Bonjour,

Et voici le chapitre trois de Kumon. Bonne lecture à vous.


Aujourd'hui, j'ai décidé qu'il était temps pour nous de prendre des apprentis. Pas qu'Amaya et moi ne suffisons pas, mais il est important de transmettre ses connaissances à quelqu'un qui souhaite apprendre et qui aimerait faire le métier. Il est important de donner la chance à quelqu'un de nouveau. Nous en avons déjà discuté et sommes tombés en accord sur cette conclusion. Quelques personnes sont déjà venu à la forge parce qu'ils cherchaient du travail, mais nous venions à peine de commencer, même si mon ancien maître m'a appris, il voulait qu'une seule personne son aile à la fois, sinon il pensait que les connaissances seraient trop dispatchés et pas assez compris par les personnes. J'ai décidé de changer cette pensée. Il est important de comprendre que les personnes sont même plus forts s'ils unissent leur force.

Maintenant que nous pouvons être sûr de nos compétences, nous pouvons nous permettre de prendre quelqu'un avec nous. Nous avons donc placé une affiche à l'extérieur de la forge le matin même. Malgré nos espérances, enfin surtout les miennes puisque je n'ai pas entendu Amaya se plaindre à ce propos, nous n'avons pas eu de demandeur. Cela avait été bien dommage. J'aurais aimé commencer maintenant, mais nous n'y pouvons rien. Ce n'est pas la saison. Alors, à la fin de notre journée, nous avons nettoyé les outils et les avons rangé, avons donc fermé la boutique. Nous n'avons pas de commandes en retard, ni de grandes commandes non-plus, ce qui par moment, nous fait fermé plus tard, ou alors pas du tout. Mais le dernier cas est plutôt rare.

Nous avons généralement des grosses commandes, mais elles n'ont pas des délais très courts, ni même courts, ce qui nous permet d'avoir du temps et donc de partir plus tôt. Ces commandes viennent généralement de boutiques qui se trouvent près du Seireitei, et qui sont plus ou moins prisés, mais nous ne sommes pas très regardant sur le commanditaire, à part s'il fait des affaires illégales, surtout pour soulever des populations et tuer un autre groupe de personnes. Il serait impossible alors de venir par chez nous pour des armes, nous ne faisons pas d'épées ni même de poignards ou encore des boucliers et des grandes masses. Nous ne faisons que de petits équipements comme ce qui peut servir dans une forge, comme des marteaux, des tenailles, par moment des enclumes, mais cela prends du temps, nous faisons un peu d'équipement pour les champs comme des faux, des faucille, ou encore des pioches et des pelles. Nous sommes en partenariat avec un petit groupe de deux-trois personnes qui va extraire les matériaux directement, mais nous ne les appelons pas pour autant toujours. C'est souvent lors de nos jours de "repos" qu'Amaya et moi, allons avec nos pioches et nos paniers, directement prendre les matériaux à la source. Bon, il faut payer des fois, un petit tribu pour nous permettre de creuser dans les mines. Mais lorsqu'elles ne sont pas gardées, nous y allons directement.

C'est compliqué, ou peut-être pas, mais c'est très prenant et satisfaisant de faire les choses par soi-même et de construire de nouvelles choses. J'avais essayé d'initier les autres soeurs, mais cela ne leur a pas tellement plut, donc j'ai simplement continué ainsi. Ne jamais forcer les personnes à faire un travail qui ne leur plait pas. Il est important de trouver un travail dans lequel elles puissent s'épanouir. Je sais très bien que la question de "il faut bien travailler pour donner à manger, même si ça nous plait pas" est un point d'honneur, mais je trouve qu'il est important de laisser les personnes s'épanouir et être heureuses dans ce qu'elles font. J'ai demandé l'avis d'Amaya sur la question, mais elle m'avait simplement regardé ce jour là et avait continué à frapper sur le fer avec son marteau. Je ne lui en voudrais pas si un jour elle me disait qu'elle voudrait faire autre chose. C'est aussi une des raisons pour laquelle je recherche, enfin nous recherchons, mais celle-ci m'est particulière, des apprentis, non seulement pour permettre à d'autre personnes de travailler, en plus de leur faire découvrir de nouvelles perspectives, mais également d'alléger la charge de travail que nous avons, et la sienne aussi.

