NDA:

Désolé pour ce long retard, j'avais perdu la motivation et je voulais faire une grande pause. Pour le moment ça va, et je vous publie ce chapitre. Comme d'habitude merci pour tous!

Deamon13: Merci, pour ta review!

LovingAka: Thanks pour tes encouragements

Emelynn21: Oui, je sais que son caractère est OOc mais c'est pour l'histoire. x) En tout cas, merci, mais au fil de l'histoire ça va changer.

Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas.

Rating: T

Bonne lecture!


Comme on dit: Qui sème le vent, récolte la tempête.

Si j'avais su, j'aurais tout fait pour ne jamais croiser leur chemin. Je détestais, non.. J'avais horreur de me savoir si faible face à eux. J'étais à présent pris au piège.

Et à mon plus grand désespoir, ce n'était que le début de mon malheur.


Dès Qu'ils se furent changés, les visiteurs arrivèrent sur le terrain, et Momoi siffla le coup d'envoi.

Il fut tout de suite évident que les deux équipes étaient de force égale, mais toutes deux très énervées par l'importance de ce match. Aussi la qualité du jeu en souffrit-elle au début. Pendant les dix premières minutes, les paniers de but furent littéralement bombardés de shots tirés au petit bonheur. Peu à peu, cependant, les nerfs s'apaisèrent et le jeu s'améliora, la tactique et l'adresse prirent le pas sur la brutalité et le désordre. Les deux équipes jouaient dans un silence tendu, tandis que les spectateurs, massés,sur la ligne de touche, leur prodiguaient des encouragements. Le plus bruyant de tous les "supporters" était l'entraîneur, Kōzō Shirogane. On aurait pu croire qu'il avait caché un amplificateur au fond de sa gorge, et, tandis qu'il allait et venait tout au long de la touche, ses ordres assourdissants se répandait dans le gymnase, empêchant presque les joueurs d'entendre le sifflet de l'arbitre Momoi.

Le jeu se déplaçait d'un bout à l'autre du terrain. Maintenant, les avants de l'équipe 2 attaquaient énergiquement. Un shot arriva en biais de l'aile gauche: Murasakibara le pivot de l'équipe 1, bloqua le ballon. Les supporters applaudirent, poussèrent des acclamations, et M.Kōzō Shirogane mit son haut-parleur au maximun de sa puissance.

" Bravo! hurla t-il. Bien joué!"

Pendant toute la première mi-temps, la bataille fit rage, mais les résultats étaient là: les deux équipes étaient à égalité.

Sur la ligne de touche, la manager, un cahier à la main notait tout ce qu'il se passait sur le terrain. Je levai les yeux au moment où les acclamations des spectateurs se transformaient en un énorme rugissement : car, à la dernière minute du jeu, Aomine venait enfin de trouver sa forme. Après avoir intercepté une passe adverse, il descendait maintenant tout le terrain, dribblant si brillamment la balle que j'avais l'impression de voir une toute autre personne. Traçant des crochets, il se fraya un chemin au travers de la ligne d'avants de l'équipe du roux, et laissa sur place les arrières qui voulaient lui barrer le passage. Adroitement, il contourna un arrière et poursuivit sa course, n'ayant plus que le pivot devant lui. Pendant un instant, Murasakibara hésita. Il faillit s'élancer puis, changeant d'idée, et resta immobile.

Aomine fonça sur lui avec une farouche résolution. Maintenant, il ne pouvait plus manquer son coup. Tout seul, il s'était glissé entre les rangs de ses adversaires, et cette fois la victoire était en vue. Un petit shot sec, bien assuré, et il aurait glorieusement réparé son erreur de la première mi-temps. Il se mit sur ses appuies, pour faire son shot. Il ne pouvait pas le manquer.

Il le manqua!

Aomine dirigea le ballon sur la grande silhouette qui se tenait droit, devant le panier. Le pivot ne put prétendre qu'il avait arrêté le coup, car il était bien trop calme pour être capable de quelque adresse, mais sa présence suffit: la balle le frappa en plein poitrine, rebondit en hauteur et passa par-dessus du panier.

