Coucou ! J'espère que ce chapitre vous plaira ^^ Je me rappelle qu'il m'a fallu un mois pour l'écrire et même là, je ne suis toujours pas satisfaite.

Vindixta : Merci, je suis contente de ne pas être la seule à aimer Rin. J'ai finit le chapitre trois de Rin 凛, j'espère que tu l'aimeras aussi :)

S : Merci, merci, merci ! Tu peux pas savoir à quel point tu me fais plaisir :) J'espère que tu continueras d'aimer ce que je fais.

Disclaimer : Kishimoto est l'auteur de Naruto comme vous vous en doutez, je ne suis qu'une modeste fangirl...ça me fait du mal de l'admettre.


Autumn & Spring


III


-Souffles tes bougies, Sakura-chan ! Lui intima Mebuki alors que Kizashi prenait une myriade de photo malgré son embarras évident .

-Et fais un vœu, lui rappela Kizashi d'un ton jovial.

« Je fais le vœu de ne plus jamais avoir à fêter un anniversaire pareil », pensa Rin de toutes ses forces tout en s'exécutant. Pour une fois, elle ne se sentait pas particulièrement coupable de ses pensées peu charitables envers ses « parents ». Non seulement, elle ne considérait pas cette date comme celle de son anniversaire mais en plus, cette fête était juste un prétexte pour que Kizashi et Mebuki puissent inviter leurs amis et les enfants de ces derniers.

Rin qui avait toujours adoré les enfants lors de sa première vie, réalisa soudainement qu'elle les préférait de loin. Très loin. Ils étaient bruyants, agaçants, plein de germes, refusait d'entendre « non » et Rin songeait sérieusement à utiliser une technique de genjutsu sur les sales mioches ou mieux encore, à laisser un bunshin prendre sa place pour s'enfuir et préserver le peu de santé mentale qui lui restait.

Malheureusement, elle ne pouvait pas. Sans s'être minutieusement ré entraînée, Rin ne pouvait pas utiliser quelque chose d'aussi dangereux et délicat que le genjutsu sur des enfants et le seul Bunshin qu'elle connaissait était celui apprit à l'académie. Même si Rin réussissait à produire un Bunshin parfait dès son premier essai avec ce nouveau corps encore si fragile, elle ne savait pas combien de temps il durerait, et ne pouvait pas non plus s'assurer que personne ne détruise le dit Bunshin.

Quant aux adultes, ils n'étaient pas bien mieux.

La seule personne qui ne l'agaçait pas prodigieusement était son nouveau père, après tout, il était difficile de ne pas apprécier un homme aussi jovial que Kizashi Haruno. Mais la petite fille commençait à être à bout de patience.

Rin se consolait en se disant qu'au moins le gâteau était bon. C'était un gâteau léger et crémeux à la fraise et Rin qui avait toujours adoré les fraises, se gavait sans aucun scrupule.

-Mebuki-chan ! Ne laisses pas donc ta fille manger autant ! Elle risque de prendre du poids ! S'exclama la voix nasillarde de Sayuri-san, la meilleure amie de sa nouvelle mère.

Rin sentit une veine apparaître sur sa tempe et dû se forcer pour ne pas projeter son intention meurtrière contre la jeune femme.

« Ce sont des civiles, Rin, juste des civiles. Et tu es supposé avoir quatre ans… »

Lorsque Mebuki lui retira gentiment mais fermement son assiette des mains, Rin serra la mâchoire, furieuse qu'on lui retire un de ces rares plaisirs.

-Mebuki-chan, tu as songé à teindre les cheveux de Sakura-chan ?

Si Rin avait eu un kunaï dans les mains…

Peu encline à rester plus longtemps en présence de cette femme insupportable, Rin se leva de sa place entre son père et sa mère et partit se réfugier dans le jardin discrètement avant que sa nouvelle mère n'y songe sérieusement. Mebuki Haruno était une bonne mère et quelqu'un d'intelligent…la plupart du temps. Mais elle était également une civile plutôt frivole qui se souciait plus que nécessaire des qu'en dira-t-on. Le fait que sa petite « Sakura-chan » soit si étrange devait être une torture pour elle...

Une fois à l'abri des regards, Rin se laissa enfin soupirer.

