3 Septembre 2019
Albus obtint le droit de quitter l'Infirmerie dès son réveil au petit matin. Mme Pomfresh lui fit une longue liste de recommandations, le trouvant encore un peu fragile, et parvint à lui arracher la promesse de revenir immédiatement s'il faisait un nouveau malaise. Pressé de quitter les lieux, craignant que son père débarque pour continuer la conversation de la veille, l'adolescent acquiesça à tout ce que lui disait l'infirmière sans protester. Il se dépêcha de sortir et tomba nez à nez avec Scorpius qui s'apprêtait visiblement à entrer.
- Albus ! Tu es sur pied ! s'écria son ami avec soulagement.
Avant d'avoir pu répliquer, l'adolescent se sentit happé par l'étreinte de Scorpius.
- Je vais bien, le rassura-t-il en lui tapotant le dos, tout aussi ravi de le retrouver.
Les deux garçons se séparèrent. Les joues un peu rouges, Scorpius l'examina du regard :
- Tu es sûr ? Lafaille m'a dit que tu sortais aujourd'hui mais j'avais quand même un peu peur… Je voulais venir te voir plus tôt, mais je craignais de tomber sur ton père.
Albus grimaça en s'engageant dans le couloir avec lui :
- Il est parti cette nuit, après s'être encore comporté comme un crétin. Et toi, comment ça s'est passé ? Tu t'es fait remonté les bretelles aussi ?
Tout en se dirigeant vers la Grande Salle, Scorpius lui raconta ce qu'il s'était passé depuis leur séparation et l'informa qu'ils allaient également avoir une retenue. Albus écouta en silence, songeant qu'ils s'en sortaient plutôt bien malgré tout.
- Et Delphini ? s'enquit-il. Tu n'as pas eu l'occasion de savoir si on avait réussi quelque chose ?
- Honnêtement, Albus, ton état m'inquiétait davantage que le cas de Delphi. J'ignore complètement si on est parvenu à faire quoi que ce soit et pour le moment il vaut mieux qu'on fasse profil bas.
L'adolescent acquiesça en poussant la porte de la Grande Salle :
- Oui, oui, je sais… Mon père ne veut plus que je te parle, d'ailleurs.
- Tient donc, ça c'est un scoop, marmonna Scorpius avec ironie en plongeant la main dans sa poche. Tu comptes lui obéir ?
Albus sourit :
- Bien sûr que non ! Il n'a pas le droit de me séparer de toi. Oh, Ratibus !
Ravi de retrouver son rat, l'adolescent l'attrapa des mains de son ami et déposa des bisous sur sa petite tête :
- On dirait que tu supportes bien les voyages dans le temps, toi…
- Il a dormi sur mon oreiller, mais ce matin il te cherchait. Il était perplexe sur ton lit vide et n'arrêtait pas de me regarder d'un air interrogateur.
Tout aussi ravi de retrouver son jeune maître, Ratibus remonta le long de son bras et s'installa confortablement sur son épaule. Les deux jeunes gens s'installèrent à la table des Serpentard pour le petit-déjeuner en faisant semblant d'ignorer les regards qui se posaient sur eux.
- Je me suis permis de fouiller ta valise et de préparer ton sac, continua Scorpius en montrant son propre sac de cours et celui d'Albus qu'il avait emmené. On a cours de Défense contre les Forces du Mal, après le petit déjeuner.
L'adolescent acquiesça et ne put s'empêcher de sourire, un peu amusé, en voyant que son meilleur faisait vraisemblablement tout pour reprendre au plus vite un rythme de vie des plus normales.
- Tient, des revenants ! s'exclama Polly Chapman en s'arrêtant dans leur dos. Vous avez finalement décidé de revenir ?
Albus roula des yeux. Et voilà, retour à la normale avec les rumeurs, les regards, les élèves… Il se retourna pour regarder l'amie de Rose et fut presque étonné de ne pas voir sa cousine en train d'appuyer Polly par de vigoureux hochements de tête. Scorpius lui écrasa discrètement le pied sous la table, lui signifiant de laisser tomber, comme d'habitude. Albus reporta donc son attention sur le bol de chocolat chaud que son ami était en train de lui verser et songea que ce dernier était particulièrement aux petits soins avec lui, aujourd'hui.
