Serait-ce un mirage ? Et non, vous ne rêvez, voici un septième chapitre tout chaud tout beau, juste pour vous ! Je n'en reviens pas moi-même de poster la suite en si peu de temps (surtout quand on voit mes précédentes absences *tousse discrètement*). BREF.

Merci à elodie Nina et à Weasly pour leur review ;) big câlin à vous et aux nouveaux followers et fav' !

Bonne lecture à tous !


CECI EST UN MESSAGE DE LA PART DE TOUS LES AUTEURS. On poste avant tout nos écrits pour le plaisir, mais aussi pour celui de nos futurs lecteurs. La seule "rémunération" que vous pouvez leur offrir, c'est une simple review. Moi la première, je n'en poste pas beaucoup, mais j'essaye, peu à peu, de le faire, ne serait que pour dire "sympa, vivement la suite" ou "tu pourrais améliorer ça, ça et ça". Pensez-y, pour tous les auteurs que vous lisez, qui ont de moins en moins la motivation de poster vu le peu de retour qu'ils reçoivent. Sur ce, bonne lecture !


Chapitre 7 : Le Grand Méchant Loup

Un cri d'épouvante résonna dans la nuit froide, son écho s'étendant jusqu'aux tréfonds de l'obscurité la plus pure. Puis le silence. Un calme fracassant, assourdissant. La fraîcheur de cette nuit de février glaçait le sang de quiconque s'aventurerait hors de son foyer. Le nuit était tombé rapidement, presque trop pour cette petite ville du Wyoming.

Et ce calme. Ce silence dérangeant, qui avait suivi un éclat transpirant la terreur, brute et sauvage, face à une finalité inévitable. C'était rapide et silencieux, telle l'attaque d'une vipère. La faible lueur de lune, à demi-pleine, ne parvenait pas à éclairer la scène, mais seulement à en distinguer les contours sanglants.

Elle se nourrissait silencieusement, presque religieusement, après tant de temps de jeun, sans possibilité de calmer cette envie grondante. Cette soif insatiable ressentie heure après heure, jour après jour, mais dans l'incapacité de l'étancher, de l'assouvir. Ses crocs, toujours aussi aiguisés, les années de privation n'étant pas parvenues à les émousser, parvenaient à déchirer la chair sans rencontrer la moindre résistance. Son gémissement de plaisir, pareil à celui d'une bête, retentit dans la nuit. Ce premier repas, le premier d'une longue liste, ne parvenait pas à calmer le grondement tapi au fond de son esprit, ravagé par des siècles de ténèbres et d'enchainements. La créature laissa ses canines raclées l'os, et le jeta plus loin, dans une flaque éclairée par les astres. La blancheur de la lune se reflétait sur les marques profondes, imprégnées jusqu'à la moelle osseuse. De longues estafilades, démontrant la voracité et la puissance de la créature.

Elle n'en avait pas assez. Pourtant, sa prise n'était pas des moindres, mais elle en voulait plus, quitte à régurgiter par la suite, pour ensuite devoir se sustenter à nouveau. Inlassablement. Son grondement devint sauvage, bruit sourd au milieu des bâtiments désaffectés.

Soudain, elle tendit l'oreille, attentive au moindre changement, l'instinct travaillé par des années de chasse et de traque. Un sourire carnassier se dessina sur sa figure lorsqu'elle reconnue les bruits familiers produits par une autre proie, semblable à celle dont elle se délectait quelques instants plus tôt. Elle se leva agilement, les jambes fléchies, et se dirigea à pas lents et souples vers son prochain repas.

Le schéma se répéta.
Ce n'était que le début.

ooOoo

Stiles ne s'était jamais senti aussi angoissé. Pas même lors de ses cours avec Harris. C'était pour dire. Il en venait même à regretter ce bâtard narcissique.

Non seulement il se retrouvait à devoir sauver le monde, mais en plus il devait s'entrainer avec Derek-Sexy-Hale. Bordel, les dieux avaient une dent contre lui. Sans mauvais jeu de mots.

