Hello tout le monde ! Je tiens d'abord à vous souhaiter un joyeux noël et une bonne année ! *fais des câlins*

Je reviens aujourd'hui avec le chapitre 4, qui n'est pas aussi joyeux que je l'aurais voulu en cette période de fêtes mais bon, on ne peut pas tout avoir dans la vie ^^

Je vous remercie tous de lire et suivre cette fanfiction, je ne pensais qu'il y aurait autant de monde à lire Loin de toute réalité, et je vous fais pleins de free hugs pour ça. Je vous adore !

Pour finir, avant de vous laissez lire ce chapitre, je vais (enfin) répondre à vous reviews, qui me font énormément plaisir !

ZephireBleue : Merci pour toutes tes reviews ! En effet, le site avait massacré ma présentation, mais j'ai essayé de sauver le tout, j'espère que je ne l'ai pas fait en vain. Pour ce qui est des couples à venir, j'ai encore quelques hésitations (j'en adore tellement!) donc pour l'instant c'est une surprise :)

lydiamartin33430 : J'espère ne pas te décevoir avec ce chapitre, à moins que tu ait bien deviné pourquoi l'orage était présent ;)

Même si je ne répond pas aux reviews les plus anciennes, sachez que ça me fait vraiment plaisir de les lire. Sur ce, rendez-vous en bas !


Chapitre 4 : Changements

POV Stiles

Respire Stiles ! Respire !

Malgré toute sa volonté, l'air restait bloqué dans sa gorge, formant une boule infranchissable. La panique le prenait entièrement. Face contre terre, la seule vision que lui offraient ses yeux c'était le carrelage blanc. Il suffoquait. Il allait mourir ici, dans sa salle de bain.

La crise lui a sauté à la gorge à la seconde où il a réalisé que tout ceci n'était pas une simple illusion. Il n'arrivait pas à se défaire de cette emprise, cet étau qui lui comprimait la gorge, l'empêchant de faire une action aussi simple que de respirer.

Il savait qu'il devait respirer, son instinct lui dictait d'ouvrir grand la bouche. Pourtant, même avec toute sa volonté, il ne pouvait pas.

Il allait perdre connaissance ! Ses yeux se fermèrent... et un souffle tant attendue entra miraculeusement dans ses poumons. Il reprit peu à peu ses esprits, après s'être adossé contre le mur le plus proche.

Que venait-il de se passer ? Avant sa crise panique, bien sûr.

Stiles se releva tant bien que mal, une grimace déformant son visage couvert de sueur. Il tourna son regard à nouveau vers le surface réfléchissante, et tout ce qu'il trouva d'anormal, ce fut son teint maladif, virant sur un vert qu'il qualifierait d'horrible en temps normal.

Malgré cet aspect banal que lui renvoyai son reflet, le brun n'était pas dupe. Ce qu'il avait vu n'était pas le simple fruit de son imagination débordante. Ses yeux avaient bel et bien pris une couleur sombre et inquiétante, une couleur anormale pour un humain comme lui.

Mais était-il encore humain ?


POV Scott

Emmitouflé dans son plaid, le jeune loup fixait d'un œil vide l'écran qui rediffusait de vieux épisodes de Once Upon a Time. Il n'avait pas la force de faire autre chose que de regarder cette série que son meilleur ami aimait tant. Non, il n'était pas sadomaso, il voulait juste se sentir proche de Stiles, d'une certaine façon.

C'est donc sur son vieux canapé qu'il passa la journée à s'abrutir le cerveau. Il aurait d'ailleurs continué en longtemps, s'il n'avait pas sentit une gène. Pas une gène habituelle, du genre à se lever pour marcher un peu, non. C'était le genre de gène, à vouloir sortir les crocs et les griffes, le type de gène « menace ». Il bondit et, sans prendre le temps de s'habiller correctement, sortit dehors, à la lueur de la lune.


POV Derek

Il était au alentour de 23h, lorsque Derek sentit le danger arriver. Un danger surnaturel. Il ne put prévenir ses trois jeunes colocataires que, déjà, une masse d'os et de chair lui tombait dessus, sans crier gare.

S'enchaina alors un entremêlement de membres, de grognements et des griffes, jusqu'à ce que l'oméga parvienne à identifier son agresseur. Il stoppa alors tout mouvement, interpelant ainsi l'autre. Ils se défièrent du regard. Bleu arctique contre rouge sang. Oméga contre Alpha.

L'atmosphère, comme une chape de béton sur leurs épaules, s'épaissit lors de cet échange, puis finit par disparaître lorsque l'alpha finit par reconnaître sa victime. Il se redressa alors, et regarda autour de lui, reconnaissant enfin les lieux remplis de souvenirs. Il se tourna vers la brun qui, jusqu'alors, était rester immobile, retenant légèrement sa respiration.

