CHAPITRE 11
Le lendemain matin, Bellamy et Clarke discutent de ce qu'ils comptent faire dans la journée tout en mangeant leur petit déjeuner. Bellamy lui explique l'endroit où il va les emmener, notamment les bois du territoire est de la Cour de la Nuit. Il lui dit qu'il vaudrait mieux commencer par le haut et descendre au fur et à mesure, plutôt que faire le contraire.
Clarke prend un sac à dos, le remplit de nourriture et d'eau, et prend la main de Bellamy pour qu'ils puissent tamiser ensemble. Elle profite durant une petite minute de la vue panoramique devant elle de toute la végétation, et se met au travail. Elle pensait que ça allait être étrange d'être seule avec Bellamy, mais ce n'est pas le cas. Ils discutent de temps en temps, mais ils sont concentrés sur leur tâche. Ils cherchent tous les deux pendant plusieurs heures sans abandonner une seule fois. Clarke observe chaque arbre sans trouver un seul saule pleureur. Ce genre d'arbre se trouve près d'une source d'eau, et c'est exactement leur zone de recherche… Il y a toutes sortes d'arbres, ainsi que des buissons ou des fougères encore. Elle écoute chaque bruit autour d'elle pour essayer d'entendre un Suriel mais cela n'arrive pas. Elle n'en trouve aucun.
- Il n'y en a peut-être pas dans cette forêt, dit Bellamy en regardant autour.
- Il y en a toujours un, il faut juste être attentif.
- Ça fait des heures qu'on est là, il va bientôt faire nuit.
Clarke lève les yeux au ciel devant l'impatience de Bellamy. Cependant, lorsque la pluie se met à tomber, quelques minutes plus tard, elle commence à désespérer elle aussi. La nuit tombe, ils sont tous les deux trempés et surtout très fatigués. Elle en a marre. Elle est à deux doigts de lui demander de voler pour essayer de trouver un endroit mais elle sait qu'il est lui aussi crevé.
Clarke est très déçue lorsqu'il fait complètement nuit. La dernière fois elle n'a pas attendu aussi longtemps. Elle ne comprend pas.
- Je ne vois rien dans le noir, dit-elle en soupirant.
- Je sais, grogne Bellamy. Qu'est-ce que tu veux faire ?
- On ne peut pas rester ici.
Elle regarde autour d'elle. Oh non, elle ne veut surtout pas dormir dans les bois. Elle entend des bruits étranges depuis le début de la journée, donc non. Impossible.
- Tu veux rentrer à la maison ? demande-t-il.
- Mais comment est-ce qu'on saura les endroits où on a cherché ?
Il hausse les épaules en regardant autour de lui. Clarke sursaute légèrement lorsqu'il déploie ses ailes et vole légèrement, en tournant la tête partout, comme pour regarder ce qu'il y a aux alentours. Il se repose sur le sol en remettant son sac à dos sur ses épaules.
- Il y a une auberge pas loin, lui dit-il. Ce ne sera pas joli, mais au moins on sera à l'abri.
Clarke accepte. Elle s'en fiche que ce soit classe ou non, elle veut juste s'abriter et dormir dans un lit bien chaud. Ils partent tous les deux dans la direction qu'il lui a donnée. Clarke n'arrête pas de glisser sur la boue tellement il pleut.
- Clarke, soupire Bellamy.
- Ne t'occupe pas de moi, pars en avant, je te rejoindrai.
Il secoue la tête avant de tendre la main vers elle. Clarke plisse des yeux une petite seconde, alors que Bellamy continue à la regarder. Elle avance finalement ses doigts et les resserre sur les siens. Ils commencent à marcher main dans la main, Clarke s'agrippant à lui à chaque fois qu'elle est à deux doigts de tomber. Elle est heureuse qu'il fasse nuit et qu'il ne puisse pas voir son embarras. Elle tremble de la tête au pied mais elle ne veut pas se plaindre. Elle est juste soulagée lorsqu'ils parviennent jusqu'à l'auberge.
Effectivement, ce n'est pas joli. Heureusement, il n'y a pas beaucoup de monde, ils seront tranquilles. Ils s'approchent tous les deux du comptoir en regardant la femme derrière. Elle leur donne une clé.
- Une seule chambre ? demande Clarke.
- C'est la seule disponible. Je la reprends ?
- Non, répond Bellamy. Merci beaucoup.
Clarke le suit alors qu'il monte à l'étage. Elle n'aime pas le fait qu'ils doivent partager un lit, mais ils n'ont pas le choix. Elle a juste peur de ce qui peut se passer à l'intérieur… Elle est humaine, après tout. Elle a des envies, elle a des besoins. Il va falloir se contrôler.
- Je vais aller chercher à manger en bas pendant que tu te changes, lui dit-il.
Clarke hoche la tête en entrant dans la chambre. Elle se dirige directement dans la salle de bain et file sous la douche. Elle se sèche et trouve dans son sac un pantalon et un t-shirt qu'elle peut porter pour la nuit. Heureusement qu'elle y a pensé. Bellamy revient avec de la nourriture dans des sacs.
