Alors tout d'abord, bonne fête du travail à tous ! (est-ce que ça se souhaite au moins ?). Bref, je ne vais pas blablater pendant des lustres !
Je tiens à remercier une fois de plus tous ceux qui ont laissé une review, notamment les guests auxquels je ne peux malheureusement répondre autrement qu'ici. Merci également aux nouveaux followers, c'est toujours un immense plaisir de voir que cette fiction plait à autant de monde !

Sans plus tarder, voici le chapitre 8 !


CECI EST UN MESSAGE DE LA PART DE TOUS LES AUTEURS. On poste avant tout nos écrits pour le plaisir, mais aussi pour celui de nos futurs lecteurs. La seule "rémunération" que vous pouvez leur offrir c'est en laissant une review. Moi la première, je n'en poste pas beaucoup, mais j'essaye peu à peu de le faire, ne serait-ce que pour dire "sympa, vivement la suite" ou encore "tu pourrais améliorer ça, ça et et ça". Pensez-y, pour tous les auteurs que vous lisez, qui ont de moins en moins la motivation de poster vu le peu de retour qu'ils reçoivent. Sur ce, bonne lecture à tous !


Chapitre 8 : Tensions

Les muscles tremblant, Stiles s'écroula au sol, les yeux fixés sur le plafond de béton. Il n'avait jamais autant fait travailler son corps, et depuis peu il s'était rendu compte qu'il pouvait avoir des courbatures à des endroits improbables. Putain d'entrainement qui l'épuisait physiquement, mais ne permettait toujours pas de calmer son esprit, ou même sa soi-disante magie. Le ciel était continuellement gris, et la météo n'en faisait qu'à sa tête, alternant entre accalmie et brusques tempêtes, et ce depuis plus d'une semaine.

Deaton ne cessait de lui clamer que tout était normal, que Rome ne s'était pas bâti en un jour. Et Stiles ne cessait de lui répondre : "Si je ne progresse pas, Rome sera détruite en un jour". Le sarcasme restait sa meilleure défense face à l'adversité. Les habitudes avaient la vie dure.

Mais la plus grande épreuve de sa vie ne se traduisait pas par quelques tours de terrain et une série de pompes, non, c'était bien trop simple. Le plus grand fléau de Stiles Stilinski s'incarnait en la personne de Derek-Mate-Mes-Abdos-Hale. Foutu métabolisme de loup. Il faisait pâle figure à côté des muscles dessinés de l'homme adulte. Il voyait continuellement le sourire narquois du brun dès qu'il échouait ou grognait face à un exercice impossible à réaliser pour lui. Les dieux en avaient vraiment après lui.

Il entendait, en arrière-plan, la voix grave de Derek lui sommé de reprendre l'exercice, mais Stiles n'en avait cure. Il était à bout.

- Derek, laisse moi faire une pause, gémit-il.

- Tu demandes une pause toutes les dix minutes Stiles ! A ce rythme là, autant se jeter tout de suite d'une falaise.

Les yeux de Stiles roulèrent dans ses orbites, alors que l'adolescent se relevait péniblement, ne voulant pas parler au loup en étant en position de faiblesse. Plus qu'en temps normal du moins.

- Le sarcasme ne te va pas, mon p'tit loup ! C'est ma spécialité, n'essaye même pas de l'utiliser contre un maitre en la matière, se targua l'hyperactif, un semblant d'énergie retrouvé.

Fidèle à lui-même, Derek lui fusilla du regard. Stiles ne put s'empêcher de remarquer à quel point la colère sublimait l'homme, à quel point la barbe de trois jours était ce qui lui allait de mieux. Ou encore d'admirer les muscles de ses bras, croisés sur son torse, lui même moulé dans un tee-shirt parfaitement ajusté. C'était une torture pour Stiles, et il en redemandait jour après jour, revenant inlassablement s'épuiser pour avoir la chance de contempler la statue de marbre -parfaitement taillé- qu'était Derek. Il faisait pourtant attention à ses battements de corps, pour éviter de trahir ses pensées, et espérait que son odeur ne le trahisse pas -bien qu'avec l'odeur de transpiration, il en doutait.

La fin du monde les menaçait, et il trouvait encore le temps de penser à la sexitude de la grande majorité de monde surnaturel - et plus particulièrement de Derek. Fichues hormones qui ne le lâchaient plus.

Le jeune Hale soupira, lassé de l'attitude bravache de l'adolescent, et un brin amusé de l'énergie dantesque qu'il employait pour lui faire face. Inutilement, bien entendu, mais le loup appréciait ses efforts, bien qu'il n'oserait jamais le montrer devant le lycéen.