Le Basané n'avait pas dû entendre le grondement de déception des spectateurs. Il était resté là, figé sur place, n'en croyant pas à ses yeux. Après cette si magnifique descente à travers le terrain Maintenant, bien sûr, il était trop tard pour réparer le dommage, car Momoi regardait sa montre, et sifflait probablement la fin du match dans quelques minutes.

Il se remit à courir dans l'espoir de rattraper son erreur. Mais, Akashi, qui avait intercepté la balle repartait dans l'autre sens. Le roux fit semblant de faire une passe mais visa le panier. Le ballon heurta le panneau et passa dans le filet. Midorima le félicita en le tapant sur l'épaule, mais celui-ci ne lui prêta pas attention, il courut sur le terrain et se remit à son poste. A cet instant, seul le basket-ball comptait.

Je ne comprenais pas. Leur jeu était toujours aussi parfait et plein de virtuosité, ils n'avaient rien perdu de leur technique éblouissante mais j'avais l'impression qu'il manquait quelque chose.

L'étincelle de la passion manquait à la bravoure et à cette adresse. Leur jeu était à ce point différent que malgré la victoire de son équipe, Akashi ne fit aucun commentaire et garda toujours ce visage sérieux. Je n'avais pas été le seul à avoir vu ce changement, M. Kozo était parti leur voir pour leur reprocher ça . L'équipe une avait gagné vingt et quatre à vingt. Mais les chiffres étaient incapables de traduire le rapport de force et laissaient sous silence le véritable fondement de jeu. Et leur jeu avait changé. Cet envoûtement extraordinaire avec lequel ils dominaient non seulement leurs adversaires mais également le public, cet envoûtement dû à la fraîcheur et à la joie de vivre s'était évanoui dans la nature.

Il n'y avait pas de quoi s'étonner, tout ce qui se répétait à l'infini perdait de son charme. Et quel était l'intérêt de gagner tous les matchs si on ne prenait même pas le plaisir de s'amuser et de jouer en équipe.

Une rivalité s'était installée entre eux. Je les détestais et je devrais normalement me réjouir de cela, mais je ne réussis pas à le faire. La génération miracle n'existait plus. La seule chose qui les avaient réuni jusqu'à présent, était leur passion pour le basket ball. Et j'étais prêt à parier n'importe quoi pour dire qu'ils ne s'arrêteront jamais de jouer ce sport.

Momoi déclara l'équipe d'Akashi gagnante de cette rencontre.

Instantanément, les regards se tournèrent vers moi, ceux du capitaine et de Kise particulièrement attentifs, bien que pour différentes raisons. Je descendis les marches silencieusement, cherchant à conserver un air détaché, je me souvins aussitôt de ma promesse envers l'équipe gagnante. Je soupirai bruyamment et me rendis seulement alors compte à quel point j'avais été bête.

Qu'est ce qui m'avais pris de leur dire ça?

Bon c'est fini et c'est nous qui avons gagné constata le roux, avec un sourire ravi.

Je me plaçai devant lui

oui Je sais. répondis-je d'un ton las

J'ai cru comprendre que tu donneras un présent à l'équipe gagnante.

Tout à fait.

Vu que c'est mon équipe qui a gagné, qu'est que tu vas nous offrir?

Je réfléchis quelques instant. Je m'étais pas encore décidé sur le cadeau, et aucun truc me m'avait à l'esprit. Le silence entre nous devint tendu, et je sus que je devais répondre parce que le regard du roux s'était assombri.

Je pensais à-

Tu peux choisir l'un d'entre nous, m'interrompit-il, si tu n'as pas assez d'argent.

Tu n'as pas à t'inquiéter pour ça Akashi. En fait ce n'est pas une cadeau mais une requête, mentis -je. Je n'allais pas quand même pas lui dire que j'étais entrain de lui mentir.

Une requête?

Oui, une requête répétai-je . Désolé si je me suis mal exprimé.

Mais ce n'est pas un cadeau une requête, remarqua Aomine, tu t'es fait baisé Akashi. Il frappa l'épaule du roux qui maintenait une expression stoïque et se mit à rire. L'entendre rire " à gorge déployée " me fit sourire. Mais en voyant le visage d'Akashi, son regard sombre et pénétrant, je sentis une boule ma gorge se serrer.

