Bonjour tout le monde!

Voici l'avant-dernier chapitre! Il est un peu moins focalisé sur Alec et Magnus, mais j'avais très envie d'écrire cette scène :D

Bonne lecture!


Chapitre 5

-…Et j'avais vraiment besoin de l'avis de quelqu'un, alors ne te vexe pas si ce n'est pas toi que je suis venu voir –d'ailleurs à ce propos, tu es de moins en moins à l'institut ces derniers temps, à croire que tu as emménagé ici ! –mais quoi qu'il en soit, je ne pense pas que tu sois le mieux placé pour m'aider avec ce genre de chose, loin de là, en fait tu es même la personne la moins désignée pour cette conversation ! J'aurais bien demandé à Clary, mais il s'agit de Simon, elle ne peut pas être objective, alors j'ai pensé à Jace, mais…Non, tout compte fait, c'est vraiment une très mauvaise idée, il serait encore moins objectif que Clary. C'est pour ça que Magnus reste ma meilleure option. Pourquoi faut-il qu'il soit indisponible quand j'ai besoin de lui pour un vrai problème !

Alec dévisageait sa sœur qui l'observait en retour d'un air renfrogné, assise les jambes croisées sur un canapé de velours bleu que Magnus avait fait apparaître dans la matinée en clamant haut et fort que l'appartement ne pouvait pas se passer de ce changement immédiat. Alec, l'air fatigué, en se massant les tempes du bout des doigts, avait ressorti son regard de grand frère, à la fois soucieux et autoritaire. Puis il se détourna en marmonnant qu'il allait le faire du thé. Cela lui laisserait le temps de traiter la quantité d'informations délirante et pas forcément utile sous laquelle sa sœur l'avait ensevelie.

Le Président Miaou s'apprêtait à le suivre, estimant qu'il n'était pas encore assez question de lui dans cette conversation, mais Isabelle en décida autrement. Elle le saisit un peu plus brusquement que nécessaire pour le serrer dans ses bras.

-Toi tu te laisses faire au moins, marmonna la jeune fille, ce n'est pas comme cet idiot de Church !

Il n'avait pas vraiment envie d'être comprimé de la sorte, mais d'un autre côté, il adorait être mis sur un piédestal par rapport à d'autres chats. Son choix fut vite fait, il décida de la laisser faire.

Alec fut vite de retour avec une tasse fumante dans chacune de ses mains.

-Ne prends pas mal non plus ce que je vais te dire Isabelle, mais j'aimerais que tu arrêtes de venir voir mon petit-ami pour te plaindre de tes problèmes avec ton petit-ami. Magnus est le grand sorcier de Brooklyn, il n'a vraiment pas que ça à faire.

Alec avait raison, Magnus était très occupé ces temps-ci, d'ailleurs pas plus tard que la veille, le Président Miaou l'avait observé en train de changer la couleur des paillettes d'une de ses vestes pendant plus de la moitié de la journée. Il s'était finalement décidé sur du bleu en disant que cela s'accorderait à merveille avec les beaux yeux d'Alec.

-Simon n'est pas mon petit-ami !

-Et ça, c'est le premier problème que tu dois régler.

Il posa plus brutalement que nécessaire les deux tasses de thé sur la table avant de s'asseoir en face de sa sœur.

-Je ne vois pas de quel problème tu parles ! Entre lui et moi ça a toujours été un peu…compliqué. Simon est quelqu'un de bien- et ne t'avise pas de dire le contraire ! – mais…

-Je ne dis pas qu'il est le pire type que tu aies fréquenté et je ne sais pas non plus s'il est le meilleur, mais bon sang, il va falloir que vous mettiez votre relation au clair tous les deux, parce que si ce n'est pas encore malaisant pour vous, en revanche ça l'est pour nous tous !

- Personne n'est mal à l'aise en notre présence à part toi! Si Magnus n'a pas réussi à te décoincer un peu alors…

-Ecoutes, je sais que tu es en colère, mais s'il te plaît, n'écrase pas ce chat !

-Mais ce chat va très bien, s'agaça Isabelle en le serrant un peu plus contre elle.

Le Président Miaou poussa un petit miaulement étranglé en s'extirpant des bras d'Isabelle. Il allait parfaitement bien, mais trouvait très gratifiant que l'on s'inquiète pour lui, alors il n'allait pas se priver du plaisir d'en rajouter un peu.

-Oh le pauvre, soupira Alec en le saisissant délicatement pour le poser sur ses genoux.

