Good night ! J'espère que les vacances se passent bien pour tout le monde (canicule ? boarg c'est rien tout ça !). Tous les éléments se sont ligués pour m'empêcher de continuer cette histoire : - panne régulière d'Internet ; plus de logiciel pour écrire... Et j'en passe ! Mais finalement le chapitre 11 est là, tout droit sorti du four !

Merci encore à tous ceux qui continuent d'ajouter cette histoire en fav ou follow, malgré le rythme plus que laborieux de publication ! Et merci également à toutes les gentilles personnes qui laissent une petite review (j'ai déjà dit que je vous adorais ?)

Je vous embête pas plus et on se retrouve plus bas !

CECI EST UN MESSAGE DE LA PART DE TOUS LES AUTEURS. On poste avant tout nos écrits pour le plaisir, mais aussi pour celui de nos futurs lecteurs. La seule "rémunération" que vous pouvez leur offrir c'est en laissant une review. Moi la première, je n'en poste pas beaucoup, mais j'essaye peu à peu de le faire, ne serait-ce que pour dire "sympa, vivement la suite" ou encore "tu pourrais améliorer ceci". Pensez-y, pour tous les auteurs que vous lisez, qui ont de moins en moins la motivation de poster au vu du peu de retour qu'ils reçoivent. Sur ce, bonne lecture à tous !

Chapitre 11 : Tout feu tout flamme

Dire que Derek était un homme de nature angoissé était peu dire. Anxieux, sombre et timide à ses heures perdues, le brun ne s'ouvrait pas au premier venu.

Il n'avait pas toujours été comme cela. Fut-il auparavant un adolescent insouciant et turbulent, gambadant insouciamment dans les couloirs de Beacon Hills High School. Populaire, sportif, intelligent, le jeune avait tout eu pour lui, jusqu'à un physique plutôt avantageux pour son âge et une assurance animale provenant de son côté lupin.

Ne lui manquait que le coup de foudre. Qui survint un simple après-midi ensoleillé, où il bouscula une jeune fille brillante, virtuose et intrépide. Sauvage lui convenait parfaitement. Derek sut immédiatement qu'il ne pourrait plus se passer de ces doux yeux chocolat, où transperçaient toute la compassion et la bonté du monde. Paige. Un nom qu'il ne se lasserait jamais de susurrer du bout des lèvres. Peter, son oncle, lui conseilla de ne pas perdre de temps et de changer au plus vite le jeune lycéenne. Sachant pertinemment que sa mère, Alpha de nature, refuserait catégoriquement de mordre son amour, il se tourna vers l'Alpha de la meute voisine, sur conseil de Peter.

Neuf ans plus tard Derek pleurait toujours de son acte tragique. Sa si douce et impétueuse Paige n'avait pas supporté la morsure censée les réunir, et était morte dans ses bras. Il n'avait plus osé se regarder dans un miroir pendant des années après cela, apercevant le reflet bleu glacial au-delà de ses prunelles naturellement noisettes.

Puis était arrivée Kate. La mature et sarcastique Kate. La tellement plus âgé que lui Kate. Derek n'avait pu que se raccrocher à cette femme, encore touché par la mort de sa petite amie, pour tenter de recoller les morceaux brisés de son cœur.

Et l'événement tragique qui s'en suivit de cette relation interdite fut connu par tout le comté de Beacon Hills.

ooOoo

- Tu rêvasses Grumpy Wolf ?

Derek soupire face au surnom si affectueusement donné par Stiles, qui se tenait debout face à lui, les poings posés sur les hanches, dans une fausse attitude de mécontentement. Lui-même se trouvait assis nonchalamment sur le sol en béton brute de son salon. Salon toujours temporairement transformé depuis le début de l'entrainement de l'hyperactif, ce qui consistant en un simple réaménagement des meubles pour dégager le plus d'espace possible.

Stiles avait fait d'étonnants progrès depuis qu'il était parvenu à apaiser son esprit par le biais de sa réconciliation avec Scott. Son contrôle de l'élément de l'air n'était pas encore parfait, mais Derek, comme Deaton, pensait qu'il serait tout à fait en mesure de le perfectionner pour le moment voulu, tout en apprenant à maitriser les trois derniers éléments. Mais Stiles ne prenait malheureusement pas conscience de ses progrès, s'arrêtant sur le moindre de ses échecs et ignorant ses réussites.