Sur le chemin que nous empruntons, il n'y a pas de pierre, et très peu d'herbe, voir pas du tout. Le ciel est sans cesse en train de décliner, et les nuages de le cacher. J'ai plus l'impression d'avoir une vision grise teintée d'orange. Ce n'est pas très joyeux comme impression, et les boutiques semblent aussi vouloir rejoindre la terre, tellement leur murs sont sales et que leur toitures sont saccagées par la pauvreté. Je crois que je n'ai jamais vu leur véritable couleur, ni même su si ces bâtiments ne sont pas sortis ainsi de la terre.

Nous finissons par atteindre notre maison, qui comporte deux étages et qui est prise entre deux autres maisons. Elle n'est ni très haute, ni très large, mais elle nous suffit amplement. Elle a aussi des murs un peu fissurées, mais nous avons retravaillé les murs qui s'affaissaient, je me rappelle qu'à l'époque où nous l'avons vu, elle n'était pas en très bon état, un peu plus semblable aux boutiques sur le chemin. Un peu plus affaissée… Nous avons bien travailler à la rénover, je trouve. L'intérieur est totalement pris par les objets qui nous entreposons, et par le nécessaire. Quand nous entrons, nous tombons directement sur un salon donc le sol est propre, nous nettoyons tout de même, merci. Mais où il se trouve y avoir beaucoup d'armoire de rangement, qui ne sont pas plus haut qu'un bureau, je crois ? Et qui contiennent souvent des habits, même s'il y a un coffre et deux boites de rangement qui se trouve en dessous de ce coffre, avec les vêtements qui nous sont nécessaires. Le reste sont des matériaux, parce que des fois nous les entreposons ici, des pièces à raccommoder, ou de futurs torchons. Certains tissus, nous essayons de les revendre, ou à des boutiques ou à des agriculteurs. La cuisine se trouve un peu plus au fond, là où la fenêtre est au-dessus de l'évier, elle a uniquement une marmite, un évier avec de la vaisselle qui sèche et quelques compartiments en dessous pour poser des torchons, des ustensiles, de la vaisselle, ainsi quelques savons. J'ai oublié de décrire l'étendoir qui sont des fils qui traversent le salon et où l'on entrepose nos beaux vêtements rapiécés.

Nous rangeons encore un peu la maison, et nous attendions l'arrivée des deux seules shinigamis de la maison ainsi que notre petite serveuse. J'invite Amaya à sortir, même si elle n'a pas besoin de mon autorisation, j'ai toujours l'impression qu'elle attends mon approbation. Je la vois me faire un signe de tête et partir par la porte d'entrée qui grince toujours. Nous n'avons pas vraiment les moyens de nous acheter de la graisse, même si je suis sûr qu'on pourrait y arriver. En attendant que mes soeurs reviennent, j'entreprends de nettoyer le linge. Je monte alors les escaliers en bois qui grincent à chaque pas que je fais, et me retrouve en haut. Il n'y a qu'une pièce et celle-ci n'est qu'une grande chambre. Enfin, grande. Nous n'avons pas d'intimité, je l'avoue. Mais, un jour nous aurons bien une autre maison, où il y aura assez de chambres et de salle d'eau, ainsi qu'un immense jardin. Mais encore faut-il en avoir les moyens. Nous ne gagnons pas assez avec la forge pour nous le permettre, et les soeurs aident déjà bien assez avec leur revenu pour la maison, et nous en utilisons même pour la forge aussi. Je commence à me demander si celle-ci ne serait pas un gouffre financièrement parlant. Nous verrons ce que nous en ferons après l'arrivé de des apprentis, je me dis finalement en ramassant le reste de linge par terre. Nous avons quand même aménager un espace pour la toilette dans un coin de la chambre, mais bon.

