Note de l'auteure: Salut, j'espère que vous vous portez bien. Désolée pour ce retard, j'avais de tonnes de choses à faire. Et comme je n'ai pas eu de vacances, ca été une vrai galère de clôturer ce chapitre. Bref, bref, voici la suite en espérant que ça vous plaira.
Réponses à
Akane: Merci x) voici la suite!
Lix: C'était claire et nette mais ça ma motiver pour terminer ce chapitre.
Merci pour vos reviews et vos follows.
Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas
Rating T
Bonne lecture!
Je savais ce qu'il voulait faire. Ses yeux ne cessaient de me fixer, puis de se rapprocher. Ses lèvres étaient proches des miennes, il avait juste baissé la nuque, et elles s'étaient touchées. Ce fut doux et fougueux, tendre et brutal. J'avais adoré ce moment. Nos langues étaient restées entremêlées, pendant de longues minutes, nous nous dévorions des yeux. Ce n'était pas de l'amour. Je le savais, et ça ne serait jamais le cas.
Toute bonne chose connait une fin.
Je m'étais immobilisé un instant , dans la pénombre, près des gradins, les jambes molles. On ne m'avait pas vu entrer et j'entendais les voix coléreuses de mes futurs coéquipiers, debout au centre de la salle. Le roux avait une voix ironique et le costaud qui affichait un bronzage impeccable s'énervait.
_Ce n'était pas la peine de faire tout une scène pour faire en sorte qu'il s'inscrive au club. T'as bien vu qu'il n'avait pas aimé ….Tu es un salaud, Akashi quand tu es vexé.
Le roux se figea brusquement, un rictus aux lèvres. Puis il se retourna lentement, très lentement comme pour lui faire attendre sa condamnation, minute par minute, seconde par seconde.
_Pourquoi serais-je vexé hein ?
La voix de celui que j'allais désormais appelé " capitaine" était haut perchée .
_Parce que..Tu as..Son interlocuteur fit une pause. Il déglutit péniblement, sa pomme d'Adam tressautant, ferma la bouche, il prit une grande inspiration mais ne dis rien.
_Tu as raison de te taire. Mais c'est sans compté que tu feras des heures supplémentaires. Et tu rangeras le matériel quand les autres auront fini. Ais-je été clair Daiki Aomine?
Le dénommé hocha nerveusement la tête en signe de réponse et se rangea près du joueur aux cheveux verts, soit le vice capitaine de l'équipe.
Il avait peut être raison après tout, ce joueur avait dit juste la vérité. Akashi n'avait pas supporté le fait que je refuse son " amitié", même si j'en doutais que c'en était vraiment une-on embrassait pas ses amis- Les paroles crues du jeune homme n'avaenit pas été à son goût, comme quoi la vérité blesse, même les plus forts pensais-je et un rire silencieux me secoua. J'avais envie de rire, la situation était cocasse. Mais c'était encore mieux de le garder à l'intérieur. Comme ça, c'était un rire silencieux juste entre ma conscience et moi…..
Comment m'étais-je trouvé là, portant une tenue de sport ou, du moins, décontractés qui était au dessus de ma taille. Et ces pauvres types qui parlaient de moi, comme s'ils n'avaient que ça à faire, à cette heure là? J'étais devenu le centre d'intérêt, dis je avec dérision; et un sentiment de supériorité, tout à fait déplacé chez un type qui venait d'être rossé de la sorte, m'envahit. Il fallait que je mettais en évidence, j'allais de nouveau me faire percuter par ces brutes et je frottais mes joues à cette idée, là où ça faisait encore mal. Pour une fois je me demandais pas ce que j'allais faire, ni pourquoi j'allais le faire, ni de ce que les gens en diraient; simplement j'allais faire ce que j'avais envie et besoin de faire, je me sentais libre. J'éprouvais un sentiment vif et gisant, une sorte d'exaltation tranquille qui était le sentiment de liberté, et que je reconnaissais comme tel, bien que ne l'ayant jamais ressenti. Il était marrant que ma liberté consistait à se faire prendre pour un jouet par des basketteurs prétentieux pensai-je en m'avançant dans la lumière. Mais je n'avais pas eu vraiment le choix, pour mieux les connaître, je devais intégrer leur groupe.
