Petites mises au point
Ulquiorra se leva après le repas et tendit en parfait gentleman la main à Orihime pour l'aider à se lever. Elle rougit en la prenant. Il l'attira à lui pour l'embrasser amoureusement sous le regard de tous, certains, choqués, d'autres exaspérés, d'autres encore attendris, d'autres gênés, mais une en colère. Ce qu'Ulquiorra ne remarqua pas directement. Il attira sa belle vers l'entrée de la Grande Salle dans le but de faire la visite guidée du château. Il ne sentit qu'à la dernière seconde un sortilège se diriger vers eux, et plus précisément Orihime. Il l'attrapa rapidement et s'interposa entre elle et le sort qu'il prit dans le dos de plein fouet. Il grogna face au picotement de douleur. Foutu gigai dépourvu de hiéro !
Il relâcha sa tendre aimée et se retourna en veillant à la garder derrière lui, cherchant le responsable des yeux. Ils s'étrécirent et une colère froide monta en lui en la voyant avec sa baguette en main. Ginny.
« Explication ! » claqua-t-il.
« Tu es mon petit ami, » fit-elle en croisant ses bras sur sa poitrine, en colère et clairement jalouse. « Tu disais que tu m'aimais ! On devait se marier, tu te souviens ? »
'QUOI ?!' Les yeux d'Ulquiorra s'agrandirent de surprise. 'Depuis quand ?'
« J'étais en effet ton petit ami, Ginevra, » répliqua-t-il calmement. « Je t'aimais, c'est vrai. Mais c'était avant, ce n'est plus le cas maintenant. Quant à cette histoire de mariage, je ne me rappelle pas une seule fois t'avoir promis quoi que ce soit ni même demandé ta main. De toute façon, quand bien même cela aurait été le cas, tout contrat est dorénavant nul et non avenu vu que le Harry Potter que tu connaissais est mort au Ministère de la Magie. Tu te souviens de l'arche, je suppose ? »
« Tu es vivant, sinon tu ne serais pas là devant moi en train de discuter, » fit-elle fortement comme si c'était une évidence.
« Ah vraiment ? » fit l'arrancar avec un léger sourire supérieur alors qu'il se redressait de toute sa taille. Seule la main d'Orihime dans la sienne l'empêchait de la soumettre avec son énergie spirituelle. « Peux-tu me voir véritablement ? Peux-tu me sentir ? Peux-tu me décrire tel que je suis ? »
La rouquine fronça les sourcils, perplexe, comme bon nombre de personnes dans la salle, élèves comme professeurs.
« Eh bien ? J'attends, » la pressa-t-il.
« Ne sois pas ridicule …, » commença-t-elle.
« Fais ce qu'il dit, Femme, » intervint Harribel en jouant elle de sa puissance, faisant plier Ginny sous la pression, ainsi que plusieurs autres personnes autour d'elle.
« Doucement Harribel. Tu pourrais tuer quelqu'un. Et n'oublie pas qu'il y a une Shinigami ici. »
« Elle n'a même pas le niveau d'un troisième lieutenant, » rétorqua la femme arrancar.
« Et alors ? Touche-la et tu auras des problèmes non seulement avec la Soul Society mais aussi avec moi. C'est ma mère ! »
Harribel pâlit très légèrement sous son haori. Lily qui s'était tendue sous la menace voilée, regarda un instant le roi des hollows qui avait l'apparence de son fils. Il la défendait ?!
« Je n'ai toujours pas eu de réponse, Ginevra Weasley, » fit calmement Ulquiorra en s'approchant. « Peux-tu voir ma véritable apparence ? Hmm ? Attends, je vais t'aider. »
Il sortit de son gigai, le délaissant sur le sol et s'en écartant de quelques pas. La jeune rousse se jeta sur le corps de l'homme qu'elle aimait et le secoua vivement en criant son nom sous le regard inquiet de la plupart des humains de la salle, et celui amusé des arrancars, Orihime, Severus, Sirius et Remus, bien que ces deux derniers ne pouvaient pas voir leur filleul sous sa forme de hollow.
