Hello ! C'est très étrange de poster la suite aussi vite, j'avais également eu plusieurs chapitres en avance avec mes fanfictions Tsuki et Rosemary, mais ça fait un petit moment et j'avais un peu oublié ce que ça faisait de ne pas être en retard...

selena789 : Merci beaucoup, j'espère que tu aimeras la suite !

Gemini : Merci ! J'avais peur que ce soit un peu lourd justement, alors tu me rassures ^^

Jazzmeene : Merci, c'est super gentil ^^ Kishimoto n'a pas arrêté de faire de parallèles entre la team 7 de Kakashi, et la team 7 de Minato ce que j'ai trouvé ridicule. Sakura et Rin sont très différentes l'une de l'autre et j'avoue que je préfère Rin et de loin à Sakura. C'est comme ça que je me suis mise à demander comment aurait évoluer la team 7 de Kakashi avec Rin dans l'équipe.

S : Je suis en train de corriger le chapitre 5 alors pour une fois, la suite ne tardera pas ^^ Dans tous les cas, merci beaucoup et j'espère que la suite te plaira !

Vindixta : Je ne sais vraiment pas quoi répondre à ça XD

elodidine : Merci beaucoup :) La suite ne tardera pas alors si tu n'as pas tes réponses très bientôt, n'hésites pas à me demander ce que tu veux !

Disclaimer : Nope, toujours rien de ce côté là...


Autumn & Spring


II


-Sakura-chan ? Sakura-chan ? Mais ou se cache donc cette fille ? Grommela Mebuki Haruno.

Elle n'était pas fâchée. Pas vraiment. Mais elle était agacée et fatiguée de se sentir comme la pire mère qui puisse exister. Sa fille de seulement trois ans avait l'habitude de se cacher pour lire tout ce qui lui tombait sous les mains et n'était retrouvée que lorsqu'elle souhaitait être retrouvé. Sakura était si jeune et pourtant son intellect et son potentiel pour les arts shinobi étaient déjà grands. Trop grands, selon l'avis de Mebuki.

Kizashi et elles étaient des simples marchands. La vie de shinobi, c'était quelque chose qui les dépassait complètement. Et le fait que leur fille unique, leur petite Sakura possède une telle prédisposition pour cette carrière ? Comment étaient-ils censés le prendre ? Un jour ou l'autre, le village se rendrait compte du génie de Sakura et ils la prendront. Sakura était trop intelligente et trop douée pour ne pas être remarquée. Elle avait appris à lire, à marcher, à courir, à grimper sur les arbres et à se faufiler partout sans aucune aide et Mebuki se sentait impuissante, inutile et remplie d'amertume. Qui voudrait que sa fille unique devienne une kunoichi ? Une meurtrière ? Personne de censé. Et pourtant, c'était ce qui attendait Mebuki, elle le savait.

Et puis malgré tous ses efforts, Mebuki ne pouvait s'empêcher d'être pleine de ressentiment envers sa propre fille. Kami-sama, elle était vraiment la pire mère qui puisse exister ! Mais comment ne pouvait-elle pas en vouloir à sa fille de l'empêcher de jouer son rôle de mère ?! Mebuki l'avait mise au monde, elle l'avait changé, bordé, nourrit et habillé mais dès le moment ou Sakura avait appris à tenir debout, c'était comme si cette dernière n'avait plus besoin de son aide. Mebuki ne lui avait pas appris à lire, elle ne lui avait rien appris, Sakura avait tout fait toute seule pendant que Kizashi et elle la regardaient faire avec stupéfaction. C'était tellement injuste !

Elle avait toujours rêvé d'avoir une fille, une jolie petite fille qu'elle aurait pu habiller et à qui elle aurait appris à cuisiner, tricoter et jardiner. Elle n'avait jamais voulu d'un génie indépendant qui n'avait besoin de personne. Elle voulait son bébé, pas cette fille trop intelligente.

Et surtout, elle en avait assez de se sentir constamment coupable d'être une mauvaise mère.