- Je vous parle ! s'impatienta l'adolescente en tapant du pied par terre. Pourquoi vous avez séché les premiers jours ? C'était encore pour vous faire remarquer ?
- Une Plume à Papote ! s'écria soudain Scorpius en se frappant le front.
Tout aussi étonné que Polly et leurs camarades présents, Albus tourna les yeux vers son ami :
- Pardon… ?
L'adolescent blond tourna la tête vers la Gryffondor. Il était le premier à dire qu'il valait mieux faire profil bas, mais par moment il était aussi bon de répliquer :
- Tu devrais t'acheter une Plume à Papote, tu sais, comme les journalistes qui arrêtent pas de raconter des conneries dans les journaux. Je suis sûr que la plume t'expliquera notre absence !
Prise de court, Polly resta sans voix pendant que quelques rires s'élevaient de la table des Serpentard.
- Je vois que Monsieur Malefoy prend de l'assurance, grinça-t-elle avant de tourner dignement les talons et de regagner sa place chez les Lions.
Scorpius attrapa un petit pain, satisfait.
- Oh, c'est ton rat, Potter ? demanda Craig Bower en suivant des yeux le petit animal qui venait renifler le bol de son maitre.
Méfiant, Albus hocha la tête :
- Oui…
- Il est mignon !
Leur camarade de dortoir tourna la tête à droite et à gauche, puis baissa la voix :
- Et entre nous… Chapeau pour avoir séché les cours. Que ce soit pour vous faire remarquer ou non, fallait réussir à le faire le coup de fuir du Poudlard Express ! Bien joué, les gars !
Albus et Scorpius échangèrent un regard, étonnés. Tout en prenant leur petit déjeuner, ils comprirent cependant bien vite que pas mal d'élèves avaient trouvé leur « fugue » extrêmement cool et digne de la lignée de ceux qui aimaient braver les règlements. Bien entendu, tous ne trouvaient pas cet épisode à leur goût, mais Scorpius songea que, quitte à devoir alimenter des rumeurs, il préférait qu'il s'agisse pour une fois d'une rumeur où ils étaient presque des « héros »… ça changeait des autres.
Harry avait attendu avec impatience le moment où il pouvait retourner voir la Directrice de Poudlard, sans avoir l'air trop malpoli. Minerva l'avait accueilli dans son bureau et servi un thé avec des Tritons au gingembre tandis que le Survivant lui expliquait par tous les moyens possibles qu'il aimerait bien que son fils et Scorpius Malefoy soient moins vus ensemble. Il appuyait ses arguments en soulignant sa rencontre avec Firenze et la discussion avec le portrait de Dumbledore. Elle l'écouta sans l'interrompre, le visage neutre.
- Écoutez, M. Potter, j'entends bien tout ce que vous me dites, reprit-elle dès que le silence se fit. Mais vous me demandez l'impossible.
- Mais Professeur… Vous pourriez utiliser la Carte du Maraudeur, ainsi vous pourriez les surveiller, qu'ils ne soient pas trop ensemble…
La Directrice pinça les lèvres en jetant un regard courroucé au Parchemin qu'Harry avait posé sur son bureau. D'un geste sûr et un peu brusque, elle le repoussa vers lui :
- C'est une école ici, non une prison, Potter ! Vous ne prétendez pas non plus réécrire l'emploi du temps de votre fils, tant que vous y êtes ?
Constatant que son ancien élève semblait songer à cette possibilité, elle tapota sèchement sa petite cuillère contre le rebord de sa tasse :
- Nous avons déjà échangé bons nombres de hiboux, durant ces dernières années, au sujet d'Albus. Il est vrai que ce garçon a une tendance à s'isoler et Scorpius Malefoy est son seul véritable ami connu. Vous vous plaignez qu'il n'a pas beaucoup de fréquentations et à présent vous voudriez le séparer du seul camarade qui compte pour lui ? Allons, Potter, reprenez-vous !
- Mais jusqu'à présent, je n'avais pas eu l'occasion de parler avec Firenze ! protesta-il. Cette ombre noire sur mon fils…
- N'a peut-être rien à voir avec Scorpius Malefoy ! rétorqua McGonagall sévèrement. Je ne mets pas en doute la sagesse des centaures, mais Firenze n'a jamais dit que le jeune Malefoy était une menace pour Albus !