Derek fronça les sourcils, ignorant Stiles qui s'insurgeait de ce fait, mais dont le loup ne prenait guère information. Le jeune Hale songeait à ce que lui avait révélé le vétérinaire. Stiles parviendrait-il réellement à devenir un véritable maître des éléments ? Serait-il suffisamment prêt pour lutter contre les forces divines qu'ils avaient réveillés ? Serait-il assez fort pour résister à l'Ether ? Pour le contrôler et en faire une véritable arme ? Derek se posait tellement de question qu'il en ressortait toujours avec une énorme migraine, accentuée par l'agitation causée par Stiles. Ce gosse ne pouvait donc pas rester tranquille plus de cinq minutes ? Ah oui... hyperactivité oblige.

L'homme grogna pour la forme, et fut satisfait de voir l'adolescent esquissé un geste de retrait, craignant la colère du loup. Il se releva lestement, déployant son imposante carcasse et dominant ainsi le corps encore frêle du brun. Ce dernier haussa un sourcil face à cela, peu impressionné par la carrure de son ami.

- Que crois-tu faire Big Bad Wolf en gonflant tout des gros muscles là ? questionna-t-il, un brin moqueur.

- Ne commence pas Stiles, gronda Derek. Cela devenait une habitude auprès du Stilinski.

Ce dernier laissa un large sourire fleurir sur son visage parsemé de tâches de rousseurs, et esquiva habilement la main que le loup tendait en sa direction. Ce dernier fut surpris de l'habilité du jeune qui était parvenu à échapper à sa prise. Courir avec les loups lui avait visiblement octroyé de sacrés reflexes, que son entrainement rigoureux n'avait pas entaché, bien loin de là. Mais Derek ne comptait pas en rester là. On échappait pas aussi facilement à l'ancien Alpha, surtout pas lorsque l'on se nommait Stiles Stilinski et que l'on s'amusait aux dépends du loup.

L'humain, sentant une fois de plus le danger émaner de l'Oméga, prit intelligemment la fuite, préférant la confrontation indirecte à une confrontation directe, qu'il savait déjà joué d'avance. L'homme ne perdit pas non plus son temps et poursuivit agilement Stiles, ce dernier s'étant stratégiquement placé derrière le vieux canapé de cuir qui était placé dos à la large cuisine du loft, lui laissant une échappée. L'adrénaline parcourait ses veines et nourrissait chaque partie de son corps d'une énergie nouvelle, qu'il accueillait telle une vieille amie. Il ne se laisserait pas attraper par le Grand Méchant Loup.

Soudain, Derek s'élança par dessus le dossier de cuir, dans toute sa puissance lupine. Stiles eu tout juste le temps de se reculer, échappant de peu à la poigne vorace, sentant cependant un courant d'air sur son visage. Le loup chuta lourdement sur le sol bétonné, entrainé par le mouvement de son corps tout entier.

Une illumination se fit dans l'esprit clair du brun. L'air ! Il n'était plus l'humain sans défense, irréductible boulet de la meute. Il avait désormais un avantage que personne d'autre ne possédait, bien qu'il ne soit pas sûr de maitriser assez bien l'élément pour l'emporter sur le loup. Il prit donc une fois de plus la fuite, toujours dans l'optique de mettre une quelconque surface entre Derek et lui, la table centrale de la cuisine convenant parfaitement. Ce dernier se releva de sa chute et le poursuivit. Stiles ne savait pas s'il devait être amusé du comportement du loup ou, au contraire, en être effrayé. Mais il n'avait guère le temps à la réflexion. Il inspira profondément, ses yeux se fermant pour se concentrer plus aisément sur chaque particule présente autour de son corps, tout prêtant attention au loup. Sa conscience se fit plus aigüe, son pouls se cala sur sa respiration profonde. Il pouvait sentir son souffle se répercuter sur sa lèvre inférieur à chaque expiration, et l'air s'infiltrer entre ses lèvres entrouvertes lors de ses inspirations. La brise glaciale provenant de la fenêtre qu'il avait entrouverte plus tôt caressait la peau nue de ses bras et continuait son chemin.

