Cette fois-ci c'est donc sur « bad News » de Moon Martin qu'est venu l'inspiration de ce chapitre. Encore une fois ça serai sympa de l'écouter en lisant.
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Steve se réveilla avec un mal de crâne horrible. Il est vrai que pleurer une bonne partie de la nuit n'aidait pas à être frais le matin. Il descendit les escaliers et se dirigea vers son frigo duquel il extirpa une bouteille de lait. Il ne prit même pas la peine de chercher un verre et bu directement à la bouteille. Il s'assit ensuite, ou plutôt s'affala, sur son canapé et commença à repenser à la veille. Ça n'était évidemment pas la chose à faire puis ce que son moral déjà bas chuta encore plus. Il se sentait complètement naze et inutile. Ses parents vivaient très bien sans lui, ses amis également et même son ex copine. Il ne contait pour personne et avait même l'impression de tirer les gens vers le bas. A cette pensée, Steve n'eu qu'une envie, dormir et ne plus jamais se réveiller, pour arrêter de se sentir aussi pathétique. Au moins, quand il dormait, il ne ressentait pas la solitude.
Billy se réveilla dans une maison qui n'était pas la sienne, dans une chambre qu'il ne connaissait pas. Il se souvint alors de la soirée, de Steve et de ses larmes. Oui, il était chez Harrington. Tout puait la richesse ici, comme le garçon. Il chercha ses affaires, s'étonnant lui même d'avoir pensé à se déshabiller la veille, et parti de la chambre. Il arriva dans un couloir couvert de moquette au bout duquel se trouvait un escalier en bois. En bas de cet escalier, la porte d'entrée. L'idée de partir directement était tentante mais son estomac rappela le blondinet à l'ordre. Il parti donc en quête de la cuisine. Une fois dans celle-ci, il chercha de quoi manger et se rabattit sur un paquet de céréales quelconques. Après 10 minutes de combat contre la machine à café, il abandonna finalement. Machine-1/Billy-0. Il se contenta de manger ses céréales sans rien puisque la bouteille de lait était vide. Non mais sérieux?! Qui met des bouteilles vides au frigo? Une fois son semblant de petit déjeuné pris, il se dit qu'il n'était pas si presser de rentrer chez lui et qu'il pouvait donc squatter un peu. Il se jeta sur le canapé du salon avant d'entendre un bruit de douleur suivit d'une charmante et douce voix:
« Putain connard dégage t'es lourd!
-Qu'est-ce tu fous là Harrington ?! ,grogna Billy, sans pour autant se bouger.
-T'es chez moi crétin! Toi qu'est-ce que tu fous ici?
-Calme princesse c'est toi qui m'a dit de rester. Monsieur avait peur de rester seul! Pauvre bébé Steve.
-Ouais bah maintenant dégage, j'ai pas besoin de toi! S'énerva le brun.
-Nope! Je reste je suis bien là et t'es pas mal confortable. »
Sur ces mots Billy alluma la télévision. Steve resta impuissant face à l'autre garçon, il faut dire qu'être bien foutu pesait quand même son poids en muscle. C'est donc comme ça, Billy allongé sur un Steve lui même étalé de tout son long sur le canapé, que les deux hommes regardèrent la télé quelques heures.
Petit à petit, Steve se détendit. C'était rassurant d'avoir ce corps chaud collé contre lui. Il aurait dû se sentir à l'étroit, piégé et pourtant il se sentait juste en sécurité. Il finit par oublier ses pensées sombres. Jusqu'à ce que Billy s'endorme au milieux d'un film de romance assez dramatique. Steve se retrouva alors confronté à lui même, à son esprit vagabond et à sa tristesse pas encore passée. Son cœur souffrait, son crâne lui faisait mal et ses yeux le brûlaient. Il n'avait qu'une envie, faire disparaître cette douleur mentale. Alors, sans s'en rendre conte, il se gratta le bras. Au début doucement puis de plus en plus fort. Son avant bras le lançait un peu mais au moins il n'avait plus mal au cœur. Les mouvements frénétiques du jeune homme réveillèrent Billy, qui ne se souvenait pas de s'être endormi. Il se redressa et regarda quelques instants l'autre garçon, incrédule. Que faisait-il bordel?! C'est quand il vit quelques goutes de sang couler qu'il comprit ce qui se passait: Steve déprimé se faisait mal, consciemment. Il se dépêcha d'attraper les bras du garçon.
« Lâche moi! Cria Steve, en se débattant.
- Nan mais ça va pas?! Je savais que t'étais taré mais pas à ce point. Répliqua Billy en serrant plus ses poignets.
- Laissez-moi moi continuer...
- Nan sûrement pas! Je sais pas ce que t'as princesse mais t'as pas à te faire mal comme ça.
- Si. Je le mérite.
- wow ! Qu'est ce qui t'arrive?! »
Et Steve éclata en sanglots. Billy décontenancé laissa l'autre garçon lui tomber dans les bras et pleurer.
« J'suis qu'une merde. Je... personne veut de moi, personne ne tient à moi, personne ne m'aime. Mes parents en ont rien à faire, mes amis m'ont tous lâché, ma copine aussi. Et je me rends conte qu'ils étaient tous mal avec moi. Ils sont tellement plus heureux quand je suis pas là. Le monde irai tellement mieux si j'existais pas..., fini par lâcher Steve. »
