Le lendemain matin, Harry était déjà parti au Ministère lorsque les trois enfants rejoignirent Ginny dans la cuisine pour le petit déjeuner. Il comptait raconter son rêve à Hermione, devinant qu'elle allait immédiatement lier cette information à ses soupçons concernant le Retourneur de Temps et les anciens alliés de Voldemort en déplacement. Albus fut ravi de constater l'absence de son père. Il était resté dehors une bonne partie de la nuit, à peaufiner les détails de son plan, avant de retourner dans sa chambre. Il s'était allongé sur son lit tout habillé et s'était endormi comme une masse jusqu'au moment du levé, sans toucher à la couverture de bébé par terre et à la fiole brisée. L'adolescent avait attrapé sa valise, son rat et avait rejoint sa mère sans un regard en arrière.

Ginny les accompagna jusqu'à la gare grâce à une voiture prêtée par le Ministère et ils arrivèrent ensemble sur la voie 9 ¾. Albus se laissa étreindre, puis profita de l'arrivée de Ron avec ses deux enfants pour s'esquiver et monter dans le train. Un rapide coup d'œil à sa montre lui indiqua qu'il avait assez de temps devant lui, mais il devait éviter de trop traîner. L'adolescent se mit immédiatement en quête de Scorpius, avançant d'un pas vif dans le couloir du train et tournant la tête vers chaque compartiment, à la recherche de son ami.

- Albus, attend moi ! s'écria Rose en courant derrière lui.

Il fronça les sourcils, faisant semblant de ne pas entendre sa cousine dans son dos. Ce n'était vraiment pas le moment !

- Albuuuuuuuuuuuuuus !

L'adolescente parvint à le rejoindre, essoufflée et se plaça devant lui pour l'empêcher de continuer sans elle.

- Qu'est-ce que tu veux ? demanda-t-il agacé.

Elle ne se laissa pas intimider par l'irritation visible d'Albus et répondit :

- Je te cherchais. Tu t'es engouffré si vite dans le train.

- Pourquoi tu me cherchais ?

Il la contourna et continua son chemin rapidement, Rose réussit à calquer son rythme sur le sien :

- C'est le début d'une nouvelle année scolaire, reprit-elle. Je me disais que ça serait bien que l'on redevienne ami.

Albus lui jeta un bref regard, pas totalement dupe. Froidement, il répliqua :

- On a été amis, nous ? M'en souviens pas !

- Tu es vache ! Tu étais mon meilleur ami quand j'avais six ans !

- C'était il y a longtemps. C'est toi qui a pris tes distances quand on est entré à Poudlard, sacré façon de traiter ton meilleur ami !

- Et toi, Albus, tu t'es aussi isolé dans ton coin ! rétorqua judicieusement l'adolescente.

Il jeta un rapide coup d'œil à sa montre. Il avait encore le temps, mais il devait à tout prix se débarrasser de sa cousine.

- Fiche-moi la paix, Rose, j'ai pas besoin de toi.

Si l'adolescent espérait la vexer et la faire déguerpir, c'était raté. Elle continua de le suivre avec acharnement. Pris d'un doute soudain, Albus s'arrêta et pivota brusquement vers elle :

- Qui t'a demandé de me suivre ?

Une certaine rougeur s'empara des joues et du front de sa cousine qui baissa les yeux en marmonnant :

- Il se pourrait que ta mère ait envoyé un hibou à mon père, elle s'inquiète un peu pour toi…

- Tu agis à contrecœur, tu n'es même pas sincère ! l'accusa Albus. Tu veux redevenir mon amie juste parce que tes parents te l'ont demandé ! Casse-toi, Rose ! Reviens me voir le jour où tu seras sincère !

