Chaque fois c'est la surprise, je sais jamais si fanfic beug encore ou non donc :

Assurez-vous d'avoir bien lu les bonus précédents :)


- Ton frère va bien ? demanda Scorpius en revenant dans le jardin.

Etonné par la question, Albus leva le nez de ses devoirs. Scorpius lui lança le paquet de Chocogrenouille qu'il venait de récupérer dans la cuisine des Potter, il l'attrapa au vol.

- Comment ça ? James a un souci ?

- J'en sais rien justement, répondit Scorpius en déplaçant légèrement le parasol pour avoir un peu plus d'ombre. Je viens de le croiser, il ne m'a pas lancé la moindre moquerie et il a l'air très contrarié aussi.

- Etonnant en effet, commenta Albus en mastiquant pensivement. Il s'est peut être fait remonter les bretelles par les parents.

Scorpius reprit place sur la chaise en plastique :

- Bon, tu t'en sors ?

- Je viens de finir les Potions.

Satisfait, Albus lui montra son devoir. Son petit ami le parcouru avec un hochement de tête approbateur.

- Il te reste quoi à faire ?

- L'Histoire de la Magie.

- Tu es meilleur que moi sur cette matière, commenta Scorpius. Je ne vais pas t'être d'une grande aide.

Le jeune homme aux yeux verts attrapa le devoir à faire :

- C'est étonnant, tu es pourtant calé sur les évènements qui se sont produits dans le passé. Il suffisait de te voir quand on voulait remonter le temps, tu connaissais tout bien mieux que moi.

- Disons que je me défends pas mal sur l'Histoire à partir de 1945 et sur deux ou trois trucs concernant la fin des années 1800, pour le reste je suis moins doué.

- Trop modeste… marmonna Albus.

Il parcourut le parchemin et lut la question à mi-voix :

- Les fidèles de Salem est une organisation connue pour avoir voulu faire la chasse aux sorcières et sorciers. Expliquez dans un premier temps pourquoi les moldus avaient peur des sorciers. Puis, dans un second paragraphe, vous expliquerez en quoi les sorciers décrit par les moldus sont différents de la réalité.

Le jeune homme attrapa son manuel de cours et le feuilleta jusqu'au chapitre qui pouvait l'aider. La main de son petit ami lui caressa distraitement la nuque tandis qu'il prenait connaissance du texte. Savourant le beau temps, Scorpius se laissa aller contre le dossier de sa chaise sans cesser ses caresses et ferma à demi les yeux. Le gazouillement des oiseaux était ponctué par le grattement de la plume d'Albus sur le parchemin, le vent était chaud mais pas désagréable. Le parfum des fleurs avait également quelque chose de reposant. Il culpabilisait un peu de profiter de ce bon moment pendant que son père était à l'hôpital. Le jeune homme rouvrit les yeux et observa le ciel sans nuages. Un cadeau ferait peut-être plaisir à son père ? Mais que pouvait-il lui offrir qu'il n'avait pas déjà ? Il connaissait son goût pour les objets uniques tout en ignorant lequel pouvait manquer à la collection. Ah oui, si, il aimait les manuscrits d'Alchimie également, sauf qu'il avait déjà la plupart d'entre eux en sa possession et Scorpius ne se sentait pas assez calé sur le sujet pour savoir lesquels lui manquaient.

- Albus ?

- Hm ?

- Ton père a dit qu'il rentrerait un peu tôt aujourd'hui, tu crois qu'il serait d'accord pour qu'on aille sur le Chemin de Traverse dans la soirée ?

Le grattement de la plume sur le parchemin cessa. Il croisa le regard de son petit ami qui le regardait en retour.

- Qu'est-ce que tu veux faire là-bas ?

- Je sais pas trop, j'ai envie de faire un cadeau à papa. Léliana Ollivander pourrait m'aider à avoir une idée.

Albus reposa sa plume :

- C'est pas elle qui a fabriqué le Retourneur de Temps que ton père gardait ?

- Si. Et c'est elle qui a écrit le nouveau bouquin sur les baguettes magiques, c'est la meilleure amie de maman et du coup elle connait vraiment bien mon père. D'ailleurs, si tu as toujours envie d'écrire ton livre sur l'apprentissage de la Divination, elle pourra peut-être te donner quelques conseils.

