Bonjour, bonjour. Un premier chapitre pour mettre la couleur, mais aussi pour que vous n'oubliez pas. Désolée.
Comme je l'ai expliqué, je sais que je fais cette note à l'envers, cette histoire comportera des traces de sujets assez "sensibles", c'est pour ça la petite note (celle qui se trouve en-dessous du résumé = hurt/comfort), comme la dépendance, l'auto-mutilation, le suicide, le viol, la maltraitance, l'abandon et la mort. Mais d'autres sujets un peu plus joyeux, ou en tout cas plus positifs comme la reconstruction de soi, le recueillement, et la prise de confiance en soi. Mais ce sont des sujets survolés, bien que l'un en soit un peu la trame et d'autres l'accompagnent un peu plus. J'explique un peu plus bas, ne vous en faites pas.
Après ce petit avertissement, l'origine de ce monde appartient toujours à Tite Kubo ainsi que ses personnages. Mais mes ocs m'appartiennent.
Bonne lecture.
- Oye oye oye on se réveille la-dedans ! Le repas se mangera pas tout seul !
Cuillère en bois et casserole en main, je sonne l'alarme comme il est possible de le faire. J'ai toujours tendance à réveiller tout le quartier en faisant ça, mais même s'ils me sermonnent pour ça, ils en sont bien heureux. Enfin bon, je repose ces ustensiles pour retourner à mes fourneaux. Servir une famille de 5 personnes, en se comptant bien sûr, ce n'est pas facile tous les jours. Surtout lorsque certaines hibernes. Et que d'autres travaillent alors que les boutiques ne sont pas encore ouvertes. Je lève la bonne marmite qui se réchauffe seule pour la placer sur la petite table en bois qui nous sert de table à manger. Il y a déjà quelques assiettes de poser en pile. Tout le monde se sert comme ils le souhaitent. Pas de contrainte. A part celle de manger ensemble.
Je vérifie que le feu est éteint, et fait un tour pour ramasser quelques torchons coincés entre les cuillères et les baguettes dans un placard bas. J'entends la lourde porte d'entrée grincer, et une encore une seconde fois pour la fermeture. Des pas essayent de se frayer un chemin pour s'arrêter suivant un objet lourd qui se pose avec la délicatesse, sûrement que s'en a était un jour, sur une assise vacante.
- Un jour, j'suis sûr que tu vas le casser ce tabouret, sermonne-je la personne qui vient d'entrer. La délicatesse est à inscrire dans ta liste à tout faire, tu le sais ?
Il n'y a qu'un pas, ou peut-être deux entre la cuisine et le salon, donc il ne me suffit que de tourner la tête pour voir ma jeune sœur Amaya. Elle a dû se lever tôt pour préparer la forge à quelques mètres de la maison. C'est dans sa routine matinale, mais cela se voit également aux tâches de graisse qu'elle a aux mains et sur son visage. Avec l'un des torchons que je possède, je mouille le bout d'un, et lui fait signe de se baisser. Elle se laisse faire, et je la gronde gentiment :
- Fait attention à toi, tu en as encore sur le visage aujourd'hui. J'espère que tu as attention en bougeant les outils. Tu n'as pas encore déjeuné, non ? Tu ne devrais pas sortir sans avoir quelque chose dans le ventre. C'est dangereux. Je sais très bien que tu peux travailler sans avoir rien manger, mais mange au moins quelque chose ou bois avant, qu'il y ait quelque chose dans ton estomac. Merci pour le pain, c'est gentil de l'avoir ramené. As-tu vu Cho ? Quand je suis aller voir les deux pierres là-haut je ne l'ai pas vu.
Elle me regarde de son œil marron, puis me tapote la tête tout en allant vers la chambre des lève-tard. C'est gentil d'avoir répondu. Tout en soupirant et secouant la tête j'essaye de poser les torchons sans rien faire basculer. La marmite garde un peu de sa chaleur grâce à la planche que j'ai mis par dessus. Cho a toujours la tendance à suivre Amaya le matin. Elle a un radar lorsqu'elle se lève. Elles sont similaire au niveau capillaire, parce qu'elles ont toutes deux les cheveux bruns sauf que l'une a un œil marron foncé et l'autre des yeux d'un vert très clairs. Et puis elles sont leur particularité. Amaya a une natte et la moitié de son visage caché par une mèche, Cho, elle a un chignon qui se tient avec des baguettes en fer, apparemment c'est à la mode, et qui part souvent sur le côté gauche de sa tête, également à la mode apparemment. Elle porte également un voile qui lui cache le nez et la bouche.
