/!\ Hier il y a eu un beug fanfic et certains n'ont pas été notifié de la publication du bonus 6 ! Donc avant de lire le bonus d'aujourd'hui (le 7) vérifiez bien que vous avez lu le Bonus 6

/!\ Ce chapitre est pour un public averti ! Contenu mâture !


Il était presque dix-sept heures et ils étaient en train d'inscrire la liste des ingrédients entrant dans la composition du Félix Félicis lorsqu'ils entendirent frapper à la porte de la chambre.

- C'est ouvert ! lança Albus en se retournant.

Harry entra dans la chambre :

- Bonsoir, vous deux. J'ai des nouvelles pour toi, Scorpius.

- Mon grand-père ?

Le Survivant acquiesça :

- Il a été arrêté, non sans mal. Mon équipe en a profité pour perquisitionner chez lui et nous avons fait une découverte te concernant. Certains t'estimeront certainement trop jeune mais je prends la responsabilité de t'informer tout de même.

- Vous me faites peur là… souffla le jeune homme blond. Qu'est-ce que vous avez trouvé ?

Albus reposa sa plume en regardant également son père dont le visage était grave et sérieux.

- Les rumeurs te concernant, celles qui racontent que tu es le fils de Voldemort, elles continuent n'est-ce pas ?

Scorpius acquiesça :

- Oui, j'ai même été étonné vu que Delphi a été arrêtée. J'espérai que ça se calmerait mais ça continue encore et encore, comme si le fait de savoir qu'il y avait bien eu un enfant sous entendait qu'il pouvait y en avoir d'autre.

- Encore heureux que nos noms n'aient pas été mentionné dans l'affaire Delphi, soupira Albus. Sinon ça aurait été pire.

- Et je dois avouer de mon côté, reprit Harry, que j'ai également été surpris. Je connais bien le monde des rumeurs et j'ai répété plusieurs fois à ton père qu'elles finissent toujours par se tarir. Tu as pourtant seize ans et elles te poursuivent depuis ta naissance, j'ai pensé qu'elles étaient alors alimentées par quelqu'un.

Albus fronça les sourcils et échangea un regard avec son ami qui reporta son attention sur le Survivant :

- Vous êtes en train de me dire que mon grand-père a un lien avec ces rumeurs ?

- Certaines lettres anonymes à destination de la Gazette du Sorcier ont effectivement été retrouvées dans ses affaires.

Scorpius baissa le regard. Il n'était pas si étonné finalement. Son père le lui avait dit aujourd'hui même : Lucius avait espéré que son petit-fils ferait honneur à la famille Malefoy. Les Malefoy sont craints, on ne se moque pas d'eux. Faire croire que Scorpius était la progéniture de Voldemort, c'était faire croire que le Seigneur des Ténèbres avait assez pardonné à leur famille pour leur offrir l'honneur de porter son héritier. Faire croire qu'il fallait donc craindre les Malefoy.

- Je pense à présent que les rumeurs vont réellement finir par s'arrêter, continua Harry d'une voix douce. Tu seras surement un peu plus tranquille pour tes deux dernières années à Poudlard.

- Merci, Monsieur Potter…

- Et j'ai également des nouvelles de ton père, je suis parti à Saint Mangouste dès que Ginny m'a prévenu.

Immédiatement, le jeune homme leva la tête vers lui en serrant les accoudoirs du fauteuil entre ses mains :

- Comment il va ?

- Il a repris connaissance quelques minutes et s'est rendormi, il est sonné par les potions qu'on lui a administrées pour le soigner. Son bras est en voie de guérison et il devrait sortir après-demain au plus tard.

Un énorme soupir de soulagement échappa à Scorpius qui se sentit soudain allégé d'un poids.

- Bien entendu, tu restes avec nous en attendant. Albus tu lui prêteras un pyjama et tu sortiras le matelas pour qu'il puisse dormir.

- Oui, papa !

- Et tu n'as pas oublié que tante Hermione vient manger à la maison ce soir.

Déconfit, Albus se décomposa. Il avait effectivement complètement oublié que Rose, Hugo, tante Hermione et oncle Ron déboulaient pour le dîner. Harry se mit à rire en lui ébouriffant les cheveux et sortit de la chambre.

- J'avais complètement effacé de ma mémoire qu'il va falloir se coltiner Rose, soupira Albus en se dirigeant la porte. Tu te sens d'attaque à l'affronter ?

- Ouais, maintenant que je sais que papa va bien, je peux affronter ta cousine, sourit Scorpius en se levant du fauteuil.

- Tu viens m'aider à sortir le matelas ? Je te laisserai mon lit et je dormirais par ter…

La fin de sa phrase se perdit dans le baiser que lui donna Scorpius. Son dos buta contre la porte qui se referma sans bruit.