- Il l'a sous-entendu… marmonna Harry en s'entêtant.
Il croqua rageusement dans un Triton au gingembre en fusillant sa tasse de thé du regard, comme si elle était responsable de tous ses malheurs. La Directrice but une gorgée en le dévisageant. Elle reposa sa tasse sur sa soucoupe avec soin :
- Je me refuse donc à mettre ces deux enfants sous surveillance. Tout au plus, je peux demander aux professeurs de faire preuve d'une certaine vigilance, bien que je ne doute pas que vous ayez déjà demandé à Madame Krum, à Monsieur Londubat et à Hagrid de garder un œil sur eux…
Il ne put s'empêcher de rougir devant le regard perçant de Minerva qui continua :
- Je me permettrai toutefois d'ajouter que nous n'avons jamais rien eu à reprocher à ces deux garçons. Vous pensez que Malefoy a une mauvaise influence sur lui ? Pourtant, ce n'est pas ce qui ressort en cours et bons nombres de mes collègues sont d'accord pour dire qu'Albus est plutôt bon élève lorsqu'il est aidé de son petit camarade. Alors à moins que vous ne voyiez là une tentative de Scorpius d'amadouer votre fils…
Déconfit, Harry soupira et risqua un :
- Et le portrait de Dumbledore… ?
Le visage de la Directrice s'adoucit :
- Ce n'est qu'un portrait, Harry. Un souvenir. Et je ne pense pas que Dumbledore, de son vivant, aurait aimé qu'on lui demande de séparer deux amis.
Le Survivant termina sa boisson et reprit la Carte du Maraudeur à contrecœur. N'ayant rien d'autres à ajouter, il se leva, imité aussitôt par McGonagall.
- Vous avez subi une énorme pression dernièrement, Potter, reprit-elle avec sollicitude en le raccompagnant jusqu'à la porte de son bureau. Les affaires que vous traitez au Ministère, l'escapade des enfants, vos cauchemars… Vous devriez vous reposer quelques jours.
Il acquiesça machinalement, plaqua un sourire poli sur ses lèvres et prit congé de la Directrice, agacé de ne pas avoir réussi à lui faire comprendre à quel point il était important de protéger Albus !
En rentrant chez lui, quelques minutes plus tard, le Survivant senti sa colère monter d'un cran lorsqu'il reconnut la cape de Drago Malefoy accrochée dans l'entrée. Ce dernier avait donc décidé de camper dans son jardin ou quoi ?! Il le voyait beaucoup trop souvent ces derniers temps. Irrité, Harry pénétra dans la cuisine et trouva Malefoy installé à sa table, en compagnie de Ginny et Ron.
- Qu'est-ce qu'il fiche encore ici ? grogna-t-il.
- Bonjour Harry, nous allons bien, merci, et toi ? répondit Ron en levant le nez de La Gazette du Sorcier.
Harry soupira :
- Bonjour, bonjour… Donc ?
- C'est moi qui lui ai demandé de passer, répondit Ginny d'une voix ferme. Je voulais lui parler d'un truc. Et comment va Albus ?
Il se dirigea vers la cafetière, ressentant le besoin pressant de boire quelque chose de plus fort que le thé de McGonagall :
- Il est réveillé, il sort de l'infirmerie ce matin. Et il est toujours aussi difficile à comprendre.
- Ben voyons… commenta Drago de sa voix trainante.
Harry pivota vers lui :
- Toi ! Au final, ça tombe bien que tu sois là !
Malefoy arqua un sourcil en soutenant le regard vert, et attendit la suite.
- Je ne veux plus que ton fils s'approche du mien, c'est clair ? S'il l'attaque encore une fois comme ça a été le cas dans la Forêt ou…
- Scorpius n'a rien à voir là-dedans ! répliqua sèchement Drago. Il était bien trop sous le choc, hier soir, pour avoir pu faire un tel geste !
Ron suivait l'échange en silence. Ginny lui avait raconté tout ce qu'elle avait pu, tout ce qu'Harry avait pu lui rapporter sur les derniers évènements, y compris la rencontre avec Firenze dans la Forêt. Tous deux connaissaient assez leur ami pour deviner à peu près tout ce qui devait lui passer par la tête. Ginny avait demandé à Ron de passer au plus vite, souhaitant parler avec Harry avant qu'il n'aille vraiment trop loin.
