Voilà un nouveau chapitre, encore désolé pour ce retard d'autant que ça risque de ne pas s'arranger pour quelques temps. La reprise des cours et autres problèmes d'ordre privé risque de causer un ou deux retards mais j'essaierais de régler ça.

Cette fois, je vous livre un chapitre centré sur notre nouvelle arrivante du futur ! Histoire d'apprendre à mieux la connaitre on va dire ^^ Bien sur j'attends quelques reviews ou moins des commentaires pour savoir ce que vous en pensez. Je n'en ai reçu aucune sur le chapitre 5, T-T. C'est motivant pourtant les reviews...

Je vous laisse découvrir tranquillement malgré tout ^^

Disclaimer : Katekyo Hitman Reborn ne m'appartient pas et reste la propriété de son auteur (je doute d'être aussi doué pour pondre un chef d'oeuvre pareil moi ^^"). De même, Luka n'est pas à moi mais ça valait le coup d'espérer... Le reste en revanche, c'est bien de moi que ça vient et je le garde !


Chapitre VI : La Gardienne de l'Etoile

-C'est bon, nous ne sommes pas suivi.

Un soupir de soulagement accompagna les paroles de la jeune femme qui s'empressa de refermer la porte du compartiment derrière elle avant de s'assoir sur la place vacante à côté de son camarade. Un simple examen sommaire de ce compartiment leur suffit pour savoir que personne ne risquerait de les entendre ni de les espionner. Les deux mafieux se fixèrent légèrement du regard avec un hochement de tête rassuré à cette idée. En face de ceux-ci, Hikaru n'avait eu aucune réaction à ces paroles et fixait le paysage à travers l'unique fenêtre du compartiment. Si la blonde ne tarda pas à sentir les regards des deux étrangers, elle n'en montra aucun signe et attendit la secousse familière marquant le départ de leur train. Peu-à-peu celui-ci finit par s'ébranler et prendre de la vitesse, les paysages commencèrent à défiler de plus-en-plus vite sous les yeux plongés dans le vague de la blonde.

Namimori. Ils retournaient à Namimori, bien que la jeune fille ne souvenait pas avoir quitté sa chambre ni même sa ville natale pour dire la vérité. Alors elle ne pouvait s'imaginer avoir fait une telle distance sans même se réveiller : Le manoir de vacances de sa famille était presqu'à une journée de là… A vrai dire, l'adolescente peinait à comprendre tout ce qui lui était arrivée en juste quelques heures. Sur le chemin de la gare, elle avait remarqué nombre de détails qui ne collait absolument avec ses souvenirs du manoir ni même, elle l'avait bien compris par la suite, avec son temps. Et il y avait aussi sa rencontre avec cet homme si étrange qui la prenait pour une Vongola : Cela ne cessait de la tracasser…

« Qu'est-ce qu'il se passe avec cette époque ? » Soupira-t-elle, lassée et ennuyée.

L'adolescente était plus qu'intelligente : Elle savait faire deux plus deux, même si ce qu'elle avait sous les yeux ressemblait plus à une division par zéro… Ce n'était pas son époque : Elle avait voyagé dans le temps, c'était la seule chose qui pouvait expliquer ces bizarreries… Comment ? Là, ce n'était pas la peine d'y penser ni même d'essayer de trouver une explication à ce genre de phénomènes. Il y a encore une journée, elle n'accordait que peu de crédit à ce genre de trucs de science-fiction mais maintenant…

-Désolé, je suppose que tu dois être un peu perdue. Intervint soudainement l'homme du groupe. On te doit quelques explications.

Coupée dans ses réflexions, la lycéenne tourna un regard impassible vers les deux mafieux : Elles n'avaient aucun doute sur le sujet désormais. Si elle ne se trouvait pas dans son époque, elle pariait sur le futur : Cela signifiait très certainement qu'elle était devenue une Vongola entre temps. Si elle suivait cette logique, ces deux personnes l'avaient sauvées en la pensant de leur côté et elle avait toutes les raisons de se méfier…