- Oh, super !
- Commence, je vais me doucher.
Elle acquiesce en prenant une bouchée du burger qu'il lui a apporté. Il la rejoint au bout de quelques minutes, avec un t-shirt et un pantalon lui aussi. Elle le regarde en riant.
- Quoi ? demande-t-il.
- Un t-shirt bleu ? Je pensais que tous tes vêtements étaient noirs.
- Déjà, c'est bleu marine. Ensuite, le noir est seulement ma tenue en tant que Grand Seigneur.
- Ah oui, c'est vrai. Tu n'es rien ici.
Bellamy prend le coussin au passage et lui envoie à la figure. Elle rit en lui tendant son burger, alors qu'il le mange en à peine deux minutes. Clarke finit le sien en discutant avec Bellamy de ce qu'ils comptent faire le lendemain. Clarke regarde le lit sur lequel ils sont assis. Il est assez grand, mais la couverture est fine et il n'y a pas de radiateur. Elle a peur d'avoir froid… Et surtout elle a peur de dormir avec Bellamy. C'est dangereux, très dangereux considérant la tension entre eux en ce moment.
Clarke file dans la salle de bain à la fin du repas et sort sa trousse de toilette de son sac. Elle se lave les dents et s'asperge le visage d'eau froide. Elle se regarde dans le miroir en soufflant. Ça va aller. Clarke retourne dans la chambre alors que Bellamy part à son tour dans la salle de bain. La jeune femme soulève la couverture et se glisse à l'intérieur du lit, tout à droite, le plus loin possible de l'autre côté. Bellamy revient dans la chambre, éteint la lumière et se glisse sous les draps à son tour. C'est quand il est dans le lit qu'elle se rend vraiment compte de la froideur de la pièce. Elle ne sent plus ses orteils et ses joues sont glacées. Elle décide d'en parler à Bellamy lorsque ses dents commencent à claquer.
- Tu ne peux rien faire ? demande-t-elle. Il fait vraiment froid.
- Tu veux que je fasse quoi ?
- J'en sais rien, utilise la magie.
- Ça ne marche pas comme ça, je ne contrôle pas le feu contrairement à toi.
- Bonne idée, dit-elle en tremblant. Je vais t'enflammer pour que tu puisses me réchauffer.
Il rit derrière elle.
- Essaye de réchauffer la couverture, je n'en sais rien.
Clarke ferme les yeux en essayant de se concentrer sur la couverture. Malheureusement, elle a beaucoup trop froid pour ça. Elle ne parvient pas à réfléchir, donc encore moins à se concentrer. Au contraire, elle a l'impression qu'elle refroidit encore plus la pièce.
- Rien ?
- Apparemment non, rétorque-t-elle, de l'agacement dans la voix.
Elle n'y arrive vraiment pas, surtout à cause de la présence de Bellamy à côté d'elle. Elle le sent derrière elle, et ça la déconcentre. Elle ne parvient pas à réfléchir alors qu'il est si proche d'elle.
- Approche-toi, dit-il. On peut partager notre chaleur.
- Cette technique de drague marche pour toi normalement ?
Bellamy rit derrière elle, ce qui la fait frissonner. Clarke sent de la chaleur cette fois-ci, simplement à cause de ce rire. La chaleur dans son estomac se réveille.
Il ne répond pas à sa question. À la place, il noue un bras autour de sa taille et la rapproche de son corps. Clarke est tellement surprise qu'elle se laisse faire, sans rien dire. Elle n'a plus les mots, surtout lorsqu'il s'approche encore plus. Cette dernière peut sentir son souffle sur sa nuque, ce qui lui donne la chair de poule. Elle essaye de se détendre, maintenant qu'elle a un peu plus chaud, mais c'est impossible. Elle le sent glisser son autre bras en dessous de son oreiller pour être plus confortable. Il le fait avec un naturel extrême. Est-ce qu'il se fiche à ce point de leur proximité ?
Clarke peut sentir son torse contre son dos, sa bouche près de sa nuque. Le bras passé autour de son corps la laisse avec un désir qu'elle n'a jamais eu auparavant, même lorsqu'elle était avec Finn. Avec Finn, il y avait de la tendresse, énormément de tendresse, mais avec Bellamy… C'est autre chose. La tendresse est présente, mais le désir prend le pas sur ça. Clarke aimerait être plus proche de Bellamy encore. Elle ferme les yeux, en priant pour qu'il n'entende pas son cœur battre aussi rapidement dans sa poitrine. Elle sent son odeur familière, qui la rend dingue.
Sans y penser, la jeune femme recule un peu son bassin contre celui de Bellamy. Pendant une seconde, il se fige derrière elle, mais se relaxe à nouveau en resserrant son bras sur sa taille. Elle creuse son dos, en espérant qu'il ait le message. Il ne fait rien pendant un petit moment. Elle commence à se sentir embarrassée, mais, soudainement, le sent avancer son bassin vers elle. Il se recule, attendant qu'elle fasse le second pas. Clarke réfléchit pendant une petite seconde. Soit elle ne fait rien, ils restent amis et ça se termine ainsi. Soit elle franchit cette frontière. Et c'est ce qu'elle a décidé de faire.