-Okaa-san, tout va bien ? Demanda une petite voix, beaucoup trop claire et avec une élocution beaucoup trop soignée pour appartenir à une petite fille de trois ans.

Mebuki ne sursauta même pas, tant elle était habituée à ce que sa fille apparaisse de nulle part sans aucun bruit pour annoncer sa présence. Elle ne sursauta pas, mais son cœur fit un bon dans sa poitrine et la mère dû faire un effort considérable pour croiser le regard vert de Sakura.

-Sakura-chan…

-Hai ?

-Je voulais juste t'informer que j'accompagnais ton père pour son voyage à tanzaku-gai. Je reviendrais dans une semaine tout au plus.

-Oh, je vois, répondit Sakura calmement.

Pendant un instant terrible, Mebuki souhaita que sa fille éclate en sanglot et demande à ce qu'elle les accompagne ou à ce que Mebuki reste, qu'elle fasse quelque chose de normal pour une enfant à qui la mère venait d'annoncer qu'elle partait pendant une semaine entière. Mais Sakura ne fit rien de tout cela. Elle ne faisait rien du tout pour être honnête. Elle se contentait d'observer Mebuki comme si elle arrivait à sonder son âme, voir tous ses défauts et ses pêchés et avait pitié d'elle.

Peut-être que Mebuki avait décidé de partir parce qu'elle craignait que si elle restait trop longtemps, elle en arriverait à haïr Sakura.

-Chiyome-san a accepté de venir trois fois par jour pour te faire à manger et te surveiller durant son temps libre, tu seras sage avec elle, n'est-ce pas ?

Chiyome-san était la vielle Obaa-san du quartier. Elle était leur plus proche voisine et avait l'habitude de surveiller Mebuki quand celle-ci était elle-même enfant. Elle était à moitié sourde et avait beaucoup d'expériences avec les enfants. Elle était également son dernier recours, parce que Mebuki avait besoin de respirer et ne comptait plus laisser Kizashi continuer leur commerce seul.

-Hai, Okaa-san.

-Je pars ce soir.

Sakura hocha la tête et ouvrit la bouche comme si elle avait souhaité dire quelque chose mais elle la referma et baissa la tête.

Mebuki se sentit encore une fois comme la pire mère qui puisse exister.


Autumn & Spring


Rin se sentait coupable de tous les tourments qu'elle causait au couple Haruno depuis sa renaissance. Ce n'était pas volontaire de sa part et pendant un temps, elle avait essayé de se comporter comme une enfant normale. Mais Rin n'était pas normale et prétendre le contraire était vite devenue extrêmement fatiguant. Elle n'avait pas eu suffisamment de patience ou de compassion pour continuer cette charade. Elle resta donc silencieuse pendant que Mebuki et Kizashi finissaient leurs préparations. Au moment de partir, les deux l'embrassèrent gentiment sur le front et Rin se força à leur offrir un sourire convaincant.

-Bon voyage, dit-elle, lorsqu'ils partirent rejoindre l'équipe de chûnin qu'ils avaient embauché pour les protéger des bandits.

-Sois sage, Sakura-chan ! Ne fais pas de bêtises et écoutes Chiyome-san !

Rin attendit qu'ils disparaissent de son champ de vision pour pousser un soupir de soulagement. Ses nouveaux parents étaient des gens bien et ils méritaient mieux qu'elle. Mais ça n'empêchaient pas le fait que Rin sentit pour la première fois qu'elle pouvait enfin respirer en paix. Quand elle était seule, elle n'avait pas à cacher ses émotions négatives, ni les exercices de control de chakra qu'elle faisait en catimini. Elle n'avait rien à cacher quand elle était seule.