Le Président Miaou s'y allongeant en ronronnant aussi fort que possible, narguant au passage la jeune fille du regard. Mais celle-ci ne s'offensa même pas, elle observait son frère avec un léger sourire aux lèvres.

-Ne te moque pas de moi, dit Alec sur un ton de reproche.

-Mais je ne me moque pas, répliqua sa sœur d'une voix qui s'était considérablement adoucie.

Le Président Miaou savait qu'elle disait la vérité, car contrairement à Alec, lui n'avait aucun mal à faire la différence entre de la moquerie et un attendrissement profond. Alec avait une capacité innée à prendre soin des autres et tout le monde s'en rendait compte ; tout le monde sauf lui.

-Je me suis peut-être trompée, en fait tu es la personne la plus adapté à venir voir après un problème de cœur, dit Isabelle d'une voix douce.

Alec fronça les sourcils. Le Président Miaou avait un jour entendu Magnus lui dire en riant que s'il continuait à faire ça, il serait ridé avant l'âge. Cela n'avait pas eu l'effet escompté et une petite dispute avait éclaté alors qu'Alec était encore une fois assailli de tous les doutes possible et inimaginable quant à leur avenir ensemble.

-Tu plaisantes j'espère ? Entre Magnus et moi ça ne va pas toujours aussi bien que vous semblez tous le penser et j'ai suffisamment à gérer avec mes problèmes de couple pour essayer de résoudre ceux des autres, que cela concerne la famille ou non.

Le Président Miaou avait braqué ses grands yeux jaunes sur Isabelle. Elle avait entrouvert la bouche de surprise lorsque son frère avait mentionné ses problèmes de couple avec Magnus, mais elle resta toutefois silencieuse à ce sujet. A la place, elle désigna la tasse de thé d'un mouvement de tête avant de dire avec nostalgie :

-A chaque fois que tu me voyais rentrer à l'institut, furieuse à cause d'un garçon, tu arrêtais immédiatement ce que tu étais en train de faire pour venir m'apporter une tasse de chocolat chaud, alors que tu savais très bien que j'allais t'envoyer sur les roses pendant au moins quinze minutes avant de te laisser entrer. En réalité j'ai toujours eu peur que tu me prennes au mot et que tu laisses tomber, mais tu es toujours resté, même lorsque j'étais vraiment exécrable.

Alec émit un petit son surpris et visiblement touché qu'elle lui rappelle de tels souvenirs. Le Président Miaou sentit que ses mains s'étaient légèrement crispées. Alec avait également du mal à composer avec la gratitude des autres, même lorsque celle-ci était amplement méritée.

-C'était tout ce que je pouvais faire ; Jace se proposait toujours de leur casser la figure, il aurait été vexé que je te demande ça avant lui.

-Ça n'aurait servi à rien de toute façon, lorsqu'il y avait des nez à casser, je m'en chargeais avant de rentrer.

-On n'en a jamais douté, dit Alec avec un sourire tendre.

Alors, déplaçant habilement le Président Miaou sur le bord d'un de ses genoux, il se pencha en avant pour saisir la main de sa petite sœur.

-Je pense sincèrement que Simon n'est pas du genre à mériter un coup de poing dans la figure, a moins que ce soit pour le faire taire –et crois moi ça me démange souvent- mais si tu es en colère, je pense que ce n'est pas de sa faute.

Isabelle baissa les yeux.

-Tu as raison. C'est simplement que je n'ai jamais rien envisagé de sérieux avant lui. D'habitude je sais toujours exactement ce que je fais, ou je vais et surtout ou je ne vais pas, mais avec lui…

- Donne-lui une chance. Je ne nie pas que je le trouve incroyablement agaçant et que le simple fait de l'entendre débiter des idioties sans queue ni tête me fatigue plus que d'affronter une armée de démon, mais c'est quelqu'un bien et c'est ce que tu mérites.

Isabelle serra sa main en retour dans un remerciement silencieux. Ils échangèrent un long regard, un de ceux que seul ceux qui se connaissent depuis toujours étaient en mesure de partager. Un regard qui pouvait exprimer des dizaines et des dizaines de choses, tout en se passant du moindre mot.

La porte s'ouvrit et le Président Miaou bondit du canapé. Il ne faisait pas de doute sur l'identité de nouvelle arrivait et le chat voulait profiter de sa dose de câlin avant que celui-ci ne soit trop sollicité pour s'occuper de lui. Cette intuition lui fut immédiatement confirmée par Alec.

-Bien sûr, si tu as encore besoin d'un autre avis, et bien Magnus est là maintenant.


J'espère que ça vous a plu!

On se retrouve la semaine prochaine avec le dernier chapitre ;)