Prétendre être Sakura Haruno n'était pas facile. Elle était et serait toujours Rin Nohara. Et Rin était une adolescente, une chûnin, une medic-nin et un vétéran. Peut-être même était-elle cinglée, qui sait ? Ou que tout ça, ne soit qu'un long cauchemar dont elle n'arrivait pas à se réveiller. Dans tous les cas, quand elle se voyait dans le miroir, elle continuait de s'étonner du visage joufflu qui lui faisait face. Elle ne s'habituerait sans doute jamais aux cheveux roses…et elle avait en effet, songé à se teindre les cheveux mais Sayuri Fumio n'avait certainement pas à donner son avis sur la question.

Ce qui contrariait Rin le plus dans son apparence, ce n'était pas sa taille ridicule de chibi, ni ses joues joufflus, son large front ou même ses cheveux roses mais plutôt son manque de marques. Les marques violettes des Nohara avaient fait parties d'elle. Elle était née avec ses marques et les avait portées fièrement pendant treize ans. Quatre ans dans cette nouvelle peau n'avaient pas suffi à les lui faire oublier.

C'est avec un second soupir que Rin s'assit en position lotus pour se mettre à méditer.

Ses réserves de chakra s'élargissaient lentement mais sûrement et Rin avait découvert avec soulagement que son control était toujours aussi excellent qu'auparavant. Il était peut-être même meilleur. La petite fille s'accrochait à cette bonne nouvelle de toutes ses forces en se disant qu'elle pourrait bientôt retrouver un peu de son identité

Rin méditait quotidiennement à présent et s'entraînait à coller des feuilles, des pétales, des cailloux et toutes sortes d'objets contre différentes partie de son corps pour s'entraîner. Elle n'avait rien osé faire d'autre, mais peut-être était-il temps de réapprendre ses anciennes techniques…

Rin avait eu un bon nombre de jutsu médicale dans son arsenal, ainsi que quelques techniques de genjutsu que son amie Kurenaï lui avait enseigné et elle venait d'entamer son entraînement avec son élément (le Suiton) quand elle est morte. Malgré le fait qu'elles s'étaient énormément améliorés, ses capacités étaient encore trop tristes pour que Rin se mette à réapprendre ses techniques, mais ce qu'elle avait appris à l'académie, le bunshin, le henge et le kawarimi entre autres devraient être à sa portée.

C'était uniquement pour s'améliorer en tant que kunoichi, et certainement pas pour s'assurer de pouvoir éviter ce genre de fêtes complètement inutiles et agaçantes au possible, tenta-t-elle de se convaincre sans grand succès.

-Sakura-chan ! Mais qu'est-ce que tu fais endormi comme ça pendant ta propre fête d'anniversaire ?! S'exclama Mebuki en rouspétant de façon tellement fausse que Rin ne put retenir sa grimace à temps.

Sa « mère » fit semblant de n'avoir rien vu.

Mebuki savait parfaitement bien que Sakura ne dormait pas et qu'elle méditait. Mais ce n'était pas normal et Mebuki ne supportait pas ce qui sortait de l'ordinaire.

-Viens vite, c'est l'heure d'ouvrir tes cadeaux, c'est excitant n'est-ce pas ?

-Hai, Okaa-san, soupira Rin en se levant avec tout l'enthousiasme d'un Nara.

Rin était prête à parier tout ce qu'elle possédait (c'est-à-dire, pas grand-chose) qu'elle allait une nouvelle fois recevoir des robes bouffantes, ridicules, roses et absolument humiliante.

C'était décidé. L'année prochaine, Sakura laisserait un bunshin et irait quelque part pendant toute la durée de la fête, quitte à se réfugier dans la forêt toute la sainte journée et à se priver de dessert.

Si elle devait encore une fois supporter les commentaires de civiles ignorants et les cris perçants d'enfants hyperactifs, Rin allait commettre un meurtre.


Autumn & Spring


Le lendemain de cet horrible anniversaire (elle avait en effet, reçu un bon nombre de robes roses à froufrous qu'elle prévoyait de brûler à la première occasion), Rin se réfugia dans la salle de bain pour s'entraîner à la technique du bunshin. A son plus grand bonheur, elle réussit du premier coup et rien n'aurait pu l'empêcher de s'exclamer de joie lorsqu'elle remarqua son succès.

-Sakura-chan, tout va bien musume ? Demanda la voix de Mebuki.

-Hai, Okaa-san ! Répondit Rin avec plus d'entrain qu'elle n'en avait jamais montré dans sa nouvelle vie.

-Oh…tu as besoin d'aide ?