« Ulquiorra, je ne te savais pas si mesquin, » fit Orihime en s'approchant de lui. « Pauvre fille, tu lui as flanqué une de ces frousses ! »
Ginny avait relevé la tête et observait sa rivale regarder dans le vide. Elle ne voyait pas Ulquiorra. Elle ne voyait rien et ne comprenait pas la réaction de la japonaise.
« Tu es indigne d'Harry, » cracha-t-elle, en colère et inquiète à la fois. « Il s'écroule à terre et toi, tu parles dans le vide et tu rigoles ! Tu ne feras jamais une bonne épouse pour lui ! »
Orihime la regarda sérieusement et lui fit un petit sourire indulgent. « Je ne peux pas t'en vouloir de me prendre pour la mauvaise mais sache que ce corps que tu sers dans tes bras est un faux. Il a été créé artificiellement pour permettre à Ulquiorra de vivre et être vu parmi les humains. Ne le vois-tu pas ? »
« Qu'est-ce que tu racontes, pauvre folle ?! »
Cette fois-ci Ulquiorra en avait marre et s'apprêtait à prendre cette humaine par le col pour avoir osé insulter sa petite amie. Il fut arrêté par la voix claquante de Snape.
« Mr Potter ! Je ne peux certes plus enlever des points à Gryffondor pour vos écarts de conduite mais une soirée dans mon bureau à récurer des chaudrons devrait vous remettre les idées en place ! »
« C'est moi où tu obéis à cet homme ? » demanda Orihime qui observait le Maître des Potions d'un air curieux alors qu'Ulquiorra reprenait une posture neutre.
« Jamais de la vie, » s'indigna-t-il. « Mais il a raison sur le principe de m'arrêter. J'aurais fait de cette humaine de la charpie et j'aurais repeint les murs avec son sang ! »
« Et plus sérieusement ? » fit-elle sachant qu'il exagérait un peu pour accentuer le coté dramatique de la situation.
« Je l'aurais secouée comme un prunier avant de l'écraser de ma pression spirituelle et marquer pour qu'elle soit une proie pour un vagabond, » répondit-il en haussant des épaules.
« Vilain, » bouda faussement Orihime avant de sourire en voyant le rictus amusé de son petit ami.
Ulquiorra l'embrassa et la souleva de terre, la faisant rire doucement. Ginny observa la scène complètement choquée. Elle ne bougeait plus et voyait sa rivale flotter au-dessus du sol, accrochée à quelque chose qu'elle embrassait.
« Retourne dans ton gigai, Ulquiorra, » fit Orihime. « Et fais-moi visiter, s'il te plait. »
« D'accord mais décris-lui d'abord ce que tu vois, » lui répondit-il avec un sourire en s'écartant légèrement.
« Je préfère dessiner, désolée. »
Ulquiorra secoua la tête en soupirant, arborant un sourire encore plus large alors qu'il invoquait un bloc de papier dessin et des crayons. Il embrassa sa belle et retourna dans son gigai. Orihime s'était installée à la table des Serdaigles, sans le vouloir, à coté de Luna, et s'était mise à dessiner Ulquiorra. L'arrancar s'écarta rapidement de Ginny qui le regardait à la fois choquée et blessée. Il ne lui accorda pas un regard et s'approcha de sa belle.
« Tu veux l'effrayer ? » lui demanda-t-il dans un murmure, un sourire sur le coin de ses lèvres.
« Ben, c'est ta forme libérée, donc ton véritable toi, » répondit doucement Orihime en se concentrant sur les ailes de son amant. « Et puis, je t'aime bien comme ça. C'est plus toi, cela reflète ce que tu étais avant de devenir un arrancar. »
Ulquiorra lui fit un tendre sourire, l'embrassa et lui murmura un merci à l'oreille.