Son regard accrocha celui de l'homme, le premier qu'elle avait vu parmi les deux lorsqu'ils étaient venus la sauver au manoir. L'homme était de grande taille, il la dépassait déjà d'une tête et c'était indubitablement un adulte. Il avait une certaine allure, son visage gardait une légère trace d'innocence qui incitait à la confiance. Ses cheveux châtains clairs étaient plutôt courts mais suffisait à faire ressortir une certaine lueur d'intelligence au fond de ses yeux d'une teinte identique, quoique plus sombre toutefois. Comment avait-il dit qu'il s'appelait déjà ? Ah oui, Futa Delle Stelle : Un nom italien, cela ne signifiait rien mais elle en prit note. Détail un peu marquant, l'homme gardait en permanence sur lui une mallette noire marquée d'un symbole d'or où était, entre autre, représenté une balle de pistolet…

-Ne t'inquiètes pas, on ne te veut aucun mal. Chercha à la rassurer la jeune femme. A vrai dire, nous voulons juste te conduire en sécurité.

La blonde eut un rire ironique à l'entente de ces paroles et se tourna vers la femme : Bianchi Gokudera qu'elle affirmait s'appeler. Assez grande également quoiqu'un peu moins que son camarade, celle-ci dégageait une impression très différente : Plus oppressante. Entouré de longs cheveux d'un rose-sombre, son visage laissait toutefois transparaitre une légère inquiétude non-feinte qui se révélait à travers ses yeux verts.

-Pourquoi devrais-je vous croire ? Demanda enfin Hikaru, le ton empli de méfiance. Je ne sais même pas s'il y a un lieu de sur à cette époque… Soupira-t-elle distraitement.

-Cette époque ? Répéta tout de même Bianchi. Comment sais-tu…

-Que j'ai voyagé dans le temps ? Coupa froidement la blonde. C'est la seule explication logique à toutes les bizarreries que j'ai vues…

Visiblement surpris par sa dernière remarque, les mafieux s'observèrent en silence. Après quelques minutes de réflexions silencieuses, ce fut finalement Futa qui reprit la parole sous le regard méfiant de la blonde.

-Tu as raison, cette époque n'est pas la tienne : Nous sommes 10 ans dans le futur. Confirma l'homme d'une voix calme. Mais sache que tu n'es pas la seule à avoir fait ce voyage…

-Et dans votre grande générosité, vous voulez aider tous ceux qui se retrouvent coincée comme moi ? Coupa sèchement la jeune fille. Désolée mais je n'y crois pas trop : Je sais que cet homme en noir me voulait quelque chose, vous cherchez la même chose c'est ça ?

L'adolescente se fustigea elle-même pour sa réaction mais elle n'avait put s'en empêcher : 10 ans ?! Bien évidemment elle avait compris que ce n'était son époque, qu'elle se trouvait certainement dans le futur mais dix ans ?! Le choc était telle que la blonde avait légèrement paniqué et la réplique avait fusé dans un réflexe incontrôlé…

Sa remarque avait d'ailleurs installé une ambiance plus que glaciale sur le compartiment. Le silence s'installa sur les lieux, uniquement rompue par les bruits du train qui fonçait à grande vitesse vers sa destination. A vrai dire, les deux mafieux ignoraient comment réagir à la remarque de leur protégé du moment : Ils ne s'étaient pas attendus à une telle méfiance…

-Cet homme m'a prise pour une Vongola, se força-t-elle à reprendre avec plus de calme. Pourquoi ?

La jeune fille ne leur faisait pas confiance, elle avait suffisamment montré sa méfiance jusqu'à présent. Malgré cela, elle tenait à savoir ce que lui voulait cet homme : Qu'est-ce qu'elle avait à voir avec les Vongola ? S'ils étaient réellement des mafieux, ils devaient pouvoir lui répondre : D'autant plus qu'ils étaient venus pour l'aider, supposant qu'ils la connaissaient…

-C'est assez long à expliquer, tenta Bianchi en soupirant.

-J'ai tout mon temps.

-On te doit bien quelques explications de toute façon. Acquiesça Futa, coupant court à la réplique de sa camarade. Pour commencer, nous sommes des Vongola.

-Je le sais.