La fille aux cheveux roses, la coach, me vit la première et elle poussa un glapissement qui fit se retourner les autres. Ils avaient à présent les yeux rivés vers moi. Debout, regroupés en un cercle, au centre du gymnase, il y avait Akashi, le basané, le blond aux allures de mannequin, le vice capitaine, le géant, l'ancien joueur prodige, plus la fille c'était tout; et j'en fus soulagé. Si je devais prêter serment devant ce petit monde, ca devrait aller, enfin je l'espérais…
" Je ne peux pas vous aider monsieur, c'est le principal qu'il en a décidé ainsi "
J'aurais voulu lui répondre, crier, mais j'étais sans voix. J'aurais voulu le frapper, tenter l'impossible pour lui faire comprendre que je ne voulais pas…. Mais mes mains demeuraient crispées sur l'accoudoir du fauteuil. Peut être il avait raison, je ne pourrais jamais entreprendre une activité sans son accord. Il avait encore gagné et ça m'énervait à un point. J'avais lu et relu plusieurs fois cette feuille, sans rien y trouver d'autre…
Je ne croyais toujours pas, on m'avait obligé à m'inscrire dans ce club!
Et le plus étrange dans tout ça, c'est que l'on avait fait, sans mon avis, sans mon autorisation.
_Et si je n'accepte pas ?
_Vous êtes supposé avoir lu le reglement donc vous devez normalement connaître ma réponse.
_Ce n'est pas comme si j'avais refusé de les...
Choqué je m'interrompis, incapable de poursuivre, partagé entre la colère et la stupéfaction.
Je me relevai avec difficulté, et me dirigeai vers la sortie. Je soupirai avant d'ouvrir la porte puis me tournai vers l'homme vêtus de noir, qui se tenait derrière son bureau.
" Quand est ce je commence ? Demandai-je.
_Ce soir. "
Super...Parfois je me demandais si c'était pareil dans d'autres collèges, ou si ça finirait un jour ce maudit cauchemar.
Je sortis et refermai la porte derrière moi. Je marchais dans le couloir du collège débordant de jeunes qui chachutaient joyeusement et se lançaient à la volée des "Salut ça va ?" Je me rendais aux toilettes. C'était mon endroit préféré quand je voulais rester seul, dans un petit recoin comme ça on se sentait plus tranquille. Je traînais les pieds. Deux garçons me bousculèrent en me dépassant, je trébuchai et me rattrapai de juste. Je n'avais pas réagi. Je ne voyais pas l'intérêt de me donner en spectacle pour ça, quand bien même je ne serais pas de taille face à eux. Je soupirai de d'exaspération en regard de tout cela et continuai mon chemin.
J'arrivai au fond du couloir et ouvris la porte. Sur le seuil, je tombai nez à nez avec lui. C'était une beauté parfaite, il était blond, avait des traits parfaitement symétriques- du moins s'en vantait il auprès de ses admiratrices- et le corps sculpté d'un mannequin de lingerie masculine. Toute cette perfection mis à part, son sourire qui trônait sur ses lèvres, c'était pour moi une source d'irritation.
_J'ai envie d'aller aux toilettes, tu peux quitter hors de mon chemin .
Le blond leva ses "parfaits" yeux bleus au plafond.
_Je ne serais pas long commença t-il C'était toi que je cherchais justement, tu peux m'accorder une minute?
Qu'est ce qu'il avait d'aussi important à me dire pour ne pas attendre l'entraînement de ce soir? Peut être c'était une autre demande ami..
Je hochai la tête et il me laissa entrer. Je refermai avec précaution la porte, en espérant que lui de ses fans ne débarquent pas, elles pouvaient se montrer agressive quand il agissait de leur mannequin.