Et c'est quoi la requête ? demanda t-il d'un ton sec.

J'ouvris et fermai la bouche, comme un poisson remontant à la surface dans son bocal pour chercher de l'air frais

- J'espère que tu ne te fous pas d'ma gueule Kuroko, ajouta-il et si c'est le cas, tu connais c'qui te restes à faire.

Cette phrase me fit courir un grand frisson dans le dos. J'étais tétanisé. ...Je me sentais gagné par la peur. Akashi le vit , il soupira de lassitude avec de tendre les bras vers moi. Il fallait que je m'échappe de cette pièce. Je le repoussai violemment puis sortis, sans plus entretenir d'illusions non pas cette fois.


Flash-back

Retournons quelques instants au moment des vacances d'été.

C'était mon tout premier rendez-vous.

Je devais me l'avouer que j'étais gêné de ce moment surtout à cause de la personne qui m'accompagnait.

Son regard se posa sur la montagne au loin. De mon côté, je regardai son profil. Je cherchais un défaut n'importe lequel, mais ne trouva absolument rien de dérangeant. C'en était presque énervant.

_Qu'est ce que tu viens chercher ici ?

_Le calme.

Il se retourna vers moi et me fit un léger signe de tête

_viens, suis-moi.

Je descendis de mon perchoir, et marchai à ses côtés le long de la route. Il finit par s'arrêter à côté d'une barrière qu'il sauta avec une agilité. Derrière lui, s'étendait le parc régional, très sombre en cette fin journée.

_On a le droit de passer par là? m'inquiètai-je

_Ne t'en fais pas ça en vaut le détour.

Je grimpai à mon tour la barrière en bois pour le rejoindre. Il accéléra le pas en gardant toujours un oeil sur moi. Il avait contourné ma question réalisai-je. Mais vu la rapidité de sa marche, notre intrusion était certainement illégale.

Akashi s'engagea sur une pente assez raide, m'aidant souvent pour éviter que je tombe. Mon premier rendez-vous était réellement étrange me dis-je en souriant. Devant moi, Akashi grimpait avec une agilité et assurance. il savait parfaitement où nous allions alors que tout ce que je voyais c'étaient des arbres, de la terre et cette pente qui ne finissait pas.

_On y est bientôt.

Il me tendait la main pour m'aider à monter sur un rocher. Je me noyai un instant dans son regard avant de réaliser qu'il attendait que je grimpe sur ce fichu rocher. Ses mains étaient rugueuses, signe qu'il s'en servait beaucoup pour travailler. Je gardai sa main dans la mienne quelques secondes de plus avant de me souvenir de la lâcher.

Je le vis sourire du coin de l'oeil, comme si ma maladresse ne lui avait pas échappé, ce qui était sans doute le cas.

Deux minutes plus tard, les arbres disparurent, laissant place à une grande plate-forme en pierre qui offrant une vue magnifique sur le coucher de soleil et qui surplombait le parc entier. Il y'avait du vert à perte de vue. C'était magnifique.

_Voilà ce que je viens chercher, me dit-il en écartant les bras. Le calme absolu et ce paysage magnifique.

Il mit les mains dans les poches de son jean et contempla l'image qui s'offrait à nous. Son regard sembla triste tout à coup, ou bien nostalgique, quelque chose entre les deux peut être. Akashi était le genre de garçon inexpressif. Le voir dans cet état m'inquiétait légèrement.

_Tout va bien ?

Il me regarda comme s'il se souvenait que j'étais présent et retrouva son éternelle sourire narquois.

_très bien.

Je fronçai les sourcils, lui montrant clairement que je le croyais pas. Il élargit en peu plus son son sourire et passa son pouce entre mes sourcils pour effacer ma ride d'inquiétude. Je frissonnai légèrement comme chaque fois qu'il me touchait.

_Tu me plais beaucoup, Tetsuya.

Il ne pouvait pas prévenir avant de dire des trucs comme ça?