Elle se recule encore, cette fois-ci en bougeant légèrement jusqu'à ce qu'elle sente une partie de son anatomie réagir. La main de Bellamy se place sur sa hanche.
- Qu'est-ce que tu crois faire ? murmure-t-il.
Clarke ne répond pas, elle répète son mouvement alors qu'il grogne dans son oreille. Elle sent de l'électricité courir dans son corps alors qu'il frôle son lobe d'oreille avec ses dents.
- Tu n'as aucune idée de l'effet que tu me fais, murmure-t-il.
Il place un baiser sur son cou en prononçant cette phrase. Elle doit se faire violence pour ne pas se retourner et l'embrasser sur le champ.
- Qu'on trouve le Suriel ou non, dit-il, on restera toute la journée dans ma chambre en rentrant à la maison. Mais, en attendant, laisse-moi te toucher. S'il te plait.
Clarke mord sa lèvre en entendant ses paroles. Elle aurait aimé coucher avec lui dès ce soir, mais pas comme ça. Pas dans cette auberge. Elle hoche simplement la tête en entendant sa proposition. Bellamy resserre ses doigts sur ses hanches alors qu'il embrasse et mordille sa nuque. Il passe ses doigts sous son t-shirt et effleure l'un de ses seins, alors qu'elle lâche un petit gémissement en creusant un peu plus son dos pour se rapprocher de lui. Il descend sa main et la glisse sous l'élastique de son pantalon. Elle lève un peu la jambe, de sorte à pouvoir la reposer sur celle de Bellamy. Il parcourt sa cuisse nue de sa main et atteint sa culotte. Elle devrait être embarrassée par l'excitation qu'elle ressent en ce moment-même, mais cela semble plaire à Bellamy puisqu'il grogne dans son oreille. Il la touche par-dessus son sous vêtement, sans toutefois aller plus loin.
- Bellamy… gémit-elle.
Cela semble le réveiller puisque ce dernier écarte sa culotte sur le côté et insère un doigt en elle tout en mordant son cou. Clarke ouvre la bouche, en gémissant un peu plus. Elle veut l'embrasser, elle le veut réellement. Elle tourne la tête sur le côté et il semble comprendre son envie puisqu'il pose immédiatement ses lèvres contre les siennes. Clarke ouvre directement la bouche en sentant sa langue contre la sienne. Elle fait passer sa main derrière sa nuque pour le garder contre ses lèvres. Ce baiser est passionné et torride, rempli de désir et d'envie. Il continue à l'embrasser en ajoutant un autre doigt en elle, en allant lentement. Elle ressent tout et peut déjà ressentir son orgasme monter en elle à chaque mouvement de sa langue, à chaque mouvement de ses doigts. Il courbe ses doigts en touchant un endroit dont elle ne connaissait pas l'existence encore. Elle passe sa main dans les cheveux bouclés de Bellamy en grattant son cuir chevelu, alors qu'il gémit contre ses lèvres. Il pose finalement son pouce à l'endroit où elle voulait le plus et appuie en faisant des cercles, jusqu'à ce que son orgasme explose en elle. La jeune femme bat des paupières plusieurs fois de suite, alors que Bellamy ralentit ses doigts pour la faire redescendre en douceur. Clarke repose sa tête sur l'oreiller en poussant un dernier souffle, alors qu'il embrasse sa mâchoire de derrière. Il retire finalement ses doigts et replace son pantalon. Finalement, à sa plus grande surprise, il dépose un dernier baiser contre ses lèvres. Elle ferme les yeux alors qu'il se replace derrière elle en laissant son bras autour de sa taille. Elle s'endort en le sentant déposer un dernier baiser dans sa nuque.
Le lendemain matin, elle pensait qu'il y allait avoir un malaise entre eux, mais ce n'est pas le cas. Il la taquine comme toujours, et lui parle comme si de rien n'était. Ils quittent l'auberge normalement et reprennent tous les deux leurs recherches, sans évoquer ce qu'il y a pu avoir la veille. Bellamy ne semble pas le regretter. Dans tous les cas, Clarke sait que leur amitié entre eux est terminée. Maintenant, il faut juste identifier ce qu'ils seront…
Ils trouvent un endroit rempli de saules au bout d'une heure de recherche. Ils posent rapidement un piège en bas de l'arbre et décident de grimper. Bellamy prend la branche la plus basse et se soulève, en commençant à grimper. Clarke avale difficilement sa salive en voyant le bas de son t-shirt se soulever et montrer un peu sa peau. Il se tourne vers elle et tend ses bras pour qu'elle puisse monter à son tour. Clarke s'accroche à lui et atteint la branche. Elle essaye de monter un peu plus haut alors qu'il l'aide en mettant ses mains sur ses hanches et en la poussant. Elle essaye de ne pas rougir en s'installant, mais lorsqu'elle baisse les yeux vers lui et voit son regard rempli de désir, elle sent sa peau brûler.
