Hello ! Je reviens pour poster le chapitre 2 (après deux mois il était peut être temps !). Je suis vraiment désolée pour tout le retard que j'ai, mais je ne m'attendais vraiment pas à ce que l'internat soit si dur. Dur dans le fait où je n'ai pas du tout le temps d'écrire en semaine et où je suis submergée de devoirs le week-end (pleure). Mais bon, je vais essayé de m'avancer le plus possible avant la rentrée pour poster un peu plus régulièrement !
Sur ce, jevous dis bonne lecture !
Chapitre 2 : Retour en Californie
A des kilomètres de Beacon Hills, Argentine.
Il boucla sa valise dans un grognement impatient. Il ne lui restait que deux semaine pour rejoindre sa ville natale. Un temps largement suffisant, s'il n'avait fait qu'un aller simple. Mais il avait décidé de faire quelques détours. Histoire de réunir un peu plus de passa une main lasse sur son front. Il avait choisi l'Argentine afin d'être le plus loin possible de toute l'agitation que causait Beacon Hills. Et voilà qu'il devait y retourner. Il ne voulait pas y retourner. Il avait tout donner à cette ville, et elle lui en avait pris bien plus. Beaucoup plus.
Malgré tout ce qui était arrivé, il nierait la vérité s'il disait y aller contre sa volonté. Depuis son arrivée en Argentine, Derek avait gardé son statut d'Oméga. Ce n'était pourtant pas les meutes qui manquaient, ni les demandes. Mais au fond de lui, il appartenait déjà à une meute. Il était déjà lié à un Alpha, et l'idée de le trahir lui soulevait l'estomac.
Il se ressaisit en entendant une voix claire l'appeler. Il ne répondit pas, mais son soupir sembla satisfaire son interlocuteur. Il descendit les escaliers, son bagage à la main. Sans jeter un regard au jeune garçon qui l'observait avec un sourire – qu'il devait penser discret – il sortit de la maison. D'une main sûre, il saisit ses clés, et ouvrit le coffre de sa voiture, une rutilante Camaro noir comme la nuit. Avec soin, pour ne pas abîmer ce petit bijou de luxe, il mît sa valise à l'horizontal pour avoir la place d'en loger une deuxième. Sans se retourner, il tendit la main pour attraper l'autre, mais il ne brassa que de l'air.
-Isaac... souffla t-il en s'adossant à son bébé à deux roues, le regard tourné vers le blond. Pas de valise, pas de départ. Pas de départ, pas de retour à Beacon Hills. Pas de ret-...
-J'ai compris l'idée !
Le brun réceptionna sans mal la valise rose fluo – quel jeune de 18 ans choisit de façon rationnelle cette couleur, sérieux, l'installa à côté de la sienne et referma TOUT doucement le coffre de la Camaro. Sans même tendre son oreille lupine, Derek entendit l'éclat de rire venant de son ami face à son amour pour cette voiture.
-Tu n'as rien oublié c'est bon ? Demanda-t-il.
-Non j'ai fais le tour de la maison. A part Milda tout est là, répondit Isaac le regard faussement humide.
-Oublie tout de suite cette idée. Je n'emmènerai pas ta stupide planche dans cette voiture.
Depuis leur arrivée, le jeune bêta s'était pris d'affection pour le skateboard – allez savoir pourquoi – et avait même dépenser une petite somme dans l'achat d'une planche.
-Hors de question, je ne reviendrais pas sur ma décision, trancha t-il.
Il savait qu'Isaac n'avait plus seul carte en main, une arme qui, jusqu'à présent, ne lui avait jamais fait défaut... Le regard de chien battu, « Made in Isaac ». Redoutable. Il n'était pas préparé à cette attaque d'une mignonneté illimité !
-D'accord, on l'embarque ! Dit-il dans un grognement frustré.
Puis il jeta un regard à son poignet gauche, et rajouta :
-Dans cinq minutes, départ pour l'aéroport.
Angleterre, Londres
Ah Londres... Capitale des anglais, réputée pour de nombreux monuments dont le « Golden Bridge ». Une reine appréciée par plus de la moitié de la population. Une ville très lumineuse et dynamique, beaucoup emménagements commerciaux, culturels... Une ville pour plaire à tout le monde... Tout le monde, sauf Jackson Whitemore.