Profitant de sa toute nouvelle liberté et sachant qu'elle ne durerait pas, Rin s'installa dans le washitu confortablement pour pouvoir méditer jusqu'à la venue de Chiyome-obaasan. Quand elle avait commencé ses séances de méditation, ses réserves de chakra avaient été si petites que s'en était consternant. A présent, elles étaient relativement normales pour un enfant venant d'une famille de shinobi. Rin prévoyait de continuer de méditer et d'élargir ses réserves jusqu'à l'âge adulte. Elle espérait juste qu'aucun shinobi du village ne remarque son comportement et commence à penser qu'elle était une espionne. Elle n'avait vraiment pas besoin que pareil scénario se réalise. S'il le fallait, Rin était prête à dire la vérité sur sa situation et à demander qu'un Yamanaka confirme ses dires, mais elle préfèrerait l'éviter. Elle était une kunoichi et donc suffisamment paranoïaque pour savoir qu'il était préférable de garder ses secrets.

Dans sa précédente vie, elle avait eu de petites réserves mais son excellent control lui avait permis d'en faire bon usage. A présent, elle voulait le control et suffisamment de chakra pour ne pas être complètement inutile durant un combat. Elle n'avait plus Kakashi, Obito et Minato-sensei pour la sauver après tout. Elle était seule. Et elle devait apprendre à se débrouiller seule.

Obito était mort, elle avait découvert que Minato-sensei était devenu Hokage avant de mourir quelques mois plus tard durant l'attaque du kyûbi, quelles étaient les chances que Kakashi ait survécu ?

Rin tenta de songer à Kushina-san, à Kurenaï, Asuma, Gaï, Raidou et Genma. Elle tenta de songer à sa tante Kasai qui venait de mettre au monde une petite fille nommée Tenten avant que Rin ne meurt. Elle tenta également de songer au fait que la guerre était finit, que Konoha avait gagné mais Rin était trop fatiguée pour se voiler la face. Rien ne laissait à penser que ses amis avaient survécu, Rin avait toutes ses chances de participer à la quatrième grande guerre shinobi, quant à Kasai, elle ne reconnaitrait jamais Sakura-aux-cheveux-roses-Haruno comme étant sa nièce, Rin qui était morte, empalé par le Chidori de Kakashi Hatake.

Rin était seule dorénavant et chercher confirmation ne ferait que la meurtrir davantage.


Autumn & Spring


Trois jours après le départ des Haruno, Rin prit enfin son courage à deux mains pour s'aventurer dehors. De nombreuses fois, elle avait été tentée de sortir pendant que ses nouveaux parents dormaient pour redécouvrir son village et observer les changements qui s'étaient effectués ces quelques dernières années. Mais elle avait eu peur de ce qu'elle découvrirait, n'était pas encore capable de laisser un Bunshin -n'avait pas réellement essayé pour être franche- pour prendre sa place et n'avait pas osé parce qu'elle n'avait aucune idée d'où elle irait en premier lieu. Son ancien appartement ? Le terrain d'entraînement numéro 3 ? La montagne des Hokage ? L'académie ?

Il lui avait fallu un moment avant de réaliser ou elle souhaitait aller exactement.

Et c'est exactement là qu'elle se rendait.

La jeune fille était extrêmement reconnaissante envers Kami-sama d'avoir été réincarnée dans son village d'origine. Si elle avait été réincarnée à Kirgakure ou Iwagakure, Rin se serait sans aucun doute suicidé pour de vrai. Mais une part d'elle ne pouvait s'empêcher de se demander si Konoha était toujours le même village que dans ses souvenirs. Si c'était toujours le village pour lequel, elle avait saigné, tué et était morte.

Seul l'avenir le lui dira.