- Que fais-tu ici Scott ? Finit-il par demander d'un ton bourru.

Le jeune parut gêné, ne se sentant pas à sa place.

- J'ai senti quelque chose d'inhabituel, et mon instinct m'a guidé ici, répondit-il en se passant une main dans ses cheveux emmêlés par la précédente bataille.

Derek allait rétorquer lorsqu'une tête blonde apparut du haut des escaliers. Les yeux d'un bleu glacial les fixèrent, d'abord incrédules, puis finirent par s'éclairer en s'arrêtant finalement sur le vrai alpha.

- Scott !

Le bouclé dévala les marches quatre à quatre, pour sauter sur le brun, qui afficha une expression choqué, les bras en l'air, alors qu'Isaac avait ses bras noués autour de son cou. Il finit par se détendre dans cette étreinte forcé, et serra son ami à son tour.

Derek les fixait, à l'écart, avec un léger sourire, attendrit par cette scène de retrouvailles. Pourtant, il voulait avoir des explications quant au comportement agressif de l'alpha, plus tôt. Il attendit qu'Isaac s'écarte.

- Pourquoi m'as tu attaqué Scott ? Tu aurais dû reconnaître nos odeurs avant même d'entrer, remarqua t-il.

- Je ne sais pas. Comme je te l'ai dit plus tôt, j'ai senti une anomalie, et j'ai agi par instinct. C'est comme si j'avais perdu le contrôle de moi-même, pendant un court instant, juste le temps d'arriver ici et de t'attaquer.

Derek réfléchit quelques instants. Entre temps, deux nouvelles têtes, cette fois-ci plus méfiantes, firent leur apparition. Scott parut choqué en voyant ses anciens « ennemis », mais il se reprit et leur offrit un signe de tête.

Le silence s'était installé lorsque que le brun imposant reprit la parole :

- Nous sommes entrés dans ton territoire sans te prévenir, commença t-il. Ton loup a dû nous sentir et réagir par conséquent face à une possible violation du territoire de ta meute.

- Pourtant il nous connait depuis... un petit moment, l'interrompit Isaac. Il aurait dû nous reconnaître, non ?

Cette interrogation posa un problème au petit groupe, chacun réfléchissant à une explication tangible.

- La tempête.

Toutes les têtes se tournèrent vers Jackson, qui était étalé nonchalamment sur le canapé vétuste. Sentant le poids de leurs regards sur son corps d'Apollon , il soupira.

Avec le vent qui souffle depuis plusieurs heures, notre odeur a pu être altéré, surtout avec l'ozone présent dans l'air, expliqua-t-il, blasé. Scott nous a donc pris pour une menace.

Ce qui m'inquiète, moi, c'est l'origine de cette tempête, intervint soudainement Ethan. Hier encore, Beacon Hills profitait d'un grand soleil, la météo annonçait le même chose pour aujourd'hui. Ce n'est que cette nuit qu'elle a démarré.

L'intervention du brun plongea le loft dans un silence angoissant, seul le mugissement du vent au dehors venait interrompre ce calme.

-Cette tempête n'est pas d'origine naturelle, compléta Scott. Nous avons affaire à une attaque.


POV Stiles

L'angoisse. Il angoissait sévère depuis environ une heure.

Mais bordel ! Comment pouvait-il ne pas être humain ? Il mangeait sainement, il ne fumait pas, ne se droguait pas et il ne sortait pas les soirs de pleines lunes. Alors, pourquoi ses yeux, ses putains de globes oculaires, décidaient de changer de couleur comme bon leur semblait ?!

Stiles s'assit, dos au mur, en face de sa fenêtre. Il fixa cette dernière, sans réellement la voir.

Plus rien n'allait. En passant par son exclusion de la meute et maintenant ça, il était décidément inscrit au livre des records, dans la catégorie « mec le moins chanceux au monde » !

Qu'allait-il faire si cela se reproduisait au lycée, devant des dizaines d'adolescents friands de sensations fortes ? Ou pire, devant la meute, ses amis ?

Il gémit en rejetant la tête en arrière. Ce faisant, celle-ci percuta violemment le mur.

- 'Tin, jura t-il, les larmes aux yeux. C'est vraiment pas ma journée.

Dehors, le vent s'accentua soudainement. Il jeta un regard distrait aux arbres qui se blancaient joyeusement, pliant sous la force du vent.

Pris d'un doute, le brun retourna d'un pas rapide face au miroir. Comme il l'avait deviné, ce ne fut pas ses habituels pupilles marrons qui le fixèrent, mais des orbes d'un gris dur, étincelant.

Commençant doucement à s'habituer à cette étrange vision, Stiles retourna lentement dans sa chambre, et s'échoua sur son lit, le visage tourné vers le plafond.

Peu à peu, les différentes pièces s'assemblèrent.