Ils restent tous les deux sur la branche d'arbre, en parlant de temps en temps pour combler le silence. Elle a hâte de trouver le Suriel pour rentrer rapidement à la maison. Elle a besoin de parler avec Bellamy. Cependant, quand elle voit les yeux de celui-ci regarder ses lèvres, elle se rend compte qu'elle a aussi besoin de faire autre chose avec lui.
- Peut-être qu'on devrait se séparer, dit-elle au bout de quelques heures.
- Tu penses que je suis le problème ? demande-t-il, un sourire au coin des lèvres.
- Je l'ai attrapé sans toi la première fois…
- Bien, je vais aller faire un tour.
Elle rit alors qu'il tire sur l'une de ses boucles blondes avant de descendre en bas de l'arbre, tout en évitant le piège du dessous. Il lève la tête et la regarde.
- Si je l'attrape, je te le communique par pensée, lui dit-elle.
- Tu penses pouvoir m'atteindre aussi loin ?
- Ce sera un moyen de le savoir.
Il secoue la tête en riant et lui fait un signe de main avant de s'éloigner. Clarke mord sa lèvre en souriant en le voyant partir. Elle est vraiment heureuse.
Seulement une heure après son départ, Clarke entend un bruit qui lui est familier. Elle aperçoit la créature qu'elle a déjà vue à son arrivée dans ce Monde. Elle regarde la cape que le Suriel porte, et reconnait celle qu'elle avait jetée la première fois qu'ils se sont vus. Au bout de quelques minutes, elle entend le piège se refermer sur la créature, qui pousse un cri aigu. Clarke saute de l'arbre et s'approche de lui.
- Est-ce que tu te souviens de moi ? demande Clarke.
- Bien sûr que je me souviens de toi, Clarke Griffin.
Clarke ne peut s'empêcher de sourire. Le Suriel est toujours aussi squelettique, et ses yeux sont toujours des trous noirs qui la fixent. Cependant, cette fois-ci Clarke n'est pas effrayée.
- Devenir Immortelle te va bien, lui dit le Suriel. Je peux sentir le pouvoir irradier de ton corps.
- Pourquoi est-ce que tu t'es fait attraper ? demande Clarke. Tu savais que c'était le même piège que je t'avais fait.
- Je me montrerai toujours devant toi. Tu es ma préférée. Tu es gentille.
Clarke hoche la tête en la regardant. Cela la rend triste de savoir qu'elle est l'une des seules Immortelle à être gentille avec des créatures comme les Suriels, qui ne font de mal à personne et qui répondent simplement aux questions.
- De quoi as-tu besoin ? demande le Suriel. Pose-moi tes questions.
- Je dois savoir si Finn a parlé de mes pouvoirs autour de lui.
Il reste silencieux pendant un certain temps, ce qui commence à angoisser Clarke. Il ouvre finalement la bouche.
- Non, il n'en a pas parlé. Mais ça ne restera pas ainsi pour longtemps. Il devient de plus en plus énervé, Clarke Griffin. Il comprend que tes pouvoirs s'intensifient lorsqu'il s'endort en étant de plus en plus fatigué.
Clarke plisse des yeux en entendant les paroles du Suriel. Elle ne savait pas que ses pouvoirs pouvaient affaiblir les autres Grands Seigneurs, Bellamy n'avait jamais rien remarqué… Clarke est soulagée au moins pour une chose. Finn n'a parlé de ses pouvoirs à personne, ce qui la soulage, mais il risque de le faire assez rapidement. Il comprend qu'elle est en train d'utiliser ses pouvoirs, il le sent au fond de lui-même. Dans tous les cas, cela lui laisse le temps d'aller le voir et lui parler.
- Merci, dit-elle, soulagée. Est-ce que tu penses pouvoir rester un peu plus longtemps ? Mon ami aimerait te voir. Il est gentil, je te le promets.
Elle lui demande ça parce qu'elle a envie de voir l'excitation et la joie sur le visage de Bellamy lorsqu'il verra la créature. Cela fait longtemps qu'il souhaite voir un Suriel, donc il serait réellement heureux.
- Ah… Tu as donc écouté mon conseil.
- Quel conseil ?
- Celui de rester avec le Grand Seigneur.
Clarke fronce les sourcils en essayant de repenser à leur première rencontre. Elle écarquille les yeux en comprenant ce qu'il veut lui dire. Il ne parlait pas de Finn. Il parlait de Bellamy depuis le début.
Reste avec le Grand Seigneur et tu connaîtras la paix.
- Bellamy ? demande-t-elle. Il était celui dont tu parlais ?
- Bien-sûr, et regarde toi maintenant. Est-ce que ton cœur connait la paix ?
Clarke sourit en réfléchissant à la question. Elle a vécu une année chaotique, avec la mort de ses parents, ses trois épreuves, ses disputes avec Finn… Et maintenant, ce n'est plus le cas.