Deux regards surpris répondirent à la remarque, faisant soupirer la blonde d'exaspération : A ce rythme, ils n'étaient pas sortit de l'auberge…

-Aujourd'hui, la Vongola Famiglia est presqu'éteinte : Une autre Famille, les Millefiore, nous surpassent en puissance et traquent les Vongola. Poursuivit l'homme après quelques minutes. La chasse s'étend également à tous ceux qui sont liés, même indirectement, à des membres ou des affaires des Vongola.

Alors son père… Non, ce n'était pas ça : L'adolescente pouvait sentir très distinctement qu'il y avait autre chose.

-Nous supposons qu'ils en ont après le pouvoir de notre Famille. Précisa l'homme d'un ton plus sombre. Un pouvoir qui faisait autrefois de la Vongola Famiglia la plus puissante des Familles de la Mafia : Les Bagues Vongola.

Cette fois-ci, ce fut au tour de la blonde d'écarquiller les yeux alors que son regard se fixait sur l'anneau qu'elle portait désormais à sa main gauche. La bague était prise dans une petite chainette, précaution sur laquelle les deux mafieux avaient insisté.

-Alors c'est pour la Bague…

La jeune fille peinait à croire que cette bague faisait partie de la Mafia : Son père lui en n'avait jamais parlé, elle doutait même qu'il en eut connaissance. Depuis des générations, cette bague se transmettait dans sa famille et personne n'avait jamais cherché son origine. Tout ce qu'on disait d'elle, c'était qu'elle était une marque d'un ancien serment que sa famille avait réalisé…

-Les Bagues Vongola sont aux nombres de sept : Elles sont portées par le Boss et les six hommes qui lui sont les plus fidèles, les Gardiens. Précisa Bianchi, lui laissant le temps d'assimiler. Les Gardiens portant ces bagues ont juré d'épauler et protéger leur Boss jusqu'à ce que les Bagues Vongola passent à la génération suivante.

Alors le serment dont lui avait parlé son père… Cette bague représentait donc une sorte d'allégeance que sa famille avait faite au Boss des Vongola ? Ce ne pouvait pas être cela et pourtant… La bague était liée au Vongola, Hikaru ne parvenait pas à croire en l'inverse : Rien que cette histoire lui donnait une telle sensation… Cela ne l'effrayait plus autant que cela maintenant qu'elle savait que sa bague l'avait entrainée là-dedans : C'était dur à expliquer mais… elle sentait que sa bague la poussait à prendre la place qui était la sienne…

-Récemment, on a découvert dans les archives de la Famiglia qu'il existait deux Boss à sa création : Chacun avait une Bague Vongola et six Gardiens porteurs de leur propre Bague. Continua-t-elle, les yeux fixés sur le bijou de la blonde. Les circonstances sont floues, même pour nous, mais ces sept Bagues Vongola ne sont pas restées dans la Famiglia : Elles se sont perdues.

-Jusqu'à aujourd'hui. Murmura lentement Hikaru. Alors vous voulez la récupérer…

Mue par un réflexe, la blonde ne put s'empêcher de cacher à nouveau la bague aux regards comme la protéger. Cette bague était dans sa famille depuis toujours : Elle n'allait pas la laisser à quelqu'un d'autre ! Qu'importe ce que cela impliquait, elle n'abandonnerait pas cette bague même si elle devait faire partie de la Mafia. Une étrange volonté la poussait à ne pas se séparer de cette Bague Vongola …

-Non, nous ne cherchons pas à la… Commença Futa avec un sourire.

-Je serais votre Gardienne. Coupa brusquement la jeune fille.

Elle ne savait pas pourquoi elle disait cela, Hikaru savait juste que c'était ce qu'il lui fallait dire : Qu'elle devait faire ce choix, ce bon choix. Profitant du silence qui suivit sa remarque, elle braqua ses yeux dans ceux, surpris, des deux mafieux comme pour donner plus de poids à sa parole.

-S'il doit en être ainsi, je serais votre Gardienne. Répéta-t-elle sans aucune hésitation.

-Tu n'y ais pas forcée, tempéra Bianchi avec inquiétude.

-Il n'y a pas à y réfléchir ! Répliqua la blonde, le ton assuré. Cette bague fait partie de ma famille depuis des générations, je ne veux pas m'en séparer.

