Note : Bonjour, merci encore à ma merveilleuse correctrice : Almayen. Je vous souhaite une bonne lecture, à tous. Je reprends le goût de l'écriture grâce à Almayen. Le prochain chapitre 02 est en cours de correction. Je vous souhaite une bonne lecture, à tous..Merci, pour vos retours !


Dans le manoir des Luthoriens, le silence faisait rage à l'intérieur de l'office de Lex Luthor. Ce dernier était un peu fatigué à cause de l'accident, il y a quelques heures, mais Mary aussi. Les émotions, les mots étaient blessants, mais la fermière ne voulait pas le perdre encore une fois. Mais la nuit fut courte à cause de cette conversation et Lex conduisit Mary jusqu'à sa chambre habituelle. Il avait laissé la chambre, comme elle était avant.

Dedans, il y avait encore ses vêtements, ses affaires ainsi que son maquillage dans la salle de bain. Rien n'avait bougé à l'intérieur de cette pièce ce qui surprenait Mary Martha Kent. À cet instant précis, Lex eut le regard qui pétillait dans le dos de la jeune femme. Il ne montrait jamais réellement ses sentiments envers elle, mais la fatigue fut présente pour tout le monde et Mary se retourna vers lui, surprise.

« Lex, je ne sais pas quoi dire...Tu as gardé mes affaires ?

— Oui, car je savais que tu allais revenir, un jour. Bonne nuit, Mary.

— Lex, attends. J'ai peur de dormir toute seule, ce soir. Tu veux bien rester ? « Mary...C'est une mauvaise idée, pour cette nuit. Fit-il, en retenant ses émotions. Mary, je suis en colère contre toi, mais notre amitié est importante.

Mary frissonna de peur et voulut demander pardon a son unique amour. La voix tremblante comme une feuille au milieu du salon.

« Lex, je... Je te demande pardon, je voulais juste te protéger, quand j'ai quitté Smallville, et on m'a...kidnappé... Bafouilla-t-elle, en sanglot.

— Quoi ? Pourquoi tu ne m'as pas téléphoné quand tu as eu l'occasion ?

— Je ne pouvais pas...Sinon, elle allait te tuer, Lex. C'était ça, mon secret, et si je suis revenue à Smallville, c'est parce que tu me manquais trop...

Il n'en crut pas ses oreilles et l'expression de Lex se changea aussitôt devant les paroles de la jeune fermière des Kent qui était bouleversée par ces événements :

« Je suis désolée, j'ai craqué ! » fit-elle, en ne tenant plus debout.

— Mary, il faut que je te parle. Assieds-toi, s'il te plaît.


Le ton de Lex fut encore différent et doucement, Mary s'assit à ses côtés, les yeux fatigués et Lex aussi. Ils échangèrent des regards pendant la discussion :

— Mary, Gabe m'a prévenu, quand il t'a retrouvé. Dit le chauve.

— Comment, mais alors... tu étais déjà au courant de ma situation ?

— Oui, et j'étais fou de rage, car je n'étais pas là pour te protéger.

— Lex, tu n'y es pour rien, je t'assure. Je suis aussi fautive et tu étais chez les Sullivan pendant que j'étais dans les vapes ? Reprit-elle, en écarquillant ses yeux. Lex ?

— Oui, j'ai été là. Tu partais chez les Sullivan quand on eut l'accident ?

Mmhh..Oui, mais personne ne le savait que j'étais chez eux, je me trompe ?

— Effectivement, j'étais le seul à être au courant, Gabe a fait le nécessaire.»


Suite à ces mots, toute la fatigue accumulée se fit sentir et Mary s'endormit dans les bras de Lex qui l'a déposé sur le lit baldaquin qui était propre depuis son départ. La rouquine avait eu beaucoup trop d'émotions depuis son retour à Smallville et le jeune Luthor ne put s'empêcher de caresser doucement son front. Mary dormit paisiblement et Lex resta auprès d'elle, jusqu'à son réveil. La nuit se passa lentement à Smallville et au manoir des Luthor, le silence régna.

À son réveil, la jeune Kent se retrouva toute seule dans son lit. Lex avait laissé son gilet violet qu'il avait oublié hier soir dans le salon. Mary se réveilla avec des maux de tête, mais son mouvement fut brusque à son réveil - ce qui déclencha son étourdissement. Dans l'autre pièce, Lex buvait sa bouteille d'eau et Dominic était là pour le travail. Non, il était là pour son père qui se trouvait toujours à Métropolis. Lionel avait été obligé de réduire le nombre de travailleurs dans l'usine de Smallville, mais Lex s'y était opposé » fortement, car pour gagner de l'argent il fallait augmenter le nombre d'employés de l'usine.

Sauf que Dominic comprit qu'il n'était pas pas seul dans cette maison familiale. Le blond fut en colère devant le fils Luthor et il entendit une voix féminine qui se trouvait derrière lui. C'était Mary. Dominic employait un ton agressif envers le jeune Luthorien et Mary n'en crut pas ses oreilles : il menaçait Lex devant elle. Ensuite, l'employeur de Lionel donna un coup de coude sur l'épaule gauche de Mary et il ne s'excusa pas auprès d'elle, avant de partir. Le blond repartit les mains vides et partit dans la grande ville pour y travailler.