- Ecoute, mon vieux… se risqua-t-il. Tu ne crois pas que tu en fais un peu trop, là ?
- Un peu trop ? répéta Harry furibond.
Ron replia le journal, l'air de regretter d'avoir pris la parole et désigna Ginny d'un signe de tête :
- Elle m'a raconté, le centaure, l'ombre, tout ça…
Drago eut un rictus. Harry comprit que lui aussi était au courant, visiblement sa femme et son meilleur ami s'amusaient en plus à mettre son ancien rival dans les petites confidences !
- Le petit Malefoy n'est pas une menace, je ne pense pas.
- Pour une fois que Weasley sait faire preuve de clarté d'esprit, railla Drago les poings serrés en fusillant Harry du regard.
- Même si son père est un crétin… marmonna le rouquin.
Harry se servit une grande tasse de café brûlant tandis que Malefoy faisait semblant de ne rien avoir entendu. Ses amis ne comprenaient donc pas qu'ils se faisaient avoir par les Malefoy ? Et il avait par-dessus tout envie que Drago dégage de chez lui, là, tout de suite.
- Tu es sûr que Scorpius est bien ton fils ? lança-t-il plus par simple envie de le provoquer que par réelle curiosité.
Les réactions ne se firent pas attendre. Ron écarquilla les yeux, les mains figées sur le journal. Ginny mit les poings sur les hanches :
- Harry !
Drago se leva d'un bond, le visage si pâle de colère qu'il en parut translucide, la baguette magique brandit dans sa direction :
- Retire. Immédiatement. Ce. Que. Tu. Viens. De. Dire !
Harry baissa les yeux sur le bout de bois qui le menaçait.
- Arrêtez tous les deux ! tonna Ginny en frappant si fort du poing sur la table que la vaisselle du petit-déjeuner tressauta sur place. Tout le monde s'assoit !
Constatant qu'aucun des deux ne bougeait, Ron attrapa la manche d'Harry et tira dessus :
- Fais pas l'idiot. On doit discuter et ce n'est pas en te bagarrant contre Malefoy que ça arrangera la situation.
Le Survivant dégagea son bras, mais s'assit à sa place et referma ses doigts autour de sa tasse de café. Un tic nerveux à la joue, Drago rangea sa baguette magique et reprit place sur sa chaise. Le regard lançant des étincelles, Ginny les observa tour à tour, avant de reprendre la parole :
- Harry, tu devrais commencer par te calmer une bonne fois pour toute ! Je sais que les choses sont difficiles en ce moment, avec tout ce qui se passe, mais tu dois arrêter de te comporter comme un abruti !
Il ouvrit la bouche pour protester, mais préféra vite la refermer devant l'expression du visage de sa femme. Ron tendit la main et se resservit un grand café à son tour :
- Tu sais, Harry… Là, tu me fais penser à quand on était en cinquième année. Tu étais furieux contre tout le monde et tu ne nous écoutais pas, alors que tu n'as pas forcément toujours raison. Tu t'inquiètes pour Albus comme… comme tu t'étais inquiété pour Sirius à l'époque, aussi.
Harry tressaillit. Il regrettait tellement que son parrain ne soit pas là, n'ait pas été là, toutes ces années durant.
- Je ne vois pas le rapport avec Sirius, répliqua-t-il brusquement.
- Vraiment ? demanda Ginny. Tu ne cessais de faire des rêves où tu voyais Sirius se faire torturer et tuer par Tu-Sais-Qui. Tu étais tellement persuadé que cette vision arriverait qu'on s'est tous précipité au Ministère pour le sauver et tomber dans le piège qu'on nous avait tendu.
Drago resta silencieux. Il avait eu vent de cette histoire, à l'époque… Son propre père, Lucius, avait fait partie des Mangemorts qui attendaient Harry Potter et ses amis pour le capturer au Ministère. Une mission qui avait échoué et qui avait donné lieu à de terribles conséquences pour sa propre famille.
Nerveux, Harry tripota la hanse de sa tasse. Encouragé, Ron se permit de continuer :
- Tu vois où on veut en venir ? Si tu te persuades qu'Albus est réellement en danger, que Scorpius est une menace pour lui, ça va finir par réellement arriver. Malefoy va te tuer si tu continues de lancer des piques sur son fils et Albus va finir par te détester cordialement. Tu ne peux pas accuser un adolescent de vouloir du mal à ton fils sans la moindre preuve.