Il pourrait tolérer cet endroit s'il n' en aimait pas juste quelques aspects, comme les rues pavés. Mais non. Il exécrait totalement et délibérément cette ville. Il détestait la nourriture anglaise, l'accent anglais, le temps gris et maussade qui recouvrait les trois-quart du temps les bâtiments anglais . Chaque jour il rêvait de quitter ce pays à tout jamais. Il allait craquer ! Les anglais ne le connaissaient pas, mais il était une vraie bombe à retardement ! Il allait imploser si on lui proposait une fois de plus d'aller boire un de ces thés « so british », accompagnés de petits gâteaux au gingembre !
Il allait vomir. Littéralement. Ou se suicider. Au choix. Mais vomir serait beaucoup plus simple que de suicider. Il n'avait pas d'aconit sous la main, il se ferait juste trèèès mal, mais au bout de quelques minutes tout irait bien à nouveau. Enfin...non, pas tout à fait. Tout ira bien à nouveau, quand il aura quitté ce pays de merde !
Mais pour le moment, il devait juste se lever et aller en cours pour supporter pendant des heures le discours barbants des profs. Il était certes inscrit dans la meilleur école de Londres, les profs restaient des profs. Même si leurs cours étaient intéressants.
Il commençait par quoi déjà ? Ah oui ! Anglais ! Journée de merde.
La pause. Tant attendue.
Jackson se dirigea avec satisfaction vers le réfectoire pour se sustenter, pensant aux délicieux sandwichs américains, avant de se souvenir du menu du jour. Haricots et poisson. Repas de merde.
« Non, rectifia-t-il, vie de merde. »
Une journée de plus d'achevée. Tant de jours étaient passés depuis son arrivée en Angleterre. Tant de jour depuis qu'il avait quitter ses « amis ». D'une certaine façon, même si ces « amis » n'en étaient pas vraiment, il les regrettaient. Que dit le dicton déjà ? « On se rend compte de l'importance d'une personne qu'après l'avoir perdue. » Tout à fait.
Ses parents ne lui avaient pas donner de jour fixe pour partir. Il sentait pourtant qu'ils ne voulaient pas retourner en Californie. Contrairement à lui.
Tant de jours le séparaient de son départ. De son retour à la maison.
Il sortit du bâtiment principal du Novel High School, ses écouteurs visés aux oreilles, quand il aperçut deux hommes qu'il ne pensait plus jamais recroiser. Mais ces deux hommes, et il en était sûr, allaient signer son billet de retour.
Derek et Isaac.
Australie, Coober Pedy
Le soleil resplendissait, brûlant déjà le sol aride de la région alors que le jour venait tout juste de se lever. Cela n'empêcha pas Ethan de sortir torse nu, s'exposant ainsi directement à la violente agression de l'astre solaire. Mais loin de l'importuner, le brun sourit, les paupières plissées, éblouit par la lumière.
Il s'engagea dans les chemins sinueux qui serpentaient entre les bâtiments éparpillés.
Il appréciait Coober Pedy autant qu'au premier jour. La tranquillité qui y régnait l'avait séduit, étrange contraste avec Beacon Hills.
Il grimpa avec facilité sur une petite colline surplombant la ville, lui offrant un paysage quotidien, et pourtant qui réussissait à l'apaiser.
Il était arrivé dans la ville souterraine meurtri par son passé, dévasté par la mort de son jumeau, Aiden. Il avait attéri dans cette ville que parce qu'il cherchait un endroit loin de l'horreur qu'il avait vécu. Loin de ses tourments, de ses cauchemars. Pourtant ceux-ci avaient continué de le torturer, inlassablement, ne lui laissant aucun répit. Il se réveillait plus fatigué que la veille au soir.
Il vivait sans réellement vivre. Il pensait sans ne plus penser. Des années auparavant on lui avait ordonné d'arrêter de réfléchir, sous peine de souffrance. Il avait été conditionné à être comme il était maintenant. Un oméga sans meute, sans famille. Sans attache.
Cependant, un beau jour – il avait horreur de dire ça – il se leva sans être épuisé par une nuit à combattre son subconscient. Il n'était pas reposé – loin de là – mais ces cernes ne mangeaient plus autant son visage.
Peu à peu il avait recommencer à prendre goût à ce qui l'entourait. Aux odeurs, aux senteurs, aux bruits. Tout. La peine dans son cœur, ce trou immense depuis la mort de son frère, s'était légèrement atténué, juste assez pour qu'il puisse respirer sans avoir un étau autour de sa gorge.