-Non, répondit Rin précipitamment.

-Oh, ok. Ne tardes pas trop à dormir, on se lève tôt demain.

-Hai, hai.

Rin oublia par la suite complètement sa nouvelle mère pour observer son bunshin avec plus de minutie.

Les proportions du corps humain étaient exactes, et ses vêtements (un short gris et un t-shirt rouge) étaient exactement semblables à ceux qu'elle portait. Les yeux verts de jade de son clone étaient également identiques à ceux qu'elle possédait dorénavant mais il y avait des petites erreurs dans le nez, et le menton, ainsi que la longueur des cheveux. C'était inacceptable.

Rin n'était pas aussi familière avec son nouveau corps qu'elle l'aurait souhaité et se mit à rectifier cet affront immédiatement.

Elle se planta devant le miroir et observa son visage sous tous les angles pour mémoriser ses traits. Elle grava dans sa mémoire la forme de sa mâchoire et de son menton, observa pendant dix bonnes minutes la délicatesse de son nez et joua avec ses cheveux jusqu'à se souvenir facilement de la forme, de la texture et de la longueur.

Une fois satisfaite, Rin réessaya. Et cette fois, elle réussit.

Son clone était parfait.

-Tu sais quoi faire, lui dit-elle.

Le bunshin s'exécuta et n'hésita pas à se rendre dans sa chambre pour prétendre lire un livre quelconque. Il avait instruction de ne pas laisser le couple Haruno le toucher et découvrir qu'il n'avait aucune masse. Ça ne devrait pas poser de problème étant donné que ses nouveaux parents n'étaient pas particulièrement affectueux mais Rin ne voulait pas prendre de risque et préférait paraître bizarre et une enfant ingrate plutôt que le couple réalise qu'elle n'était pas vraiment leur fille. Ç'aurait été bien trop cruel, même pour elle.

S'assurant que la voie était libre, Rin sortit par la fenêtre et sauta vers sa liberté.

Sa dernière escapade remontait à plusieurs semaines et Rin avait désespérément besoin de s'éloigner de cette maison et de se confier à quelqu'un. Ce qu'elle voulait vraiment, c'était rendre visite à Obito. Et peut-être découvrir ce qui était arrivée à Kakashi, Kurenaï, Kushina, Kasai et la petite Tenten. Mais Obito était sa priorité.

A chacune de ses escapades, Rin tentait de rendre visite à son ami. Elle savait qu'il n'était pas vraiment là, mais voir son nom inscrit sur la pierre était la seule chose concrète qu'elle avait encore de lui et la réconfortait presque autant que ça la torturait. Elle ne lui parlait jamais à voix haute, ayant trop peur que quelqu'un l'observe en catimini et avec ses modestes talents de senseur, elle ne pouvait pas prendre de risque. Mais elle rêvassait souvent. Elle espérait qu'il se soit réincarné lui aussi. Elle fantasmait sur l'idée de retrouver tous ceux qu'elle avait perdus. Ses parents, Obito, Kakashi et Minato-sensei. C'était possible, n'est-ce pas ? Si elle avait été réincarnée et si elle se souvenait de sa précédente vie, alors pourquoi pas eux ? C'était pour cette raison que Rin observait le comportement de tous ceux qu'elle croisait. Pourquoi elle fixait les gens avec intensité et pourquoi elle souhaitait sortir de chez elle plus qu'elle ne le faisait déjà.

Bien sûr, Rin avait songé à la possibilité que les gens qu'elle aimait ne se soit pas encore réincarnés ou qu'ils l'aient été, mais dans un autre village…mais la jeune fille se raccrochait à l'infime possibilité qu'elle les reverrait un jour parce que l'idée qu'elle soit seule dans cette nouvelle vie risquait de l'anéantir.

Elle arriva devant le cénotaphe et s'agenouilla comme à son habitude face à la pierre pour tracer le nom d'Obito du bout des doigts.

Quatre ans qu'elle vivait cette nouvelle vie. Quatre ans depuis sa mort.

Rin se demanda vaguement dans sa mélancolie si jamais un jour, elle accepterait l'idée de refaire sa vie. D'oublier qui elle avait été pour enfin devenir Sakura Haruno. Elle en doutait. Quand Rin aimait, c'était pour la vie. Et elle avait aimé son équipe et sa famille plus que tout. Elle avait également aimé la personne qu'elle était. Et même si à présent, elle se détestait, Rin souhaitait quand même garder le peu d'identité qu'il lui rest…

-Tu devrais retourner chez tes parents, petite fille, dit une voix derrière elle.