Non, il n'était plus cet adolescent de seize ans, perdu face à l'inconnu qui s'ouvrait à lui. Effrayé par les nouveaux dangers qu'il n'avait jamais vu auparavant. Non. Il pouvait désormais se défendre autrement que par le biais d'une batte de baseball.

Renforcé par cette conviction, Stiles se décala sur le côté, plus aucun meuble ne le protégeant de Derek. Ce dernier suivit le mouvement du brun, et profita de son apparente faiblesse pour s'élancer à nouveau vers lui, en prenant en compte les possibles angles de fuite qui s'ouvrait à sa proie. Mais Stiles n'avait pas l'intention de fuir, plus maintenant. Prenant une dernière inspiration, il ouvrit en grand ses bras, dans une parodie d'étreinte. Il sentit une brusque tension dans ses poumons, comme si l'air se comprimait à l'intérieur de son corps et, instinctivement, jeta les mains en avant, tel qu'il le ferait pour tenir éloigné Derek. Et ce fut comme s'il l'air contenu dans la pièce se figeait soudainement l'espace de quelques instants, pour repousser le corps du loup tout aussi brusquement.

Le loup, l'esprit accaparé par son objectif, fut plus qu'interloqué lorsque son dos percuta violemment le mur opposé, sans pour autant que Stiles ne l'ai touché. Il n'en aurait pas eu la force physique de toute manière. Quelque peu abasourdi, son regard se posa sur l'adolescent , qui fixait ses mains, sans paraitre croire à l'exploit qu'il venait d'accomplir. Derek ne perdait cependant pas le pourquoi du comment ils en étaient venu à contempler l'étendu de la maitrise de l'adolescent. Ce dernier, tout prit qu'il était dans ses pensées, ne vit pas l'homme se redresser et bondir dans sa direction, si bien qu'il ne s'en rendit compte que lorsque son dos rencontra brutalement le sol. Le souffle coupé, il lui fallut plusieurs secondes pour reprendre ses esprits.

Leur position était plus que suggestive. Bras tendus de chaque côté de son visage, le corps bouillonnant du loup surplombait le sien, complètement vulnérable. Un genou inséré entre ses jambes, Derek sentait le torse du jeune homme touché le sien à chaque inspiration fébrile.

L'excitation de la chasse, bien que très surfaite, mettait les sens de Derek à ébullition. Il percevait chaque battement de cœur de l'adolescent, chaque inspiration. Le moindre de ses papillonnements de cils. Les yeux perdus de Stiles faisaient chavirer son propre cœur, qui semblait prêt à bondir hors de sa poitrine. Il n'avait pas connu une telle émotion depuis des années.

Inconsciemment, Stiles ouvrit ses lèvres, en quête d'air. Les yeux de Derek se fixèrent immédiatement sur ces dernières, comme hypnotisé par le mouvement sensuel de sa langue venant humidifiée les deux morceaux de chair.

- Derek ? entendit-il par delà la brume qui s'était emparé de toute sa raison.

Derek ne voulait pas réfléchir. Il ne voulait plus s'interroger sur l'éthique et sur la bonne conduite. Il voulait juste faire ce qu'il désirait depuis des mois, sans à priori. Il entendit Stiles réitérer sa question, mais il ne répondit pas, à nouveau. A la place, il préféra s'approcher lentement de la - oh combien - tentante bouche de l'adolescent. Ce dernier écarquilla les yeux à le voyant faire. Derek percevait le battement de son coeur se faire plus rapide, plus frénétique, alors que sa respiration avait un brusque accroc. Son souffle butait sur la bouche de Derek, qui retenait à grande peine un grognement de satisfaction au vu de la situation.

Seuls quelques millimètres les séparaient encore. Leurs yeux se fermèrent délicatement. Derek avança un peu plus son visage en direction de Stiles. Tout était parfait.

Jusqu'à ce que la meute ne débarque au loft.

- Vous faites quoi, vous deux ?

ooOoo

Courir. Chasser. Tuer. Manger.

Un mantra que s'efforçait de respecter toutes les créatures depuis leur retour sur cette terre.

Elle n'était pas sereine depuis sa défaite face à l'humanoïde. Elle se sentait faible, souillé et démunie face à toute menace. Son instinct lui criait d'attaquer tout membre défiant un peu trop son regard, par peur de se faire renverser par plus fort et habile qu'elle.