Le village était…le village était à la fois identique et différent que dans ses souvenirs. Certains bâtiments paraissaient plus vieux, d'autres n'existaient plus. Il y en avait également de nouveaux et Rin se perdit deux fois lorsqu'elle ne reconnut pas les rues ou elle se trouvait. Mais le monument Hokage était toujours présent, même si le visage de Minato-sensei y avait été rajouté. Et la tour Hokage surplombait le village exactement comme dans ses souvenirs. Rin reconnut Teuchi-san, Hideki-ojiisan et Nanami-obaasan et se sentit ridiculement reconnaissante que des vendeurs à qui elle n'avait jamais adressé que quelques mots soient toujours en vie. Les enfants de Konoha continuaient de jouer à Shinobi vs Samurai, des Uchiha en uniforme de policiers patrouillaient les rues, des shinobi sautaient de toit en toit pour se rendre à leur destination. L'ambiance était étrangement à la fois plus calme et plus chaleureuse que dans ses souvenirs, mais les couleurs du village étaient toujours aussi vives et Rin sentit quelque chose dans sa poitrine se desserrer.

Konoha était légèrement différent, mais c'était toujours le même village qu'elle avait juré de protéger et pour lequel elle s'était battue…Peut-être que lorsqu'elle se sentirait un peu plus brave, elle irait à la recherche de ses anciens amis et de sa cousine Tenten mais en attendant, elle devait tenter de retrouver ses repères.

Rin laissa ses pieds la guider à destination tout en savourant les rayons du soleil sur sa peau.

Une fois arrivée face au mémorial, Rin sentit toutes ses forces la quitter.

De nombreux noms avaient été ajoutés après celui de son meilleur ami et Rin ne réussit même pas à sentir de l'empathie pour tous ses gens, sa propre peine étant encore trop récente à ses yeux pour se soucier d'étrangers, et n'était-ce pas quelque chose d'horrible ? Plus de centaines de noms ajoutés, et il n'y en avait qu'un seul qui comptait à ses yeux. Rin se sentait vraiment horrible. Mais comme pour beaucoup de ses défauts, elle n'arrivait pas à s'en empêcher.

Obito…Obito avait été son meilleur ami. Le seul qui l'ait jamais compris, le seul qui ait jamais cru en elle, en ses rêves et en ses capacités. Ce n'était pas Minato-sensei, ni Kakashi qui l'avait soutenu et aidé à s'entraîner tous les jours, c'était Obito. Ce garçon au cœur plus grand que le désert de Suna et au sourire plus brillant que le soleil. Rin ne pouvait s'empêcher de se demander s'il avait su à quel point il comptait pour elle avant sa mort. S'il avait su à quel point elle l'avait aimé.

Rin avait toujours su qu'Obito était amoureux d'elle. Elle n'avait pas eu besoin que Kakashi remue cruellement le couteau dans la plaie en le lui disant quand elle avait essayé de lui avouer ses sentiments. Mais elle avait également toujours su qu'elle ne le méritait pas. Rin était égoïste, égocentrique et faible. Tout le contraire d'Obito. Ce dernier avait mérité tellement plus que de mourir à treize ans à cause de sa tendance à se faire kidnapper comme une demoiselle en détresse… Obito aurait dû grandir, mûrir, réaliser son rêve de devenir Hokage et trouver une fille capable de le soutenir, de l'aimer et de l'aider comme il le méritait… Mais Rin avait tout gâchée rien que par son existence et elle ne se le pardonnerait sans doute jamais.

-Gomennasai, murmura Rin.

Des larmes coulaient librement le long de ses joues pour se nicher dans son cou mais Rin les remarquait à peine.

-Gomen, répéta-t-elle.

Rin s'agenouilla par terre et sentit ses lèvres trembler.

Kami-sama savait à quel point il lui manquait. Son meilleur ami lui manquait atrocement et Rin se sentait tellement perdue…

Elle ne le reverrait plus jamais et cette réalité était trop douloureuse pour elle.

S'était-il réincarné lui aussi ?

Peut-être qu'il se promenait dans le village lui aussi mais qu'il portait un visage différent, était-ce possible ? Le reconnaitrait-elle ? Et lui, la reconnaitrait-il ?

Rin sentit un sanglot lui échapper, puis un second, puis un troisième et avant même qu'elle le réalise, Rin sanglotait comme l'enfant de trois ans qu'elle était dorénavant.


Autumn & Spring


Tadam !

Bises,

LS.