Coucou les copains ! ca fait longteeeeeeemps !
J'ai eu une période très difficile, et je dois vous avouer que j'étais complètement démotivée. Mais maintenant que j'ai refais surface, je recommence mon activité sur ce site. Je suis vraiment désolée de vous avoir fait attendre tout ce temps, mais je ne pouvais pas continuer tout ce que je faisais ici.

Les bonnes nouvelles, c'est que mon inspiration s'étend sur les Fandoms Avengers et Sherlock !
Pour Avengers, je prépare du FrostIron, du Stony, du Stucky, du SilverHawk, et du Thorki !
Pour Sherlock, et je vous parle de la génialissime série de la BBC , je reste juste sur le JohnLock, qui est le seul couple que je shippe (pour le moment hihihi)

Donc, voila le 4eme chapitre de cette pure merveille, merci encore a The Rebel Flesh pour l'avoir écrit, je vous repète encore que je ne suis que l'humble traductrice.

ENJOIE !

Eris Laufeyson


Percy m'a regardé bizarrement, la main levée comme s'il allait une fois de plus toquer à la porte.

« Oh. Je ne, hum, pensait pas que tu ouvrirais la porte. »

J'ai levé les yeux au ciel, et je me suis décalé, marchant vers le fond de la pièce pour l'empêcher de voir ma valise ouverte au sol, alors que l'invitais à entrer. Alors qu'il entrait, Percy ne dit pas un mot, il s'est juste tenu au milieu de la pièce, regardant autour de lui. Ce qui m'a fait penser qu'il n'était jamais entré avant, et qu'il avait juste vu l'extérieur.
Enfin, personne ne voulait jamais rester aux alentours de ce bungalow, qui suintait la malchance et la mort, et Hazel était la seule assez courageuse pour rester ici la nuit (a part moi), et elle n'avait dormi ici que deux fois.

Mais alors qu'il se tenait devant moi, baigné par les lumières vertes des torches, je ne pouvais rien faire d'autre que de détailler Percy, et ce qu'il était devenu.

Une partie de moi voulait croire que Percy irait parfaitement bien si je partais, après tout, ce n'est plus comme si j'étais encore dans la course. Je voulais penser qu'Annabeth serait capable de le gérer, et qu'après plusieurs semaines de sommeil, de nourriture et de vie d'un demi-dieux lambda il irait mieux.

Je me suis planté.

C'était évident qu'il ne mangeait pas bien, probablement parce qu'il avait perdu l'appétit (un signe flagrant de dépression). Son tee-shirt orange de la Colonie, qu'il remplissait facilement avec les muscles gagnés en travaillant, et ses épaules d'épéiste, maintenant, il tombait sur son corps amaigri, et les lueurs vertes des torches de feu grec jetaient sur son visage des ombres, l'amaigrissant encore plus. Il me rappelait Octave, d'une certaine façon, et seulement ses yeux ( un peu moins fous que ceux de ce putain d'assassin d'ours en peluche) et ses cheveux (toujours le même noir profond, mais pas avec ce coup de vent dans les cheveux) changeait la personne.

Et oh, putain, ces yeux n'avaient pas changé. Toujours fatigués, et cernés. Il restait cette lueur de douleurs, qui se mêlait cette confusion présente dans son regard, depuis cette formation passée avec Lupa, et sa perte de mémoire.

Rien n'avait changé.

Et ça me faisait toujours mal de le voir comme ça. Pale. Maigre. Hanté par ses souvenirs, et brisé.

Il ressemblait à un cadavre, comme les âmes hagardes qui errent dans les Enfers. Et ça m'inquiète beaucoup, en réalité, il était presque aussi maigre que moi, mais à cause de sa taille c'était encore pire. Par les dieux, nous pourrions passer pour des frères maintenant. La même peau, le même physique, les mêmes yeux emplis de douleur.

J'étais sensé ressembler à cela. Toujours petit et renfermé, même quand j'étais plus jeune. Et ma peau, qui était caramel clair il y a quelques années, était devenu blanche, et pale, depuis tellement longtemps que c'était normal pour moi maintenant. Mes yeux noirs brillaient d'une douleur contenue depuis longtemps, aussi. Peu de gens se souviendront de celui que j'étais, plus jeune, avec mes anciens yeux noisettes et mon hyperactivité. Percy et Annabeth doivent être les seuls. Cet enfant innocent appartenait au passé, et me semblait être loin, très loin de ce que je suis aujourd'hui. J'avais l'habitude d'être le Nico d'aujourd'hui, de me sentir comme ça.

Mais Percy … non.

Percy était sensé être le « golden boy » de la Colonie, celui avec qui toutes les filles d'Aphrodite rêveraient de sortir. Ces muscles auraient dû être fermes et imposant, grâce aux exercices d'épéiste qu'il fait tous les jours. Sa peau aurait dû être halée, grâce a tout le temps qu'il passe dehors. Ses yeux devraient briller comme la mer Caspienne, comme deux aigues-marines, brillante de malice et de confiance en soi.