Comment aurait-elle pu prévoir que sa proie ne serait pas aussi inutile et pathétique que toutes les autres ? Qu'au lieu de crier et de pleurer, elle se mettrait à riposter et à la mettre en difficulté elle, l'Alpha de la meute.

Elle grogna, lassée de ressasser son impitoyable incapacité. Elle jeta un coup d'oeil à la ronde, et repéra aisément son second, qui guidait la meute le temps de son retablissement. Son espèce n'avait, à proprement parler, de médecine. Ils se contentaient de patienter et de guérir par la seule force de leur esprit, ce qui prenait plus au moins de temps en fonction de l'ampleur de la blessure et de la force que possédait la créature. Certains guérissaient en quelques heures de pareils stigmates, d'autres ne s'en remettaient jamais et finissaient par périr. Elle détestait l'idée d'être un poids pour les siens, et abhorrait plus encore l'idée que l'un deux ne décide qu'elle n'était plus apte à les guider et ne décide de l'achever.

Et plus que tout, elle haïssait tous les bipèdes.

Elle sèmerait la mort, conformément à sa mission. Même si pour cela elle devait affronter les rebelles de sa meute.

ooOoo

- Si je comprend bien, commença Isaac, vous étiez étalés l'un sur l'autre parce que vous vous êtes battus ?

Stiles entendait parfaitement la moquerie au fond de la voix du blond. Il apercevait parfaitement la lueur de moquerie au fond de ses yeux bleus, de là où il se trouvait. Il avait la désagréable sensation de comparaitre devant un tribunal. En effet, il était assis sur la plus petite chaise qui puisse exister au monde, avec tous les regards braqués sur lui. Aucun jetait ne serait-ce qu'un regard en direction de Derek .

C'était quand même par sa faute qu'ils s'étaient retrouvés dans cette situation !

Une dizaine de minutes plus tôt

- Vous faites quoi, vous deux ?

Les deux coupables sursautèrent violemment au son de cette voix importune à cet instant. Se redressant précipitamment, ils firent face à l'ensemble de la meute, Parrish y compris. Et tous les regardaient avec de grands yeux. Lydia s'avança.

- On a une fin une fin du monde sur les bras, et tout ce que vous trouvés à faire c'est de vous bécoter au milieu d'un loft lugubre ? rugit-elle.

Stiles devient rouge brique, et fut incapable de prononcer le moindre mot, lui qui d'ordinaire utilisait le sarcasme comme personne. Derek soupira face à tant de stupidité et se tourna vers la Banshee.

- On s'entrainait, dit-il simplement de sa voix bourru, espérant ainsi dissuader quiconque de continuer cet interrogatoire saugrenu. Ce qui n'était pas au goût de tout le monde.

Retour au présent

Voilà où en était Stiles. Subir les interrogations sans sens de ses amis, alors que Grumpy Wolf se badinait plus loin en bouffant du Pop-corn.

L'hyperactif pouvait encore sentir le souffle et le corps brûlant de l'homme, et ce simple souvenir suffisait à échauffer ses joues. Pas étonnant que personne ne croit ce qu'ils avançaient. Il commençait sérieusement à s'ennuyer, sa seule distraction étant de regarder Malia, qui n'en avait strictement rien à foutre de cette histoire, s'amuser à allumer et éteindre un briquet - où est-ce qu'elle avait trouvé ça ?

- Stiles !

Le dit Stiles souffla en entendant une fois de plus son prénom prononcé sur un ton désapprobateur. Il semblait que seul Isaac ne se prenait pas la tête - et il n'était pas sûr que cela soit une bonne chose. Oh, bien évidemment, il ne comptait pas ceux qui attendaient juste que l'orage passe. L'orage étant Lydia Martin, bien évidemment. En fait, en regardant de plus près, Stiles constatait que seul la rousse, Parrish et Ethan semblaient indignés de la scène qu'ils croyaient avoir vu plutôt.

Et qu'il aurait aimé vivre, soit-dit en passant.

- Est-ce que tu vas m'écouter ? dit la jeune Martin en haussant un peu plus le ton, espérant ainsi attirer l'attention de l'humain. C'est sérieux tout ça, Stiles ! On a pas le temps pour flirter, il faut absolument que tu t'entraines. Ce n'est pas arriver la date fatidique qu'il faudra avoir des regrets et te dire que tu aurais dû le prendre ce temps !