Rin se figea.

Le garçon derrière elle devait être soit un jônin, soit un excellent chûnin pour avoir réussi à la prendre de court. Elle n'avait jamais été la meilleure des senseurs mais avait toujours été capable de repérer un genin ou même un chûnin moyen. Le nouveau venu n'avait fait aucun bruit, aucun mouvement pour trahir sa présence et Rin ne sentait absolument rien derrière elle. Pas la moindre trace de chakra, par la moindre odeur, rien.

Il aurait pu la tuer s'il l'avait voulu.

Mais ce n'était pas ce qui l'avait fait se tendre comme un arc.

La voix du garçon ne lui était pas familière. C'était une voix basse et sans inflexion. Le garçon -presque un homme- à en juger par sa voix, paraissait complètement indifférent.

Mais il y avait quelque chose, un je-ne-sais-quoi qui lui tiraillait les sens et qui lui disait qu'elle aurait dû sentir arriver cette personne et qu'elle aurait dû le reconnaitre.

C'est donc avec une lenteur délibérée que Rin se retourna.

Ses yeux de jade découvrirent un adolescent.

Un adolescent aux cheveux gris.

Il portait son uniforme ANBU et était tellement grand que Rin ne savait pas si elle voulait rire ou éclater en sanglot lorsqu'elle réalisa que quatre ans s'étaient écoulés pour lui aussi.

Son hitai-ate dissimulait son œil gauche mais Rin savait ce qu'il cachait. C'était elle qui y avait greffé le sharingan d'Obito lors de cette horrible mission.

Kakashi.

Kakashi était en vie.

Il était là, bien présent et l'observait sans une once de familiarité.

Il était complètement indifférent alors que le monde de Rin venait de changer radicalement.

Rin ne songea pas une seule seconde à mentir et à prétendre que le garçon en face d'elle ne voulait rien dire à ses yeux. Il était hors de question. Elle l'avait perdu une fois, plus jamais, plus jamais, plus jamais.

Et alors qu'il la regardait sans une once d'émotion dans son œil gris, Rin sentit des larmes coulaient le long de ses joues et se nichaient dans son cou. Elle réalisa qu'elle pleurait et que ses lèvres ainsi que tout son corps tremblaient mais elle s'en fichait.

Un shinobi n'était pas censé montrer ses émotions et Rin qui savait à quel point les règles comptaient pour Kakashi, venait de piétiner sur cette règle sans la moindre considération parce que Kakashi était , il était en vie, en face d'elle et à portée de main et Rin n'avait qu'une envie c'était de l'enlacer dans ses bras et de le garder pour toujours, caché loin du monde extérieur.

-Kakashi, murmura-t-elle d'un air hébété.

L'œil de Kakashi se plissa et une nanoseconde plus tard, Rin se retrouva allongé par terre avec un genou contre la poitrine et un kunaï contre la gorge.

Elle s'en fichait complètement.

Tout ce qui comptait c'était lui.

-Kakashi, répéta-t-elle à bout de souffle.

-Qui es-tu ? Qui t'envoies ?

Rin ouvrit la bouche et la referma plusieurs fois sans faire de bruit. Elle avait envie de toucher le visage caché de son ancien ami, elle voulait enfouir son visage dans ses cheveux et lui dire à quel point elle l'aimait et combien elle était désolée de tout ce qui était arrivé ce jour-là…

-Parles, ordonna Kakashi d'une voix glaciale, son intention meurtrière à peine remarquable, noyé par le maelstrom d'émotions que Rin ressentait.

-On s'est rencontré quand on avait cinq ans, murmura Rin d'une voix nouée par l'émotion, les larmes coulant toujours librement de ses yeux. Obito et toi avez participé à un concours de ninjutsu organisé par des civiles…

Kakashi avait poussé son kunaï un peu plus contre sa jugulaire à l'entente du nom d'Obito mais Rin s'en fichait comme d'une guigne.

-…Tu as gagné avec un doton jutsu. Plus tard, on s'est retrouvé et on a joué avec une boite de conserve à la place d'un ballon. Obito refusait de perdre une seconde fois et a joué contre toi jusqu'au coucher du soleil sans grand succès. On a entamé l'académie en même temps mais tu as gradué six mois plus tard après une démonstration de taïjutsu contre le Hokage. J'aime à penser qu'on était amis, admit Rin d'une voix si basse que Kakashi ne l'aurait jamais entendu si ses sens n'avaient pas été aussi développés.