_Comment ça.. Tu me connais pas…

_Bien plus que tu ne le crois m'assura t-il en verrouillant son regard au mien avec un sérieux qui me décontenança. Je sais que ta couleur préférée est le noir( Il me montra mes bracelets de cette couleur) car elle te ressemble bien. T'es comme une ombre. Tu es timide, reservé et toujours perdu dans tes pensées. Tu aimes observer les gens, pour mieux les cerner. C'est vrai qu'il manque pas mal d'infos sur toi, mais je connais l'essentiel.

_D'accord en fait, tu en sais pas mal … je suis assez surpris..

_Je t'ai beaucoup observé. Discrètement, contrairement à toi.

Je ris gêné par cette remarque. Pourtant j'avais été vigilant.

_Mais moi, tout ce que je sais de toi se résume à ça: Tu fais parti du club de basket, tu fais tomber toutes les filles a tes pieds et-

_Tu voudrais me connaître?

_oui, répondis-je après quelques secondes de silence. J'aimerais beaucoup.

Il me sourit, puis baissa la tête, ses cheveux tombant sur son front.

" Tu le sauras si tu deviens définitivement ma proprieté privé"


Je ne devrais conserver qu'un très vague souvenir de la matinée du lendemain. J'eus l'impression d'avoir passé mon temps à me mettre en rangs, et à avancer quand la sonnerie retentait. Où allais-je? Je n'en savais rien, mais chaque fois la manœuvre se terminait devant un professeur différent qui me demandait mon nom et mon âge. Après, ce professeur me remettait des livres et des documents à lire pour le prochain cours.

Le soir arriva bien plus vite que je le pensais. A la sortie des cours, kise m'attendait devant la grille. Il portait l'uniforme de l'école et tenait un parapluie à la main, même si les nuages dans le ciel ne paraissait guère menaçants. Il avait cru bien faire en faisant ça mais le regard sombre des élèves me brûla la nuque tandis que je le rejoignais. Je n'avais jamais été populaire; ça n'allait pas s'arranger.

Qu'est ce que tu fais ? demandais-je même si je connaissais la réponse.

Je t'attends, on n'avait rendez vous aujourd'hui tu t'en souviens me répondit-il les yeux pétillants.

Oui je m'en souviens, mais tu aurais dû m'attendre devant les vestiaires.

Pourquoi?

Laisses tomber, on y va.

Il me sourit et m'invita à m'installer dans le véhicule qui était stationné derrière lui. Je pris place sur la banquet arrière à ses côtés. Le chauffeur mit le contact, lança le moteur, enclencha la première et quitta doucement le trottoir.

(*)

J'avais espéré trouver quelques indices supplémentaires de sa personnalité en voyant l'endroit où il vivait, mais à l'évidence, il ne s'était pas encore vraiment installé. Il n'y avait pas de photos sur les murs blancs restés nus. Les meubles de son salon typiquement normal: Des canapés en cuir marron et un fauteuil inclinant assorti, un grand écran de télévision et, contre le mur, des cartons rempli de chaussures. Il y avait quelques autres cartons par terre près d'une table en bois qui semblait faire office de table à manger.

Mis à part le fait qu'il aimait les céréales et les oranges, sa cuisine ne révélait pas grand chose sur lui. Dans son réfrigérateur, je trouvai six bouteilles de jus, oeufs, du lait et quelques bentos. Tout était bien cependant bien rangé. Il n'y avait pas de vaisselle sale dans l'évier, pas de poubelle qui débordait. Visiblement, sa famille aimait bien l'ordre.

Je retournai dans le salon en voyant Kise sortir de la chambre.

Tu as trouvé quelque chose d'intéressant, Kuroko?

Il s'était changé en jean et polo. Ses cheveux étaient mouillés après sa douche. J'épprouvai un sentiment de nervosité et fut soudain très conscient qu'on était tous les deux seuls dans sa maison, et que la chambre était proche.

Kuroko?

Quoi ? demandai-je d'un air absent.

Il s'avanca , s'arrêtant à quelques centimètres de moi. Je dus faire appel à toute ma volonté pour ne pas reculer.

Tu veux boire quelque chose?

Oui .. l'eau. Je veux juste de l'eau fraîche.

Il hocha la tête.

D'accord, fais comme chez toi.