Son départ remontait à une dizaine de mois, juste après que la meute ait découvert les agissements de Kate. Encore et toujours cette femme. Derek avait alors pris la décision de s'éloigner de cette ville qui attirait bon nombre de malheurs, il avait vécu une période de paix. Il avait tout d'abord rejoint Chris en France, pour renouer avec le chasseur, pour lequel il s'était pris d'amitié, malgré les différents qui les avaient opposés pendant de nombreux mois. L'homme l'avait accueilli avec un immense sourire, toujours près à aider le fils Hale. Chris avait énormément changé depuis la mort de sa fille Allison et celle, plus ancienne, de sa femme.

Derek avait découvert un homme chaleureux, toujours prêt à aider le bêta, ainsi qu'Isaac. Quel surprise de voir le blond chez le chasseur, bien qu'ils soient partis en même temps. Derek avait imaginé que le jeune Lahey partirait voguer à droite et à gauche, heureux de sa liberté nouvellement acquise. Mais il avait préféré vivre avec Argent, le souvenir d'Allison les liant.

Alors quant Chris Argent était parti pour rejoindre Beacon Hills à nouveau, Derek n'avait pas réfléchi à deux fois, et avait pris sous son aile le jeune loup, qu'il avait lui-même transformé. Et ils étaient partis, eux aussi. Mais loin de retourner à Beacon Hills, les deux loups préféraient rejoindre l'Argentine, réputé pour ses grands espaces, idéales pour leur condition. C'en était alors suivit une longue période ponctué de grands éclats de rire et de timides sourires en coin.

Derek soupira, nostalgique de cette période de presque insouciance, où sa seule préoccupation était la santé d'Isaac, son protégé. Désormais, il devait veillé à l'entrainement d'un autre adolescent, autrement plus capricieux. Il observa d'un oeil critique Stiles se relever de sa lourde de chute, en se massant les reins, qui avaient - semble-t-il - soufferts durant le processus. Il percevait de sa position - à une dizaine de mètres du brun - l'odeur musquée de Stiles, entachée par celle, plus piquante, de la colère, qu'il savait dirigée contre lui. Derek voulait bien admettre que les exercices qu'il lui infligeait étaient largement trop complexes - d'un point de vue strictement physique - pour l'humain, mais s'il voulait le faire progresser, il devait d'abord voir ses limites. Et Stiles devait apprendre à définir les siennes, à ne pas se lancer à corps perdu dans une bataille vaine. Il testait sans cesse ses limites, bien avant qu'il ne décide de s'exiler de Beacon Hills, et de ce qu'il pouvait en voir, il n'en pas arrêter après son départ. En témoignait les nombreuses cicatrices qui ornaient la peau blanche du brun. Il ne savait pas non plus ce qui était arrivé à la meute, mais il sentait une tension entre ses membres. Qui ne s'expliquait certainement pas par l'arrivée de nouveaux membres - comme il avait pu le devenir à la nouvelle puissance de Scott, dont le statut d'Alpha se renforçait de plus en plus.

Le bruit lourd d'une chute, suivit de nombreux jurons, sortit Derek de ses pensées, qui dirigea immédiatement son regard en direction de Stiles, qui venait, à nouveau de s'affaler sans aucune grâce. Aux tremblements qui agitaient ses membres, l'homme pouvait très clairement voir qu'il était épuisé. Enfin. En s'approchant, les yeux de miel se posèrent sur lui, luisant de fatigue. La vue plus qu'aguichante de l'adolescent, étendu au sol, le tee-shirt légèrement relevé, dévoilant un ventre plat, agita les sens du loup, qui manqua de trébucher. Avant de tout quitter, Derek aurait volontiers admis que Stiles avait du charme, quand bien même il n'autorisait pas ses pensées à aller dans ce sens. Question d'éthique et de respect, autant pour lui-même que pour Stiles. Mais ces quelques mois loin de l'adolescent n'avait pas empêché ce dernier de continuer de s'embellir, perdant une bonne partie de ses traits enfantins, pour laisser place à des lignes secs, mais non moins attirantes. La respiration haletante amena d'abord le regard de Derek à parcourir le torse sec, puis sur la bouche légèrement entrouverte du brun. Le loup déglutit, soudainement mal à l'aise en face de l'humain. Pour dissiper cette gêne qui n'avait lieu d'être, le jeune Hale prit la parole, toujours de sa voix bourrue :

- Stiles va t-

- Je n'en peux plus de tes exercices à la con, Derek, l'interrompit brusquement Stiles, sans prendre la peine de se relever pour apostropher le loup. Je ne fais que courir pendant des heures et des heures depuis des jours ! Et une fois que mes jambes crient grâce - elles sont fragiles ces petites ! - tu m'obliges à faire des tractions ! Je rêve ! Tu as peut-être oublié depuis le temps, mais je n'ai pas subitement développer une musculature digne de Chris Hemersworth en quelques mois. Tes tractions de merde et bien j'y arrive pas ! Tu peux bien te les mettre là où je pense, et ce n'est clairement pas un endroit approprié pour !