-Les Bagues Vongola choisissent leur porteur, affirma Futa avec sourire. Même si nous avions voulut te la reprendre, elle t'a choisie : Personne ne pourrait donc la porter en dehors de toi. Elle rejetterait toutes les autres.

La jeune fille se montra à peine surprise par cette information, elle sentait distinctement comme un accord silencieux venant du bijou. Elle tirait toujours plus de force et de détermination : Maintenant, elle savait que c'était sa place depuis toujours.

-Ca ne me fait qu'une raison de plus… Apprécia-t-elle distraitement.

-Mais la Mafia est dangereuse, pourquoi vouloir à ce point t'y impliquer ?! S'écria Bianchi sans comprendre. Tu es encore jeune et…

La jeune femme s'interrompit en sentant la main de son camarade sur son épaule, celui-ci regardait fixement leur protégée comme pour attendre sa réponse définitive.

-Honnêtement, je mentirais si je disais que je n'ai pas peur : C'est la Mafia, comment pourrais-je ne pas avoir peur ?! Rigola celle-ci, amusée malgré elle. Mais avec le métier de mon père, j'ai déjà été confronté au danger : J'ai été enlevée trois fois et je ne compte pas les tentatives ratées…

C'était un bon résumé de sa vie : Son père dirigeait une entreprise parmi les plus puissantes du monde et attirait bien des convoitises. Mais c'était un homme juste qui ne cédait jamais devant qui que ce soit et cela en gênait plus d'un. Il s'était fait de nombreux ennemis, et quoi de mieux que de s'en prendre à sa famille pour briser un homme ? Que ce soit elle-même ou sa mère, Hikaru se doutait qu'elle avait toujours été une cible de choix pour les ennemis de son père. Elle avait déjà fait face à plusieurs situations dangereuses, elle savait plutôt bien se débrouiller : La Mafia avait beau l'effrayer, ce n'était rien de plus qu'une vie à peine plus mouvementée à ses yeux…

-J'ai toujours été une cible pour les ennemis de mon père, je le sais. Poursuivit-elle, imperturbable. Alors la Mafia n'y changera pas grand-chose, je serais toujours une cible : Il y aura juste bien plus de monde qui s'y intéressera. Qui plus est, si j'ai la possibilité de défendre mes proches : Je n'ai pas à hésiter plus longtemps. Affirma-t-elle finalement. Je sens que c'est la bonne décision : Je suivrais cette Bague là où elle m'entrainera.

Le regard de deux mafieux se fit teintée de surprise devant une telle remarque, d'autant plus à la vue de la Bague Vongola qui s'illuminait légèrement comme pour marquer son accord. La lueur était faible, entravée par les chaines, mais la Bague parvenait quand même à faire ressortir son pouvoir devant la volonté de sa porteuse.

-D'accord, céda finalement Bianchi. Tu as fait ton choix, nous nous y tiendrons et nous t'y aiderons du mieux que nous le pouvons.

-Nous nous rendons actuellement dans une base secrète, expliqua Futa sur le même ton. Une fois là-bas, tu pourras rencontrer les autres.

-Les autres ? Répéta la jeune fille, surprise.

-Le Vongola Decimo et quelques uns de ses Gardiens sont dans la même situation que toi : Ils ont voyagés depuis dix ans dans le passé. Précisa l'homme avec un sourire. Ta Boss est également avec eux, venant du passé elle aussi.

La blonde resta silencieuse à ces remarques : Alors elle n'était vraiment pas la seule à être impliquée dans cette époque. Ils étaient nombreux à y être et tous membres de cette fameuse Vongola Famiglia, comme elle désormais. Et sa Boss se trouvait là-bas, la personne qu'elle devait protéger et servir en tant que Gardienne. Cela la rendait nerveuse, la blonde ignorait même à quoi ressemble cette fameuse Boss ni même ce Vongola Decimo… A vrai dire, elle n'en savait rien de cette époque ou de cet étrange pouvoir des Bagues Vongola…

-Comment est-elle ? Balbutia-t-elle finalement, hésitante. Je veux dire… La Boss et les autres… Gardiens…

La blonde ne put s'empêcher de rougir, gênée par les regards attendris que posaient sur elle les deux mafieux. Elle ne put que se maudire d'avoir posé cette question…