Percy ne devait pas ressembler à un fils d'Hadès, mais il ne devait certainement pas se sentir comme l'un d'entre eux. Il ne devait pas se sentir … comme moi.

Il était toujours joyeux. L'optimiste. Toujours souriant, à faire des blagues … Le Tartare a changé tout cela, la guerre aussi. Ils l'ont brisé comme du verre, ont volé ce sourire que j'aimais tant.

Il ne devrait pas être désespéré, perdu et à la dérive comme je le suis. Il n'aurait pas dû être déprimé. Il devrait aller bien.

Il avait traversé l'enfer, c'est certain, physiquement et mentalement. Littéralement. Mais ce n'était pas son élément, mais par le passé, il avait réussi à surpasser ces difficultés, malgré la douleur.

J'ai essayé de comprendre ce qui avait changé, ce qui était différent, cette fois ci.

Du coté physique, déjà, j'ai essayé de comprendre. Je savais le genre de monstres qu'il avait déjà vaincu, parce que j'étais là, le plus souvent. Je connaissais cet éclat guerrier dans ses yeux, et je l'avais déjà retrouvé la nuit où nous nous sommes retrouvés, au Camp Jupiter. Je connaissais son rire un peu fou, durant la bataille de Manhattan, et je l'avais vu de nombreuse fis dans son armure de bronze céleste. Grand, imposant, terrifiant. J'avais vu les cicatrices qui coulaient sur son corps, marques des combats remportés.

Mais physiquement, je ressentais que le Tartare n'était pas différent des autres épreuves. Il avait traversé le pays des dizaines de fois, pour affronter des monstres ou des dieux, il avait vécu sans domicile durant des mois avec Lupa et la meute. Il avait déjà été blessé, affamé, fatigué et effrayé. L'Abyme, c'est pire. Il y a aussi le poison dans l'air, les rivières de feu, et la pression énorme. La douleur physique l'avait jeté a terre, mais pas suffisamment bas pour être la cause de son désespoir.

Il était un combattant, après tout. Ca se voyait sur sa peau, dans ses yeux. Après qu'il ai perdu la Malédiction d'Achille, je l'ai vu plus souvent qu'il ne faudrait.

Les émotions, maintenant.

Je … ne comprends pas le côté émotionnel.

Enfin, si, d'une certaine façon. Je comprends ce qu'on ressent quand on perd quelqu'un, et je comprends ce qu'est la peur. Ce sont des problèmes de demi-dieux, et il y a des choses plus importantes, c'est vrai. Mais je comprends tout de même, ce qu'être une enfant de la Prophétie veut dire. Je comprends ce que qu'on ressent, quand on est honni par les dieux juste pour notre existence.

Il montrait a tous une façade heureuse, qui cachait sa souffrance mentale. Pour eux, il était le soldat fidèle et stupide, qui réduisait son intelligence et qui blaguait, pour être le combattant sans peur de la Colonie. Les gens l'ont envié, ont pensé qu'il était parfait. Mais au fond, nous sommes identiques, surtout après avoir traversé les Enfers. La plupart des gens n'avaient jamais vu la souffrance dans ses yeux, du moins, jusqu'après son retour du Tartare.

J'ai vu sa douleur. Mais ça, ce n'était pas dur. La misère faisait partie de mes amies.

Mais il y a de nombreuses choses que je n'avais pas vues, ou que je ne comprendrais jamais, a propos de Percy.

Il n'était pas vraiment enclin a partager sa vie. Je veux dire, sa vie, ses émotions, ses soucis, avant son arrivée au camp. Peu de personnes connaissaient le vrai Percy, l'esprit de combattant, dans le corps de guerrier.

Il portait de lourdes responsabilités, tellement lourdes qu'on pouvait voir son dos ployer sous le mot, qui semblait être perché sur son épaule. On ne pouvait pas le voir tout le temps, mais je savais que c'était vrai.

J'ai essayé de le comprendre plusieurs fois, même si durant un temps, cela me coutait beaucoup.

Je pouvais dire facilement qu'il se sentait coupable de quelque chose qui était arrivé dans son passé, certainement en rapport avec sa mère, dont je ne connais presque rien. Personne ne savait grand chose a propos de sa mère, avant qu'il ne vienne au camp. Il gardait de très nombreux secrets, et n'avait que rarement mentionné un homme du nom de Gabe (qui semblait être un véritable connard) et de temps en temps. Seulement Annabeth et Grover savaient de quoi il s'agissait, et j'imagine que Percy avait raison de garder des secrets.

Et je ne pouvais rien faire d'autre que de me sentir coupable. Je l'avais pris pour responsable de la mort de Bianca ( je déteste toujours y penser ) pendant tellement longtemps, je ne peux même pas imaginer ce qu'on ressent quand on est tenu pour responsable de ce genre de problèmes. Je l'ai farouchement haït, et il ne le méritait pas. Toute personne normal aurait ignoré comment je me sentais, seulement Percy n'était pas capable de faire ça. Je savais qu'il se sentait mal d'avoir laissé Bianca se sacrifier et mourir. Mais les choses étaient différentes maintenant. J'avais totalement tourné la page. Je ne la ramènerais pas, je ne la reverrais jamais. Jamais. Je sais que c'est une bonne chose, que le lien soit finalement brisé entre nous, que j'aille finalement de l'avant.