- Oui.
Et elle le pense. Elle ne fait plus de cauchemars désormais. Elle a trouvé des réels amis à la Cour de la Nuit, qui lui font oublier toutes les horreurs qu'elle a pu faire au Mont Weather. Elle a retrouvé l'espoir grâce à eux et grâce à Bellamy. Il lui a fourni cet espoir.
- Trouver l'amour dans un monde si cruel est rare, dit le Suriel.
- C'est le cas.
- Et en plus avec une âme-sœur !
La jeune femme se fige en regardant la joie s'établir sur le visage du Suriel. Elle sent son cœur tambouriner rapidement dans sa poitrine.
- Pardon ? Qu'est-ce que tu viens de dire ?
- Oh. Le Grand Seigneur ne t'a toujours rien dit ?
- Qu'est-ce qu'il aurait dû me dire ? dit-elle en tremblant.
- Le Grand Seigneur de la Cour de la Nuit t'est destiné.
Clarke répète plusieurs fois de suite dans sa tête les mots du Suriel devant elle. Destiné. Destiné. Destiné. Elle aimerait ne pas comprendre ce qu'il est en train de lui dire, mais c'est faux. Elle comprend que Bellamy lui a menti, elle comprend que Bellamy lui a caché la vérité, elle comprend que Bellamy l'a manipulée depuis le tout début.
- Laisse-moi partir, dit le Suriel. S'il te plait. Je n'aurais rien dû dire.
- Il était au courant ? Et il ne m'a rien dit ?
- Il est près d'ici, j'arrive à sentir son odeur. Libère-moi.
Clarke aimerait lui poser beaucoup plus de questions, mais elle ne parvient même plus à réfléchir. Elle libère les jambes du Suriel et commence à partir, sans même regarder en arrière. Elle marche, elle marche, elle marche, jusqu'à ce qu'elle voit Bellamy, au loin. Elle approche lentement, en serrant les poings. Il lève la tête et commence à lui sourire, mais le perd immédiatement en voyant son regard.
- Clarke ? Tu vas bien ? Pourquoi tu…
- Est-ce que nous sommes des âmes sœurs ?
Bellamy la regarde, sans rien dire, alors qu'elle commence à avoir les larmes aux yeux. Il n'essaye même pas de paraitre étonné. Non. Il la regarde seulement, en ouvrant la bouche comme s'il voulait lui dire quelque chose sans y parvenir. Clarke sent la colère émerger d'elle-même, si bien que les ténèbres commencent à l'envahir. D'un seul coup, Clarke se retrouve dans sa chambre, chez Bellamy. Elle regarde autour d'elle. Elle vient de tamiser alors que c'est à l'autre bout de cette forêt, et elle n'est même pas étourdie. Elle a juste pensé à cet endroit, et a réussi. Elle va vers son armoire et prend un sac à dos, qu'elle pose sur son lit. Elle fourre un t-shirt dedans et entend soudainement un bruit.
- Tu te fiches de moi ? dit Bellamy derrière. Tu viens de tamiser sur une centaine de kilomètres ! Tu aurais pu te tromper d'adresse, tu aurais pu te blesser en cours de route !
- Je m'en contre-fiche, répond-elle entre ses dents.
La jeune femme part dans sa salle de bain et prend sa trousse de toilette, qu'elle jette violemment dans son sac. Elle entend Bellamy répéter son nom derrière elle, mais elle n'écoute pas. Elle ne veut rien entendre, jusqu'à ce qu'il essaye de prendre son bras. Elle se recule vivement de lui.
- Ne me touche pas, dit-elle.
- Écoute…
- Je t'avais dit de ne rien me cacher. Et toi tu ne me dis même pas que nous sommes destinés ?
Il mord sa lèvre en continuant à la regarder. Il semble honteux, c'est déjà ça. Clarke se remémore soudainement la première fois qu'il lui a parlé, dans la forêt. Elle comprend tout, désormais.
- C'est comme ça que tu m'as trouvée à la Cour du Printemps. C'est pour ça que tu m'as aidée au Mont Weather.
- Clarke, je t'en prie…
- Depuis combien de temps le sais-tu ?
- Je… Je m'en doutais depuis un moment. J'en ai été certain quand Ontari t'a tuée. Et quand, le lendemain de sa mort, nous nous sommes retrouvés sur le balcon, j'ai senti ce lien s'établir entre toi et moi. Je crois que ta résurrection a… renforcé sa présence. Sa force m'a saisi à ce moment-là.
Clarke secoue la tête en entendant ces paroles. Cela fait donc des mois qu'il est au courant de tout ça. Il le savait quand il est venu la chercher. Il le savait quand elle a décidé de rester. Il le savait en l'entraînant. Il le savait.
- Quand comptais-tu me l'apprendre ? demande-t-elle en sentant la fureur l'envahir.
- Je ne sais pas… Je voulais te le dire hier… ou quand tu aurais compris que nos relations ne se réduisaient pas à un marché. J'espérais que tu t'en rendrais compte après ce que nous avons fait hier et…
- Est-ce que les autres le savent ?