« Oh Pitié ! » grinça le Quinta en arrivant dans la salle. « Vous en avez pas marre de vous bécoter en public ? C'est écoeurant ! »
« La ferme, Grimjow, » soupira le Primera en se redressant. « C'est toi qui t'es invité ici. Tu n'étais pas obligé de venir. »
« J'ai cru comprendre qu'il y aurait de la baston. J'ai réglé vite fait un cas mineur au palais avant de venir. »
« Tu aurais pu prendre ton temps. La baston, comme tu dis, ne sera pas pour tout de suite. Il y a des fois où tu es pire que Noitra… »
« Me compare pas avec cet enfoiré ! On a rien en commun ! »
Ulquiorra leva les yeux au ciel mais n'ajouta rien. Il s'installa à la table des Serdaigles et ferma les yeux le temps qu'Orihime finisse son dessin. Il médita un bon quart d'heure avant qu'elle ne le termine. Elle le montra à son amant. Ulquiorra sourit avant de tendre le dessin aux Gryffondors qui avaient été ses amis, dont Ron qui ne savait pas sur quel pied danser. Le roux voulait d'une part engueuler l'arrancar pour avoir fait de la peine à sa sœur et de l'autre cela faisait plus d'un an et tout le monde le pensait mort alors …. Il n'était pas à l'aise.
« Ta petite amie a beaucoup d'imagination, Harry, » commenta Hermione en étudiant le dessin.
« C'est que tu n'as jamais vu ses dessins habituels, » fit l'arrancar. « Là, elle respecte la réalité, pour une fois. Pas de rayon laser, pas de fusil mitrailleur, pas de couleur extravagante. »
« Oui, mais là c'est un peu glauque sa façon de te voir ... »
« Parce que d'une certaine manière, je le suis. La mort n'a rien de merveilleux, Hermione. Pas là d'où nous venons. Et si cela te donne des frissons, prie pour ne jamais nous rejoindre car au niveau des formes que nous pouvons prendre, il y en a de bien plus effrayantes que ma forme de chauve-souris. »
Il prit la main d'Orihime, lui sourit et la tira vers l'extérieur de la Grande Salle pour enfin commencer la visite guidée de Poudlard. Tous les arrancars suivirent le mouvement pour voir les lieux avec les explications du Primera. Même Grimjow.
Et pendant ce temps, dans la Grande Salle, le dessin d'Orihime circulait entre les tables et arriva même sous les yeux curieux des professeurs.
« Est-ce ce que vous avez vu, Severus ? » demanda Dumbledore à qui le Maître des Potions avait déjà fait un rapport.
« Oui et non. Certains détails sont similaires. Les marques sur son visage ainsi que le trou dans sa poitrine. La forme des yeux aussi. Mais il semblait plus humain avec un masque en os sur le côté du visage. Là, il est tout bonnement … monstrueux. Il n'y a pas d'autre mot. »
Snape avait eu du mal à contenir la tristesse dans sa voix.
HP US HP US HP
Square Grimmaud était bondé ce soir. Une nouvelle réunion de l'Ordre du Phénix, la première à laquelle Ulquiorra pouvait assister sans que personne ne lui refuse l'accès. Il dégageait beaucoup trop de puissance et d'assurance pour qu'on le lui refuse. Il était à peine rentré dans la cuisine avec les autres arrancars qu'il fut tout de suite soulevé sur deux épaules par deux têtes rousses. Il sourit en voyant Fred et George Weasley.
« Tu nous a manqués, petit frère, » firent-ils en cœur avec un immense sourire sur les lèvres.
« Gred, Forge, cela fait plaisir, » rit l'arrancar. « Les affaires marchent bien avec votre magasin ? »
« Tu sais pour le magasin ? »
« Bien sûr, j'ai demandé à Szayel de faire des recherches. »
« Szayel ? » fit Fred.
« Qui est-ce ? » demanda George.