-La Boss se nomme Alicia Di Victoria, elle dirigeait la Famiglia avec le Decimo, Sawada Tsunayoshi, à cette époque. Présenta Futa, nostalgique. A vrai dire, elle était plutôt gentille : Elle et le Decimo ne cherchait qu'à protéger les innocents, ils détestaient les morts ou la violence. Bien sur, ils savaient se défendre face à la Mafia mais ils cherchaient toujours la solution la moins dangereuse. Tempéra-t-il, un petit sourire sur les lèvres. Tu n'as pas à t'inquiéter, Alicia est vraiment une bonne personne et je suis sur qu'elle va t'apprécier.

Hikaru ne put s'empêcher de soupirer, légèrement soulagée rien qu'à entendre ces remarques. Même si elle avait accepté cette nouvelle place, la jeune fille devait avouer être mal à l'aise à l'idée de faire souffrir ou même de tuer des innocents : Elle s'en sentait incapable, qu'elle soit impliquée dans la Mafia ou non. Ce genre de chose la dégoutait, elle ne cherchait qu'à protéger pas à détruire et cela la rassurait que ces Boss soient sur la même longueur d'onde…

-Et les Gardiens ?

-Les Gardiens que nous connaissons actuellement sont ceux de Tsuna, le Decimo, intervint Bianchi en réponse. Jusqu'à très récemment, nous ignorions l'existence des Gardiennes d'Alicia dont tu fais partie : Tu es la 1ière que nous retrouvons.

-La première ?! Répéta la blonde, surprise. Je serais toute seule ?!

-Nous sommes partis de Namimori depuis quelques temps, nous ignorons ce qu'il s'y passe mais aux dernières nouvelles : Tu es la seule pour le moment. Confirma Futa, l'air désolé. Nous étions justement partis rassembler des informations sur les autres potentielles Gardiennes : Nous n'en avons pas retrouvé beaucoup…

-Nous n'avons que quelques faibles pistes, détailla sombrement Bianchi. Dans notre situation, c'est déjà étonnant de t'avoir trouvée Nous commencions à perdre l'espoir de découvrir l'une de vous.

Compréhensive, l'adolescente hocha pensivement la tête : Tout cela ne faisait que la rendre plus nerveuse encore. Triturant sa bague avec angoisse, la lycéenne se mura dans un silence profond que semblèrent comprendre les deux mafieux puisqu'ils ne cherchèrent pas à le briser. Peu-à-peu la fatigue finit par la gagner, elle s'efforça d'y résister malgré son insistance jusqu'à croiser le regard encourageant de Futa. Se forçant à cesser son obstination, la jeune fille se laissa librement entrainer dans un sommeil réparateur…

-Vongola Famiglia-

-Où suis-je ?

Déstabilisée, Hikaru se releva lentement pour observer autour d'elle mais tout était trop sombre pour y voir quelque chose. Du moins, il lui fallut patienter le temps que ses yeux s'adaptent à l'obscurité ambiante : Il faisait nuit. Pour dire les choses plus simplement, l'adolescente avait désormais l'impression de se tenir en plein milieu d'un ciel nocturne. De multiples étoiles, semblant si proches mais distantes à la fois, brillaient avec une vigueur plus qu'inhabituelle par rapport à la normale. Il y avait rien d'autres que ces étoiles si étincelantes : Pas d'astres, de planètes, d'astéroïdes… rien. Et elle se tenait tranquillement debout dans cet espace de nuit, comme sur un sol invisible mais bien présent qui la supportait. C'était tellement étrange, la dernière chose dont elle se souvenait étant de s'être juste endormie…

-Je dois être en train de rêver… Murmura-t-elle sans comprendre. Ah !

La lycéenne écarquilla les yeux en apercevant l'étrange symbole gravé à même ce sol invisible sur lequel elle se tenait. Il semblait littéralement flotter dans l'espace tout autant qu'elle-même ne le faisait en se tenant debout. Mais si ce n'était que cela, le symbole ressemblait comme deux gouttes d'eau à celui qui était inscrit sur la mallette de Futa. Il n'était pas de la même teinte d'or et une étoile semblait s'être agrémentée dessus : C'étaient les seules différences dont elle pouvait se souvenir…

-Tu te trouves à l'intérieur de la Bague Vongola. Surgit une voix féminine.

