Le retour de Renée
Le visage du capitaine de Tréville se tendait aux paroles du monarque. Cette entrevue dans le cabinet du roi était confidentielle. Seuls la reine et le prince Philippe étaient présents. Tréville ne s'étonnait pas de l'absence du Cardinal. Bien que les relations entre le roi et son ministre se fussent réchauffées depuis l'affaire du Masque de fer, l'hostilité du Cardinal pour la maison d'Espagne faisait craindre son manque d'objectivité dans cette affaire. Peut-être même tenterait-il de tirer avantage du désastre annoncé.
- Êtes-vous bien sûr de la fiabilité de ces rapports ? demanda le capitaine en sachant pertinemment la réponse.
- Oui, notre espion à Madrid était un homme de confiance et si nous doutions de lui, son assassinat nous assure malheureusement de sa loyauté. Par chance, il a réussi à transmettre son dernier rapport à notre ambassadeur avant d'être tué. Ma sœur Élisabeth est bel et bien en danger.
Tréville savait qu'il y avait plus d'une vie en jeu dans cette affaire. En 1615, alors que Louis XIII épousait Anne d'Autriche, alors infante d'Espagne, sa sœur Élisabeth épousait le prince des Asturies devenu depuis le roi Philippe IV. La paix précaire entre la France et l'Espagne reposait sur ces deux unions. Par malheur, aucun des deux couples n'avait mis au monde l'héritier cimentant cette alliance : Anne multipliait les fausses couches tandis que la pauvre Élisabeth n'avait mis au monde que deux enfants mort-nés. Ainsi la disparition de la reine d'Espagne pourrait remettre en question le fragile équilibre de cette partie de l'Europe. Une nouvelle union de Philippe IV pourrait être très défavorable à la France et provoquer une nouvelle guerre.
- Qu'attendez-vous de moi, sire ?
- Les mousquetaires sont chargés de la protection de la famille royale, ne seraient-ils pas les plus aptes à protéger Élisabeth de France ?
- Pardonnez-moi, Majesté, je crains de ne pas comprendre. Souhaitez-vous que j'envoie des mousquetaires pour protéger la reine d'Espagne à Madrid ?
- Tout à fait, Tréville. Les affaires internes du royaume sont calmes, je pourrais me passer de certains mousquetaires tandis que la mort de ma sœur serait dramatique pour la France.
- Certes, Majesté, mais sauf votre respect, le roi Philippe ne risquerait-il pas de voir d'un mauvais œil l'arrivée de mousquetaires à Madrid ?
- Pas si vos hommes s'y rendent incognito, répliqua le roi. Ils pourraient se fondre dans la domesticité de l'Alcazar de Madrid. Les domestiques peuvent aller où bon leur semble sans qu'on les remarque, n'est-ce pas ?
- Louis, puis-je émettre une objection ? demanda la reine Anne.
- Je vous écoute, Anne. Vous avez grandi dans ce palais, vous êtes la mieux à même de nous conseiller.
- Tout d'abord, vos mousquetaires ne parlent pas le castillan. Pour apparaître comme des domestiques crédibles, il faut qu'ils fassent partie de la suite d'un gentilhomme ou d'une dame française. Mais surtout, vous n'êtes pas au fait des mœurs de la cour espagnole, mon ami, elles sont bien plus sévères qu'en France. Même en tant que domestiques, vos hommes ne pourront veiller à la sécurité de la reine. La séparation entre les sexes est très rigoureuse surtout pour les femmes de la famille royale. Il y a bien des lieux où aucun homme ne pourrait suivre la reine.
- Certes, mais si aucun homme ne peut pénétrer dans ces lieux, la reine y est en sécurité.
- Louis, auriez-vous oublié que certaines femmes peuvent être plus dangereuses que bien des hommes ? objecta le prince Philippe dont le souvenir des félonies de Milady était encore cuisant.
- Pensez-vous qu'il nous faut craindre une Milady espagnole ?