- Bon, d'accord, on demandera à papa quand il rentrera s'il veut bien faire une petite sortie.

Scorpius sourit et referma les paupières.


La clochette à l'entrée tinta doucement lorsque Scorpius pénétra dans la boutique de baguettes magiques en compagnie d'Albus. Harry Potter était parti de son côté au magasin d'accessoires de Quidditch et leur avait demandé de le retrouver une heure plus tard au Chaudron Baveur. La femme rousse derrière le comptoir sourit :

- Scorpius ! Quelle surprise !

- Bonsoir, Mme Ollivander.

Elle serra la main d'Albus, les yeux plissées :

- Je me souviens : Tilleul Argenté, Crin de Sombral, vingt-deux centimètre, relativement souple.

Il acquiesça :

- Oui, c'est exactement ça.

- Je doute que vous ayez encore cassé vos baguettes, que me vaut donc l'honneur de votre visite, les jeunes ?

Scorpius enfonça les mains dans ses poches :

- Je voudrais faire un cadeau à mon père, comme tu connais bien ses goûts…

Les yeux verts de Léliana pétillèrent :

- Tu veux quelque chose d'unique ? Autrement tu ne serais pas venu me trouver.

Le jeune homme hocha la tête tandis qu'Albus laissait son regard passer la boutique en revue. Les étagères étaient rangées selon le bois avec lequel les baguettes avaient été fabriquées. Il se souvenait parfaitement du jour où il était revenu dans ce magasin, durant les vacances noël qui avaient suivi la défaite de Delphini. Mme Ollivander avait immédiatement su qu'il lui fallait une baguette en Tilleul Argenté, un bois parfaitement adapté pour les sorciers possédant un don de Divination. Trouver par contre la baguette en Tilleul Argenté avec un cœur adapté à ses capacités n'avaient pas été une mince affaire. Il avait d'abord essayé une avec une Epine de Monstre du Fleuve Blanc, puis avec un Crin de Kelpy, une Plume de Phénix, un Crin de Licorne… La sorcière lui avait ensuite présentée celle qui était devenue la sienne, celle avec un Crin de Sombral.

« Considéré comme digne des sorciers ayant vaincu la mort », lui avait dit Léliana pendant que son père payait. Albus n'avait pas su si cette phrase devait le flatter ou l'inquiéter. Mais il s'était beaucoup attaché à cette nouvelle baguette magique finalement et il ne s'en séparerait pour rien au monde.

Scorpius parlait toujours avec Léliana qui l'écoutait avec attention.

- Je crois que j'ai quelque chose pour toi, ne bouge pas.

Elle disparut dans l'arrière-boutique. Albus rejoignit son camarade :

- Tu trouves ton bonheur ?

- On dirait.

Léliana Ollivander ne tarda pas à revenir auprès d'eux en tenant un coffret en bois noir entre ses mains :

- J'attendais une occasion de t'offrir ceci. Considère que c'est un cadeau pour la réussite de tes BUSE et que ça peut t'aider pour ton idée.

Elle posa le coffret sur le comptoir. Intrigué, Scorpius l'ouvrit et écarquilla les yeux.

- Oh ! Mais c'est génial !

Dans le coffret reposait plusieurs branches de différents bois, ainsi que des sachets contenant différents crins, des plumes, des tiges de dictame… Il y avait également quelques accessoires permettant de travailler le bois avec précision. La base parfaite pour créer quelques baguettes magiques.

- La dernière fois que j'ai vu ton père, j'ai constaté que sa baguette vieillissait et manquait d'efficacité. Puisque tu veux en faire ton métier, pourquoi tu ne lui en fabriquerais pas une ?

- Mais normalement, c'est la baguette qui choisit le sorcier, s'inquiéta Scorpius. Si je lui en fabrique une et qu'elle ne lui est finalement pas adaptée ?

- Elle fonctionnera tout de même et je pense qu'il sera touché par ton geste. Et puis, même si elle n'est pas parfaitement opérationnelle, il ne pourra pas dire que c'est une baguette magique qu'il peut trouver ailleurs. Elle sera unique, puisqu'elle viendra de toi.