-…Obito et moi avons gradués quatre ans plus tard. Notre première mission de rang D était une mission de babysitting…

Kakashi s'était figé au-dessus d'elle et semblait avoir complètement oublié le kunaï avec lequel il la menaçait. Rin continuait de pleurer doucement, mais ses tremblements avaient cessés et sa voix était calme et posée.

-…Ta couleur préféré est le vert, tu détestes les gens en retard, tu as une mémoire eidétique et Minato-sensei était ton idole. Tu adores le balaou salé grillé et la soupe miso aux aubergines et tu détestes les friandises et les aliments frits. Tu aimes lire presque autant que t'entraîner. Quand on avait dix ans, nous avons eu une mission d'infiltration qui vous a forcé toi et Obito à vous habiller en filles. J'ai promis de ne jamais en parler en échange de fraises. C'était toujours toi ou Minato-sensei qui cuisiniez durant les missions. Kushina-san avait tendance à venir à l'improviste avec un panier remplit de nourriture et se disputait tout le temps avec Obito…

Rin inspira un bon coup et remarqua à peine lorsque Kakashi se releva. Son unique œil était gros comme une soucoupe mais Rin continua sur sa lancée, inconsciente du fait qu'elle venait à son tour de bouleverser le monde de quelqu'un.

-La première fois que j'ai vu ton visage, on avait douze ans. Tu m'as fait promettre de ne jamais le dire à Obito. Pour ta promotion de jônin, je t'ai offert un kit médical. Tu as essayé le chidori pour la première fois et tu as failli perdre un bras. Minato-sensei t'a demandé de ne plus jamais réaliser cette technique. Plus tard, j'ai été bêtement kidnappée et vous avez dû me sauver Obito et toi. Minato-sensei n'était pas là et tu…tu as voulu m'abandonner.

Rin ne lui en voulait pas. Elle ne lui en avait jamais voulu parce que Kakashi avait toujours été honnête et avait toujours dit que la mission était la chose la plus importante à ses yeux. Ça ne l'avait pas empêché d'être énormément blessée par contre…

La jeune fille ne remarqua pas les tremblements de Kakashi, trop occupée à se remémorer les pires moments de sa vie passée.

-Obito t'a convaincu de venir me sauver et…et il…

-Stop, murmura Kakashi.

Mais Rin était décidée à parler jusqu'au bout.

-Il s'est sacrifié pour toi et a voulu t'offrir son sharingan pour remplacer l'œil que tu as perdu…Il a dit que c'était un cadeau pour ta promotion.

-Arrêtes.

-Je t'ai dit que je t'aimais ce jour-là.

-Je t'en supplie, arrêtes.

-Tu m'as répondu que tu ne serais pas venu me sauver si ce n'était pour Obito et qu'il était amoureux de moi.

Rin ne remarqua pas l'expression d'agonie sur le visage de Kakashi et continua.

-Tu es devenu ANBU et j'ai été assignée à l'hôpital. J'ai été kidnappé encore une fois et…et tu es venu me sauver. Je…j'ai été placée sous différents genjutsu. Les kiri-nin…ils…ils m'ont…

-Rin, murmura Kakashi de la même façon qu'elle avait elle-même murmuré son nom.

Et Rin qui était si heureuse d'entendre enfin quelqu'un dire son nom sentit une bouffée d'émotions enfler dans sa poitrine et la faire tressaillir. Elle pleurait toujours, mais elle serait incapable de dire si c'était des larmes de chagrin, de joie, de soulagement ou une toute autre émotion.

-Rin…

Et à sa stupéfaction, Kakashi tomba à genoux, une expression brisée sur la petite partie de son visage encore exposée.

-Gomen na.

Il fit un dogeza, son hitai-ate touchant le sol, la laissant abasourdie, ses larmes oubliées.


Autumn & Spring


Yep, Rin n'a aucune intention de mentir au seul membre de son équipe encore en vie.

J'ai prêvu plein d'aventures pour l'équipe 7 et des moments entre Kakashi et Rin hyper mignons mais ne me demandez pas ce que je compte faire avec Obito parce que j'en ai pas la moindre idée !

Dites moi ce que vous avez pensez du chapitre !

Gros bisous !

LS.