« Il faut absolument … »
« Qu'on le remercie ! »
« C'est moi, » fit l'intéressé en observant les deux humains au comportement un peu trop osé avec leur roi.
Les jumeaux relâchèrent Ulquiorra et se précipitèrent sur le Sexto pour lui serrer la main en le remerciant vivement. L'Espada aux cheveux roses ne comprenait absolument rien au charabbia des jumeaux ni pourquoi ils le remerciaient ... Mais le Primera, de son coté, à peine fut-il relâché qu'il était déjà pris dans une étreinte d'ours. Mme Weasley pleurait de joie sur son épaule.
« C'est bon de te revoir, Harry. »
Elle le poussa vers une chaise juste à coté de Ginny – il soupira à cela – et lui servit une immense assiette parce qu'elle le trouvait trop maigre.
'Mais enfin, je ne suis plus aussi maigrichon !'
« Si tu voyais ta tête Primera ! » explosa de rire Grimjow.
« Fais gaffe Quinta où je t'explose ! » menaça Ulquiorra avec un couteau à beurre.
« Ouuh, j'ai peur. »
« Les garçons, » fit Sunsun, sa main toujours et éternellement devant la bouche alors qu'elle s'était installée dignement sur un siège. « Je doute fort que cette vieille maison supporte un de vos combats. »
« La ville ne survivrait pas, tu veux dire, » corrigea lentement Ulquiorra en repoussant son assiette. Il n'avait pas faim.
« Harry, il faut que tu manges ! » dit la matriarche des Weasley.
« Cela est inutile Mme Weasley, » répliqua l'arrancar. « Je ne changerai plus jamais. Je ne vieillirai, et je ne grandirai plus non plus. Je ne peux que gagner en muscle, en sagesse et en puissance. Je n'ai pas faim. »
Il tendit son assiette et la donna à Ron qui fonça dessus comme un chien sur son os. C'était vraiment un ogre qui ne pensait rarement à autre chose que son ventre. Tous les membres s'installèrent autour de la table et Ulquiorra se déplaça pour se mettre à coté de Sirius, loin de Ginny, ses cinq Espadas debout derrière lui. Enfin, Grimjow plutôt assis en tailleur sur le linteau de la cheminée juste derrière Sirius. Orihime vint s'installer à coté de son amant avec une assiette.
« Euh, Hime, » demanda Ulquiorra en observant le contenu de l'assiette, sachant pertinemment que ce n'était pas Mme Weasley qui l'avait préparée. « C'est quoi ce que tu manges ? »
« Des Saucisses avec du beurre de cacahuètes et du riz sauce curry avec un complément de salade et de miel, » répondit-elle avec un sourire.
Tous regardèrent la jeune fille avec des yeux ronds. Comment pouvait-elle manger un truc pareil ? Et c'est qu'elle le mangeait et appréciait ! Cela devait être horrible ! Ce mélange allait contre tout bon sens ! Ulquiorra soupira. C'était l'une des rares choses qu'il trouvait bizarre chez Orihime. Et question bizarre, il avait vu pire … Tant qu'elle ne lui faisait pas manger sa cuisine, il s'en fichait un peu.
Quand les derniers arrivants entrèrent dans la cuisine et se furent installés, la réunion commença. Et Dumbledore était clairement le leader du groupe. Aucune surprise à cela. Ulquiorra écoutait en silence Kinglsey, Maugrey, Tonks et Snape faire leur rapport, enregistrant chaque information. Un coup d'œil à Szayel et il savait qu'il n'était pas le seul à prendre des notes de la situation.
« Harry, mon garçon, » fit Dumbledore avec le sourire de l'éternel papy gâteau. « Je peux compter sur toi pour tuer Voldemort ? »
« Cela sert à rien de lui demander, Albus, » intervint Maugrey de sa voix bourrue. « Il le doit. C'est l'enfant de la prophétie ! »
Ulquiorra se leva et étendit un peu de sa puissance pour amener le silence sur la table. Tous le regardèrent avec surprise et, pour ceux qui n'avaient pas encore senti sa puissance, un peu de crainte.
