Merci Kanade-Chin pour tes 2 commentaires ! J'adore les pavés, surtout quand ils sont marrants et intéressants ! ça m'a fait très plaisir de les lire.
Voici donc la suite, mes loulous ! Le chapitre est court, le prochain devrait être un petit peu plus long par contre et il est en cours d'écriture.
Dimanche 27 octobre 2019
Angoissé, Harry était assis sur le lit d'Albus, dans le dortoir des Serpentard. Suivant son instinct, il s'était rendu à Poudlard dès le matin afin de s'assurer que son fils allait bien. Mais le lit d'Albus était vide, de même que celui de Scorpius et leurs camarades de dortoir avaient dit qu'ils ne les avaient pas vus de toute la nuit. Immédiatement alertée, McGonagall avait lancé des recherches dans tout le Château et à Pré au Lard. Il avait personnellement fouillé plusieurs passages secrets, tandis que Ginny s'était rendue dans le Parc. A présent, il attendait, impatient et priant pour que les autres aient découvert quelque chose. Ses yeux se posèrent sur la valise de son fils qui dépassait de sous le lit, il hésita un bref instant et finit par s'accroupir. Il tira le bagage à lui et l'ouvrit.
- Harry !
Il se tourna vers la porte qui venait de s'ouvrir sur Ginny et Drago dont les joues semblaient creusées par une angoisse qu'il ne montrait pas dans son regard.
- Alors ? les pressa Harry.
Il n'aima pas beaucoup le regard de sa femme qui s'agenouilla sur le plancher avec lui et posa une main tremblante sur son bras.
- Harry… On… On pense qu'ils ont été enlevés.
- QUOI ?!
En réponse, elle sortit de sa poche deux baguette magiques brisées. Harry reconnu immédiatement celle de son fils, et supposa que la deuxième appartenait à Scorpius.
- Ce n'est pas tout, continua-t-elle en le laissant prendre le bout de bois cassé. Le corps du Professeur Bamard a été retrouvé à côté.
Le Survivant resta figé d'angoisse. Il fixait sans le voir le contenu de la valise ouverte devant lui.
- Il faut prévenir Granger ! décida soudain Drago. Elle doit convoquer les Aurors !
Harry acquiesça machinalement. La main de Drago Malefoy apparut soudain dans son champ de vision et fouilla dans la valise.
- Qu'est-ce que tu trafiques ?! s'agaça immédiatement Harry.
- Je cherche des indices, répliqua sèchement Malefoy.
- Cherche-les dans la valise de ton fils à toi !
Plus calmement, Ginny glissa une main sous un pull mal plié et extirpa un paquet de lettres, étonnée :
- On ne lui a pas écrit autant…
Harry regarda par-dessus son épaule et vit des nombreuses enveloppes soigneusement décachetées, toutes écrites avec une encre argentée. Conscient qu'il violait surement la vie privée de son fils, Harry en prit quelques-unes et les parcourut brièvement tout en entendant Drago fouiller dans les bagages de Scorpius.
- Oh, c'est une correspondance avec une fille, remarqua bien vite Ginny. Il a l'air de tenir à elle, on ne devrait pas… Harry, qu'est-ce qu'il y a ?
- C'est signé Delphini… Delphini Diggory.
Drago abandonna immédiatement ses fouilles et pivota vers le couple.
- Diggory ? Comme le vieil Amos ?
- Oui, répondit Harry.
Malefoy fronça les sourcils :
- Tu ne trouves pas ça un peu gros ? C'est qui cette fille ? Comme par hasard, il est en contact avec un membre de la famille du vieux Diggory à cause de qui toute cette histoire a commencé !
Harry se creusa la cervelle, essayant de se rappeler des deux dernières fois où il avait rencontré le vieux sorcier.
- Quand il est venu à la maison, Amos était accompagné d'une jeune femme. Je crois qu'il l'a appelé Delphini ou un nom ressemblant en tout cas, si je ne me trompe pas ça doit être sa nièce.
Sèchement, Drago referma la valise de Scorpius :
- Je veux leur parler ! A Amos et à cette fille ! Ils savent peut-être quelque chose !