- Cette chose noire peut très bien représenter autre chose, reprit Ginny en posant une main sur l'épaule de son époux. Je sais, tu t'inquiètes de le savoir en danger… mais toi aussi, tu as été en danger durant toute ta scolarité, et nous sommes toujours là. Tu es toujours en vie. Fais-lui un peu confiance aussi, il a besoin de grandir sans que tu le surprotèges.
Harry resta silencieux, réfléchissant à ce que lui disaient ses amis. Il ne pouvait nier qu'ils avaient plutôt raison, pour le moment. Aucune preuve contre Scorpius, mais il y avait bien une menace tout de même. Songeur, il but quelques gorgées de son café. A la grande surprise de tous, ce fut Drago qui rompit le silence, la voix posée :
- Ecoute, Potter. Si on doit avoir un point commun, c'est que nous nous inquiétons tous les deux pour nos enfants. Si ton fils est en danger, le mien peut l'être également, puisqu'ils sont amis. Si Scorpius en venait à perdre Albus, je pense qu'il ne s'en remettrait pas, surtout après la disparition de sa mère.
Ginny acquiesça. Ron jeta un coup d'œil à Drago, se demandant vaguement à quel point leur ancien camarade de classe avait pu tenir à Astoria, mais il préféra ne pas poser la question. Ce n'était pas le moment de déterrer la hache du Gobelin alors qu'elle venait tout juste d'être mise en terre.
Drago se releva :
- Cette ombre noire n'est peut-être pas « quelqu'un », Potter. C'est peut-être un sentiment qui habite ton fils. Un sentiment de solitude, ou de douleur… d'incompréhension.
Harry fronça les sourcils. Il n'avait pas vraiment réfléchi à ça et il s'en voulu d'avoir attendu que ce soit Malefoy qui mette le sujet sur le tapis. D'un sortilège d'attraction, Malefoy fit venir sa cape à lui :
- Néanmoins, je vais tout de même aller enquêter auprès de certains contacts, d'anciens Mangemorts, au cas où j'entendrais quelque chose…
- Bonne idée, sourit Ginny. Merci, Drago, pour ton aide.
Il hocha la tête en refermant les attaches d'argent de son vêtement, avant de prendre congé.
Lorsqu'il fut parti, Harry tourna la tête vers son épouse :
- Pourquoi tu lui as dit de venir ?
- Je voulais lui parler d'un truc, concernant les enfants, répondit-elle simplement sans donner plus de détails.
Ron sourit, visiblement lui savait ce que dissimulait sa petite sœur à Harry. Son sourire s'effaça lorsqu'il leva le regard vers la fenêtre :
- Harry, hibou !
Le Survivant se retourna et ouvrit le battant, laissant entrer un magnifique hibou du Ministère. L'oiseau se posa sur la table et tendit sa patte, une missive urgente frappée du Sceau du Ministre de la Magie. Immédiatement, Harry récupéra la lettre et pâlit en la lisant :
- C'est Percy ! Le Retourneur de Temps a disparu de son bureau !
- Quoi ?! s'écria Ron.
Ginny porta une main à sa bouche. Ils échangèrent un long regard tous les trois. Tout ceci ne présageait rien de bon…
- Je vais le rejoindre, déclara Harry en sortant précipitamment de la cuisine.
Ainsi que vous l'aurez constaté, j'ai quelque peu dévié du script sur certains points. En effet, dans la pièce, dans ce nouveau présent, Albus se retrouvait à Gryffondor... mais je trouvais que l'argument ne tenait pas debout un seul instant, je l'ai donc laissé à Serpentard.
J'ai également ajouté l'idée de leur coller une retenue, parce qu'ils s'en sortent quand même sacrément bien dans le script alors qu'ils ont quand même fait quelques conneries !
Les connaisseurs de la pièce doivent se rappeler qu'Harry forçait McGonagall à surveiller les deux adolescents, avec l'aide de la carte du Maraudeur. Je veux bien qu'Harry soit caractériel, mais tout de même... d'où ma version que je vous ai proposé aujourd'hui.