Je partis m'installer dans le salon. je remarquai une grande statue en verre sur une petite table . En regardant mieux, je constatai qu'il s'agissait d'un trophée représentant un basketteur sur le point de tirer. Sur la plaque en dessous on pouvait lire l'inscription: Deuxième place. Peu de temps après, il revint avec une canette de soda dans une main et une bouteille d'eau dans l'autre.

Tiens, dit-il en me tendant la bouteille.

Merci, on fait quoi maintenant, demandai-je en ouvrant la bouteille, en essayant d'ignorer le fait qu'il ne l'avait pas ouverte.

Il but une gorgée de sa boisson gazeuse et s'affala sur le canapé en cuir.

Il pleut, dit-il j'avais prévu t'amener à l'aquarium, mais sera une prochaine fois.

Il poussa un long soupir de lassitude et ferma les yeux. Malheureusement rien ne s'était passé comme prévu, le ciel s'était fait tout noir au moment où nous allions partir et il s'était mis à pleuvoir.

Il devait se sentir mal.

Je bus une gorgée d'eau pour me donner du courage. Puis, lentement, je me levai et vins m'asseoir à ses pieds. Je perçus sa surprise. Néanmoins, il ne fit aucun commentaire. Le bruit de l'averse sur le toit emplissait la pièce.

C'est si agréable de se détendre ainsi, après la fin d'un entraînement intense. murmura t-il au bout d'un moment.

Mmmm acquiesçai-je d'un air rêveur.

Je me mis à caresser sa cuisse, décrivant de petits mouvements furtifs du bout des doigts. Puis ma main monta plus haut, rendant chaque caresse plus audacieuse et plus intense que la précédente jusqu'à ce qu'il se redressait en sursaut.

- Qu'est ce que tu fais ?

- Moi? Oh désolé. . Je me suis laisser emporter.

Je me levai et retournai à ma place. C'était difficile de garder une expression innocente et j'avais une forte envie de rire. En même temps, je voulais le toucher de nouveau, jauger la force de sa résistance.

Plus tard . ...

Pour l'heure , je me contentais de le taquiner de ne pas faire quelque chose qui risquerait de l'énerver.

Tu ne voulais pas que je reste assis là auprès de toi? Demandai-je avec légère moue.

Bien sûr que si, viens dit-il doucement.

Je songeais à ce qu'il était entrain de se dire en ce moment. Il devait me prendre pour un fou, qui cherchait à l'exciter. Alors si c'etait le cas, il se trompait royalement. Je voulais juste m'amuser avec lui, c'était marrant de voir le " mannequin" du collège troublé en ma simple présence.

Je repris ma position. Les bras croisés sur les genoux de Kise cette fois, j'appuyai ma tête et regardai un point perdu devant moi

C'est si paisible ici, murmurai - je .

Content que cette ambiance te plaise. C'est vrai que c'est parfait. A l'opposé de mon quotidien trépidant.

Tu m'étonnes, répondis-je avec toutes ces filles qui te courent après, à ta place je me serais suicidé.

Elles ne m'intéressent pas. Tout ce que je désire c'est d'être avec toi.

Mmmmh

J'ai envie qu'on fasse .. enfin, tu vois ce que je veux dire... Je suppose que tu vas accepter sous prétexte que je suis un joueur prodige ou par peur des représailles n'est ce pas ? Mais si cela arrive pourrais -tu faire semblant d'aimer et de m'aimer.

Tout en me parlant, il me caressa les cheveux. Il était si doux et sentait tellement bon, le citron, oui c'était ça. Je savais qu'il peinait à contrôler et à apaiser le désir furieux qui montait en lui. Je retournai et captai une brève expression de regret dans ses yeux bleus. Ainsi, il regrettait ses paroles.

Non je ne le ferais pas répondit-je néanmoins. Bonne nuit Kise. Je me penchai et, contre toute attente je l'embrassai sur ses lèvres.

Je souris intérieurement en percevant la surprise de Kise et je ne protestai pas quand, quelques secondes plus tard, les bras du blond se refermèrent sur moi. Je ne comptais pas partir sans l'avoir convenablement remercier. Kise était sans doute complètement dérouté par mon petit jeu et peut être commençait-il à comprendre que m'imposer sa volonté, ou des ordres, ne le mènerait nulle part.