Je ramasse les affaires qui traînent en les attendant, pour les empiler dans un coin. Et m'aperçoit du coin de l'œil que Cho essaye de passer furtivement par la fenêtre sans que je ne la remarque. Elle essaye mais finit avec un pied dans l'évier qui a de la vaisselle sales à cause du repas et se vautre à moitié sur le sol. Blasé, je la vois se relever avec assurance malgré son entrée ratée. Voilà. Elle m'a vu aussi. Mais fait comme si de rien n'était et s'installer avec aisance sur le sol. La seule assise se trouvant être déjà occupée par le pain. Enfin, nous avons bien un autre tabouret mais il sert pour atteindre les zones normalement hors d'atteinte pour ma taille. Parce qu'elles sont toutes plus grandes que moi. Heureusement pour elles.
La plus grande de toutes arrive avec les deux endormies sous les bras et les pose au sol, toujours la délicatesse comme seconde nature, puis se pose également. Ahh ironie, quand tu nous tiens. Mais elles n'en ont cure, et se contentent de se poser l'une sur l'autre pour terminer leur nuit de sommeil. Même le vacarme ne les réveillent pas.
- Si vous êtes si fatigués, vous n'aviez qu'à vous coucher plus tôt. Prenez un bon repas, vous serez requinquées après. Les gronde-je.
Je tends une assiette à Amaya, qui me remercie d'un hochement de tête, puis à Cho, dont je ne fais aucune remarque concernant un quelconque incident, qui fait pareil. Et aux deux dernières, dont l'une tend les mains par automatisme et l'autre ouvre la bouche. Par automatisme ?
- Non mais dis donc, tu te sers s'il te plaît, merci bien.
Mizuki ronchonne mais accepte la demande. Avec beaucoup de sacrifices selon elle.
- Bon appétit, disons nous, enfin pas tous. Et nous pouvons attaquer le repas, complète-je.
Et nous entamons celui-ci à notre propre vitesse, même si je préviens Amaya et Cho de manger doucement au risque de finir avec une indigestion. Yasu est une shinigami, tout comme Cho, donc elles ont des horaires à respecter. Tout comme bonne personne qui travaille se doit d'être ponctuelle, malgré le fait que l'on essaye de grappiller le plus de temps de sommeil possible, ce qui n'est pas forcément bon, où que l'on se réveille au aurores, malgré le fait que l'on se couche tard. Elles ne sont pas dans la même division. Mais partent ensemble. La plupart du temps.
- Yasu, si tu ne te dépêche pas, Cho te laissera toute seule, et je n'espère pas recevoir la division ici comme la dernière fois, s'il te plaît. Ça m'a déjà bien embarrassé.
- Ce n'était pas la division la dernière fois, seulement un lieutenant, me corrige la petite boule verte.
- Parce que tu crois que c'est mieux ? lui dit Mizuki qui émerge du mieux qu'elle puisse.
- Je trouve, oui.
Je soupire devant son insouciance, à moins que cela ne soit que de la bêtise. Une tape sur le crâne plus tard, et quelques assiettes dans l'évier à attendre leur destin. Yasu part se changer, pendant que Mizuki se prépare directement dans le salon en piochant ses vêtements qui pendent au plafond.
- Tu as une chambre Mizuki !
- Oui, je le sais. Mais c'est trop loin.
- Et je ne trouve pas, vas-y !
- Flemme…
Et la voilà qui se change devant mes pauvres yeux que je cache du mieux que je peux avec mes mains. Et me retourne pour éviter les dégâts. Mizuki est une belle (SŒUR !) femme aux cheveux blonds qu'elle attache dans un chignon un peu lâché et aux yeux d'un violet très clair. Elle travaille dans un restaurant de thé dans les environs. Mais ne m'y laisse jamais la suivre. Mais Amaya, qui est allée la voir, m'a informé qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter, donc cela devrait aller, je pense. Yasu est elle une personne assez difficile au réveil, et à réveiller. Mais une fois réveillée, laisse toujours ses sourcils froncés, toujours. Je lui en ai fait la remarque un jour. Elle m'a dit que maintenant que c'est là, ça le restera. Je l'ai toujours connu avec. J'en viens à croire qu'elle est née comme ça. Un jour, elle va rester bloquée. Elle a des cheveux clair et vert, qui laisse à moitié s'échapper d'un élastique mis à la va vite, porte son uniforme serré malgré tout. Elle la voyant revenir, je desserre légèrement son habit.
- Ne le serre pas trop, sinon tu vas t'étouffer.