- On a déjà dormi dans le même lit dans le Dortoir, on peut pas faire pareil ? murmura Scorpius.

- On était pas seul, répondit Albus à mi-voix. Et on n'a rien fait à part dormir.

Le regard clair de son ami le fit rougir tandis qu'il comprenait ce que Scorpius avait réellement en tête en parlant de faire lit commun. Hésitant, il caressa une mèche blonde entre deux doigts.

- Je ne te force en rien, souffla son petit ami en l'embrassant encore. J'ai conscience que je suis déboussolé par cette journée, et je suis content de te voir en dehors de l'école. Et on n'est plus vraiment des enfants.

- Je t'avoue que je n'ai pas réfléchis à la question. Maintenant que tu le dis, à l'école c'est difficile d'être tranquille et ça le sera encore plus si on avait envie de faire certains trucs.

- Tu es mignon quand tu rougis, tu sais ça ?

La remarque fit s'empourprer davantage les joues d'Albus. Avec un petit rire, Scorpius recula :

- Encore une fois, je ne te force pas. Si tu veux, on va sortir ton matelas. Et on peut aussi ne faire que dormir dans le même lit.

Indécis, Albus tourna la tête vers le lit, le cœur battant. Son ami sortit Ratibus de sa poche et le posa sur le bureau tout en regardant par la fenêtre. Surement observait-il Lily et James. Albus se mordit les lèvres tout en détaillant son camarade de classe. Scorpius était un tout petit peu plus grand que lui, ses cheveux blonds étaient constamment noués en catogan par un ruban en velours vert durant les journées, même s'il préférait les voir détachés. En vacances, son ami se permettait parfois, comme c'était le cas aujourd'hui, de délaisser les robes de sorciers traditionnelles pour des vêtements à la mode des Moldus. En l'occurrence, Scorpius portait magnifiquement une chemise vert clair à manches courtes agrémentée d'un pantalon blanc d'où dépassait le parchemin de ses résultats de BUSE. Albus songea que cette habitude vestimentaire ne devait pas plaire beaucoup à Lucius Malefoy d'ailleurs.

Scorpius tressaillit en sentant soudain la présence de son petit ami dans son dos et son ruban glisser pour libérer ses cheveux. Etonné, il tourna la tête, interrogateur.

- Tu es mieux, comme ça… marmonna Albus. Les cheveux pas attachés.

Machinalement, le jeune homme se passa la main dans ses mèches libres puis sentit les bras de son petit ami se refermer autour de sa taille et ses lèvres se presser timidement contre son cou.

- Va pour le lit commun.

Scorpius ne savait pas trop à quel moment les choses étaient devenues réellement plus sérieuses. Dans sa tête, il s'était dit qu'au moment de se coucher ce soir, il partagerait le lit avec son petit ami et qu'ils se poseraient à nouveau – ou pas – la question de s'ils feraient autre chose que sommeiller. Pas un instant, il n'avait imaginé qu'ils pouvaient sérieusement passer à l'étape supérieure avant le dîner. Et pourtant…

Un baiser, puis deux, puis trois.

Les mains d'Albus déboutonnaient sa chemise. Ses mains caressaient son torse, tandis que ses lèvres dévoraient son cou de baisers. Scorpius n'avait pas envie de réfléchir, pas après avoir vécu ces dernières heures dans le stress, l'angoisse, la peur, la honte et la culpabilité. Il voulait juste s'abandonner quelques minutes à Albus, juste quelques minutes… Albus était rassurant. Albus était un point d'ancrage. Un repère dans ce vaste désordre qu'était parfois sa vie. Lâcher prise là, maintenant, tout de suite lui paraissait être la meilleure idée de la journée. Ses doigts s'enfoncèrent dans les mèches noires, il attira le visage d'Albus au sien et l'embrassa avec fougue. Un instant plus tard, il lui retirait son T-shirt et le basculait sur le lit. Le torse d'Albus frémit sous ses baisers, il sentit son cœur battre la chamade sous sa langue lorsqu'il traça une ligne chaude et humide du nombril jusqu'au cou. Le souffle de son petit ami s'était accéléré et ce dernier commença, avec son aide, à défaire sa ceinture. A peine eut-il aidé Albus à retirer ses derniers vêtements qu'il se retrouva sur le dos, Albus à califourchon au-dessus de lui en train de lui défaire le pantalon. Il se tortilla pour achever de se débarrasser de sa chemise et la laissa tomber sur le plancher de la chambre. Scorpius se redressa sur un coude, posa sa main sur la nuque d'Albus et chercha ses lèvres pour l'embrasser encore. Un léger hoquet lui échappa lorsqu'il sentit les doigts chauds de son petit ami caresser avec légèreté son entrejambe. Le souffle court, il ne savait plus où donner de la tête entre les baisers d'Albus et ses caresses intimes sur sa zone sensible.