Tout ceci l'avait donc amené au loft du loup, qui ne l'avait jamais revendu, même après être parti vagabondé il ne sait où. Fichu loup solitaire. Enfin, plus si solitaire que ça puisque le jeune Hale avait ramené avec lui le détestable Jackson Whittemore. Plus si détestable non plus... De quoi se faire un nœud au cerveau.

L'hyperactif soupira. Il se retrouvait devant le bâtiment en partie délabré, après avoir suivi un chemin chargé de souvenirs. Il n'était plus venu ici depuis des mois. Depuis qu'il était parti enfaite, n'ayant plus aucune raison de se rendre dans un loft non-habité.

Quel merdier.

Prenant son courage à deux mains, le jeune Stilinski se dirigea, la tête haute, en direction de l'entrée de ce bâtiment à l'apparence austère, qui recelait ce qui allait devenir son pire cauchemar. Une fois arrivé face à LA porte, il n'eut pas l'occasion de faire savoir sa présence -bien qu'il doutait fortement que les deux loups présents ne l'aient pas entendu trépigné dehors depuis une trentaine de minutes- puisque cette dernière s'ouvrit à la volée, dévoilant un torse ferme. Définitivement, Derek n'avait perdu en rien de sa superbe musculature -bien au contraire. Le loup croisa les bras sur son torse, en position clairement dominante face à l'hyperactif.

- Tu en as mis du temps, aboya-t-il.

- Comme si tu était impatient de commencer ces leçons, toi ! Stiles leva les yeux aux ciel -il n'avait pas changé après tout ce temps, toujours à dicter des ordres.

Il ne pouvait s'empêcher de ressentir de la gêne face à l'homme bourru qui se tenait dans toute sa splendeur face à lui. Il avait toujours été quelque peu intimidé par le brun, et son absence n'avait pas amoindrie la supériorité du loup. Mais Stiles étant ce qu'il était -malgré ses propres sentiments- il répliquait avec véhémence à la brusquerie de Derek. Déjà que la raison de sa venue était un élément plus que diminuant pour sa personne -avoir besoin de l'aide de l'oméga pour l'entrainer- il n'allait pas en plus jouer les timides !

- Tu me laisses entrer dans ta tanière Big Bad Wolf ? ironisa-t-il. Ou on va s'entrainer dans le couloir ? C'est toi qui voit, après tout tu es l'enseignant, le maitre, que dis-je ! Tu es le Jedi, prêt à former le jeune Padawan se présentant face à toi, désespéré que tu lui laisse ton savoir, ô combien imme-

- Stiles !

L'ordre jaillit, et résonna dans la cage d'escalier. Le dit Stiles ferma brusquement la bouche, faisant claquer désagréablement ses mâchoires entre elles. Il fixa bêtement Derek, sans savoir pourquoi celui-ci l'avait interrompu.

- Entre. Et fais moins de bruit. Tu es toujours aussi bavard.

- On ne me change pas, tu le sais bien Big Bad Wolf !

Derek lui jeta un regard noir en entendant pour la deuxième fois le surnom que lui avait donné l'hyperactif. Il grogna pour la forme, satisfait de voir un frisson de peur remonter le long des bras de l'humain. Il se dirigea en direction de son salon, où il avait déjà prit soin d'écarter les meubles afin de leur laisser un large espace de travail, sans se préoccuper d'être suivi par l'adolescent ou non.

Ce dernier n'en menait pas large face à l'attitude froide -plutôt glaciale, selon lui- du loup de naissance. Il ne s'était pas attendu à une effusion de bons sentiments, mais il avait au moins espéré un peu plus de délicatesse. Un sourire, ou une bonne vieille tape dans le dos -qui lui aurait probablement déboité l'épaule.