Il reprit son chemin en courant. La colère rugissait dans ses veines. D'abord son père qui venait lui casser les pieds avec des refus et une couverture pourrie, oncle Ron qui lui offrait une potion à la noix, sa mère qui écrivait en douce à ce même oncle et Rose qui se comportait encore une fois comme un faux-jeton, une hypocrite de première ! Il n'avait donc réellement que Scorpius comme allié ? Et peut-être Delphini. Albus regarda une nouvelle fois sa montre, il lui restait un peu moins de dix minutes. L'adolescent se rua littéralement dans le compartiment où se trouvait Scorpius. Son ami était agenouillé sur le plancher du train et nettoyait sa valise avec un chiffon, essayant d'effacer les graffitis moqueurs et insultants écrit sur son bagage : « Appartient au fils de Voldemort », « A bas le Vous-Savez-Qui Junior ! ».

- Te voilà ! soupira Albus avec soulagement.

Scorpius se mit debout en se tournant vers lui, il n'eut pas le temps d'en placer une, Albus venait de lui sauter dessus et le serrait avec ardeur contre lui. Etonné, l'adolescent blond lui tapota le dos :

- Salut… Je t'ai manqué à ce point ? demanda-t-il avec un sourire.

Gêné, Albus s'écarta et plongea la main dans sa poche d'où il extirpa Ratibus ensommeillé :

- Je suis désolé, je ne peux pas rester. J'ai quelque chose d'important à faire et je n'irais à Poudlard qu'un peu plus tard. Tu peux t'occuper de Ratibus ?

Scorpius le dévisagea tandis qu'Albus sortait sa baguette magique.

- Qu'est-ce que tu racontes ?

Il attrapa Ratibus comme demandé.

- Accio Cape d'invisibilité ! lança Albus. Ces dernières vingt-quatre heures ont été mouvementées. Je dois sortir du train pour aller aider quelqu'un.

Perplexe, Scorpius regarda Ratibus qui bailla à s'en décrocher la mâchoire, puis s'accroupit pour prendre sa propre baguette magique dans sa valise :

- Albus Severus Potter, quand tu fais cette tête-là, c'est que tu vas faire une grosse bêtise. Et la cape d'invisibilité est immunisé contre les sortilèges, je te rappelle.

Il laissa Ratibus gagner la poche de son blouson qu'il n'avait pas encore retiré.

- Plan B, marmonna l'adolescent en constatant que le sortilège d'attraction n'avait pas marché et en levant à nouveau sa baguette magique.

Scorpius lui attrapa le poignet :

- Tu comptes faire quoi ? C'est quoi ton plan B ? Non, laisse tomber, tu me raconteras tout à l'heure, je t'accompagne !

Un grand sourire fendit les lèvres d'Albus dont le regard étincela de joie. Scorpius ne le laissait pas tomber !

- Tu es sûr ? demanda-t-il néanmoins.

- Oui ! Je ne sais pas à quoi tu joues, mais j'aime mieux être là pour limiter la casse.

- Tu sais lancer des sortilèges de Désillusion ?

Scorpius répondit en donnant un coup de baguette magique sur le crâne de son ami qui frissonna. Son sortilège était loin d'être parfait, Albus n'était pas invisible, mais avait plutôt l'air d'un caméléon. S'ils courraient, ils pouvaient passer assez inaperçu.

- Vite, vite ! Avant que le train s'en aille ! le pressa Albus tandis que l'adolescent blond s'auto jetait le sortilège.

Un instant plus tard, les deux amis courraient dans le train, jusqu'au tout dernier wagon. En vitesse, Albus ouvrit la portière donnant sur l'extérieur et sauta sur le quai. Entendant les pas de Scorpius derrière lui, il ne ralentit pas, craignant de se faire repérer s'ils s'arrêtaient, et regagna la barrière permettant de repasser dans la partie Moldu de la garde King's Cross. Il ralentit à peine le rythme et s'empressa de sortir du bâtiment également. Une fois à l'extérieur de la gare, Albus le contourna pour s'éloigner de l'entrée principale et s'enfonça au hasard dans une rue voisine.

