Je me possède aucun des personnages du film.

Petit recueil de drabbles prenant place dans l'univers du film Prince of Persia, les Sables du temps. Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, on vous donne un mot et vous avez 7 minutes pour écrire un texte de 100 mots (avec une tolérance de 10%).

Alors les mots de cette liste sont le résultat des soirées drabbles du groupe papotage, lecture, écriture et bonne humeur !

C'est différent de ce que je fais d'habitude mais je trouve ça amusant comme exercice. Vous trouverez un peu de tout sans ordre chronologique.

N'hésitez pas à me proposer des mots si vous en avez envie.

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Si vous cherchez à mettre de l'ordre dans mes fics, faites un tour sur mon profil, la liste est à jour et vous avez un ordre pour les lires biens que la plupart soit des OS.


QUELQUES MOTS PERSANS

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Couverture (179 mots)

La lutte avait été violente, brutale mais les armées perses avaient vaincu et les guerriers festoyaient en compagnie de leur roi et de ses fils. Enfin, deux de ses fils, rectifia Tus en cherchant son plus jeune frère. Cela faisait bien une demi-heure qu'il cherchait Dastan du regard sans parvenir à le localiser. Un peu inquiet, il sortit de la pièce et se mit à le chercher. Machinalement, il poussa la porte de sa chambre et le trouva étendu en travers de son lit. Tus se rapprocha, un peu inquiet et se pencha au-dessus de lui. Sa main effleura son front. Il n'avait pas de fièvre et ne semblait pas blesser. Il avait juste été totalement terrassé par sa fatigue. C'était normal. C'était bien lui qui avait donné le plus dans la bataille. Tus arrangea doucement ses jambes, le débarrassa de son plastron de cuir sans le réveiller et empoigna une couverture. Délicatement, il la déposa sur les épaules de son jeune frère et caressa doucement sa joue et ses cheveux tout en murmurant.

- Repose-toi bien petit frère.

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Pelotonner (124 mots)

L'attaque de Nasaf avait été soudaine, rapide et brutale. En quelques secondes, un flot d'ennemis barbares s'était déversé dans la ville. Le jeune prince Dastan, du haut de ses 15 ans avait été surpris par la hargne et la haine de leurs ennemis. Il avait bien failli y laisser sa vie, mais son instinct de survie, bien supérieur à la moyenne l'avait tiré de cette situation périlleuse. Cependant, il n'en était pas moins touché, c'était sa première bataille finalement. Alors quand Tus vint voir s'il allait bien, il se laissa aller et se pelotonna dans les bras de son frère, un frère qui le berça doucement contre lui pour l'apaiser et qui fut bientôt rejoint par Garsiv, le second fils étant tout aussi inquiet.

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Ritournelle (171 mots)

Debout dans l'entrebâillement de la porte, couvert de poussière et de quelques écorchures, Dastan s'était immobilisé dés qu'il avait mis un pied dans la pièce. Après la bataille le jeune homme avait couru pour rejoindre sa femme et son tout jeune fils. Seulement, en découvrant Tamina penchée au-dessus du berceau, chantant doucement une berceuse à leur fils, il s'était immobilisé, captivé lui-aussi par cette douce ritournelle qui le renvoyait à son enfance. Une enfance pauvre et triste dont il se souvenait pas bribes et dans l'une d'elle il y avait une femme qui chantait la même comptine d'une voix pure et cristalline, une femme qui lui passait ce médaillon autour du cou et dont il peinait à se rappeler le visage : sa propre mère… Tamina finit son chant, recouvrit le bébé d'une couverture brodée et redressa la tête.

- Tu ne viens pas nous embrasser ?

Dastan sursauta, tiré de ses réflexions et lui envoya un grand sourire.

- Comment pourrais-je ne pas le faire ? Lui répondit-il en s'approchant.

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Sable (127 mots)

Le sable était brûlant, si brûlant qu'il avait l'impression que les grains s'incrustaient dans sa chair comme les marques d'un fer rougi par les flammes. Il fallait dire que le soleil était à son zénith et qu'il brûlait tout, le sable comme son corps enchaîné au sol et abandonné sur place par ses bourreaux. Dastan connaissait le désert, ses pièges et il savait qu'il ne pourrait pas tenir longtemps sans eau et sans soin. Pour protéger ses yeux et ne pas se faire brûler la rétine, il les ferma tout en continuant à tirer sur ses liens. Tant qu'il lui resterait un peu de force, il lutterait pour ses débattre, abandonner n'était pas dans sa nature, mais le soleil pourrait très bien finir par le faire céder.

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Banquet (192 mots)

Le banquet était joyeux, festif. Les perses et les gens d'Alamut festoyaient ensembles, heureux de voir que tout avait pu se régler sans massacre et avec un mariage. Dastan était heureux d'avoir pu remonter le temps pour sauver tout le monde, même s'il avait compris que le chemin serait long pour que Tamina le regarde avec le dernier regard qu'elle lui avait lancé avant de tomber. Ce n'était pas grave, le jeune homme savait faire preuve de patience quand cela était nécessaire. Bercé par l'atmosphère sereine, inquiet pour son frère dont la mine sombre prouvait que la mort de Nizam le hantait encore, Dastan attrapa une coupe sur un plateau sans voir que la main qui lui tendait était ganté de noir, sans voir que le liquide se teintait légèrement de vert avant de reprendre une couleur rouge habituel… Il porta distraitement la coupe à ses lèvres et se dirigea vers Tus. Il devait lui parler, lui faire comprendre que c'était la seule chose à faire, mais subitement, toute la pièce se mit à tourner et le jeune homme eut le temps de percevoir un cri avant de s'écrouler sur le sol.