Il ne répond pas, ce qui confirme la réponse. Tout le monde était au courant sauf elle. Ils lui ont tous caché la vérité, comme si elle ne devait rien savoir, comme si elle était trop stupide pour comprendre.
- C'est pour ça qu'ils voulaient m'aider, dit-elle, sa voix se brisant à la fin de la phrase. C'est pour ça qu'ils étaient si gentils.
- Ce n'est pas la seule raison. Ils se soucient de toi, ils…
Clarke secoue la tête et reprend des affaires dans son armoire pour les fourrer dans son sac. Elle entend Bellamy s'approcher encore plus d'elle, et essayer d'intercepter son bras. Cependant, elle tamise d'un seul coup de l'autre côté de la chambre. Bellamy tourne le visage vers elle.
- Arrête de faire ça !
- Je ne le contrôle pas ! rétorque-t-elle.
La jeune femme le pousse de côté pour pouvoir fermer la fermeture de son sac, qu'elle met par-dessus son épaule. Elle commence à partir vers la porte mais Bellamy l'en empêche en se plaçant devant elle. Elle pourrait tamiser une nouvelle fois, mais elle n'en a plus la force.
- Qu'est-ce que j'étais supposé faire ? demande-t-il. Venir à la Cour du Printemps et te dire « Hé Clarke, au fait, je sais que tu ne me connais pas, je sais que tu es amoureuse de la personne que je hais le plus au monde, mais je suis ton âme-sœur donc viens avec moi » ?
- D'accord, je comprends que tu ne me l'aies pas dit à ce moment-là mais pourquoi pas il y a trois mois, lorsque je t'ai rejoint ? Il y a un mois ? La semaine dernière ? Non, bien-sûr que non, j'ai dû l'apprendre d'un putain de Suriel.
- Je ne voulais pas te mettre la pression !
Clarke commence à rire nerveusement en secouant la tête. Elle essuie rageusement la larme qui coule sur sa joue. Elle aimerait ne pas pleurer, elle aimerait être forte mais elle n'y arrive pas, surtout depuis qu'elle éprouve ces sentiments si forts pour lui.
- Je suis désolé que tu sois en colère, mais je ne pensais pas pouvoir te le dire, lui dit Bellamy.
- Pourquoi ? Je ne méritais pas de le savoir, c'est ça ?
- Bien-sûr que si, mais je voulais que tu aies l'impression d'avoir le choix…
- Mais tu le savais ! Toi tu n'as pas eu ce choix. Tu es venu me voir parce que tu pensais que tu avais un droit sur moi, que…
- C'est exactement pour ça que je ne t'ai rien dit, rétorque-t-il sèchement. Je n'ai aucun droit sur toi.
Bellamy commence à s'agacer, lui aussi. Pourtant, c'est elle qui devrait s'énerver. C'est elle qui devrait s'en prendre à lui, et non le contraire. Bellamy passe une main dans ses cheveux en soupirant.
- Je suis désolé, d'accord ? Je suis désolé, mais je referais la même chose si ça se reproduisait. Je voulais… Je voulais que ce soit ta décision. Je voulais que tu me donnes une chance.
- Ma décision ? Donc tu as gardé tout ça secret pourquoi ? Pour que je tombe amoureuse de toi ?
- Je voulais que ce soit réel. Je voulais que tu voies au-delà du lien d'amour.
Clarke sent ses joues se baigner encore plus de larmes alors qu'elle entend ces mots. Elle comprend tout à fait ce qu'il lui explique. Il a voulu lui donner le choix… Parce qu'il n'en a pas eu. Et c'est ce qui la blesse encore plus que tout le reste. Elle renifle en essuyant quelques-unes de ses larmes.
- Mais c'est ce que ça a été pour toi, répond-elle avec une voix rauque. C'est pour ça que tu es venu me trouver. C'est pour ça que tu m'as aidé à travers mes épreuves. C'est pour ça que tu m'as emmenée ici. Parce que je suis ton âme-sœur. Pas pour la personne que je suis.
- Ce n'est pas vrai, murmure-t-il. Je te connaissais à peine. Je voulais te donner une chance… Clarke…
- J'ai besoin de prendre du recul, renifle-t-elle. Je… Je m'en vais.
Clarke s'écarte de lui et part dans les escaliers. Il ne la retient pas, cette fois-ci, mais la suit. Elle arrive dans le salon et voit Murphy et Octavia discuter sur le canapé. Octavia tourne son visage vers elle, et voit le visage décomposé de Clarke. Elle aimerait parler mais elle n'y arrive pas. Bellamy reste derrière et prend finalement la parole, de l'émotion dans la voix.
- Octavia, emmène-là dans la cabane de maman. S'il te plait.
Clarke ferme les yeux, soulagée. Elle est contente de voir que Bellamy comprend qu'elle ait besoin de temps toute seule. Elle veut de la tranquillité. Octavia hoche la tête et se lève, sans poser une seule question, en prenant la main de Clarke dans la sienne. Elles tamisent ensemble et atterrissent devant une grande cabane en bois. Clarke la trouve magnifique.