Cette ville l'avait reconstruit sans même qu'il ne s'en rende compte. Il n'avait pas oublié son passé, non, mais il avait enfin appris à vivre avec ses choix et ses erreurs. Appris à se focaliser sur l'avenir.
Désormais, chaque jour il venait sur cette colline. Admirer, surplomber Coober Pedy avait un effet relaxant sur lui. Il se sentait calme, et gardait une certaine sérénité toute la journée.
La ville était principalement souterraine à cause des importantes chaleurs. La température pouvait atteindre 50°C. Peu de personne osait alors sortir hors des souterrains. Mais pas Ethan.
Ethan sortait de jour comme de nuit. Qu'il pleuve ou que le soleil resplendisse. Son besoin de liberté, d'espace, le faisait sortir à l'extérieur. Juste pour se souvenir à sa façon qu'il n'était plus esclave. Qu'il était libre.
Alors la chaleur étouffante qui commençait doucement à l'entourer ne le gênait pas plus qu'elle ne le devrait. C'était un présence inhumaine, mais qui l'accompagnait, lui qui fuyait le contact.
Néanmoins il mentirait en disant que les États-Unis n'exerçaient plus un attrait pour lui. Il faisait juste en sorte de ne plus y penser. Rien n'y personne ne l'attendait là-bas. A part le danger bien évidemment. Sa solitude lui plaisait, ou lui en donnait au moins l'illusion.
En temps normal, le climat quelque peu... austère de la région n'attirait pas énormément de touriste, à part quelques aventuriers en mal de sensations fortes. Et pourtant, alors que le soleil brûlait la peau déjà tanné d'Ethan, des touristes arrivèrent en ville. Avant même de se retourner pour voir les nouveaux visages, il entendit leur conversation, et se tendit comme la corde d'un arc.
-Non mais sérieux, quelle idée de venir dans un tel trou paumé ! Et cette chaleur ! Râla une voix grave, inconnu.
-Je crois que je vais le tuer. Avec mes dents, grogna une autre, un peu plus grave que dans son souvenir.
-Sérieusement, je ne voix pas pourquoi tu te plains Jackson, ajouta une troisième voix, plus fluette que les deux premières. Je trouve que ça à son charme.
-Quoi ?! T'es aveu-
Ethan n'entendit pas le reste trop occupé à organiser ses pensées, et à enregistrer le flux d'informations.
Pourquoi maintenant ? Après tant de temps ?
A bout de quelques instants, il finit par se retourner.
Pour se retrouver face à Derek, Isaac et le dénommé Jackson.
Californie, Beacon Hills
Réussir à rester calme au volant d'une voiture alors que trois adolescents se chamaillent comme des gosses juste à côté, c'est un réel défi. Que Derek est en train de passer.
« Reste calme, reste calme Derek. N'arrache aucune gorge. Tu es au volant Derek. Soit un adulte responsable. Responsable et calme. Cal- »
-Fermez-là bordel ! Aboya-t-il, les nerfs à fleur de peau.
Il avait craqué. Pour sa défense, il avait tenu plusieurs heures, et il restait à peine quelques minutes avant leur arrivée à destination.
Son éclat lui valu trois regards courroucés. Il les ignora et préféra se concentrer sur la route. Se concentrer et ne pas les é ...
Finalement, les arbres cédèrent leur place aux premiers bâtiments de Beacon Hills.
-Hey les gars ! S'exclama Isaac. On est enfin arrivé !
De retour.
Et voilà ! Si vous êtes arrivés jusque là, j'en déduis que ce n'étais pas à vomir (quoique...)
J'ai beaucoup aimé écrire ce chapitre, notamment la partie de Jackson et d'Ethan. J'ai vraiment adoré imaginer Jackson en Angleterre, avec ses réactions d'enfant pourri gâté ! :D
Pour Ethan, j'ai essayé de le remontrer comme il nous est apparu à la fin de la saison 3. Je ne voulais vraiment pas qu'il redevienne sanguinaire, et je n'arrivais pas à le concevoir avec tout ce qui lui était arrivé...
J'espère que ce chapitre vous a plu, et j'espère aussi que le chapitre 3 mettra moins de temps à paraître ^^'