Ravi, il détailla le matériel rangé dans la boîte, impatient de pouvoir l'utiliser.

- Et toi, jeune homme ? demanda la sorcière en s'adressant à Albus. As-tu besoin de quelque chose ?

Il détourna son regard du présent offert à Scorpius et croisa le regard vert de Léliana.

- Oh…euuh…Scorpius m'a dit que vous pouviez peut-être me donner des conseils, pour écrire un livre.

Mme Ollivander lança un bref coup d'œil attendrit en direction du jeune homme blond, puis reporta son attention sur Albus :

- Je ne suis peut-être pas la mieux placer, néanmoins je puis tout de même t'aider un minimum.


Une demi-heure plus tard, les deux amis sortaient du magasin de baguettes magiques, tout aussi ravis l'un que l'autre. Le premier serrait le coffret contre son cœur, le second relisait les parchemins remplis de conseils que la sorcière venait de lui écrire pour l'aider.

- On a encore du temps avant de retrouver mon père, on va se balader un peu ? Ou tu veux aller quelque part ?

Scorpius baissa les yeux vers sa boîte, avant de les relever vers son petit ami :

- Tu as des pierres chez toi ?

Albus sourit en devinant son idée :

- Pas assez. Mais l'Apothicaire a un rayon qui leur est consacré, on en trouve pas mal. Tu veux aller voir ?

- Oui, s'il te plait.

Emboitant le pas à Albus qui savait parfaitement où il allait, Scorpius réfléchissait déjà à la baguette magique qu'il fabriquerait à son père. Quel bois prendre pour commencer ? Bois de Mélèze ? Ou celui de Cerisier ? Peut-être du Cyprès… ?

Ils entrèrent dans le magasin. Connaisseur des lieux, le jeune homme aux cheveux noirs se dirigea immédiatement vers l'autre bout du magasin pour regarder les étagères :

- Tu voudrais quoi pour ton père ?

- Quelque chose qui le reflète. La pierre sera incrustée à l'extérieur, dans le bois, elle apportera une touche de décoration tout en ayant tout de même quelques capacités optionnelles intéressantes.

Le jeune homme observa les pierres rangées dans différents compartiments, ne sachant où donner de la tête entre ces couleurs rouges, vertes, blanches, bleues…

- L'Or est associé à la masculinité et ton père aime bien quand ça brille, non ?

- C'est vrai… C'est quoi ça ?

- De l'Agate, liée à l'intellect et pratique pour discerner la vérité.

Pour un Légilimens, ça peut être intéressant, songea Scorpius.

Albus lui montra une autre pierre :

- Œil de Tigre pour la détermination, ça réduit l'entêtement et ça favorise la confiance en soi. Et ça, c'est de l'Aigue-Marine qui favorise l'équilibre entre les aspects émotionnels, mental et physique.

Pensivement, le jeune homme blond se mordilla les lèvres en regardant les pierres que lui montraient son ami. Il voyait des éléments intéressants dans toutes celles qu'ils avaient sous les yeux.

- Fais à l'instinct, conseilla Albus en lui souriant. C'est toi le fabricant de baguettes.

Il hésita. L'or pouvait plaire à son père, oui, mais il trouvait ça trop facile en un sens.

- J'aime bien, ça… dit-il en désignant l'Oeil de Tigre. C'est joli et ça peut lui correspondre.

Satisfait, il attrapa la pierre et la soupesa dans sa paume. Albus plongea la main dans plusieurs compartiments pour se faire une réserve :

- Si tu as besoin, tu pourras piquer dans mes pierres quand tu voudras.

- Tu es gentil, Albus, mais je préfère acheter mon propre matériel plutôt que de te chiper le tien.

Les mains pleines, le jeune homme commença à se diriger vers le comptoir en compagnie de Scorpius.

- Quand je maitriserai bien, je rajouterai aussi une pierre sur ta baguette, si tu veux.

Albus lui adressa un sourire éblouissant :

- J'espère bien ! J'ai hâte maintenant, alors tu as intérêt à vite être efficace !

Ils réglèrent leurs achats, avant de reprendre le chemin du Chaudon Baveur pour retrouver Harry Potter.