Derek se contenta de fixer l'adolescent pendant sa tirade, bouche bée face à la tirade sans fin du jeune, tout en étant amusé de le voir de venir plus que vulgaire sous l'effet de la colère. Ses pommettes avaient pris une teinte rouge pourpre et ses yeux lançaient des éclairs dans sa direction. Pris par l'habitude, il détourna furtivement le regard, et vit sans peine le vent battre durement les quelques arbres en face de son loft. Stiles continuait de hurler sa rancœur envers le loup - légèrement trop - s'étant même lever pour lui faire face, agitant sans cesse ses bras dans tous les sens. Derek ne pouvait que regarder le jeune s'agiter, tout en jetant des coups d'oeil furtifs vers l'extérieur, bien que de plus en plus inquiet en voyant les bourrasques de vent prendre de plus en plus d'ampleur, au fur et à mesure que Stiles criait. Une lumière se fit dans l'esprit du loup. Il s'empressa de stopper la fureur de l'adolescent, non sans difficultés. Stiles ne permettait pas au brun de l'interrompre, renchérissant immédiatement dès que le loup faisait mine de vouloir intervenir. Ce dernier, qui n'était clairement pas connu pour sa patience légendaire, avança d'un pas rapide, et entra sans gêne dans l'espace personnel de l'hyperactif, qui ferma aussi tôt la bouche, dans un claquement sonore. Derek prit le temps d'apprécier les rougeurs qui s'étendaient rapidement sur les joues blanches de Stiles, courant le long de son cou et disparaissant sous le col de son haut en sueur. Le souffle chaud u loup s'échouait sur le visage rougi de l'humain, dont la colère venait de partir en fumée.

- Calme toi Stiles, dit Derek, d'une voix étrangement plus rauque qu'en temps normal. Tu oublies un peu trop facilement qui tu n'est plus un simple adolescent de dix-sept ans. Regarde ce que tu as fait.

Tout en disant cela, le brun s'était à demi-tourné, pour permettre au jeune d'observer l'extérieur, par le biais de l'immense baie vitrée. Et Derek put voir avec exactitude le moment où Stiles prit conscience des arbres presque couchés au sol par le vent puissant qui balayait sans hésitation Beacon Hills. Cette étrange proximité, qu'il avait lui-même instauré, lui permit d'observer l'écarquillement des deux perles d'ambres face au spectacle, ainsi que l'odeur âcre de la peur qui prit le pas sur celle plus doucereuse du désir - qu'il tentait désespérément d'occulter. Son regard dériva sans le vouloir sur la bouche rosée de l'adolescent, qui malmenait sans en prendre conscience sa lèvre inférieure, laissant une fiche couche de salive sur cette dernière. Derek déglutit difficilement, et décida, pour son propre bien, de s'écarter légèrement de Stiles, l'attention de ce dernier revenant sur lui face aux mouvements du brun.

La fragilité qu'il lut sur ce visage déjà adulte le prit au cœur. Cependant, ses yeux ne brillaient pas de larmes, mais d'une certaine détermination, une maturité qui n'était pas là avant son départ. Derek en venait à vouloir savoir à tout prix ce qui c'était déroulé lors de ces quelques mois. Et il en venait à retenir par la seule force de sa volonté - qui s'amoindrissait de minute en minute - pour ne pas prendre l'hyperactif dans ses bras. Dans une vaine tentative de le protéger de son passé et de son avenir. Mais les épaules du loup n'était certainement pas assez larges pour soutenir le poids de sentiments de Stiles, tel Atlas supportant le poids du ciel, luttant chaque jour.

Déglutissant douloureusement, Derek s'avança à nouveau, jusqu'à surplomber Stiles de ses quelques centimètres en plus. Plongeant ses yeux dans ceux de l'adolescent, il encouragea le jeune Stilinski.

- Tu vas y arriver Stiles. Crois-en mon expérience, non pas en magie élémentaire, mais en contrôle de soi-même. Plus tu te contrôleras, plus il sera aisé pour toi d'utiliser à ta guise tes pouvoirs. Ces derniers peuvent t'aider pour bien des choses mais n'oublie jamais qu'ils pourraient causer ta perte.

La fatigue faisait briller les yeux d'ambres de Stiles, leur donnant des reflets attrayants.

- Rassurant, soupira ce dernier. J'en ai conscience Derek, mais je ne vois pas en quoi pouvoir faire trois fois le tour de la ville va me permettre de les contrôler et, encore moins, de pouvoir les utiliser pour sauver le monde.