- Laisse-toi faire, chuchota-celui-ci contre ses lèvres.

Scorpius se laissa retomber entre les oreillers et suivit du regard son petit ami qui se penchait pour attraper quelque chose sous le lit. Il en profita pour lui caresser amoureusement le dos tout en le dévorant du regard.

- Tu es vachement beau, Albus.

- Tu n'es pas mal non plus, répondit le concerné avec un sourire taquin en se redressant avec un flacon dans la main.

Les yeux gris se posèrent sur l'objet. Albus dévissa le bouchon :

- Huile de massage, je l'ai prise parce qu'elle sent trop bon.

Il approcha le goulot du visage de son petit ami. Scorpius huma le parfum qui s'en dégageait :

- Hmm… ça sent la forêt de pins, j'adore.

- Tant mieux, répondit le jeune homme aux cheveux noirs en s'en versant une généreuse quantité dans la paume.

A nouveau à califourchon au-dessus de lui, Albus l'embrassa encore tout en laissant ses mains huileuses se balader librement sur son corps pour le masser sommairement. Il lui caressa encore l'entrejambe, avant de passer sur les cuisses, puis à nouveau sur la première zone, guettant ses réactions avec soin. Les doigts se rapprochaient doucement mais surement de ses fesses tandis qu'une délicieuse odeur de pins se répandait dans la chambre. Scorpius profita d'un moment où son petit ami reprenait le flacon et se remettait de l'huile sur les mains pour se redresser à genoux comme lui et lui caresser les hanches, le creux de ses reins et presser ses lèvres sur chaque parcelle de peau qu'il pouvait. Il nicha son visage dans le cou d'Albus, respira son odeur et osa glisser une main entre leurs corps pour toucher à son tour le membre intime de son petit ami dont la respiration marqua un temps d'arrêt.

- Scorpius… tu vas me déconcentrer…

Le jeune homme blond sourit avant d'entrouvrir la bouche de surprise en sentant un doigt huilé s'insinuer en lui. L'audace d'Albus lui plaisait autant qu'elle le surprenait. Dans leur couple, c'était souvent Albus qui semblait le moins à l'aise au sujet de leur relation, qui voulait se faire le plus discret possible.

- Pour quelqu'un qui n'avait pas réfléchis à la question, je te trouve pourtant calé sur le sujet… souffla Scorpius en savourant les sensations qu'il découvrait sous ses gestes.

- Tu serais étonné de la lecture Moldu que Lily est capable de ramener à la maison.

Avec douceur et patience, Albus s'affairait à préparer son petit ami dont le teint pâle était, pour une fois, plus coloré que d'habitude.

- Ta sœur lit quoi… ?

- Une espèce de bande dessinée qui se lit à l'envers et avec des mecs. Truc qui fait fureur chez les jeunes filles, du Yaoya, un nom bizarre comme ça. On apprend des choses intéressantes dedans, mine de rien, si on oublie l'histoire qui casse pas cinq pattes à un Hippogriffe.

Scorpius pouffa, avant de gémir lorsqu'un deuxième doigt se joignit au premier.

- Je t'ai fait mal ? s'inquiéta Albus.

- Non, non, le rassura immédiatement le jeune homme. Juste été…surpris…

Il pressa un peu plus son torse contre le sien. Imaginer Albus piquer en douce la lecture de sa sœur lui donnait envie de rire, et en même temps il trouvait ça terriblement attendrissant. Et le contact de la peau nue contre la sienne le faisait planer complètement, il n'aurait jamais imaginé que ça lui plairait autant. Scorpius ferma les yeux, confiant.

Lâcher prise…

Une éternité -ou seulement quelques minutes- plus tard, il se rallongea sur le lit en repliant les jambes. Albus le contempla quelques instants tout en lui frôlant les cuisses avec légèreté :

- Tu m'arrêtes tout de suite si quelque chose ne va pas, d'accord… ?

Scorpius hocha la tête.

Le moment qui suivit ne fut pas ce qu'il qualifierait « de plus agréable », mais ce n'était pas aussi douloureux qu'il l'avait pensé. La sensation de gêne ne fut pas longue à se dissiper, surtout lorsqu'Albus commença à remuer les hanches avec précaution dans un premier temps. Sa main s'était crispée sur le drap, il la détendit et passa son bras autour d'Albus pour l'attirer plus près de lui. Ce dernier posa son front contre le sien et noua ses doigts aux siens sur l'oreiller. Les lèvres entrouvertes, Scorpius plongea dans les prunelles vertes, son souffle haché se mêlant à celui de son petit ami. La main libre d'Albus se glissa entre eux pour reprendre les caresses sur son membre. Le regard de Scorpius vacilla, il serra plus fort la main de son amant qui l'embrassa passionnément.


Le prochain Bonus ? Ché pas .w. ! Ce week end au plus tard.