« J'ai bien l'intention de me battre contre le mage noir, » répondit-il calmement, attirant un sourire et un hochement de tête approbateur de la part de Dumbledore. « Mais pas pour les raisons que vous croyez. » Froncements de sourcils. « Comme je l'ai fait comprendre à certains, et maintenant, je vais le répéter, j'espère, pour la dernière fois, je ne suis plus de ce monde. J'appartiens à un autre, au-delà de l'arche du Département des Mystères. Je suis mort. »
Il s'interrompit quelques secondes mais empêcha quiconque de tenter de prendre la parole.
« Je me battrai contre le mage noir pour deux raisons. La première sont les inferi. Voldemort les a créés en enfermant des hollows dans des cadavres dans le but de les réanimer. Etant le roi du Hueco Mundo et un hollow, je ne peux tolérer cela. Tous les inferi seront détruits et je m'assurerai que Voldemort n'en refasse pas d'autres. La seconde raison est un peu plus délicate car je n'arrive pas vraiment à expliquer comment c'est possible. Un de mes Espadas, Szayel, a découvert suite à une de mes observations, que Voldemort avait une énergie spirituelle étrange et la partageait avec son serpent. Il a pu aussi repérer dans d'autres lieux en Angleterre cette même énergie. Nous ne savons pas vraiment ce qui rentre en ligne de compte mais je soupçonne la magie noire d'être à l'œuvre. »
« Dans combien d'autres lieux ? » demanda Dumbledore les sourcils froncés.
Ulquiorra se tourna vers Szayel qui sortit un ordinateur et pianota quelques instants. « A part son serpent qui est toujours à ses côtés au Manoir Malfoy, » continua Ulquiorra en survolant les lignes du rapport de son Espada. « On retrouve ce type d'énergie à Poudlard, à Londres à proximité du Chaudron Baveur et … » Les yeux d'Ulquiorra s'agrandirent de surprise en lisant le dernier emplacement. « A proximité d'ici aussi, apparemment. Szayel, tu es sûr ? »
« Certain. Mes instruments ne se trompent jamais, » répondit le scientifique en repoussant ses lunettes sur son nez. « Mais ces énergies bien que semblables à celle du serpent sont bien plus faibles, comme ... en dormance. Il est difficile de les localiser avec précision. Cela dit j'ai trouvé quelque chose d'étrange dans la caverne où il y avait tous les inferi. » Le Sexto sortit un médaillon de sa poche et le tendit au Primera. « C'était dans la vasque sous une potion aux effets intéressants. »
« C'est-à-dire ? »
« Torture. »
Ulquiorra observa le médaillon sous toutes les coutures. Il l'ouvrit et découvrit un morceau de parchemin. Il le prit et le déplia, déposant le bijou sur la table. Il vit du coin de l'œil son parrain le saisir alors qu'il lisait les quelques mots inscrits sur le parchemin.
Au Seigneur des Ténèbres, je sais que je ne serai plus de ce monde bien avant que vous lisiez ceci. Mais je veux que vous sachiez que c'est moi qui ai découvert votre secret. J'ai volé le véritable Horcruxe et j'ai l'intention de le détruire dès que je pourrai.
R.A.B.
« Ce médaillon appartient à ma famille, » dit Sirius avec une grimace. Ulquiorra lui tendit le parchemin. « Bon sang ! Mais qu'est-ce que Reg' a encore fait ?! »
L'animagus se leva et se dirigea vers la sortie.
« Où allez-vous, Sirius ? » demanda Dumbledore.
« Dans la chambre de mon frère, » répondit ce dernier sans se retourner.
« Szayel, accompagne-le, » dit Ulquiorra. « Tu connais l'énergie que nous recherchons. »
L'espada hocha la tête et accompagna l'homme dans le couloir.
