Et me revoilà pour le premier chapitre ! Il est un peu plus long que le prologue, mais pour le début, je ne pouvais pas faire un chapitre plus long, on aurait tourné en rond...

Bonne Lecture !

Disclaimer : Les personnages, ainsi que la série Teen Wolf, ne m'appartiennent pas. Tout est à Jeff Davis, malheureusement.


Chapitre 1 : Juste humain

Stiles en avait tout simplement marre. Se lever, se préparer, aller en cours avec sa fidèle Jeep. La routine d'une matinée lambda selon lui. Mais cela faisait longtemps qu'il ne considérait plus sa vie comme étant « normale ». Plus depuis que les loups-garou, Berserks, wendigo et autres bestioles surnaturelles avaient envahit son univers. Une grande claque de la gueule selon lui

Tout cela pour dire que le lycée, ce n'était vraiment pas sa tasse de thé. Avec Scott, ils avaient été mis en marge de cette jungle urbaine dès leur premier jour.

Depuis la soudaine transformation physique de son loup-garou de meilleur ami, ainsi que leur amitié avec la reine Lydia Martin, Stiles avait pu observer une augmentation de leur place dans l'échelle sociale. Enfin, surtout celle de Scott. La sienne n'avait pas tant changé.

C'était consternant de voir que le simple fait d'être canon et/ou d'être ami avec des canons pouvait rendre populaire. Il n'était plus le seul à voir Scott comme la bombasse qu'il était visiblement. Le monde avait enfin ouvert les yeux sur lui !

Il côtoyait donc les populaires sous l'œil jaloux de la petit populace. Grand bien leur fasse, il ne se sentait pas mieux pour autant. Bien au contraire.

Là n'était pas le problème majeur de sa vie.

Depuis quelques jours, le jeune hyperactif sentait le vrai Alpha de plus en plus éloigné de lui. Cela avait commencé par quelques évitements par-ci par-là, puis l'ignorer quand il lui parlait. Stiles ne savait pas ce qui lui arrivait, mais quand Scott commençait à agir bizarrement, ce n'était pas quelque chose d'anodin. Il cherchait comment le faire parler de ce qui lui tauraudait l'esprit, mais à chacune de ses maigres tentatives, il recevait toujours la même réponse – à peu de mots près.

« Ne t'inquiète pas Stiles, je suis juste fatigué, ça va me passer »

Accompagné de ses petits yeux de chien battu. Puis il partait rejoindre Liam plus loin, sans même lui jeter le moindre regard ! Non mais c'était le comble ! Et bien qu'il continue à faire sa tête de mule !

En y repensant, Stiles se dirigea d'un pas rageur vers la salle de son dernier cours de la matinée. Physique. Génial... Vraiment une journée de merde !

Il s'installa à sa place habituelle silence, une première pour lui. Il ne sentit pas son voisin s'asseoir à sont tour, tout comme il n'entendit pas le cours commencer, sous la voix cassante du professeur.

Qu'avait-il pu faire pour froisser autant son ami ? De son souvenir, il ne se rappela pas avoir dit la moindre chose blessante ou vexante, enfin, pas plus que d'habitude. Il n'avait pas non plus parler de tueur sanguinaire ou de complots visant à conquérir la planète par le biais des céréales... Quoique, si on y réfléchissait bien, c'était tout à fait logique qu'un jour ces délicieuses choses croustillantes cherchent à se venger pour leurs cousines dévorer sans scrupules...

-Mr Stilinski ! Nous feriez vous l'honneur de revenir parmi nous ! Tonna soudainement son professeur, le tirant de ses pensées passionnantes, tout en le faisant sursauter violemment.

-Pardon ! Cria t-il, légèrement surpris, et plus qu'honteux face aux regards rieurs de ses camarades.

Le vieil homme reprit son cours sans faire plus attention à ce jeune garçon agaçant. Interrompu dans son monologue intérieur, Stiles finit par prendre part aux formules chimiques et autres codes incompréhensible pour des élèves de leur niveau. Un vrai sadique ce nouveau prof. Moins qu'Harris c'est sûr – en même temps, qui pourrait faire pire – mais il prenait un malin plaisir à voir les visages confus de ses élèves.