La tempête et le changement de couleur de ses yeux étaient les principaux événements sur lequels il se concentra.

Les deux doivent avoir un lien, songea t-il. L'orage a commencé cette nuit, et c'est cette nuit que mes yeux ont changé.

Ce n'était quand même pas lui qui avait déclenché cette tempête, non ? Pourtant son expérience lui avait appris à voir au-delà de la simple logique. Il y avait donc de grandes chances qu'il soit le responsable de ce soudain changement météorologique. Mais comment en être sûr ? Et si ce n'était que l'apparition d'une énième créature décidé à détruire Beacon Hills une fois de plus ? Une sorcière lui avait peut-être jeté un mauvais sort ?

C'est encore plus ridicule, soupira t-il.

Ce n'est que tard dans la nuit que le jeune homme finit par tomber de fatigue, épuisé par ses tentatives de comprendre la situation.


POV Malia

Le lendemain, le vent soufflait toujours aussi fort, tant et si bien que Malia eut du mal à garder les pieds fermement encrés au sol. Ses cheveux châtains fouettaient violemment son visage, tandis qu'elle cherchait ses amis, les yeux plissés. Pour la première fois, elle ne pouvait pas les trouver grâce à l'odorat, et devait se contenter d'attendre patiemment. Stupide orage.

Elle perçut, par dessus le bruit du vent, le moteur si reconnaissable de la Jeep de Stiles. Elle vit le brun descendre précipitamment et courir en direction du bâtiment. Sans perdre de te temps, elle rejoignit le jeune homme. Celui-ci se trouvait déjà à son casier. Ce n'est qu'en s'approchant que Malia remarqua une chose inhabituel. Elle renifla discrètement l'air une fois de plus, mais cela e fit que confirmer ses doutes. Stiles ne sentait pas Stiles. L'odeur qui se dégageait du brun était un savant mélange de plusieurs senteurs puissantes, qui agressèrent son nez, mais rien qui lui rappelait l'effluve rassurant* qui entourait Stiles en temps normal. C'était...sauvage.

- Stiles ! S'exclama t-elle brusquement, tant et si bien que le dit Stiles faillit tomber à la renverse. Il se passe quoi avec ton odeur ?

- Quoi ?

Bien que la coyote n'était pas d'une nature douce, son comportement ce jour-ci interpella Stilinski junior.

- Pourtant j'ai pris une douche ce matin avant de partir. Je me suis même parfumé, c'est pour dire ! Se défendit-il.

- Content que tu ait une bonne hygiène de vie, Stilinski.

Malia jeta un regard par dessus l'épaule de Stiles pour voix qui osait s'imposer dans leur conversation. Le beau visage aux traits ciselés ne lui disait rien, cependant, lorsque Stiles finit par se retourner, tout dans son attitude démontrait son passé avec ce nouveau. De son léger recul en reconnaissant son interlocuteur, à la bref joie qui apparut sur son visage et l'irritation qui survint ensuite.

- Jackson ?

- Perspicace Sherlock, railla le dit Jackson.

Le ton et la posture de cet inconnu face à son ami ne plurent pas à Malia, qui retint de sortir ses crocs justesse et ses yeux de luirent, mais ses griffes entaillèrent tout de même la paume de ses mains alors qu'elle serrait les poings. Le châtain tourna le regard vers elle, un sourire goguenard sur les lèvres.

- Loup-garou ? Demanda t-il après avoir baisser le regard.

- Coyote, grogna Malia.

- Que fais-tu à Beacon Hills ? Questionna Stiles qui sentait la situation devenir tendue. Je croyais que ton père t'avait envoyé à Londres.

Jackson perdit de sa prestance, un court instant, mais Malia avait pu voir une faille en ce jeune homme arrogant.

- J'ai fais une rencontre quelque peu... intéressante là-bas. En fait, ajouta t-il face au regard inquisiteur de Stiles, j'ai accepté de revenir, grâce à Derek.

Il allait ajouter quelque chose quand, soudain, il se figea, le nez en l'air.

- Stiles, je sais qu'on ne s'est pas vu depuis un sacré bout de temps, mais comment as-tu pu changé autant ton odeur ?

- Mais de quoi tu parles ?

- C'est de ça que je te parlais avant qu'il n'arrive ! S'exclama Malia, soulagée de voir qu'elle n'était pas la seule à trouver cela étrange. Ton odeur a changé,

En voyant la mine horrifié – Dieu seul sait pourquoi – de Stiles, la jeune fille sut qu'elle ne pouvait pas compter sur lui pour répondre. Malheureusement, à part celui-ci, elle ne connaissait personne capable de le faire.

- On va chez Deaton, déclara Jackson en rangeant calmement son portable. Si ce n'est pas normal, il pourra surement nous le dire.