« Professeur Dumbledore, » continua le Primera en reprenant le parchemin. « Qu'est-ce qu'un horcruxe ? »
Il y eut des hoquets d'horreurs parmi les plus vieux sorciers du groupe tandis que les plus jeunes étaient tout aussi perdus que lui. Le vieux mage soupira.
« Un horcruxe est un objet issu de la magie noire conçu pour pouvoir contenir un morceau d'âme. »
« Cela va contre tout équilibre, » dit immédiatement Harribel. « Cet homme rompt les lois de la nature ! »
« Quel genre d'objets ? » demanda froidement Ulquiorra. « Cela peut-être n'importe quoi ? »
« Oui, » répondit Dumbledore. « Un bijou … Un journal … » Les yeux d'émeraude s'étrécirent. « Vraiment n'importe quoi. Souvent, les objets ont du sens pour le sorcier qui les crée. Tu as détruit le journal de Jedusor quand tu étais en seconde année. » Ulquiorra fit un hochement vif de la tête pour acquiescer. « Je me suis personnellement occupé de la chevalière des Gaunt, la famille de Voldemort qui en était un également. Je me doutais qu'il y en avait d'autres mais je ne les avais pas encore trouvés. »
L'Espada vit Dumbledore le fixer plus intensément en pinçant les lèvres mais le vieil homme n'ajouta rien.
« Assez de vos cachotteries, vieil homme, » fit-il en faisant déborder son énergie à un niveau suffisamment étouffant pour déstabiliser Dumbledore. « Je ne suis plus une marionnette entre vos mains. Soit vous me dites tout ce que j'ai à savoir honnêtement, soit je vous les arrache par la force ! »
« Ulquiorra ! » s'indigna Orihime.
« Non, Hime, » coupa l'arrancar. « J'ai été chaque année de ma vie en danger à cause de lui. J'ai été traité comme un esclave auprès de ma famille moldue parce qu'ils ne supportaient pas le fait que j'étais un enfant magique ! J'ai eu droit à de très sévères corrections pour avoir fait de la magie accidentelle ! Sans parler du fait que j'avais droit à un demi repas tous les trois jours si j'avais été 'sage' ! »
Severus se leva brutalement de sa chaise et fusilla Dumbledore du regard.
« A Poudlard, chaque année apportait son lot de menaces ! Le troll des Montagnes, Quirell, le basilic, un loup-garou – sans vouloir te vexer Remus – … » Remus soupira avec un sourire triste. « … Le dragon, le cimetière avec cette face de serpent qui revient d'entre les morts, Ombrage et sa foutue plume de sang, le Ministère ! » Ulquiorra reporta son attention sur le vieil homme qui s'était écrasé sur sa chaise. « Vous avez plus que jouer avec ma vie ! Maintenant, je suis mort et roi d'un monde qui m'importe beaucoup ! Je ne désire que le défendre et la mort de Voldemort va aider à cela ! Mais il faut que vous soyez, pour une fois dans votre vie, honnête avec moi, Dumbledore ! »
« Ta capacité à parler avec les serpents, » répondit ce dernier. « Ta connexion avec Voldemort. Ce n'est pas un hasard si ces choses existent et que tu peux lire ses pensées. Une part de lui est en toi. Tu es un Horcruxe, Harry. Tu dois mourir de sa main. »
« Considérez cela comme déjà fait ! » ricana Ulquiorra. « Je n'ai plus aucune connexion à l'esprit de Voldemort. Si cela avait été le cas, j'aurais certainement recouvert la mémoire bien plus rapidement. »
« Tu en es sûr ? »
« Certain, » fit le Primera d'un ton sans réplique. « J'ai assisté à une session de mangemorts et je n'ai rien ressenti autrement qu'avec mon pesquissa. Et je n'ai perçu absolument aucune pensée de Voldemort. Ni sa colère, ni sa jubilation. Rien. »