Mary entra un peu plus dans le bureau de Lex qui but encore une gorgée d'eau devant elle. Son regard était inquiet, mais rien de grave se dessinait sur son visage. La fermière ne portait plus les mêmes habits que la veille. Aujourd'hui, la rouquine portait un simple pantalon en jean avec des trous et un haut court qui dégarnissait ses épaules larges. Lex avait le sourire aux lèvres devant elle, ce matin. Le jeune homme se dirigea vers la fille Kent puis lui servit un verre d'eau. Mary saisit le verre et remercia Lex de vive voix.

« Je dérange au mauvais moment, on dirait.

— Tu ne me déranges pas, que Dominic ne m'a jamais aimé, c'est un employé de mon père.

— Ah je vois ! Tu as eu un problème avec l'usine, c'est ça ? Que s'est-il passé ? Une explosion ?

— Un accident électrique, mais rien de grave, sois sans crainte. Ça arrive souvent, ces derniers temps.

— Je vois. Je suis de retour et ton usine explose. C'est une drôle de coïncidence, tu ne crois pas ?

— Cela n'a rien avoir avec toi, miss Kent. Je t'assure, lui dit-il, en s'approchant d'elle, mais elle recula.

— D'accord, Lex. Je te crois. Je trouve juste que Dominic agit d'une façon étrange, mais je me fais des idées.

Mary lui fit par de ses impressions au sujet de Dominic, l'un des bras droits de Lionel Luthor.

« Dominic ? Il a toujours été comme ça, quand j'emmène des femmes à la maison. Il a peur que je m'écarte des affaires. Avoua, le chauve en essayant de montrer aucune émotion.

—Mais je ne suis pas n'importe qui. Je voulais te voir pour te dire quelque chose, Lex.


Là, la fermière fit une pause dans sa phrase et Lex fut intrigué devant la rouquine qui perdit un peu ses moyens lorsque le chauve reprit la parole en face d'elle, l'air calme.

— Mary ? Tu voulais me dire quoi au juste ? lui, demanda-t-il, sur le vif.

—Je voulais te dire merci, pour hier soir. Je ne voulais pas dormir toute seule, car j'avais peur.

— Je t'en prie. Après ce que tu as vécu, c'est normal que tu aies un peu peur, non ?

— Sans doute, mais je ne veux pas devenir parano après ce qu'il s'est passé avec les Teague...

— Ne t'inquiète pas. Le manoir est aussi ta maison ne l'oublie pas Kent. »

Quand Lex dit cette phrase, Mary se noya dans ses yeux et eut le hoquet devant le milliardaire :

« Je meurs de faim, mais mes parents me manquent. Ils doivent se poser des questions.

— Je comprends, mais tu me jures que tu ne diras rien au sujet de ton kidnapping ? C'est trop dangereux pour ta famille.

Mary fit légèrement la moue et se pinça les lèvres malgré ses envies de dire la vérité à sa famille. Surtout après ce qu'il s'était passé.

« Je vais essayer. L'année n'a pas encore commencé à Smallville, je vais reprendre le lycée.

—C'est une bonne chose, Mary. Tu as toujours ta place à la Torch, tes articles me manquent.

—C'est gentil. Si jamais notre relation vient à s'ébruiter, tu...

— J'attendrais que tu sois prête, Mary. J'ai du temps libre, je t'emmène chez tes parents.

— Merci, Lex. Pour la conversation, d'hier soir. Tu étais sérieux ? Tu as toujours été près de moi ?

—Oui, jusqu'à ton réveil. Je voulais mettre la main sur ces connards qui t'ont fait ça...

— Lex, je vais bien je t'assure. Je veux juste tourner cette page de souffrance et sache que je ne t'ai jamais trahi devant mes ravisseurs. Si jamais ils disent publiquement pour nous ?

— Ils n'ont aucune preuve de notre relation, Mary. Ne réfléchit pas trop, d'accord ?

— Hum, tu as sûrement raison, Lex. Allons voir mes parents.»


Lex acquiesça de la tête et prit ses clés de voiture qui se trouvaient sur sa droite et éteignit la musique avec l'aide de sa télécommande traditionnelle. Dehors, Mary était détendue dans la luxueuse Porsche grise. Sa rouge était en panne à cause de l'accident, mais il y en avait une autre en réserve. Cette fois, il roulait moins vite, car Mary détestait les sensations fortes comme les manèges ou encore les vols d'avions. En ouvrant la fenêtre, la brise du vent lui caressa la nuque et Lex eut un léger sourire au coin de sa lèvre. Il adorait cet instant de solitude avec elle. C'était comme dans son rêve, lorsqu'il avait été dans le coma après son accident d'avion avec Helen. Son regard se posa de nouveau sur la route et au loin il distingua la ferme des Kent.

Dehors, Clark crut voir la voiture de Lex qui arrivait sur le chemin de sa demeure et Jonathan sortit au même moment, car il aida sa femme pour porter les muffins jusqu'à sa voiture. Car elle avait eu une commande à faire pour Lana Lang, en ville. Le Talon avait toujours besoin de Martha Kent pour ses pâtisseries parfaites. Dehors, la Porsche s'arrêta net devant Clark et il vit sa sœur à travers le pare-brise. Enfin, elle était de retour à la maison et la rouquine sortit de la voiture puis Lex lui dit quelque chose avant de repartir.

« Je viendrais te chercher, ce soir. Tu es d'accord ?

—C'est d'accord, Lex. Merci encore, pour hier soir.

—Ton père me fusille du regard, je vais y aller. Sois prudente.

— Comme jamais, merci Lex. »

Après ces mots, le chauve repartit à l'usine familiale...