Sursautant sous la voix, Hikaru avait presque l'impression de s'entendre parler : La voix était pratiquement identique, seule différait une maturité qu'elle n'entendait pas dans sa propre voix. Ses yeux recherchèrent d'autant plus celle qui venait de lui parler et ne tardèrent pas à s'écarquiller lorsqu'ils la trouvèrent.

-Je suis navrée, il s'agissait de la seule méthode qu'il me restait pour pouvoir te parler. S'excusa la nouvelle arrivée.

Hikaru ne répondit pas, sous le choc. L'adolescente gardait les yeux fixés sur ce qui pourrait aisément passer pour une incarnation plus âgée d'elle-même. La jeune femme devait avoir dans les 25 à 30 ans et lui ressemblaient tellement malgré tout, seul l'âge venait apporter quelques différences. Ses longs cheveux blonds venaient onduler gracieusement jusqu'au milieu de son dos, entourant un visage splendide aux yeux bleu-nuit tout comme les siens. Chose rare, ses cheveux étaient d'un blond si clair qu'ils en paraissaient blancs ce que la lycéenne partageait également. Sa peau était tout aussi claire et douce mais laissait transparaitre une musculature plus fine et développée qui affinait ses formes gracieuses. Ses vêtements étaient plus cérémoniaux aussi, une belle robe bleu-nuit qui lui donnait une allure noble telle un membre de l'aristocratie.

-Vous êtes…

-Je me prénomme Elena, se présenta-t-elle avec un sourire. Je suis celle qui fut la première à portée la Bague Vongola de l'Etoile.

Hikaru écarquilla les yeux, la première porteuse de la Bague Vongola : Celle de sa famille ?! Cela voudrait dire qu'elle était devant son ancêtre âgé de presque 400 ans environs ?! Mais comment…

-Ma volonté ainsi que celle de mes pairs ont été gravées dans les Bagues Vongola. Expliqua-t-elle, compréhensive. C'est pour cela que je peux te parler une fois endormie… Non ce n'est pas la peine de chercher, il n'y a que moi. Ajouta-t-elle dans un petit rire, voyant la plus jeune se tourner dans tous les sens.

-Alors… Je dors ? Hésita celle-ci.

-En effet, cela faisait longtemps que personne n'avait put porter cette Bague et tout autant de temps que j'attendais ta venue. Confirma l'aristocrate, souriante. Je n'avais que cette méthode pour pouvoir te parler.

-Je… Je comprends… Balbutia l'adolescente, intimidée.

La jeune fille gardait les yeux baissés, comme pour ne pas montrer à quel point elle était perdue. Pour une raison qu'elle ignorait, il lui semblait incapable de garder son air impassible dans cet endroit. C'était comme si elle ne pouvait rien cachait de ce qu'elle ressentait devant cette femme. Elle n'aimait pas cela, elle avait apprit à dissimuler ce qu'elle ressent depuis sa naissance : Elle était éduquée pour cela, pour succéder à son père. C'en était devenue une seconde nature et elle détestait se sentir aussi démunie, fragile, vulnérable…

Avant qu'elle ne puisse y penser davantage, la jeune fille se sentit très rapidement prise dans une étreinte chaleureuse et réconfortante. Surprise, elle ne chercha même pas à la repousser et resta figée avec les yeux écarquillées de nouveau. Elle n'eut que quelques légers tremblements pour prouver le bien que cela lui faisait, frisson que ressentit la plus âgée.

-Je sais que c'est compliqué, la Mafia est noire et dangereuse. Consola cette dernière, bienveillante. La Vongola Famiglia s'efforce de sortir de cette spirale mais je ne peux pas te dire qu'elle soit blanche…

Toute la tristesse qui transparaissait dans la voix de la plus âgée frappa l'adolescente : La jeune femme semblait infiniment triste rien qu'à observer ce qu'était devenue les Vongola.