Je descends finalement avec ma bassine remplie de vêtements, et commence alors le nettoyage de ceux-ci. Après quelques minutes, qui peuvent ressembler à une heure si on les assemble, je finis par les essorer et les étendre, j'enlève par la même occasion les vêtements qui sont déjà secs que je mets à mes côtés pour pouvoir les ranger par la suite. A la fin, je m'aperçois que Cho et Yasu sont rentrées avec quelques provisions. Amaya se charge toujours du pain. Je leur dit bon retour et finis ce que j'ai à faire avant de nettoyer la bassine, et de monter ranger les vêtements. Lorsque je suis en bas, elles avaient déjà posés les provisions et commençaient à les sortir du cageot. Je remarque quelques aliments intéressants.

-Vous avez pris des choux et des navets aujourd'hui ? Oh de la salade, ça faisait un moment que nous n'en avions pas mangé. Et des pommes de terres ? Vous avez eu une promotion aujourd'hui ? C'est merveilleux, oh il y a même des carottes. Nous allons nous régaler.

J'étais peut-être un peu trop enthousiaste pour ça, mais j'aimais beaucoup cuisiner. S'il y a avait assez d'aliments je pouvais ne pas faire qu'une simple soupe, mais aussi des plats avec des aliments entiers, comme des feuilles de salades avec des carrés de pommes de terres et si l'on avait de la chance, des champignons pour accompagner les navets. Mes soeurs ne faisaient aucune remarque, mais je remarque bien dans leur yeux, que c'est de la nourriture. Que ça se mange. Et que ça remplit. C'est tout.

-Vous vous devez d'avoir le devoir d'aimer les aliments pour ce qu'ils peuvent vous apporter au-delà des apparences et du simple fait qu'ils vous nourrissent.

-Tant que nous avons quelque chose dans le ventre, rétorque Yasu, cela ne m'est en aucun cas dérangeant. Nous devons nous nourrir, mais je ne vois pas à quoi cela peut bien servir d'aimer ce que l'on mange.

-Et bien, ma chère soeur, sache qu'il est important d'aimer ce que tu manges pour ton bien être, je me lance dans un rôle réprimandeur. Le simple fait d'aimer quelque chose peut te rendre heureuse. Et la nourriture peut rendre heureux.

-Je préfère autre chose.

-Ah oui ?

-Mmh.

Mais elle ne m'en dit pas plus. Serait-elle dans l'âge de la rébellion ? Mais je ne lui en veut pas, il est normal d'avoir ce genre de pensée lorsque la famine peut arriver à n'importe quel moment. Comme un hollow qui ravage une ville. Ca peut arriver à n'importe quel moment… Je me contente de l'enlacer simplement, en lui faisant un bisou sur la tête. Et je fais pareil à Cho pour ne pas qu'elle soit jalouse. Même si elle n'aime pas trop les contacts, elle se laisse faire. Je ne l'embête pas avec la dernière étape alors. Nous nous mettons à table pour pouvoir éplucher les aliments qui en ont besoin, couper en morceau d'autres, et nettoyer les salade et les choux. Nous faisons le repas. Généralement, après le repas, certaines en profite pour prendre un peu l'air et d'autres s'installer dans leur futon pour dormir. Ou alors veiller un peu après.

Amaya rentre au bout d'un moment, enfin au moment où le repas allait finir de se faire. Ce qui est étrange, c'est que Mizuki n'est toujours pas rentrée. Elle finissait son service avant Cho et Yasu, mais rentrait après qu'elles soient arrivées avec les provisions. Je m'inquiètes un peu, et demande à Amaya si elle ne l'aurait pas vu sur le chemin. Elle me répond par la négative. Et cette réponse m'inquiètes un peu plus.

Je sais bien qu'elle est grande et peut très bien se débrouiller toute seule, mais même si nous nous laissons beaucoup de liberté, le matin et le soir étaient des moments que l'on passait en famille. Et que si l'un d'entre nous était absent, s'était parce que soit c'était pour le travail, ou une soirée avec des amis. Mais nous prévenons à l'avance. C'était la moindre des choses. Or, ce n'était pas ici le cas. Et ça m'inquiétait.