- Nous aurions tort de ne pas considérer cette éventualité, déclara la reine.
- Vous avez raison, fit le roi d'un air pensif. C'est fâcheux ! En réalité, il nous faudrait en plus des mousquetaires une femme de la trempe de Milady qui soit de notre côté.
- Vous n'êtes pas sérieux, Louis ! s'exclama Anne visiblement choquée.
- Bien sûr que non, je pensais juste qu'une femme qui aurait la ruse, l'intelligence et l'habileté de Milady nous serait bien utile dans cette affaire. Mais il aurait fallu qu'elle ait en plus la loyauté qui faisait cruellement défaut à cette scélérate. Une fière Bradamante, intrépide et courageuse en somme… Enfin, une telle femme n'existe que dans les romans ! soupira le roi.
- Sauf votre respect, Majesté, je pense en connaître une.
Alors que trois regards interrogateurs se posaient sur lui, le capitaine de Tréville songeait qu'il était peut-être en train de faire la pire folie qu'il ait pu commettre depuis six ans.
Le vent du soir jouait dans ses longs cheveux blonds alors qu'elle regardait le soleil disparaître à l'horizon. Assise sur la margelle du puits de la compagnie, Aramis attendait son jeune camarade pour la garde qu'ils devaient effectuer ce soir. D'Artagnan se faisait attendre. Sans doute était-il avec sa douce Constance, pensa la jeune femme. Un sourire se dessina sur ses lèvres blanchies par le froid. En compagnie de l'être aimé, on perdait toute notion du temps. Elle ne voyait jamais le temps passer quand elle était avec François… François… Il lui manquait tant. Depuis Belle-Ile, le vide qu'il avait laissé était devenu encore plus douloureux qu'auparavant. Ses doigts s'enroulèrent autour de la chaîne pendant à son cou. Pendant six ans, l'ombre de François l'avait accompagnée à chaque seconde. Elle avait toujours senti qu'il était présent à ses côtés pour la protéger. Mais depuis qu'elle l'avait vengé, il lui semblait que François s'éloignait d'elle. Alors que le souvenir de son visage était resté d'une netteté parfaite durant six années, depuis quelques mois ses traits commençaient à s'effacer de sa mémoire… C'était sûrement pour cela qu'elle n'avait pu contenir ses larmes la dernière fois qu'elle avait évoqué son fiancé. Une légère rougeur couvrit ses joues pâles au souvenir de cette soirée. Quelle honte ! Elle s'était comportée comme une petite fille pleurnicheuse. Elle osait à peine regarder Athos depuis. Elle ne s'était pas contentée de pleurer dans ses bras, elle s'y était même endormie. Qu'est-ce qui lui avait pris ? Elle caressa pensivement la pierre du médaillon qu'elle avait été bien avisée de faire replacer après son duel avec Manson. Athos avait été si tendre ce soir-là. Il avait toujours été très attentif avec elle et elle se sentait protégée quand ils étaient ensemble. Mais ce n'était pas une raison pour s'être abandonnée de la sorte ! Cela avait été si embarrassant quand ils s'étaient réveillés le matin allongés côte à côte devant la cheminée. Elle rougit davantage. Le feu s'étant éteint durant la nuit, dans leur sommeil, ils s'étaient naturellement serrés l'un contre l'autre pour se réchauffer. Deux mousquetaires dormant enlacés comme des amoureux, quelle bouffonnerie ! Si on les avait surpris, ils auraient été la risée de tout Paris. Le pire avait été qu'en s'éveillant, encore embrumée de sommeil, elle s'était sentie étrangement bien dans la chaleur des bras qui l'entouraient et elle s'était blottie contre ce torse puissant pour s'imprégner de cette agréable sensation. Quelques secondes après, elle avait ouvert les yeux. Elle avait eu un tel sursaut en découvrant son compagnon que celui-ci s'était éveillé sur-le-champ. Les minutes qui avaient suivi comptaient parmi les plus gênantes de sa vie. Elle, le visage cramoisi et les cheveux ébouriffés qui défiaient les lois de la pesanteur, lui, la chemise défaite évitant de la regarder tant il était mal à l'aise. Elle avait vaguement bafouillé une proposition de déjeuner qu'il avait évidemment refusée sous un prétexte quelconque. Depuis Athos était très distant avec elle… Non, il était déjà distant avant. Il n'avait jamais eu un caractère très expansif, mais c'était différent. Il était de plus en plus sombre et renfermé. Quelque chose le tourmentait, il ne l'avait d'ailleurs pas nié… Et cette débauche dans lequel il se vautrait ne lui était pas naturelle ! Même Porthos ne courait pas les filles de joie comme Athos le faisait depuis plusieurs mois. Au bout de six ans sous la casaque, Aramis ne comprenait toujours pas ce que les hommes pouvaient apprécier dans des étreintes tarifées. Surtout un homme comme Athos ! Il pouvait trouver mieux que ces putains !