-J'ai dédiée ma vie pour les Vongola, à l'origine nous ne cherchions qu'à défendre les faibles et c'est ce que nous faisions. Avoua-t-elle finalement dans un soupir. Pourtant, très vite, la Mafia nous a rattrapée et nous nous sommes retrouvés prit dedans sans alternative…

Cessant finalement l'étreinte si réconfortante pour la plus jeune, Elena s'éloigna légèrement pour plonger ses yeux dans ceux de sa protégée. Ceux-ci ne pouvait que se maudire de se sentir si vulnérable, incapable de dissimuler la lueur désespérée au fond de son regard.

-Ne crois pas que tu sois obligée d'endosser ce rôle, si tu ne souhaites pas être une Gardienne alors tu n'as pas à t'y forcer. Commença-t-elle avec sérieux. Tu as peur de tout ça et tu n'aimes pas le montrer : Je le sais, j'étais comme ça avant.

-Si vous savez tellement de choses… Murmura finalement Hikaru, laissant sa tristesse transparaitre. Vous devriez savoir que je n'ai pas le choix : La Mafia m'a trouvée et ne cessera pas de me traquer. Pire, ce sont mes proches ou mes parents qui pourraient en payer le prix : Où aurais-je le choix là-dedans ?!

-Ton père est bien en contact avec la Mafia et continue de se droit et juste, non ?

Ce fut un regard surpris que la jeune fille lui renvoya, elle n'avait jamais abordé les choses sous cet angle.

-La Mafia corrompt les Hommes, peu d'entre eux restent eux-mêmes à son contact. Consentit à avouer Elena, sombrement. Pourtant, il en reste certain qui demeure juste et droit : Ce sont des lumières qui éclairent l'obscurité telle une étoile. Insista-t-elle avec un sourire.

-Une étoile…

-Qu'est-ce qui te dit que tu n'as que deux choix devant toi ? Poursuivit la plus âgée avec un sourire. Prends du recul, tu verras que la vie n'est pas noire ou blanche : Le gris est partout présent. Faire partie de la Mafia n'implique pas forcément le meurtre, la trahison, la corruption… Sois déterminée et rien de tout cela ne t'atteindra !

Hikaru baissa la tête, pensive. Sa prédescesseuse marquait un point : Elle avait répondue à Futa et Bianchi davantage parce qu'elle se sentait coincée que réellement décidée. Persuadée qu'elle était de s'impliquer dans un monde noir dont elle ne pouvait s'échapper, de mettre tous ceux qui lui sont chers en grave danger… Elle n'avait eut d'autres choix que de vendre son âme au diable, c'était avec désespoir qu'elle avait répondu…

-Ecoutes-moi, tu es généreuse et altruiste : Ne brides pas cette facette de ta personnalité et ne te laisses pas désespérer ou briser par la Mafia. L'encouragea la plus âgée. Au contraire, devient une étoile au cœur des ténèbres : L'étoile juste et fière qui disperse les ténèbres les plus noires planant sur ta Famille !

Elle avait raison. Qu'est-ce qui obligeait Hikaru à ne pas tenir ses principes dans la Mafia ?! Après tout, elle pourrait s'en servir pour défendre ses valeurs et les tenir encore plus haute : La Mafia ne pouvait pas l'obliger à quoi que ce soit ! Elle pouvait défendre les siens, aider les plus faibles et les opprimés ne serait-ce qu'un minimum contre la noirceur ! C'était ça qu'elle voulait, si la Mafia pouvait l'y aider alors pourquoi refuser ?!

-Merci, murmura-t-elle finalement.

Son regard était empli de détermination et de reconnaissance lorsque la plus jeune fille le releva vers Elena. Celle-ci lui sourit avec compassion, ne faisant que l'encourager davantage d'un regard silencieux.

-Une étoile, chuchota Hikaru en levant les yeux vers le ciel. J'aime l'idée…


Bon alors voilà pour ce chapitre. A vous de m'indiquer vos avis là-dessus ! Quitte à vous demander, s'il y a encore des fautes essayez de m'en avertir. La guerre contre les fautes est un combat de tout instant.

Je m'excuse encore pour les retards à venir, il y a peu de chances que je puisse publier un chapitre la semaine prochaine. Je vous ai expliquer les raisons mais j'en suis encore désolé. Je vous jure que je me rattraperais au plus vite une fois tout ça réglé !

A la prochaine dans tous les cas.