Ils s'étaient quitté après la résurrection miracle de Derek, sa transformation en loup. Bien que douloureux, l'adolescent ne s'était jamais senti aussi près du brun. Il l'avait réconforter, protéger lorsqu'il avait rajeuni d'une dizaine d'années. Ce Derek avait été moqueur, désagréable, mais Stiles s'était étrangement senti attiré par cette facette du jeune Hale. Une facette qu'il ne dévoilait plus, pas après toutes les épreuves qu'il avait vécu -en commençant par la perte de sa petite amie Paige. Stiles espérait entendre un jour la voix grave de l'homme énoncé à nouveau des moqueries, qu'il retrouve une part d'insouciance -mais ce vœu était vain.
Derek s'était enfoncé dans un cycle de colère et de remords -du moins jusqu'à son retour.

Stiles ne pouvait pas encore voir l'évolution de l'homme dont il ne voyait pour le moment que le dos ferme et musclé, mais sa posture lui semblait moins tendu, son visage moins crispé. La peine dans ses yeux lui avait paru moins étouffante. Semblerait-il que la proximité avec Jackson, ainsi que son éloignement, avait eu un effet bénéfique sur le loup ? Il peinait à accepter ce fait, bien que le jeune Whitemore ait mûri -à croire que s'éloigner de Beacon Hills permettait d'accéder à une paix intérieur. A essayer.
Perdu dans ses pensées, le jeune homme n'entendit pas les pas précipités descendre les marche à la volée. Mais il reconnu sans peine la voix légère, pleine de joie contenue, qui s'adressa doucement à lui, murmurant un "Stiles" qui perça le silence. Le dit Stiles releva la tête brusquement, n'ayant pas eu conscience de l'avoir baissé dans sa profonde réflexion.
Les cheveux dorés et sauvagement bouclés furent un indicateur suffisant pour que Stiles reconnaisse le jeune loup qui venait de surgir dans la pièce. Il avait bien fait de douter quant au fait de la présence bienfaitrice de Jackson -Derek avait plus que probablement trouvé une certaine sérénité auprès d'Isaac. Il semblait étrange que Stiles se sente heureux en voyant le blond, en prenant en compte leur non-relation remplie de mépris d'un côté, et de sarcasmes piquants de l'autre. Mais les faits étaient là, et si Stiles en jugeait par l'expression du loup, il n'était pas le seul à avoir balayé le passé.

- Isaac ! s'exclama-t-il finalement, après un long moment d'analyse, qu'il espérait avoir été discret. Je ne savais pas que tu étais aussi de retour !

En lui lançant un sourire éblouissant, Lahey répondit :

- Que veut-tu, Beacon Hills est un vrai aimant ! On se sent toujours attiré par cette ville, quand bien même on fasse tout notre possible pour l'oublier !

Malgré son ton joyeux, une étincelle de tristesse illumina son regard bleuté. Stiles n'oublierait jamais la raison du départ d'Isaac. Déterminé à effacer cette lueur, il entraina le loup à sa suite.

ooOoo

Lassé de regarder les deux imbéciles -selon lui, Derek soupira, la main plaquée sur le front. Une demi-heure. Ils parlaient -bavassaient- depuis une demi-heure, sans pause pour reprendre leur souffle. S'il n'était pas autant exaspéré, il pourrait presque applaudir leur performance, digne du livre des records. Mais Derek étant Derek, le loup poussa un grognement sourd en se redressant. Il avança d'un pas rapide, et se planta dans l'espace qu'il avait dégagé un peu avant l'arrivée de l'hyperactif, juste face aux deux adolescents, affalés au fond d'un canapé sombre, repoussé contre une poutre pour l'occasion.

- On bouge, dit-il simplement, en saisissant sans douceur le bras du brun.

Faisant fi de ses protestations, il attira le lycéen plus loin.

- Tu es venu ici pour t'entrainer, pas pour prendre le thé. Tu parleras avec Isaac quand ma présence ne sera plus nécessaire.

Ne recevant aucune réponse, il abaissa son regard sur Stiles, et fut surpris de voir celui-ci fixer sa main, toujours enroulé autour de son biceps. S'excusant brièvement -et se méprenant sur la raison de ce blocage- Derek prit ses distances. Il ne perçut pas la légère odeur de déception de l'hyperactif, au contraire d'Isaac, qui tâcha de dissimuler son sourire, tout en notant cette information dans un coin de sa tête.