Nous posons le plat sur la table et je décide alors de sortir pour aller la chercher.

-Je reviendrais, je vais chercher Mizuki. Je m'inquiètes pour elle, et j'ai peur qu'il se soit passé quelque chose.

-Tu n'as pas à t'en faire. Je suis sûre qu'elle est avec ses amies et qu'elle rentrera plus tard, me réconforte Yasu.

Mais je sais qu'elle ne pensait pas ce qu'elle disait. Les rues du Rukongai sont dangereuses la nuit. Et pas du tout sereine pour toutes bonnes ou mauvaises personnes qui tenaient un minimum à ses proches.

-A tout de suite.

J'ouvre la porte, mais me retrouve nez à nez avec deux personnes. Qui semblaient vouloir toquer vu le bras levé de l'une d'entre elles. C'était Mizuki avec une autre personne pas plus haute que moi. Ni une ni deux, j'enlace la petite, parce que c'est ma petite soeur en âge pas en taille, serveuse avec soulagement.

-J'avais peur qu'il te soit arriver quelque chose. Tu nous as bien fais peur.

Elle rit doucement.

-J'ai plus l'impression d'avoir une mère poule et possessive plutôt qu'un grand frère attentionné, plaisante-t-elle.

Après un petit moment, je finis par m'attarder sur la seconde personne. Elle avait de cheveux courts et violet, et ses yeux fatigués et cernés, arbore un jaune délavé. Ses vêtements sont lâches et courts, mais également rapiécés. Elle a cette lueur que je ne saurait décrire. En me détachant de ma soeur fraîchement retrouver. Celle-ci me présente cette nouvelle personne.

-Je te présente Ryuko, apparement il souhaite faire partie de vos apprentis et comme il n'a pas de maison, je lui ai proposé la nôtre. Ce n'est pas dérangeant, j'espère, me demande-t-elle avec un sourire.

Et cet enfant me sourit aussi.

Malgré ce que l'on peut en penser, je porte beaucoup d'importance à ma famille. J'en portais bien avant, et cela continuera jusqu'à la fin. Peu importe ce qui pouvait bien arriver. Peu importe ce qu'il adviendra, ma famille viendra toujours avant moi. Elle aura toujours plus d'importance, et sa protection aussi. J'ai besoin de savoir cette famille en sécurité pour me sentir à l'aise. Et son bonheur aussi. C'est ce que j'ai toujours mis en avant, je la mettrais toujours en avant.


Bonjour, j'espère qu'il vous aura plut. Oui, c'est beaucoup de description. Pas autant que je ne l'aurais cru, mais s'en est. Bravo à ceux qui sont revenu vivant. Vraiment.

C'est un chapitre assez plat en soi, il sert effectivement à poser les bases et les pensées premières. Nori, pense beaucoup. Beaucoup trop. Et encore je me suis restreinte par rapport à ce que je croyais. Certaines de ses pensées seront développées dans d'autres chapitres, je suppose. Je pense que ce sera bien aussi.

Je ne décris pas Nori, parce que ce n'est pas ce qu'il pense forcément à se décrire, si certaines personnes se posent la question. Même si je pense que je ne devrais pas le montrer ici.

Oh, j'ai une demande à faire. Je pense que j'aurais besoin d'un Bêta, je suppose que c'est comme ça que l'ont décrit quelqu'un qui t'aide, avec toute sa bonne volonté et sa patience (oh le pauvre enfant qu'il puisse être). Pour m'aider à poser mes idées, à me critiquer sur certains passages et à m'aider pour les scènes de description. Ainsi que les fautes et les mauvaises prononciations. Je pense que je ferais une requête auprès de ceux-là aussi. Je verrais bien.

Si vous avez aimé, c'est bien pour vous. J'en suis contente. Non, je ne vais pas vous obliger à faire quoi que ce soit. C'est déjà très bien que vous lisez cette fanfic. Très courageux de votre part.

Je dois aussi vous prévenir, que cette fanfic sera mensuelle, je préfère prévenir. C'est la moindre des choses.

Bonne journée, après-midi, soirée à vous et prenez soin de vous.