POV Scott

Scott fixait Stiles, assit sur la table d'auscultation du cabinet.

Plus tôt, il avait reçu un SMS de Derek lui disant de les rejoindre, lui, Jackson, Malia et Stiles, chez Deaton. Sans aucune explication. On ne changeait pas un Derek de toute manière. Cependant, le true alpha se doutait que Stiles était la raison pour laquelle le Hale lui avait demandé de venir.

Ils se retrouvaient donc tous dans la salle de travail du vétérinaire, en attendant que ce dernier ferme temporairement son cabinet.

- Donc, soupira Deaton en arrivant dans la pièce, que puis-je faire pour vous ?

Chaque phrase que disait le vétérinaire, même la plus banale de toutes, paraissait être un proverbe ancien grâce au ton qu'il employait ou juste à sa prestence. Tout du moins, c'était l'impression qu'avait Scott lorsqu'il conversait avec son patron.

- Pour Stiles, intervient Malia. J'ai remarqué ce matin que son odeur avait changé.

- Changé comment ? Questionna le métis.

- Drastiquement, reprit Jackson.

Son intervention surprit Scott, qui ne s'attend ait pas à entendre l'ex-kanima. Physiquement, Whittemore n'avait pas changé mais moralement, le basané sentait qu'il avait évolué. Plus posé, moins coléreux peut-être ? Il ne saurait le dire.

Après quelques instants de réflexion, le vétérinaire repris la parole, non sans jeter un regard en direction de Stiles, toujours silencieux :

- Je vois, pourrais-tu me la décrire, Malia ?

- C'est sauvage, commença t-elle, indomptable. C'est dur de mettre des mots sur ce que je sens, mais je dirais que c'est un mélange de pluie, de terre mouillée, d'océan et de feu de bois avec quelque chose que je n'arrive pas à identifier.

Scott, perturbé par ces paroles, se tourna vers l'hyperactif et tendit le nez. En effet, toutes les senteurs décrites par la coyote lui explosèrent au nez immédiatement.

- Stiles, fit Deaton.

Celui-ci releva enfin la tête.

- Aurais-tu remarqué les jours précédents, des changements chez toi ?

Le brun se fit hésitant, et sa nouvelle odeur se tenta d'inquiétude, ainsi que de... peur ?

- Stiles, tu peux nous le dire, intervint Derek, qui avait, lui aussi, senti le changement d'attitude du jeune.

- Depuis... hier, commença t-il en levant le regard vers l'Oméga, on va dire que j'ai... un petit soucis.

Scott fronça les sourcils en entendant cela. Son meilleur ami avait un problème, et il l'ignorait ? Comment cela pouvait-il être possible ? Puis il se rappela que lui et Stiles s'évitaient depuis quelques jours. A cause de lui. La solitude l'envahit quand il se fit cette réflexion.

- Quelque genre de soucis ? S'inquiéta t-il. Stiles, si tu ne nous en dit pas plus, on ne pourra pas t'aider !

Il sut qu'il avait fait une connerie lorsqu'il croisa le regard colérique du brun. Pourtant, il ne répliqua pas face à l'intervention déplacé de l'alpha.

- Stiles, reprit Deaton, est-ce que tes yeux changent de couleur ?

Cette question surprit tout le monde. Même Derek, dont la surprise se lisait sur son visage d'ordinaire impassible.

- Oui, ils deviennent gris par moment.

Le vétérinaire prit un air songeur. Sans prévenir, il sortit de la pièce, les laissant tous abasourdis. Il revint finalement avec... un café. Il prit tranquillement une chaise qui trainait dans un coin, sous leurs yeux ébahis, et s'installa face à eux.

- Ce qui t'arrive, Stiles, est la fin d'une histoire datant de plusieurs siècles. La fin d'une légende et la possibilité d'empêcher une catastrophe, la mort pour tous, au prix d'un combat divin.


Et voilà ! J'espère sincèrement que ce chapitre vous a plu, même si il n'y a pas beaucoup d'événement (à part ce petit cliffhanger ~)

J'ai eu du mal à l'écrire, surtout les dialogues, et je pense que cela se ressent, mais je devais quand même passé par là pour mettre en place le chapitre 5, donc c'est peu cher payé ^^

Je suis déçue de ne pas avoir réussi à insérer le reste de la meute dans ce chapitre, mais, d'une certaine façon, ils n'avaient pas leur place dans ce chapitre pour moi.

Sinon, j'ai créé un compte twitter afin de prévenir de l'avancement des chapitres, ou pour vous demandez des avis quand j'en ai besoins etc... Vous pourrez me trouvez sous le nom Emerald-Key ( EmeraldKey31)

Vous pouvez également laissez un review, ça fais toujours plaisir :)

Donc voilà, je vous souhaite encore une fois de bonnes fêtes de fin d'années !