_Donc voilà , est ce que tu voudrais venir quelque part avec moi, demain, s'il te plaît?
Je réprimais un sourire narquois. Si j'acceptais j'en connaissais un qui allait mal le prendre, il n'aimait pas que je flirtais avec d'autre gens que lui. Mais bon, au moins lui il me l'avait demandé gentiment.
_Je n'ai rien de prévue…..Je peux.
_D'accord. On se rejoint à quinze heures devant la grille de l'école.
Je lui fis un mince sourire. Il s'approcha lentement, et au moment où j'allais me reculer, il me saisit les mains, m'attira à lui. Je relevai la tête. Tout en me souriant, il me fixait dans les yeux, me dominant de toute sa taille. Je soutins son regard, attendant j'étais à la fois craintif et curieux, un peu comme un enfant qui se rend pour la première fois à l'école. Il me prit le visage entre les mains et, d'un doigt, me caressait d'abord la joue -C 'était toujours mes joues, mais qu'est ce qu'elles leur avaient fait - pensai-je. Puis, il caressa mes lèvres qui s'entrouvrirent. Je fermai les yeux quand il se pencha sur moi et me sentit frémir quand il me couvrit le front, mes yeux, mon nez, mon cou, mes lèvres de baisers rapides et légers.
Quand je les rouvris, en poussant un soupir de satisfaction, je le sentis fondre devant la confiance qu'exprimait mon regard, et, en retour, j'eus la "joie" de voir briller dans ses yeux à lui un énorme désir. Il prit mes lèvres et c'est avec ferveur que je répondis à ce baiser. Ce baiser était différent de celui d'Akashi, tendre et doux, c'étaient les mots qui convenaient. Il se détacha de moi et me força à le regarder.
_Tu sors avec Akashi?
Surpris, je fronçai les sourcils et le repoussai légèrement.
_Pourquoi tu me poses cette question ?
_Vous vous êtes bien embrassés en classe ?
_Oui, et c'est ce qu'on vient aussi de faire... Je ne vois pas où est le problème.
_Oui ou non ?
Je soupirai de lassitude et me détachai complètement de lui. Il commençait vraiment à me fatiguer..
_Vas savoir… répondais-je. Je suis un élève " ordinaire", je obéis juste à vos ordres . Je ne sors ni avec lui, ni avec personne d'autres. Maintenant, tu peux me laisser aller aux toilettes.
Il ne bougea pas. Normal, il venait de comprendre que le baiser qu'on s'était échangé n'avait rien de sentimental. A même temps je ne tombais pas amoureux au premier regard, et puis, je ne le connaissais même pas. De plus il était un de ces stupides joueurs "prodiges" .
Tetsuya, dit il d'un ton froid et poli.
Comme si on s'était jamais embrassés. Comme s'il n'avait jamais posé sa bouche, puis sa langue sur mes lèvres. Comme si ne s'était rien passé entre nous. Mais il m'était difficile de lui rendre son austère "politesse" lorsqu'un simple baiser sur ma joue nue faisait déjà palpiter mon coeur comme cette fois là.
_Comme tu peux le voir, je suis là, Akashi.
Je m'efforcai d'avoir un air naturel, mais parut malgré tout à bout de souffle. Je ne devais pas détourner les yeux de son intense regard.
Dès que je fus suffisamment mal à l'aise, Akashi se tourna pour me présenter aux autres joueurs, que je connaissais déjà de nom. Haizaki esquissa ce qui aurait pu passer pour un sourire dans une assemblée d'ennemis. Tiens, on l'avait pas remplacer lui. Le violet enfin..Murasakibara - un truc de ce genre- qui n'était guère du genre à faire bêtement semblant m'adressa un hochement de tête moins que courtois. Je relevai la façon dont cette homme avait posé son bras sur celui de Akashi dans une bienséance qui dénotait une certaine intimité. Et je le garderais en mémoire pour la suite…
_Kuroko.
Cette voix cordiale provenait de derrière moi.