- Cette cabane est protégée, lui dit Octavia. Personne ne peut s'y tamiser ni même s'approcher d'elle dans la permission de notre famille. Tu es autorisée à entrer.
- Parce que je suis son âme sœur ?
- C'est lui qu'il te l'a dit ?
- J'aurais préféré, marmonne Clarke.
Elle ne dit rien de plus, puisqu'Octavia ne lui pose pas de question. De toute façon, elle n'a pas envie d'en parler pour le moment. Elle tourne son visage vers Octavia en poussant un soupir.
- S'il te plait, dis-lui de me laisser du temps toute seule. J'ai besoin de temps.
Octavia acquiesce en posant sa main sur son épaule et en exerçant une légère pression. Elle tamise finalement, laissant Clarke seule devant cette cabane. Cette dernière s'avance et ouvre la porte. Cette cabane est très simple. Il y a une cuisine à droite, une salle à manger à gauche, et au fond un couloir avec une salle de bain et une chambre. Elle agite la main en regardant la cheminée et un feu jaillit à l'intérieur. Sa chaleur se répand dans toute la pièce.
Clarke dépose son sac sur le sol et part directement dans la cuisine pour pouvoir se faire à manger. Elle remue le plat devant elle en patientant et trouve une bouteille de vin rouge dans les placards. Elle se sert un verre et mange rapidement, avant de faire le tour de la cabane, son verre de vin dans la main. Clarke trouve une porte dans le fond du couloir et l'ouvre. Un grand débarras, avec une multitude de toiles, de pinceaux et de peinture. Elle touche du bout des doigts ces toiles en souriant. Elle sait déjà qu'elle va passer ses journées à peindre. Elle commence à rassembler du matériel et les installe dans le salon, à côté de la cheminée. Elle met de la peinture sur la première toile et continue, durant plusieurs jours.
C'est durant la troisième journée que la jeune femme réalise à quel point elle se sent seule. Elle s'ennuie, et à cause de ça elle ne peut pas s'empêcher de penser à lui… À son âme-sœur… Elle ne veut pas penser à lui, mais il lui manque.
- Clarke ?
Clarke relève la tête alors que Raven entre dans la pièce, de la nourriture dans les bras.
- Qu'est-ce que tu fais là ? demande Clarke en souriant.
- Je viens m'assurer que tu n'as pas brûlé la cabane.
Clarke rit avant de se lever du canapé pour l'enlacer et l'aider à ranger les courses dans le frigo. Elles s'installent toutes les deux sur le canapé. Raven triture le coussin devant elle avant de prendre la parole.
- Écoute, Clarke… Je suis désolée qu'on ne t'ait rien dit… Mais nous ne pouvions pas.
- Parce qu'il vous en a empêché ?
- Non. Nous comprenions tous.
- Si ça avait été toi, tu n'aurais pas voulu le savoir ?
- Bien-sûr, mais c'est plus compliqué que ça. Après tout ce que tu as enduré, tu serais devenue folle.
Clarke lève les yeux au ciel en entendant les paroles de Raven. Elle ne voit pas la différence. Que ce soit maintenant ou avant, dans tous les cas, elle serait devenue folle.
- Maintenant, continue Raven. Maintenant, tu vas pouvoir y penser avec un esprit clair. Quand tu es arrivée à la maison, on savait ce que tu avais subi au Mont Weather. On ne voulait pas te dévoiler cette nouvelle d'un coup. On savait tous que tu venais à la Cour de la Nuit parce qu'il te forçait, mais ensuite tu es venue par choix. On t'a entrainée et on t'a aidée parce qu'on se soucie de toi. Bien-sûr, le fait que tu sois son âme-sœur a aidé, mais on t'aurait aidée dans tous les cas.
Clarke écoute les mots de Raven avec une attention particulière. Elle comprend tout ce que son amie lui dit, mais elle a encore énormément de questions. Elle voulait avoir une discussion avec elle, donc elle est contente qu'elle soit là.
- Je le comprends, répond Clarke. Mais je suis mieux depuis plusieurs mois. Pourquoi vous ne m'avez rien dit à ce moment-là ?
- Parce que c'était le choix de Bellamy. Ça ne nous concernait pas. Il ne voulait pas que tu te sentes obligée d'être avec lui. Il sait tout ce que tu as enduré.
- J'ai dû l'entendre du Suriel, Raven. Est-ce que tu trouves ça normal ?
- Il te l'aurait dit un jour ou l'autre.
Raven semble inconfortable devant elle. Elle tord ses doigts en soupirant de temps en temps. Clarke comprend que c'est compliqué pour elle aussi, mais elle doit continuer ce dialogue. Elle ne sait pas si elle l'aura avec Bellamy, donc elle doit essayer avec Raven.
- Je vous avais dit de ne rien me cacher, dit Clarke. Il m'a menti depuis le début.