Stiles se reprit, effaré par son égarement, et se redressa pour faire face à l'imposante présence de l'homme.

- Bon puisqu'on en est là, râla l'hyperactif, peu excité par ce qui allait suivre. On commence par quoi prof' ?

Derek laissa couler le nouveau surnom, encore.

- As-tu déjà essayer de te canaliser, comme te l'as conseillé Deaton ? demanda-t-il, sûr de la réponse qu'il allait recevoir de la part du lycéen.

- Tu m'imagines sérieusement méditer au milieu de ma chambre ? Le sarcasme était de retour, mordant la chair de Derek, qui resta impassible. Je n'arrive déjà pas à rester calme une seule heure en cours ! C'est impossible pour ma personne.

- Tu vas apprendre, surenchérit Derek, en s'approchant encore plus du jeune. Ces entrainements vont t'épuisé, je vais t'épuisé. Et il ne te restera que tout juste assez d'énergie pour canaliser ton énergie, et apprendre à maitriser tes pouvoirs.

Il entendit la respiration de Stiles faire un accroc, pour sortir en un souffle tenu. Derek, qui s'était considérablement rapproché pour donner plus de poids à ses mots, soutint le regard ambré, où se reflétaient chacune des émotions que ressentaient l'humain. Derek ne prit pas le temps de décrypter ce que ressentait Stiles, bien trop effrayé par ses propres émotions. Il s'écarta rapidement.

- On commence par des échauffements. Tu serais capable de te froisser un muscle en soulevant un livre.

Il sentit -merci à son odorat de loup-garou- la colère et la frustration de Stiles suite à ses paroles. Il esquissa un discret sourire, qui s'apparentait plus à un léger soulèvement de la commissure de ses lèvres. Le visage du brun flamboyait de détermination. Derek aimait le voir comme cela, les joues rouges et le regard étincelant. Il ne rechigna cependant pas quand le loup lui ordonna de faire le tour du loft en courant, d'enchainer avec une dizaine de pompes et d'autres exercices stimulant chacun de ses muscles. Bien entendu, il était transpirant et haletant après une vingtaine de minutes de ce traitement, mais il ne cria pas grâce. Il serra les dents, releva la tête et continua en dépit de son corps fatigué qui ne demandait qu'à se reposer.

Derek apprécia l'effort fournit par l'hyperactif pour démentir ses accusations. Mais il entendit également le vent claquer violemment contre l'immense baie vitrée derrière lui, impitoyable et vengeur.

ooOoo

Cinq mois. Deaton soupira. Ils n'auraient pas le temps de se préparer. Ils avaient au moins l'avantage de connaitre l'identité de l'Elu, et que ce dernier soit sensible au surnaturel.

Il aurait fait un excellent émissaire. Deaton avait depuis longtemps déceler une étincelle au sein du jeune homme. Il avait réussi à savoir le potentiel du jeune Stilinski, mais pas à voir quand cette étincelle s'était enflammé, s'était transformé en véritable brasier au sein du jeune homme, jusqu'au point de le consumer.

C'était un échec personnel, mais une vraie chance que l'adolescent soit entouré de garous à l'odorat plus développé que le sien.

Ne restait plus qu'à l'ouvrir à ses pouvoirs. Et à prier pour qu'il survive jusqu'à la fin du processus.


Alors ? Pas trop déçus de ne pas avoir un réel entrainement, avec un beau Derek tout en sueur sous les yeux admiratifs de notre cher Stiles ? Non ? Dommage, parce que moi oui, mais c'était malheureusement nécessaire *soupire de désespoir*. Ce chapitre est court, je sais, mais c'est fait exprès.

Je tiens à précisez que je ne prend pas en compte la dernière saison, ne l'ayant pas encore regarder (je sais, honte à moi).

Personnellement, je suis fière de ce chapitre, surtout la première partie. J'adore le mystère, surtout ce qui prend place au milieu de la nuit et qui se jette sur de pauvres gens innocents. Enfin, surtout l'écrire, parce que le vivre, ça doit pas être la joie non plus...

Review ?