J'avais honte d'avouer que j'avais oublié la présence de Kise. Comme toujours, à la minute où Akashi prenait la parole dans une pièce, tout -et tout le monde- avait été relégué au second plan, et s'était réduit à une masse floue et muette.
_Tu vas bien ?
J'adressai au blond un bref hochement de tête.
Un silence appuyé s'ensuivit. Heureusement, avant que le malaise ait le temps de prendre racine parmi le petit groupe. Aomine arriva en souriant avec Momoi et Midorima, il dissipa ainsi la tension naissante.
_On commence quand l'entraînement Akashi?
Celui -ci réfléchit quelques instant avant de répondre d'un ton dur:
_Maintenant. Et on va former deux groupes. Atsushi, Shintarou et moi nous formerons l'équipe 1. Daiki, Ryouta, Shogo l'équipe 2. Tetsuya sera remplaçant, et à ta place je m'attendrais à être sur le terrain aujourd'hui.
Pour une fois que le roux prenait de bonnes décisions, je n'allais pas en rajouter. Il tourna sa tête vers moi puis me regarda fixement, tendrement, jamais un regard ne m'avait fait autant d'effet. J'étais un peu gêné -j'ai bien dit en peu- et j'essayais de cacher mes pensées en détournant mon regard du sien. il posa sa main sur mon menton et retourna ma tête vers la sienne.
_Pourquoi tu détournes les yeux ?
parce que t'es un psychopathe manquais je de dire avant de me reprendre brusquement.
_L'entraînement n'est pas censé avoir commencer ? occupes toi plutôt de tes coéquipiers qui attendent… avais-je répondu tout en m'efforçant de garder un air impassible.
L'atmosphère devenait de plus en plus tendue et, loin de se calmer. Mais il jouait à quoi le Akashi. Un coup il était distant et de l'autre il agissait comme un psychopathe amoureux.
Il sourit malicieusement
_Ca serait malheureux qu'ils ne sachent pas que t'es une personne importante pour toi.
Quel bon menteur !
_Ecoutes Akashi, je penses que tu le sais déjà et j'en doute fort que tu ne le saches pas. Et comme t'as pu le constater, je ...Je t'apprécie. Mais à cause de toi je me retrouve dans ce club et ne t'attends même pas à ce que je t'obéisse. Et laisses moi seulement te dire que je n'appartiens pas qu'à toi mais à tout le monde finis-je avec mince sourire aux lèvres.
Sans attendre sa réponse, je me frayais un chemin entre eux, j'étais petit, mal à l'aise devant ses regards interrogateurs. Mais j'aborais un sourire triomphant que j'avais pas lâché jusqu'au gradin où je m'étais confortablement installé. L'entraînement allait commencer, et je ne comptais rien rater sur ce qui allait suivre.
" L'équipe gagnante recevra un cadeau de moi "
Prochain chapitre:
En cette fin d'après midi, le soleil brillait dans le ciel et le vent soufflait légèrement faisant bruire les feuilles dans les arbres. Les cours étaient finis à présent et me trouvais dans la cour, adossé contre un arbre. Il s'approcha et resta longuement à me regarder en demeurant immobile, devant moi. Je fus tenté de lui adresser la parole, j'hésitai un moment à le faire puis je pensai qu'il était préférable d'y renoncer et de lui laisser faire le premier pas.
Je me mis à caresser sa cuisse, décrivant de petits mouvements furtifs du bout des doigts. Puis ma main monta plus haut, rendant chaque caresse plus audacieuse et plus intense que la précédente jusqu'à ce qu'il se redressait en sursaut.
- Qu'est ce que tu fais ?
- Moi? Oh désolé. . Je me suis laisser emporter.
Je me levai et retournai à ma place. C'était difficile de garder une expression innocente et j'avais une forte envie de rire. En même temps, je voulais le toucher de nouveau, jauger la force de sa résistance.
Plus tard . ...
Pour l'heure , je me contentais de le taquiner de ne pas faire quelque chose…...
Voilà, Et on se dit à la prochaine pour la suite.
Avis?