- Voilà, souffla-t-il en s'adossant contre un mur et en vérifiant que la rue était bien déserte. On peut lever le sortilège.

Il eut l'impression qu'un liquide chaud lui coulait le long du dos tandis que Scorpius s'occupait de les rendre visible.

- Bien… Je deviens un délinquant grâce à toi. Tu peux m'expliquer maintenant pourquoi on sèche les cours ? Tu sais qu'ils remarqueront notre absence quand le Poudlard Express arrivera à Pré-au-lard, et qu'ils verront que nous ne sommes pas dans la Grande Salle…

- Je sais… répondit Albus. Mais le train n'arrive que ce soir et il est à peine 10h58.

Il tendit un bras et fit un geste avec sa baguette magique.

BANG !

Scorpius se plaqua contre le mur avec un petit cri pour éviter de se faire écraser par l'autobus violet qui venait de surgir de nulle part.

- Bienvenue à bord du Magicobus ! lança une voix jeune en leur ouvrant la portière. Je m'appelle Dennis Crivey et je serai votre Contrôleur.

Il regarda les deux adolescents devant lui, surpris :

- Vous ne devriez pas être dans le train, tous les deux ?

- Urgence familiale, répondit Albus. On voudrait aller à Flagley-le-Haut, s'il vous plait.

Scorpius tâta ses poches et constata qu'il n'avait que Ratibus et sa baguette sur lui. Tant pis. Albus semblait avoir pris ses précautions puisqu'il put payer pour eux deux. Il se demanda si un circuit n'avait pas grillé dans le cerveau de son ami qui l'entrainait maintenant tout au fond du Magicobus qui démarra en trombe. Ils prirent place dans deux fauteuils libres et Scorpius posa son regard gris sur son camarade :

- Alors, qu'est-ce qu'on va faire à Fl… Aïe !

Le bus avait fait un bond, quittant Londres pour se retrouver sur une route peu fréquentée et Scorpius était tombé de son siège, tandis qu'Albus s'était retenu à grand peine à la fenêtre. Il vérifia si Ratibus n'avait pas fini en carpette et fut soulagé de voir que leur rat tenait bien le choc, bien qu'un peu froissé. Il abandonna l'idée d'interroger son ami tant qu'ils seraient dans ce bus cauchemardesque qui empêchait toute discussion possible. Dans un crissement de pneus, le Magicobus s'arrêta devant une maisonnette et une sorcière descendit du véhicule, la main plaquée contre la bouche et le teint verdâtre. Les deux adolescents passèrent un bon quart d'heure à éviter les autres sièges qui voulaient les percuter en glissant sur le plancher, à se retenir de justesse quand le bus faisait un bond pour atteindre une autre destination.

- Où est-ce que l'on vous laisse exactement ? s'enquit Denny.

- A l'entrée du village… ça sera très bien, bredouilla Albus qui sentait son estomac faire un salto arrière après un virage qui l'avait jeté contre une cloison.

- Comme vous voudrez !

BANG !

L'autobus quitta une autoroute à contresens pour traverser un aqueduc, avant de piler net devant un village. D'un pas chancelant, Scorpius descendit de véhicule et se laissa tomber sur l'herbe, près d'un fossé, le teint pâle. Albus remercia le chauffeur et le contrôleur en descendant à son tour. Le Magicobus disparut dans un nouveau BANG sonore.

- Des…explications… pitié… souffla Scorpius, une main posée sur son cœur.

Ratibus sortit de la poche et se mit à trottiner dans l'herbe entre lui et Albus qui venait de se laisser tomber à ses côtés. L'adolescent regarda sa montre et eut un mouvement de tête satisfait, maintenant il avait le temps.

- Qu'est-ce que tu sais du Tournois des Trois Sorciers ?