- Le but est simple pourtant. Fatiguer ton corps pour que ton esprit domine sur tes pulsions, et faire en sorte que tu puisse inconsciemment dominer tes nouveaux instincts. Vois ça comme un lendemain de transformation. Tu dois te dépenser, pour contrer cette nouvelle énergie et enfin parvenir à la dominer. A ce moment-là, et seulement là, tu auras l'avantage et tu verras le moyen de te contrôler.

En voyant l'incompréhension s'inscrire sur le visage pâle face à lui, Derek renchérit.

- Ce ne sont cependant que des suppositions, ton cas n'est clairement pas celui du transformation. Mais Deaton se base essentiellement sur cette dernière pour trouver des solutions le plus rapidement possible. Laisse lui le temps de trouver un meilleur moyen pour t'aider, mais en entendant, il est judicieux de t'entrainer. Ne serait-ce que pour te permettre de te défendre.

- Me défendre ? ironisa Stiles. Mais contre quoi, tu m'expliques ? Je dois vaincre des dieux, au pluriel, et je ne sais déjà pas comment je vais m'y prendre. M'entrainer ainsi aurait peut-être été utile face au Kanima, mais pas face à des dieux Derek. Je ne vois pas l'utilité de m'apprendre à me battre face à des créatures terrestres, alors que ce qui m'attend, ce qui nous attend, ne sera clairement pas intimidé par un quelconque jeu de jambes et de griffes.

ooOoo

La créature patientait, calmement, comme toutes ces années à attendre son heure. Le soleil brillait encore dans le ciel, du lueur orangé et chaude, signe que la nuit n'allait pas tarder à prendre place dans ce monde. Elle esquissa un sourire, mimique effrayante sur ce visage décharné et inhumain. Elle huma l'air, en quête de saveurs et de sensations. Elle ne se lassait pas de chasser, surtout en voyant combien la nourriture prospérait en abondance, vaquant tranquillement à ses occupations dans ces grandes forêts de bétons et de lumières. Ignorante de son statut de bétail, tout juste bon à lui servir de repas et, tout au plus, de distraction.

Ses yeux, noirs comme le nuit, guettait patiemment l'extérieur. Elle devait se tapir la journée, quand le soleil brillait au plus fort, dans l'obscurité rassurante que lui procurait la grotte. Elle ne comprenait pas l'envie du bétail de se réfugier dans ces cabanes ridicules.

Lorsque l'astre fut totalement caché par l'horizon, elle poussa un hurlement strident, semblable aux loups. A la différence que son éclat aigue aurait fait frémir le plus puissant des prédateurs. Il était signe d'épouvante et de sang. La créature savait pertinemment jouer de ses atouts. Son corps, pourtant décharné, s'élança souplement dans la nuit claire. Très vite, la bordure d'une de ces forêts de béton lui apparut. Elle s'arrêté net, à l'orée des arbres, dissimulée par les feuillages abondants. Son regard, toujours aussi vif, parcouru rapidement les arbres gris et lumineux, à la recherche d'une proie isolée, qu'elle pourrait facilement dérobée à la vue de tous. Toujours faire en sorte que le reste du troupeau ne s'aperçoive pas qu'il était pris en chasse, au risque de faire fuir les bêtes, et de rendre la viande dur, tendue par la peur. Elle préférait radicalement planter ses crocs dans la chair tendre, sanguinolente.

Soudainement, des bruits de courses, rapides, se firent attendre dans son dos. D'un geste vif, elle se tourna et poussa un grondement satisfait. Là, face à elle, attentive et aux aguets, se trouvait sa meute. Tout du moins en partie, le reste étant encore dispersé un peu partout sur leurs terres anciennes, plus au sud. Mais elle avait désormais à ses côtés une vingtaine de ses guerrières, prêtes à obéir à ses ordres

Le massacre allait commencer.


Ce chapitre traduit ce que je pense lorsque je regarde une série et que les personnages s'entrainent avant d'affronter des monstres terrifiants. A chaque fois je me dis "Sans déconner ? Vous pensez réellement que ça va suffire ?". Mais bon, une série étant une série, généralement oui, ça suffit. Sinon, j'ai adoré écrire ce chapitre presque essentiellement centré sur Derek. Va-t-il se rendre compte que Stiles n'est plus un enfant ? Oui ? Non ? Peut-être ? Ok, j'arrête.

Le retour de l'infâme créature, plus dangereuse de jours en jours ! Je ne vais pas vous mentir en vous disant que je suis grandement inspiré des Marcheurs Blancs de Game of Thrones (notamment de l'épisode 3, qui m'a grandement inspiré pour la suite).

Review ?