Un claquement de sabots interrompit le cours de ses pensées. Ce devait être D'Artagnan.
De la fenêtre de son bureau, le capitaine observait la jeune mousquetaire qui rêvassait en attendant la garde de ce soir. Elle ignorait encore qu'il avait fait appeler Athos pour la remplacer. Quand il l'aurait informée de la mission qui lui était confiée, elle serait incapable d'effectuer cette garde. Il la connaissait assez pour deviner qu'elle serait furieuse quand il lui exposerait son idée. Lui-même ne comptait plus le nombre de fois où il avait regretté d'avoir imaginé un tel projet depuis son entrevue avec le roi. C'était insensé, complètement extravagant… et brillant.
Il avait ressuscité mademoiselle d'Herblay pour les besoins de la couronne. Il doutait qu'Aramis lui en soit reconnaissante, mais plus il lui pensait, plus cela semblait être la seule issue pour cette incroyable jeune femme.
Tréville savait qu'elle ne pourrait reprendre la vie ordinaire d'une femme. Ce quotidien étriqué lui serait insupportable après avoir vécu six années dans la compagnie des mousquetaires. Pourtant elle ne pouvait éternellement mener une telle vie. En dépit de toute son intelligence, un jour, la vérité apparaîtrait au grand jour. Il s'étonnait même qu'elle ait réussi à maintenir l'illusion aussi longtemps. Cette mission était inespérée. Pour la première fois, elle allait servir le roi non plus comme Aramis, mais comme Renée.
Tréville sourit en songeant au portrait qu'il avait fait de sa protégée. Sa Majesté cherchait une femme aussi habile et fidèle qu'un mousquetaire, le capitaine lui en fournissait une. Il omettait juste de préciser qu'elle était à son service depuis des années. Il n'y avait officiellement aucun lien entre Renée et Aramis. En outre, le capitaine avait obtenu d'être le seul interlocuteur de la jeune femme en France, le roi se fiant totalement à son jugement… Et le mousquetaire méritait cette confiance. Cette fille était la personne idéale pour cette mission. Même si elle fulminait, elle l'accomplirait à la perfection. En revenant en France, elle pourrait espérer un autre destin que cette vie stérile et dangereuse.