La sonnerie fut comme une libération. Rangeant ses affaires à toute vitesse, Stiles se hâta pour aller au self. Et étant le seul à avoir classe à l'opposée, il fut bien évidemment le dernier à arriver.

Il prit au hasard un des assiettes qui se présentaient sous ses yeux, et fila s'asseoir aux côtés de Malia, qui avait l'immense – notez l'ironie- gentillesse de lui garder une place. Il se retrouvait donc en face de Kira, qui lui offrit un joli sourire et coincé entre la coyote et Liam. A la gauche de celui-ci, Hayden papotait joyeusement avec Lydia, assise juste en face. Scott s'était installé également à la gauche de sa – ou pas – petite-amie, et s'appliquait à éviter son regard pour il ne savait quelle raison. Il se détourna de son meilleur ami, pour se concentrer sur la conversation des deux jeunes filles.

-Tu as vu que le nouveau sac de Louis Vuilton était enfin en vente ? Une vraie TU-E-RIE !

Il déconnecta aussitôt. Ah les filles ! Heureusement que Kira ne s'emportait pas autant pour ç-

-Moi je l'ai vu hier en passant au centre commercial ! S'écria la Kitsune. Il est vraiment beau, quoique qu'un peu cher...

Une cause perdue elle aussi ! Bon, encore heureux que Malia ne soit pas très « fille ». Il lui jeta tout de même un regard en coin, au cas oû. Et les sourcils froncés, ainsi que le léger grognement qui menaçait de passer la barrière de ses lèvres, le rassura immédiatement. Et l'effreya en même temps.

Sa relation avec la jeune fille était redevenue platonique depuis qu'elle avait battu sa mère, qui voulait quand même la tuer. Malgré leur séparation brutal, les deux lycéens s'entendaient bien, et Stiles pourrait presque qualifié Malia de confidente. Une confidente prête à lui arracher la gorge à la moindre mauvaise parole. Il décida donc d'engager la conversation avec la coyote – idiot suicidaire.

Pendant que Stiles débattait avec passion sur le sujet des heures de colle, et que Malia se contentait de le regarder débiter mille mots à la minute, il ne vit pas son meilleur ami le regarder discrètement, les yeux voilés.

Plus qu'une heure et ce serait enfin la délivrance, le week-end, tant attendu depuis le lundi, leur tendait les bras avec félicité.

Malheureusement pour certains, le dernier obstacle à ce petit moment de bonheur était le pire cauchemar qui puisse exister... le cours de sport ! Quoi ? Lui, exagérer ? Mais jamais voyons !

Mais il ne fût pas le premier arriver, pour sûr. A ses côtés, Scott – qu'il avait réussi à alpaguer – tirait une tête de six pieds de long. La joie de vivre ce loup-garou ! Stiles décida cependant de le questionner réellement.

-Bon Scott, ça va faire une semaine que tu m'ignores, ou que tu m'évites, dit-il sans passer par quatre chemins. J'aimerais, non, j'exige des explications !

Mais en voyant le jeune Alpha détourner le regard, tout en accélérant, Stiles sentit la colère monter lentement. Il s'arrêta au milieu du couloir.

-Scott McCall ! Hurla t-il. Répond-moi bordel !

Le basané finit pas se retourner.

-Stiles, on peut plutôt en parler après les cours ? Répondit-il, la voix lasse et les yeux rivés aux sol.

En voyant son meilleur ami – son frère – dans cet état, l'hyperactif acquiesça sans réfléchir, et le regarda passer la porte des vestiaires masculins.


Siles soupira de plaisir en sentant l'eau fraiche couler sur son corps en sueur. L'heure de sport avait été éprouvante, comme toutes les autres depuis que le Coach était revenu sur le terrain après ses mois de repos. Ses cris et ses remarques comparant les élèves à sa grand-mère avaient manqué à tout le monde. Et même si le Coach ne l'avouerait jamais, il était heureux d'être de retour.

Stiles finit par sortir de la douche, et enroula une serviette autour de sa taille. A l'autre bout de la pièce, il vit Scott qui se changeait devant son casier, juste à côté du sien. Il le rejoignit et commença à s'habiller lui aussi. L'ambiance entre les deux garçons était électrique. La tension crispait les épaules de Scott.