Mais Percy … il ne se sentait pas coupable uniquement pour Bianca. Il y avait aussi Beckendorf et Silena, et tant d'autres qu'il avait perdu tout le long du chemin, parce qu'il n'avait pas été assez malin, assez rapide, assez fort, assez bon. Il portait sur lui toute cette culpabilité inutile. Personne ne lui en voulait pour ces pertes, mais lui se le reprochait.

Je crois que c'est une part du problème. Mais ce n'était pas … tout le problème. Mais ça n'avait pas de sens.

Ils n'avaient perdu tant de personnes que ça dans le conflit avec Gaia (les dommages étaient inévitables, mais rien n'était dévasté), et aucun d'entre eux n'était un ami très proche. Les Sept avait réussi a traverser le conflit sans trop de difficultés, et les deux camps avaient vaincus, survécu et fondé une nouvelle amitié.

C'était … comme si toutes les cordes dont il était fait, comme un violon, étaient brisées. Le laisser descendre au Tartare, puis le remettre au cœur du conflit avait eu l'effet d'une grande paire de ciseaux, coupant net les cordes déjà fragilisées par la guerre, et la souffrance. Il était en équilibre sur un minuscule fil, pendant la guerre, mais maintenant, il était juste … perdu.

Le Tartare était juste un enfer de plus pour lui, l'enfer de trop, qui donnait inlassablement matières à ses cauchemars.

Les soldats perdent toujours plus, et les fantômes dansaient et se mêlaient allègrement dans l'esprit de Percy.

Je ne pense pas qu'il existe un moyen de réparer ces cordes. Est ce qu'il y a seulement un moyen de réparer quelqu'un d'aussi brisé ?

Peut être … peut-être que j'ai pris la mauvaise décision en choisissant de partir. Peut-être que je devrais rester maintenant. J'ai déjà réussi à l'aider à aller mieux par le passé, a maintenir les cordes toutes ensembles. Je veux dire, je le comprends. Este ce que ça va encore fonctionner ? Est ce que je peux réparer cela ?

Il y avait des lueurs d'espoirs dans ses yeux, autrefois. C'était faible, mais c'était là. Une toute petite flamme, un reste de l'ancien Percy caché dans ses yeux par la peur et l'angoisse. Peut être … peut-être que j'étais revenu à temps, que je pouvais l'aider vraiment.

« Eh, Nico … ça va ? » sa voix a brisé le silence, je suis revenu de mon palais mental en me mordant la lèvre, et j'ai détourné le regard. Je l'avais fixé pendant trop longtemps pour paraître normal.

« C'est bon. » C'est tout ce que j'ai répondu, avant de lui tourner le dos et de refermer la valise noire que je comptais remplir d'un coup sec. Peut-être … que je devrais rester.

« C'est juste que tu me fixais, et comme tu n'es pas venu au petit déjeuner …

Je te dis que je vais bien ! » cette fois-ci j'avais presque crié, le coupant au milieu de sa phrase.

« Désolé, je demandais juste … » il m'a répondu tout doucement, comme effrayé « je m'inquiétais, c'est tout.

« Non, c'est moi, je suis désolé. Je n'aurais pas dû te répondre comme ça. C'est juste … je n'avais pas faim. » je lui ai répondu, toujours sans le regarder.

Le silence à emporté ma réponse, la pièce n'était plus remplie que du bruit de nos respirations. Pas bon. J'ai soupiré et je me suis finalement retourné vers lui.

Son visage était plus pâle que blanche, et il semblait plus solennel que d'habitude.

J'ai suivi son regard triste et mes yeux sont tombés sur la valise fermées que je tentais de cacher dans les ombres. Je l'ai regardé, une seconde encore. J'ai vu ses yeux se voiler, et putain de merde. J'ai encore merdé. J'ai ouvert la bouche pour commencer à expliquer.

« No-non, je comprends. T'embêtes pas, je sais que je ne serais pas capable de t'arrêter ou de t'empêcher de partir. Je vais juste, hum, te laisser à ta valise. » il commençait déjà à reculer vers la sortie du bungalow.

« Percy, regardes. » Je l'ai attrapé par l'épaule et je l'ai ramené dans la cabine.

« Non, juste … si tu veux partir vas y. Je vais bien. » Il m'a répondu dans un souffle, mais attrapant mon regard, a ajouté « Je vais aller bien. Pas besoin de s'inquiéter pour moi. »

Et cet ado pale, maigre et épuisé est sorti de la cabine, me laissant sur le pas de la porte.

J'ai merdé.


Et voila, c'est tout pour ce chapitre ! Dites moi si la fiction vous plait toujours autant, que je sache que je ne vous ai pas perdus !
Je suis en train de traduire la suite, donc, voilaaaaa

Je vous fait des gros bisous sur le nez

Eris Laufeyson