L'amour véritable se construit, on ne l'acquiert pas par pur caprice.

J'aimais la gentillesse de Kise et si je devais aimer sincèrement un des joueurs de la génération miracle, ça devait être lui sans doute.

Merci de m'avoir amené ici, susurrai-je en ondoyant contre lui. Fais de beaux rêves. A demain.

Comme il s'apprêtait à resserrer son étreinte autour de moi, je m'esquivai , un sourire innocent aux lèvres, et m'éloignai vers la sortie.

Ce ne fut que quand j'eus refermé la porte que j'aperçus qu'il avait réellement bandé. Une énorme bosse s'était formé sur son pantalon. Au moins, il ne s'ennuiera pas ce soir, avec ce cadeau que je lui ai laissé.


En cette fin d'après midi, le soleil brillait dans le ciel et le vent soufflait légèrement faisant bruire les feuilles dans les arbres. Les cours étaient finis à présent et me trouvais dans la cour, adossé contre un arbre. Il s'approcha et resta longuement à me regarder en demeurant immobile, devant moi. Je fus tenté de lui adresser la parole, j'hésitai un moment à le faire puis je pensai qu'il était préférable d'y renoncer et de lui laisser faire le premier pas. Il était très grand, il mesurait presque que deux mètres et avoisinait les soixante dix kilos.

Presque délicatement, il passa ses doigts dans ses longs cheveux mauves. Il avait des doigts fins, comme ceux des pianistes.

Tu me dégoûtes m'avait-il déclaré d'un ton cassant.

Celui-ci s'approcha et m'étreignit. Je lui lançai un regard noir, et lorsqu'il l'aperçut, il en fit autant.

Quoi ? S'enquit-il

Je restais pétrifié devant le regard fixe de cet homme, une sorte de frémissement parcourut ma colonne vertébrale et hérissa les poils de mes bras.

Ton visage, ton corps, tout me dégoute chez toi. Je ne sais pas à quoi tu joues avec nous dit-il, mais je vais te dire une chose... Ne t'avises plus jamais de t'approcher de seijuro. En tant qu' élève ordinaire, tu connais ton rang alors restes y!

Je demeurai quelque peu perplexe face à cette demande sans savoir vraiment quoi dire. J'hésitai, avant même de pouvoir demander : Vous êtes en couple? Il relâcha son étreinte et recula pour me regarder de nouveau. Son rictus qui barrait son visage en permanence était terrifiant.

" Ne lui dis rien "

Parti.

Je le regardai partir tout en me mettant mentalement des gifles pour ne pas avoir remarqué qu'il l'avait appelé par son prénom. Murasakibara n'avait fait que confirmer mes doutes: Ces deux là entretenaient une relation plus qu'amicale.


Dans le prochain chapitre:

Soudain ce fut comme si un train me heurtait de plein fouet . Je me trouvai projeter contre le mur des vestiaires avec une telle violence que je n'ai pas eu le temps de réagir. Il m'avait empoigné à la gorge et soulevé de terre sur trois enjambées, le tout en moins d'une seconde. Je m'étranglais, les yeux fixés sur un visage écumant de rage. La poigne du basketteur m'empêchait d'expliquer que la pièce n'avait pas réellement disparu. J'agrippai ses bras, sans parvenir à desserrer l'étau. Quand je parvins à respirer en peu, je laissai échapper un sanglot.

" Lâches moi! "

Il se pressa contre moi, me dominant de toute sa taille, et se bascula le bassin d'avant en arrière sur un rythme lent.

_ Tu ferais mieux de taire dit-il en passant la langue le long de ma gorge. Parce que je ne voudrais pas qu'on nous interrompe.

Il captura mes deux mains qu'il maintint contre le carrelage froid, sans toutefois interrompre son va-et-vient érotique.. ni ses caresses sensuelles avec sa bouche. Puis il insinua sa jambe entre les miennes, si bien que la friction fut encore pire... ou encore meilleure, selon le point de vue.

Ca allait très mal se terminer, je n'étais même pas sûr de pouvoir l'arrêter


Voilà ! avis?