- J'espère que tu ne me fais pas sauter les cours pour passer un quizz à la con…

- Je ne t'ai pas obligé à me suivre, rétorqua Albus avec un demi-sourire. C'est toi qui a décidé tout seul.

- D'accord, d'accord… céda l'adolescent blond. De ce que je sais, trois écoles se réunissent, elles choisissent trois champions, pour accomplir trois tâches. Mais c'est quoi le rapport avec notre arrêt dans ce trou perdu ?

- J'y viens. Maintenant, tu te rappelles pourquoi cela fait plus de vingt ans qu'on n'a plus organisé cet évènement ?

Scorpius se tapota le menton, pensif. Il se sentait bien mieux, maintenant qu'il n'était plus secoué par l'autobus, mais il craignait la réaction des professeurs et de leurs parents lorsque leur absence serait découverte. Mais il songea qu'il se serait encore plus inquiété s'il n'avait pas suivi Albus et que si ce dernier prenait tous ces risques, c'était surement…important. Du moins, il l'espérait.

- Cette année-là, ça a été particulier. Il y a eu quatre champions : un élève de Durmstrang, un de Beauxbâtons, et deux pour Poudlard : ton père et un certain Cédric Diggory.

Albus hocha la tête :

- Oui et je sais que ce Cédric a été tué, mais comment ça s'est passé ? Je ne me souviens plus du détail.

- Eh bien, lors de la dernière tâche, ton père et Cédric sont arrivés en même temps devant la coupe. Il s'est avéré que celle-ci avait été transformée en Portoloin et ils se sont retrouvés devant Voldemort. Cédric a été tué, Tu-Sais-Qui n'avait pas besoin de lui. Depuis, on n'a plus très envie de remettre cette compétition sur les rails.

L'adolescent hocha la tête en triturant un brin d'herbe entre ses doigts. Ratibus s'approcha de Scorpius pour voir s'il avait des miettes à lui donner et se reçut quelques caresses à la place. Albus baissa la voix, le regard fixé devant lui :

- Je t'ai dit que ces dernières vingt-quatre heures ont été mouvementées…

Scorpius hocha la tête, l'encourageant à se confier. Albus lui parla alors de la visite d'Amos et Delphini Diggory, du mensonge de son père, et du Retourneur de Temps retrouvé et planqué au Ministère.

- Albus… grimaça l'adolescent blond. Pour des raisons évidentes, je ne suis pas un grand fan des Retourneurs de Temps. Ne me dis pas que ton plan, c'est de le voler ? Le voler, pour retourner dans le passé et sauver Cédric…

Sa crainte fut cependant confirmée lorsque son ami reprit la parole :

- Si, c'est exactement ce que je veux faire. J'ai quelques idées et on va demander à Delphini de nous aider et…

- Albus, pourquoi ? le coupa Scorpius en écartant les mains en signe d'incompréhension. Ça ne te ressemble pas de foncer comme ça, tête baissée, dans quelque chose d'aussi risqué. Tu aurais pu me parler de tout ça dans le train et on aurait réfléchit calmement, nous ne sommes pas pressés.

Son ami baissa les yeux :

- Je ne veux pas attendre. Ma tante ne va pas garder le Retourneur éternellement, elle s'en débarrassera ou le fera ranger dans un autre endroit encore plus inaccessible. Là, je suis quasiment sûr qu'il est dans son bureau et je sais y aller.

Il se mordilla les lèvres, se remémorant sa dispute de la veille avec son père :

- Et… hier, papa et moi, on s'est engueulé. Il refuse que je vienne chez toi à Noël, il veut carrément venir squatter à Halloween et j'ai comme l'impression que s'il pouvait me faire surveiller pendant que je suis à Poudlard, il le ferait ! On ne serait pas libre d'agir comme on veut, à l'école…

- Je comprends, mais est-ce que c'est vraiment… une bonne idée ? essaya de tempérer Scorpius malgré sa déception d'apprendre que son ami ne serait pas avec lui pour les fêtes de fin d'année. Je sais que tu n'aimes pas qu'on te compare à ton père mais…

- Mon père est idolâtré par tout le monde ! l'interrompit Albus. Tout le monde voit en lui le grand sorcier qui a vaincu Voldemort, mais tout le monde oublie qu'il a aussi commis des fautes ! A quoi servait la mort de Cédric Diggory, par exemple ? A rien ! Il n'a pas pu le sauver et ça cause le malheur d'un pauvre homme. Je veux aider Amos Diggory !