Harry leva la tête vers Malefoy :
- Je ne sais pas si…
- Je suis sûr qu'il ne t'a pas tout dit et quelque chose ne collait pas dans le récit des enfants. Je suis certain qu'en réalité ils sont allés le voir, sinon ça ne servait strictement à rien de se rendre à Flagley le Haut et nos fils ne sont pas idiots à ce point, ils avaient un minimum de préparation. Et s'ils voulaient brouiller les pistes, nul besoin de se rendre dans ce village en particulier. Je te parie toutes les richesses des Malefoy qu'ils sont allés voir le vieux Diggory.
Ginny fronça les sourcils et acquiesça :
- Il est vrai que nous n'avons jamais su comment ils avaient quitté le village sans se faire repérer.
Harry réfléchit, essayant de voir clair dans toutes ces informations et suppositions qu'il entendait. Mais qu'aurait fait Dumbledore à sa place… ? Le Survivant se redressa soudain :
- Oui, bien sûr ! Quand Dumbledore voulait nous faire voyager rapidement et discrètement, il utilisait le Transplanage d'Escorte avec moi ! Ça ne laisse aucune trace !
- Bien vu, Potter, déclara Drago. Si tu veux mon avis, ils ont vu le vieux et ils sont repartis avec quelqu'un… peut être avec cette Delphini justement !
Ginny referma à son tour le bagage d'Albus et se remit debout à son tour :
- Allez voir Amos, tous les deux. De mon côté, je vais prévenir Hermione pour qu'elle mette les Aurors sur le coup.
La vieille horloge de St Oswald afficha deux heures de l'après-midi. Le vieux coucou enroué surgit et parut fusiller du regard les deux hommes qui traversaient le couloir pour entrer dans la chambre de l'un des patients. Il retourna bien vite à l'abri de son horloge, évitant ainsi un lasso de laine envoyé par une vieille sorcière qui essayait de l'attraper toutes les heures.
Harry pénétra dans la chambre d'Amos Diggory et se sentit presque instantanément mal à l'aise devant les photos de Cédric qui lui adressait des signes de la main et des sourires. Le vieil homme pivota avec son fauteuil roulant :
- Harry Potter et Drago Malefoy, marmonna-t-il sans leur tendre la main pour les saluer.
- Cessez votre comédie, Amos ! gronda Harry. Je sais que mon fils et son camarade sont venus vous voir en septembre. Est-ce que vous les avez revus récemment ?
Le vieil homme haussa un sourcil en croisant les mains sur ses jambes :
- Je ne vois pas de quoi vous parlez.
- Nous ignorons où ils se trouvent !
- Et ce n'est pas mon problème, Mr Potter. Pourquoi devrais-je savoir où ils sont ?
Harry posa les mains sur ses hanches :
- Dans ce cas, vous ne verrez pas d'inconvénient à ce que nous posions la question à votre nièce. Nous savons qu'elle a envoyé des hiboux à mon fils.
Le visage d'Amos Diggory se teinta d'étonnement :
- Ma nièce ?
Agacé de le voir continuer à jouer la comédie, Harry le fusilla du regard :
- Oui, votre nièce ! Elle vous a accompagné lorsque vous êtes venu chez moi, allez-vous nier cette évidence ? Je l'ai vue de mes propres yeux.
- Je le nie farouchement ! Je n'ai pas de nièce !
Harry ouvrit la bouche, mais Drago lui fit signe de se taire. Il s'avança à son tour vers le père de Cédric, les yeux rivés sur lui :
- Elle s'appelle Delphini Diggory...
- Je n'ai pas de nièce pour la simple et bonne raison que je n'ai jamais eu de frère, ni de sœur. Et ma femme non plus n'en avait pas.
Le teint de Malefoy pâlit davantage, il tourna la tête vers Harry :
- Il dit la vérité, Potter.
Le Survivant sentit un horrible froid l'envahir tandis que sa dernière piste lui échappait.
- En revanche… reprit Amos. Il y a bien une Delphini qui travaille ici, mais ce n'est pas mon infirmière attitrée et je ne connais pas son nom de famille.
Drago pivota immédiatement sur ses pieds :
- Je vais demander à ses collègues !
Harry lui emboita le pas, si déboussolé par la situation qu'il en oublia de remercier le vieil homme malade.
Personne ne prend une fausse identité sans raison. Qui était cette jeune femme ? Et que voulait-elle aux enfants ?