- Pourquoi est-ce que tu ne te mettrais pas à sa place, pour une fois ?
Clarke hausse un sourcil en entendant le ton que Raven vient d'employer. Elle semble agacée alors qu'elle n'a aucun droit de l'être.
- Tu penses que ça a été facile pour lui ? continue Raven.
- Qu'est-ce que…
- C'est arrivé tout à coup ! Un jour il a simplement commencé à rêver de la Cour du Printemps et il ne comprenait pas pourquoi. Il nous disait qu'il avait des visions dans son sommeil. Il ne te voyait pas, mais voyait quelques fois ce que tu faisais. On a directement deviné que ça venait de ce lien d'âme-sœur. Tu penses qu'il était heureux de voir que son âme sœur était une Mortelle amoureuse de son ennemi ?
Clarke essuie une larme sur sa joue. Elle ne s'était même pas rendu compte qu'elle pleurait. Elle se met pour la toute première fois dans la peau de Bellamy et elle commence à comprendre, peu à peu. Cela ne change pas sa colère, mais elle réalise ce qu'il a pu ressentir.
- Et comment est-ce qu'il a fait au Mont Weather ? continue Raven. Il a décidé de t'aider même si tu le détestais à cause de ce que Finn t'a raconté sur lui. Il a essayé, alors que tu continuais à confesser ton amour à Finn. Est-ce que tu as déjà été amoureuse de quelqu'un qui en aime un autre ? Est-ce que tu sais à quel point ça fait mal ?
- On ne se connaissait pas, il ne pouvait pas déjà m'aimer. Il a été curieux.
- Et bien tu as dû lui donner une putain de bonne impression puisque Bellamy a risqué sa vie pour toi. Il t'a emmenée ici pour t'aider. Il t'a laissée vivre avec lui. Il a essayé de t'entrainer. Il t'a appris à lire. Il t'a aidée à aller mieux, et tu as le culot d'être énervée parce qu'on t'a caché une insignifiante information ?
Clarke rit légèrement en secouant la tête.
- Une insignifiante ?
- Est-ce que ça change quelque chose ? demande Raven. Est-ce que tu ressens quelque chose de différent maintenant que tu es au courant ?
Clarke baisse le regard en grattant la surface de son verre. Bien-sûr que non. Bien-sûr que ça n'a rien changé. Elle veut toujours le voir, elle veut toujours être avec lui. Elle se rend encore plus compte des sentiments qu'elle éprouve pour Bellamy, et ça lui fait peur.
- Non, soupire-t-elle. Ça ne change rien.
Raven pose sa main sur celle de Clarke durant quelques secondes, avant de tamiser et la laisser seule, devant la cheminée. Clarke repense sans cesse à tout ce que Bellamy a fait pour elle, comme Raven vient de lui dire. Sans lui, elle serait morte à l'heure qu'il est. C'est vrai qu'il se souciait d'elle, aussi. Il a même remarqué qu'elle perdait du poids dans la Cour du Printemps, il remarquait qu'elle était malheureuse avec Finn. Il la regardait.
Elle continue à peindre durant deux petits jours. Elle peint les visages de ses amis, notamment de Bellamy. Elle peint ses mains, son visage, ses vêtements. Elle peint, tout en réfléchissant. Cependant, au bout de cinq jours, elle en a assez de rester seule avec ses pensées. Elle en a assez d'attendre. Heureusement pour elle, Raven revient ce soir-là et martèle la porte du poing, impatiente d'entrer. Clarke ouvre grand la porte, le sourire aux lèvres.
Mais ce n'est pas Raven qui se tient appuyée au chambranle. C'est Bellamy.
Bon, bon, bon... Alors j'imagine que vous êtes passés dans tous vos états en lisant ce chapitre ! Déjà parce que, ENFIN, premier bisou entre Bellamy et Clarke ! (enfin, premier bisou et premier autre chose *tousse* *tousse*). Ensuite, BIM, Clarke apprend qu'ils sont âmes-soeurs, ça y est... Vous vous en doutiez, bien-sûr ! En même temps, c'est moi, c'est évident qu'ils sont âmes-soeurs... J'ai adoré écrire leur dispute à ce moment là, j'espère que vous aussi ! C'est vraiment ce que je préfère écrire ce genre de truc, c'est ma passion. J'espère que vous comprenez le point de vue de Clarke, d'ailleurs. Ne pas savoir quelque chose d'aussi important... Cela doit faire mal, sur le moment.
Et finalement, c'est Bellamy qui se trouve à la porte de la cabane... Ne vous inquiètez pas, il va y avoir une LONGUE discussion entre Bellamy et Clarke dans le prochain chapitre, avec beaucoup d'explications de la part de notre Bellamy !
On se retrouve la semaine prochaine ! Je mettrai du temps à publier je pense, puisque je serai toujours en Alsace chez Géraldine ! (et oui, ceux qui me suivent depuis longtemps la connaissent, puisque c'est une lectrice qui est devenue ma meilleure amie sur ce réseau). Bref, bonnes vacances !
- Amandine.