- Et revoir Delphini ? s'enquit innocemment Scorpius.

- Elle peut nous aider à réparer les erreurs de mon père. Je veux sauver Cédric et je le ferais, même sans toi, s'il le faut !

Pour montrer qu'il était bien décidé, Albus se releva. En soupirant, Scorpius ramassa leur rat :

- Je persiste à croire que c'est la plus mauvaise idée du siècle… et j'aimerai presque à croire que tu as subi un sortilège de Confusion…

- Je vais très bien ! protesta Albus en se mettant en marche. Tu viens ou tu campes sur le bord de la route ?

- Je te suis, je te suis…

Dépité et perplexe, Scorpius emboite le pas à son ami. Ce dernier lui indiqua le panneau directionnel de la maison pour Sorciers Agés, lui précisant qu'ils étaient ici pour voir Amos et Delphini. Sur le chemin, Albus lui donna plus de précision sur la dispute avec son père, sur son idée de plan pour s'introduire au Ministère, et sur sa rencontre avec la cousine de Cédric. Scorpius écoutait, hochant de temps à autre la tête, notant que son ami ne tarissait pas d'éloges sur la jeune femme qu'il n'avait pourtant côtoyée que quelques minutes.

- Elle te plait beaucoup, hein… ? murmura-t-il avec un petit sourire taquin.

Le visage d'Albus vira au cramoisie :

- Dis pas n'importe quoi, je veux juste l'aider !

Scorpius n'insista pas et resta silencieux durant le reste du trajet. Il ne voulait pas empêcher Albus de se faire d'autres connaissances, c'était surement une bonne chose même, de faire de nouvelles rencontres. Mais il aimait bien aussi leur petit duo, rien qu'Albus et lui, contre le reste du monde. Avaient-ils vraiment besoin de former un trio pour l'opération « Retourneur de Temps » ?


Voilà ! Pour le coup, ceux qui ont lu le script ont du remarquer le gros changement apporté par mes soins. ( attention spoiler pour ceux qui n'ont pas lu le script et qui n'ont pas envie de savoir ce qu'il se passait... oust XD) les autres, vous êtes toujours là ? Parfait.

Dans le script, donc, Albus monte dans le train, va sur le toit du train avec Scorpius... et là, ils sont face à la sorcière des bonbons qui essaye de les empêcher de s'enfuir, sous prétexte que le train est magique et qu'elle en est la gardienne. Bien. J'ai trouvé, personnellement, l'idée que la sorcière soit la gardienne du Poudlard Express, très sympa ! Mais... c'est comme ça qu'elle protège le train ?! Elle se transforme en Boss de Final Fantasy, et en plus elle n'arrive même pas à les retenir ?! Ils sautent tout de même d'un train en marche... ouah... La Sorcière n'est du coup plus du tout crédible dans ce rôle de "gardienne" et si je faisais partie du Ministère de la Magie, je l'aurais virée pour incompétence... Et puis, surtout, ça sert à quoi de se transformer en boss de jeux vidéo pour rien...? bref... de plus, pour moi, j'estime que le Poudlard Express lui même dispose de ses propres protections pour éviter justement des fugues par la fenêtre ! Sinon, y'a plus qu'à jeter un camarade par la vitre pour s'en débarrasser...

Donc, j'ai cherché une autre façon de faire, et j'ai pris cette idée d'appeler le Magicobus à la place.