- Es-tu sincèrement en train de me reprocher de vivre ma vie, Lydia, répliqua Stiles, en contenant un certain mépris. Vous auriez tous le droit de continuer votre quotidien mais MOI je dois tout laisser tomber pour me donner corps et âme à cet entrainement qui mènera potentiellement à rien ? Vivre reclus tel un moine et passer les derniers mois de ma vie à méditer ?

La jeune fille n'osa pas répliquer face à la hargne de son ami, qui s'était soudainement levé pour appuyer ses propos. Lui qui s'était senti ennuyé au possible quelques secondes auparavant, était désormais animé d'une colère sans nom.

- Stiles..., commença Ethan.

- Non ! cria-t-il. Je ne veux pas vous entendre ! Quoique que vous croyiez qu'il se soit passé entre Derek et moi, ce ne sont pas vos affaires !

Malia eut le malheur d'allumer son briquet au même moment que Stiles criait ces derniers mots. Une brusque torsion, presque insoutenable, prit le brun au cœur. La flammèche, d'ordinaire petite et presque inoffensive, grandit brusquement et brûla presque le visage de la coyote-garou, qui recula son bras de justesse grâce à ses incroyables réflexes.

Toutes les têtes se tournèrent vers la coyote et ne purent que constater l'immense flamme qui sortait à présent du petit contenant. Scott se tourna à nouveau vers son meilleur ami, et ne put que faire le lien entre ce phénomène et Stiles - logique - en voyant les yeux de ce dernier. Les prunelles noisettes étaient toujours présentes mais il distinguait sans peine un large cercle où se mélangeaient l'orange et le rouge. Un peu comme Parrish, sauf que Stiles n'avait pas l'œil complètement luminescent.

- Stilinski, intervint Jackson sans pour autant détourner son regard de l'immense flamme, prudent. Tu nous fais quoi là ? Les effets spéciaux sont bien sympathiques, mais si tu continues tu vas foutre le feu partout.

Mais Stiles ne l'entendait pas. Tout ce qu'il percevait était un doux chatoiement, une irrésistible attirance. Le feu l'appelait, lui chantait mille et un contes, lui tendait la main tel un vieil ami, un confident. Il apaisait sa colère et sa rancune. L'élément qu'il avait le plus craint se trouvait être celui qui l'attirait pour la première fois.

En transe, Stiles avança lentement dans sa direction, faisant converger tous les regards sur lui. Par instinct, il tendit le bras et le plongea tout entier dans le brasier furieux, qui s'éleva un peu plus vers le ciel. Il n'entendit pas le cri épouvanté de Kira, ni le hoquet horrifié d'Isaac, mais il sentit la brusque poigne de Scott. Il reprit pieds et tourna son regard en direction de l'Alpha. Alors qu'il allait le remercier, il poussa un hurlement de douleur et ramena brusquement son bras contre sa poitrine. La flamme s'étendit soudainement, perdant contrôle, et vint lécher les larges poutres d'acier suspendus au-dessus de leur tête.

La douloureuse morsure du feu était gravé dans son bras, dans sa chair.

- Stiles !

Il haleta de douleur comme seule réponse. Jamais il n'avait connu pareil douleur, et ce n'était pas faute de s'être brisé les os bon nombres de fois. Cette douleur-ci était venimeuse, elle rongeait peu à peu sa raison.

A trop jouer avec le feu, on finit par se brûler.

Il vit du coin de l'œil Derek se tenir à l'écart, une expression de terreur absolu inscrit sur son visage. Puis ce fut le noir complet.

Si j'avais pris un plaisir monstre à écrire le chapitre précédent, celui-là le dépasse de loin !

Je n'ai pas voulu faire une scène trop mièvre pour ce premier gros rapprochement, tout en marquant un grand pas en avant tout de même ! (sinon on était pas près de l'avoir le Sterek, c'est moi qui vous le dit) Vous n'êtes pas trop déçus de la chute ? Qu'avez-vous pensez de cette scène, et plus globalement du chapitre ?

Petit jeu de mot entre le titre, la scène Sterek et l'explosion métaphorique - ou pas - de Stiles, qui me fait hurler de rire (faut pas chercher mon humour).

Review ?