Bonjour/bonsoir ! Comment ça va ? ^^ De retour pour la publication du second One Shot de l'Event d'été !
J'ai eu pas mal de difficultés à me décider pour le choix du scénario ; j'avais trop d'idées pour pleins de personnages mais, étrangement, les premiers jets restaient indéfiniment inachevés. Donc je me suis dit "Heyyyy, Molly ! ça fait longtemps que tu n'as pas écrit de KiriKami, tu sais !". (Et je me suis intérieurement fait la réflexion que le prochain chapitre d'A l'ombre de tes yeux attendait encore que je le termine... *soupire*) Mais je me rend compte qu'écrire du fluff... c'est compliqué (-TwT-)...
Bref ! Je remercie toujours autant Blue Aaren pour sa correction éclaires (tu es incroyable, comme d'habitude) ! Merci également pour les reviews et les follows. Promis, j'y répondrai tout bientôt ! (ce retard monstre que j'ai, omg... orz)
Je... vous laisse avec cette nouvelle lecture ?
A très vite ! Gros bisous !
Rating : K
Pairing : Kirishima Eijirou x Kaminari Denki
Thème 2 : A l'aube/Au crépuscule
Étendu sur le dos dans ce lit aux draps clairs, Eijirou bailla. Les derniers relents de fatigue s'évanouissaient doucement. Il s'accorda encore quelques secondes pour émerger, avant de jeter par automatisme un coup d'œil par-delà la fenêtre. Dehors, le ciel se peignait de couleurs flamboyantes ; d'orange, d'une pointe de jaune, et, déjà, d'un doux dégradé de bleu.
Un sourire fleurit sur ses lèvres lorsqu'il entendit les premiers piaillements des oiseaux, ainsi que de rares bruits de circulation une flopée d'étages en contrebas.
Depuis tout petit, Kirishima Eijirou avait toujours aimé l'aube.
Ce moment de la journée, éphémère tel les faibles battements des ailes d'un papillon, si particulier, calme et serein, où ce qui l'entourait semblait s'éveiller d'un profond sommeil. Cet instant spécifique, similaire à une fleur qui éclot seulement à la venue du printemps, chassant le froid de l'hiver pour permettre à la flore et à la verdure de reprendre leurs droits sur le blanc tapis de neige, où l'univers entier paraissait retrouver un souffle de vie.
Pourtant, depuis quelques années seulement, ce dit moment de la journée était devenu son préféré.
Allongé sur le dos, un soupire d'aise lui traversa les lèvres. Ses brillantes prunelles rubis glissèrent avec lenteur sur sa droite, atterrissant bientôt sur la silhouette de l'homme allongé à ses côtés, le visage à moitié enfoui dans l'oreiller, la respiration paisible. Le bout des doigts de Kirishima vint se perdre dans cette chevelure blonde, où se reflétaient les reflets orangés des rayons du soleil. Des mèches dorées retombaient en cascade devant ses yeux. Son torse se levait pour s'affaisser à chaque nouvelle inspiration.
Lorsque le jeune homme se mit soudain à onduler légèrement, semblant juger dans l'inconscience que sa place dans le lit n'était plus assez confortable pour qu'il y reste, Eijirou craignit presque de l'avoir réveillé.
Il l'aimait. Infiniment.
Son cœur enfla presque douloureusement dans sa poitrine, comme à chaque fois que cette réalisation le frappait.
Il aimait Kaminari Denki.
Celui qui avait auparavant été son ami le plus proche, capable de rire à n'importe quelle blague un peu bête ou qui venait parfois empiéter dans sa chambre d'internat pour jouer à des jeux vidéos jusqu'à plus d'heure.
Celui qui avait été son confident, à qui il avait divulgué la moindre de ses pensées.
Denki était un homme, un vrai.
Eijirou aimait plus qu'il n'avait un jour cru possible cet homme qui à présent partageait ses nuits comme ses lendemains, qui épousait avec tendresse ses joies comme ses peines, qui embrassait du bout de ses lèvres rosées le moindre de ses rires et essuyait de mots d'amour à demi-murmurés les larmes qui menaçaient de sillonner ses joues. Cet homme, un peu trop naïf, un peu trop généreux comme un peu trop idiot, qui malgré les années passées ensemble, malgré leur carrière respective de héros où le risque s'était depuis longtemps imposé comme le synonyme de leur quotidien et qui empiétait parfois sur les heures qu'ils espéraient passer côte à côte, au chaud, dans leur petit cocon de confort, ne manquait pas de le surprendre, parvenait toujours à lui rendre le sourire quand le monde semblait décidé à se retourner contre lui.
Le roux détailla un à un les grains de beauté présents sur ses bras et ses épaules ; de merveilleuses constellations piquetant sa peau d'albâtre, qui caramélisait harmonieusement sous les rayons ambrés du soleil levant. Il les connaissait par cœur après y avoir déposé mille et un baisers, pouvait redessiner, les paupières closes, les courbes de ce corps svelte, cette musculature déliée, les fossettes aux coins de sa bouche. Il pouvait peindre dans ses songes un tableau aux couleurs de son sourire.
Denki était son contraire comme son complémentaire. La pièce manquante à son puzzle. La lumière dans son obscurité, la douceur qu'il recherchait tant après une intervention brutale, quand l'envers du décor de son métier devenait trop sombre.
Dans ces rares cas, Denki n'avait qu'à refermer ses bras autour de lui pour qu'Eijirou oublie ce qui l'avait rendu si abattu.
Il était parfait.
Un grognement s'éleva dans l'air de la chambre, suivi par l'éclat d'une voix rendue rauque par le sommeil :
- Eijirou ? Qu'est-ce que tu fais ? Viens dormir, il est trop tôt.
Le roux sourit, s'avançant aussitôt vers lui pour coller son front au sien.
- Je suis là, s'entendit-il dire.
Et ainsi, sans troubler davantage la beauté de l'instant, Eijirou ferma à nouveau les yeux, glissant ses doigts rugueux dans ceux longilignes de Denki avant de humer le parfum de son shampooing.
Depuis tout petit, Kirishima Eijirou aimait l'aube.
Pourtant, cela ne faisait que depuis quelques années seulement, que depuis que Kaminari Denki partageait sa vie, que ce moment de la journée était devenu son préféré.