Ses yeux s'attardèrent sur le visage pensif d'Aramis. Elle adoptait toujours un air sévère qui faisait oublier la délicatesse de son visage, mais avec cette expression rêveuse, elle ressemblait à la femme qu'elle était en réalité. Elle était belle… Dans une robe, elle le serait encore davantage. Quand ils la verraient dans la tenue de son sexe, ses amis pourraient-ils ignorer encore la vérité ?… C'était sans nul doute l'aspect de son plan qu'elle allait détester le plus. Le roi lui avait demandé d'envoyer ses meilleurs mousquetaires à la cour d'Espagne et il allait le faire. Pour Louis XIII, Renée d'Herblay partirait à Madrid en compagnie d'Athos, Porthos, Aramis et D'Artagnan. Pour Athos et Porthos, Aramis s'y rendrait sous le déguisement d'une aristocrate française. Une femme qui se travestissait en homme pourrait-elle feindre d'être un homme travesti en femme ? Cette fille était douée, mais Tréville doutait qu'elle y parvienne… et il ne l'espérait pas. Le jeune D'Artagnan avait découvert sa véritable nature, il était temps qu'Athos et Porthos fassent de même. Ce jeu de dupes durait depuis trop longtemps. Même s'il était certain que ses compagnons ne la dénonceraient jamais, le capitaine ne pouvait affirmer qu'ils accepteraient la jeune femme après cette révélation. On ne pouvait jurer de rien avec l'orgueil des hommes ! Cependant, si ses compagnons de toujours la rejetaient uniquement pour son sexe, cela signifierait qu'ils n'étaient pas dignes de l'amitié de cette femme hors du commun. Aramis allait le haïr de lui faire subir ça, mais Tréville savait qu'elle ne pourrait vivre dans le mensonge encore longtemps… Par ailleurs, si elle réussissait le tour de force de ne pas être démasquée durant cette mission espagnole, il n'aurait plus qu'à s'incliner : le monde était définitivement aveugle.
Il soupira. Il fallait qu'il se décide à lui exposer son idée. Il en allait de la vie de la sœur du roi, de la paix du royaume, et c'était une formidable issue pour cette belle amazone… Pourtant il appréhendait l'instant où elle poserait ses grands yeux clairs sur lui avec cette colère mêlée d'amertume qu'elle ne manquerait pas d'éprouver. Mieux que quiconque, Tréville connaissait le prix qu'elle avait payé pour être traitée comme un soldat. Elle s'était toujours montrée à la hauteur de sa charge. Elle se sentirait trahie par le seul homme en qui elle avait la confiance la plus absolue… Mais un père aimant devait parfois se montrer impitoyable avec ses enfants.
Le cœur d'Athos fit un bond dans sa poitrine en reconnaissant la chevelure dorée du mousquetaire appuyé contre le puits. Quand le capitaine l'avait convoqué pour remplacer au dernier moment un camarade de service ce soir, il n'avait osé imaginer que D'Artagnan était absent et qu'ainsi il allait passer la soirée avec Aramis. Sa raison criait que c'était une catastrophe, mais les battements de son cœur étaient trop assourdissants pour qu'il puisse l'entendre.
Cette allégresse, qui s'emparait toujours de lui quand il retrouvait Aramis, fut de courte durée. Quelle que soit la force de ses sentiments, Athos était avant tout un homme de tête et il sut très vite que ces heures seul avec le jeune homme ne feraient aucun bien à son âme tourmentée. Il conservait un cuisant souvenir de leur dernière soirée… Enfin non, la soirée en elle-même avait été un enchantement. Quand il avait tenu Aramis dans ses bras, son cœur s'était senti apaisé pour la première fois depuis des mois. Au bout d'un long moment, il s'était décidé à l'allonger sur la couverture et s'était étendu à ses côtés. Malgré la chaleur de l'âtre, le bel endormi avait dû ressentir le froid, car il s'était serré contre lui. Athos avait donc enlacé à nouveau ce corps aussi mince que celui d'une femme. Il s'était juré de relâcher son étreinte aux premières lueurs de l'aube. Il ne s'était pas douté qu'il dormirait si paisiblement qu'Aramis se réveillerait avant lui. La gêne du jeune homme en découvrant qu'il avait passé la nuit dans ses bras résonnait encore douloureusement dans le cœur d'Athos. Si cet innocent moment d'abandon embarrassait Aramis, quelle horreur ressentirait-il s'il devinait les sentiments de son compagnon d'armes ?