Ils traversèrent le lycée sans prononcer un mot, le silence rempli par leur simple respiration. Ce n'est qu'une fois qu'ils passèrent les portes, que Scott se stoppa, intimant l'hyperactif de faire de même.

Stiles était impatient. Il allait enfin savoir ce que son ami avait ! Non pas qu'il n'aime pas les énigmes – la preuve, sa vie depuis quelques mois était un vrai mystère, même pour lui - mais le comportement inhabituel de Scott l'inquiétait.

Hésitant, celui-ci ouvrit la bouche, une fois, deux fois. Il déglutit difficilement. Sa paupière tressauta. Et tout cela ne dura qu'une vingtaine de seconde selon Stiles.

Finalement, l'Alpha prit la parole.

- Stiles, ça fait quelques mois que je réfléchis, commença t-il. Je réfléchie et je repense à tout ce qui c'est passé depuis que je me suis fait mordu par Peter. Tout y est passé. Je garde en mémoire tout ce qu'on a perdu, tout ce qu'on a gagné. Mais il faut bien avoué qu'il y a eu plus de perte que de gain.

Le débit de paroles de Scott, au-delà de l'impressionner, lui fit monter les larmes au yeux. Après des années d'amitié, Stiles n'avait jamais vu le basané aussi sérieux. Et aussi... éteint.

- On a perdu des batailles, reprit-il, l'émotion lui nouant la gorge. On a gagné des guerres. On a perdu des êtres cher et on a gagné le droit de les pleurer. Je me suis juré de ne plus risquer la vie de personne. Personne. Je ne me relèverai pas. Pas après Allison.

A l'entente de ce nom, Stiles revit le visage de la chasseuse, dans les bras de son premier amour, le visage pâle, la mort aux bord des lèvres, ses dernières paroles encore figées à celles-ci. Une larme finit par couler le long de sa joue. Mais Scott n'avait pas encore terminer.

- On a tous failli mourir. Plusieurs fois et pour de multiples causes. Imprévus, sauvetages, plan foireux... Pourtant, presque tout le monde dans la meute peut guérir subitement, sans avoir de séquelles à l'avenir. Sans avoir la peur d'y passer à la moindre blessure.

Le jeune Stilinski commençait à voir où il voulait en venir.

- Mais toi Stiles, tu es humain. Juste humain. Tu ne peux pas guérir. Tu peux mourir demain, dans une semaine, à cause de ces conneries de surnaturel. Tu es fragile, et tu risques ta vie à chacun de nos problèmes. Je te l'ai dit, je ne veux plus que quelqu'un meurt parce que je n'aurais pas pris la bonne décision...

- Sc-Scott , sa voix se brisa, et il ne put continuer, encaissant sans un mot.

- Je ne décide pas de ça à la légère, Stiles. Si je dois choisir la bonne voie au moins une fois dans ma vie, je pense que celle-ci est la meilleure, que je prends la bonne décision pour toi. Pour te protéger. Au prix de tout.

Une phrase. Une seule.

- Tu quittes la meute.

Jamais il n'aurait crû qu'une phrase pour détruite un homme, Il avait tort. Cette simple phrase venait de réduire son univers à néant.


J'ai beaucoup aimé écrire la dernière scène entre Scott et Stiles. Je dois avouer que j'ai lu pas mal de fic où Stiles est "banni" de la meute par Scott, et dans ces cas là, notre petit Scotty passe pour un gros enfoiré ^^

J'ai donc voulu lui donner une bonne raison de faire ceci, pas juste parce qu'il a pas eu son p'tit déj. J'ai essayé le plus possible de retranscrire comment j'imaginais Scott si ça devait vraiment arriver dans la série. Je ne sais pas si j'ai réussi, mais en tous cas, j'aime bien le résultat :)

Je ne sais pas si je vais poster un nouveau chapitre la semaine prochaine. Et oui la rentrée. Puisque je vais être en internat toute la semaine quand les cours auront vraiment repris, j'essayerai d'écrire le plus possible, mais je ne peux pas promettre un chapitre pour un jour fixe. Attendez vous quand même plutôt à en voir un le week-end. Sur ce, je vous dis au prochain chapitre !