Hello,

J'espère que vous allez pas trop mal :)

Je vous présente le chapitre 2 de cette fanfiction, vous m'en direz des nouvelles !

Bonne lecture à toustes !


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Chapitre 2

Haruna Otonashi ouvrit la boite aux lettres. Une pub. Une lettre de menace écrite avec des mots découpés dans les journaux. C'était presque mignon. Presque. La facture d'électricité. Une pub. Et une autre lettre de menace, imprimée cette fois. ''Envoyé depuis mon Iphone'', un mail imprimé. C'était un peu ridicule. Elle soupira et monta au quatrième étage de l'immeuble.

Il était vingt-et-une heure. La nuit était déjà tombée. Et une bonne odeur de curry lui parvenait. Elle sourit doucement. C'était Someoka qui faisait la cuisine. Ça la rendit presque joyeuse. Ryuugo était le meilleur cuisinier d'entre eux.

« Je suis rentrée, » fit-elle en refermant à clef derrière elle.

Personne ne lui répondit. Ça ne la dérangea pas.

Elle déposa ses clefs ainsi que le courrier sur la commode à chaussure. Elle retira sa veste et ses bottines. Enfila ses sandales et s'aventura vers la cuisine. Ryuugo était bien aux fourneaux. Son tablier ''Je suis un super papa'' et son air sérieux en accompagnement. Elle remarqua que ses cheveux commençaient à être un peu long. Ils lui faisaient presque une frange. Mais toujours roses et lisses.

« On mange dans deux minutes, tu peux dire aux garçons de mettre la table ? », fit-il sans même la regarder.

Haruna sourit. Très amusée. Et partit en quête des garçons.

Elle croisa Yuuto dans l'entrée. Il lisait les lettres de menaces qu'on avait mise dans leur boite aux lettres. Il releva la tête vers elle. Ses sourcils froncés. Et ses lunettes. Celles que Kageyama lui avait offert. Celles qui cachaient si bien ses émotions. Détestables.

Et même si il ne la mettait plus, Haruna savait que sa cape traînait quelque part. Tout aussi détestable.

« On mange. »

Yuuto ne répondit pas. Il lâcha les lettres et se dirigea vers la cuisine. Sans un mot.

Haruna poursuivit sa quête. Shuuya. Elle le trouva dans la première des deux chambres. Les yeux rivés sur son ordinateur. Ses cheveux lachés. Meme pas brossés. Et ses cernes. Bien qu'ils en aient tous, celles de Shuuya était les plus voyantes. Voilettes et immences.

Par dessus son épaule, la jeune fille l'espionna discrètement. Des photos. Celles de Raimon. D'Inazuma Japan. De Yuuka. Mais surtout, de Mamoru. Elle se sentit triste. Autant pour elle-même que pour Shuuya. Celui-ci avait cet air mélancolique. Qui faisait partit intégrante de lui maintenant. Elle s'avança. Il fallait le faire revenir. Ou il finirait par se perdre dans ses souvenirs. Dans ses fantasmes. Rêves et illusions.

« Shuuya, on mange. », fit-elle, doucement.

Celui-ci releva la tête vers elle, lui sourit et éteignit son ordinateur portable. Il le referma et tapota un petit rythme dessus. Avant de le poser sur le lit. Alors, tous deux purent se rendre dans la salle à manger. Yuuto avait déjà mit la table. Ils s'assirent. Ryuugo les servit et ils commencèrent à manger.

« Bien ta journée ? », demanda le cuisinier.

« Beaucoup de travail et mon supérieur qui m'a fait réécrire mon article sans les -a mais pour une fois le café était pas trop mauvais. », répondit-elle.

Haruna était la seule à avoir trouvé un travail. Alors à elle seule, elle subvenait aux besoins d'eux quatre. Elle travaillait en temps que journaliste dans la rubrique divers du journal hebdomadaire Le Quotidien du Petit Fasciste et se faisait harceler par ces collègues. Mais elle tenait le coup. Elle se devait de tenir le coup. Ou ce serai leur mort à tous. Alors elle positivait. Et ne laissait pas voir combien c'était psychologiquement épuisant. Elle ne leur cachait pas ses emmerdes mais leur racontait comme s'il s'agissait d'anecdotes ennuyeuses.

« Mais rien ne vaut tes bons p'tits plats ! »

Ryuugo sourit.

« Évidement ! »

Il paraissait presque réellement fier de lui.

Mais ce n'était qu'une mascarade. Comme toujours. Faire semblant d'aller bien. Comme si se confier était un délit. Comme si ils étaient sur le point de s'effondrer, tout au fond du trou. Là où il est impossible de remonter. Ils étaient sur le point de s'effondrer. Alors ils faisaient semblant que ce n'était pas le cas. Et parfois, ainsi, ils s'oubliaient.

« Paolo m'a appelé. »

C'était la voix de Yuuto. Rauque. Par son manque d'utilisation. Ça faisait presque trois mois qu'il n'avait pas parlé.

« Il va venir demain soir. Le match Ukraine-Finlande. Il a une proposition. »

Ce fut tout. Il ne dit rien d'autre. Se replongeant dans son mutisme.

La mascarade était déréglée. Brisée. Ils finirent le repas en silence.

Attendant le lendemain. Pour peut-être la reprendre.

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« Du matin au soir, j'essaie de devenir quelqu'un d'autre en prenant le risque de me nier moi-même. »

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