Peut-être n'y avait-il qu'un seul moyen d'éteindre le feu qui embrasait son cœur, il devrait fuir, quitter Paris et la compagnie des mousquetaires, mettre la France entière entre Aramis et lui, renoncer à ce qui était sa vie depuis des années. Mais il ne pouvait s'y résoudre. Athos avait connu bien des femmes dans sa vie pourtant si certaines avaient fait battre son cœur, parfois même jusqu'à lui donner l'illusion de l'amour, aucune n'avait touché son âme comme ce garçon. Athos était d'un naturel froid peu enclin à s'abandonner à l'ardeur des sentiments amoureux. Beaucoup auraient pu le croire insensible, mais la vérité était qu'il était l'homme d'un seul amour. Son cœur était destiné à ne s'enflammer qu'une unique fois dans son existence et un cruel coup du sort avait voulu que ce soit pour un homme. C'est pour cela qu'il oublia ses amères réflexions quand il vit le sourire que lui adressa son ami en l'apercevant.
- Que faites-vous là ? D'Artagnan serait-il prisonnier de Constance pour que vous deviez le remplacer au pied levé ?
- Je ne sais, dit-il en descendant de son cheval. C'est le capitaine qui m'a fait mander pour la garde de ce soir.
- Eh bien, nous sommes donc condamnés à passer la soirée ensemble, déclara Aramis les yeux pétillants de malice.
- Je le crains. J'avais des projets plus réjouissants, mais le devoir est le devoir, répondit Athos sur le même ton.
- Si la soirée est calme, nous pourrions faire une partie de cartes afin que vous subissiez en plus la déconvenue de vous faire plumer.
- Allons, Aramis, on ne vous a jamais appris à ne pas présumer de votre jeu avant que les cartes n'aient été distribuées.
En apparence, rien n'avait changé entre eux. Athos parvenait toujours à contenir les émotions contradictoires qui tourbillonnaient dans son âme… du moins pour l'heure.
Un hennissement retentit alors que D'Artagnan pénétrait dans la cour de la compagnie sous le regard étonné de ses deux camarades. Ils n'eurent pas le temps de s'interroger plus longuement que le capitaine fit appeler dans son bureau un Aramis stupéfait.
C'était rarement bon signe quand Tréville convoquait un de ses mousquetaires. Aussi Athos attendit-il avec une certaine appréhension le retour d'Aramis. Pendant plus d'une heure, le mousquetaire patienta, entendant parfois des éclats de voix lui parvenir du bureau. Enfin, son ami sortit et son cœur fit un bond dans sa poitrine. Le jeune homme était livide et son visage décomposé.
D'Artagnan s'était déjà élancé vers lui.
- Que vous voulait le capitaine ?
Comme assommé, Aramis les fixait sans les voir. Dans ses yeux dansait une lueur furieuse mêlée à une crainte diffuse.
- Je dois vous laisser… Excusez-moi… bredouilla-t-il après un long silence avant de disparaître dans l'escalier.
Effarés par cette attitude, Athos et D'Artagnan coururent à sa suite. Ils le rejoignirent dans l'écurie où il sellait son cheval.
- Que se passe-t-il ? demanda le jeune gascon. Que vous a dit le capitaine ?
Le regard d'Aramis passa sur ses deux camarades. Il se mordait les lèvres à s'en faire mal.
- Vous le saurez bien assez tôt, réussit-il à dire d'une voix tremblante. Maintenant, pardonnez-moi, j'ai besoin d'être seul.
Il sauta sur sa jument et partit au grand galop.
Sans plus s'inquiéter de sa garde du soir, D'Artagnan s'apprêtait à monter Rossinante quand Athos l'arrêta d'un geste.
- Laissez-le ! Il ne veut pas nous voir pour le moment.
- Mais il ne va pas bien…
- Quand il est dans cet état, personne ne peut l'atteindre… Il serait plus sage de découvrir ce qui le met dans cet état.
Quelques minutes plus tard, ils pénétraient dans le bureau du capitaine.
