien sur Perce. Je reste aussi longtemps que tu as besoin de moi. » J'ai attrapé sa main et je l'ai serré, puis je me suis rassis a coté de lui.
Une mince trace de sourire est apparue sur son visage.
Peut être que Percy avait besoin de moi, après tout.
Et voilà, un nouveau chapitre de bouclé ! N'est ce pas formidable ?
Je m'attèle a la suite tout de suite, je vais essayer de faire vite, j'ai des surprises dans mon dossier FF.
Vous aimez ? J'attends vos commentaires avec impatience ^^
Zoubi
FairyQuin