Je lui fais un câlin, signe d'un au revoir tout en lui souhaitant une bonne journée. J'en fais également un à Cho, qui rechigne légèrement mais se laisse faire. Et j'en fais un à Yasu qui me le rend un peu trop bien. Je leur souhaite bon courage et de faire attention à elles. Ce dont elles me le rendent à leur manière. Je ne ferme la porte que lorsque je ne les vois plus à l'horizon. Puis m'attelle au ménage de la maison, rangement de la vaisselle, faire le linge et rangement de la maison. Amaya me laisse faire, mais donne un coup de balai et étend le linge. Nous finissons d'aérer la maison, et puis nous partons à la forge. Nous y travaillons le fer et le bronze, nous ne nous attelons qu'à la tâche de faire des outils de tous les jours, des marteaux, des pelles, des râteaux, des faux et des faucilles, des outils des champs. Et par de moments nous fabriquons à la demande des marmites ou des woks, ou encore des bols, mais très rarement. Ce sont plutôt les potiers, ceux qui travaillent l'argile, ou le bois aussi, qui s'en occupent. Mais certains apprécient le bronze, ce qui nous avait étonné sur le coup.
Voilà comment se passe une matinée par chez nous, principalement. Nous vivons comme toutes les autres familles. Comptons sur nous, nous entraidons, nous permettant de vivre simplement. Aucun de nous n'avons de grands rêves, juste celui de vivre une vie banale, et d'avoir à manger le lendemain. C'est tout. Nous laissons l'ambition aux autres, cela ne nous sert pas. Mais bon, cela n'est pas vraiment nécessaire de le raconter ici. Quelqu'un nous posera bien la question si un jour il se trouve être intéresser par nous, où l'un d'entre nous. Je suis Nori, je me suis nommé ainsi pour montrer l'exemple. Et je suis le frère de cette belle famille. Ne vous attendez pas à trop, vous risqueriez d'être déçus. Ne vous attendez pas à voir des personnes importantes venir nous voir tous les quatre matins. Laissez vous simplement bercer par le temps, la patience, la reconstruction et le simple fait d'aimer la vie. Après qu'advienne ce qu'il adviendra, mais nous avons tout le temps d'y penser. Nous ne sommes point presser.
Et voici, je me doute que ce dernier passage ne semble pas être nécessaire, mais je trouve qu'il est tout de même important. Il sert d'avertissement, et aussi de conseil. Il est vrai que cette histoire ne sera pas inscrite dans les grandes lignes de l'histoire des shinigamis, ne participera pas aux grandes guerres, et encore moins n'en sera la résultante. Je laisse aux ambitieux et aux audacieux d'être les grandes pages, d'être ceux qui parviendront à vous fendre l'âme de tristesse, d'espoir ou encore de rire. Je respecte cela. Mais ici, ce n'en sera pas le cas, peut être autre part, ou dans des "sides stories", je crois que ça se dit. Il rappellera peut être d'autres histoires par des légendes ou autres faits, même si j'en doute pour le moment (cela changera peut-être dans le futur, je ne suis sûre de rien).
Elle laisse plutôt place au repos, à la reconstruction, et au recueillement. Il y aura des rebondissements, de nouvelles lignes, mais dans les grandes lignes ce sera juste la vie d'une famille qui essaye de s'en sortir et de vivre comme les autres malgré ce qu'elle le poids du passé.
Je préviens également, même si je l'écrirais sûrement plus haut, mais cette histoire contiendra des sujets un peu "sensibles", que ce soit comme trame, ou comme sujets mentionnés. Il concerne la dépendance, la mort donc, mais aussi le viol, la maltraitance, l'abandon, l'automutilation et le suicide, mais aussi des sujets un peu plus joyeux, ou plutôt des sujets plus positifs comme la reconstruction de soi, le recueillement, et la prise de confiance en soi. Sûrement d'autres sujets, mais ne vous en faites pas, il n'y aura pas de détails, j'y ferais attention. Si cela vous parait trop, n'hésitez pas à me le dire, je ferais le nécessaire pour censurer. Chaque personnage à son histoire. Chaque histoire à son personnage qui lui est propre.
Si cela vous rends mal à l'aise, j'en suis désolée. Mais je ne veux pas prétendre que je sais mieux que d'autres, que je ferais mieux que d'autres. Chaque personne à son ou ses histoires, et le racontera forcément mieux ou comme elle vous correspondra ou vous conviendra. Je veux faire ressentir cette histoire, comme une pause. Quelque chose où vous pourrez vous mettre à l'aise, et où vous vous y sentirez bien.
Excusez-moi pour cette longue outro, mais cela me semblait important également. Après si vous avez des questions ou si vous voyez des fautes (le Bescherelle n'est pas toujours le livre que je met à mon chevet), faites le moi savoir. Ou si vous voulez simplement laisser un mot (comme "bredouille", c'est un mot oui) faites vous plaisir, pas de mots grossiers par contre !
Sur ces bonnes notes, vous êtes des amours, faites attention à vous et bonne journée.
