Bonsoir !
Voici le chapitre 4 de cette fic au nom beaucoup trop long :)
Bon, j'ai un peu le seum puisqu'elle n'a pas l'air de plaire, m'enfin je l'écris pour moi aussi...
Enjoy !
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Chapitre 4
Une camionnette. Un peu cabossée. Blanche. Avec un trait jaune contenant l'inscription ''Posteitaliane'' en bleu. Trois places à l'avant. C'était elle. Elle qui les accompagnerai dans leur voyage. Fuite.
Elle les attendait. Dans le parking de l'immeuble. Fudo, Paolo, Rushe et Demonio était à l'intérieur. Ils les attendaient. Pour partir. Partir.
Fudo sortit de la porte de devant. Cela faisait longtemps que Goenji ne l'avait pas vu. Que personne ne l'avait vu. Juste son coloc' et la gamine. Ils savaient qu'il était encore à Rome lui aussi. Il n'était pas partit alors même que… Qu'ils… Ils avaient été lâches. Et pire même. C'était plus qu'étonnant que Fudo les accepte pour ce périple. Goenji ne regrettait lui-même pas spécialement. Mais il n'avait jamais été vraiment proche du stratège. Puis, il s'en était bien sortit finalement. De loin il avait l'air bien.
Quand il fut plus près, Goenji sentit Kido se tendre.
Fudo avait changé. Il était plus grand. Sa crête avait disparue et ses cheveux lui arrivaient presque aux épaules. En une sorte de carré déstructuré. Son nez était un peu tordu. Mais surtout. Il était blessé. Joue droite enflée. Lèvre fendue. Bosse violette sur le front. Et il boitait légèrement.
Il arriva à leur niveau. Ils s'observèrent. Longtemps.
Son regard était froid. Un peu méprisant. Alors qu'il les observait chacun leur tour. S'attardant sur Kido. Il y avait une tension palpable. Ils savaient tous ce qui avait été fait.
Mais Fudo passa l'éponge. D'un sourire en coin.
« Bon, vous venez ou on se regarde dans le blanc des yeux toute la journée ? »
Et il retourna à la camionnette. Et ils le suivirent. Les portes arrières du véhicule s'ouvrirent. La tête de Paolo en sortit. Il leur fit un grand sourire chaleureux.
« Goenji, Otonashi, Kido vous venez dans le coffre avec moi et Demonio. Someoka, tu vas à l'avant avec Fudo et Rushe. Ça vous va ? »
Tous obtempérèrent. Shuuya pris le sac que lui tendait Ryuugo et suivit les frère et sœur. Le coffre de la camionnette était déjà bien encombré mais ils trouvèrent tant bien que mal de la place. Ils finirent avachis sur leurs affaires. La camionnette démarra. Il faisait sombre. Bianchi alluma une lampe, enfin une ampoule, accroché au plafond.
« Hum, ouais, donc voilà vos papiers. », fit celui qui devait être Demonio.
C'était la première fois que Shuuya le voyait. La ressemblance avec Kido était moins frappante que le disait Sakuma. Un peu plus féminin. Des yeux gris. Un grain de beauté sous l'œil gauche. Des dreads châtains jusqu'aux épaules, lâchées. Une peau plus bronzée. Plus grand aussi. Dans le mètre quatre-vingt-dix. Et puis ce large sourire. Ils n'avaient rien à voir.
Shuuya prit sa nouvelle carte d'identité et son nouveau permis de conduire. Blaise Alino. Né le 8 mai à Florence. Sa nouvelle identité.
Il sourit en remerciement.
« Vous vous appelez comment vous ? », demanda Haruna.
« Blaise Alino. »
« Guiseppe De Filippi. », fit la voix rauque de Kido.
« Gaspare Culpi. », dit Paolo.
« Noa De Filippi. », répondit Demonio, puis à leur regards interrogateur, il ajouta en direction de Kido. « J'me suis dis que ça serai facile de nous faire passer pour de la même famille. »
« Et toi ? », demanda l'ancien joueur italien.
« Francesca Médicis », répondit la jeune femme.
« J'ai créé tous un historique sur chacun d'entre nous, lisez-le. Officiellement, on est des enfants excentrique de personnalités riches qui on décidé de faire un road-trip avant de partir s'engager au front. », annonça Demonio. « Someoka et Fudo sont dit d'origine coréenne, bien qu'ils auront des noms italiens, mais pour vous autres vos traits sont suffisamment typés européens pour passer pour des métisses sur une ou deux génération, voire vraiment européen pour Otonashi. Enfin voilà. »
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Cela faisait quatre heures qu'iels étaient partis. Rome était déjà loin. Rushe frappa dans son ballon. Celui-ci rebondit sur le mur de la supérette. Iels s'étaient arrêtés sur une aire d'autoroute. Heureusement. Elle n'en pouvais plus d'être enfermé. Coincé entre ce Someoka qui parlait trop fort et trop avec son cœur. Et Fudo qui conduisait. Faisant genre qu'il était concentré et qu'il ne pouvait contribuer à la discussion. Et qui la laissait seule à réagir aux dires du métisse. Heureusement, c'était elle qui prenait le volant après.
Elle réceptionna son ballon. Puis. Alors qu'elle allait frapper dedans, on lui subtilisa.
Tiens quand on pensait au loup.
« Fudo. », grogna-t-elle.
Celui-ci sourit.
« C'est Sante maintenant, Enzo Sante. », répondit-il. Arrogant.
Elle roula des yeux.
« Pourquoi tu viens m'ennuyer ? »
Il commença à jongler avec la balle.
« Je m'ennuie. »
« On se fait du un v un ? », proposa-t-elle.
« Tu pense pouvoir me la reprendre ? »
Toujours ce sourire en coin. Elle le copia.
« Évidement ! »
Elle aussi devenait arrogante.
Et aussitôt elle vint au contact de son adversaire. Droite. Gauche. Pirouette. Tout allait très vite. Elle ratait la balle de peu. Feinte. Gauche. Gauche. Elle était presque du même niveau. Plus que quelques mois d'entraînement. Gauche. Pivot. Droite. Tacle. Le style des Kageyama était très présent dans son jeu. Dans celui de Fudo aussi, mais moins. Paolo aussi avait été très influencé par le jeu du père de Kageyama. Plus que Fudo. Mais pas autant qu'elle. Droite. Pivot. Droite. Feinte. Pivot. Elle, elle avait regardé les vidéos en boucle. Elle, elle avait reproduit les mouvement en boucle. Encore et encore. Pivot. Gauche. Gauche. Pirouette. Feinte. Maintenant, ça faisait partie d'elle. C'était une fierté. Gauche et Là ! Elle l'avait.
« Pas mal. », fit Fudo.
Avant de repartir à la charge. Maintenant il n'était plus question d'attaquer mais de défendre. Esquive. Esquive. Coup d'épaule. Elle pouvait tenir.
« Rushe ! Akio ! »
La voix de Paolo la surprit. Il avait l'air stressé.
« Ne m'appelle pas par mon prénom, crétin. », rétorqua Fudo.
Paolo sourit. Elle reprit son ballon dans les mains.
« Qu'est-ce qu'il y a? »
« La gestapo. »
Par gestapo, Paolo entendait la Razzione, milice mise en place depuis l'arrivée au pouvoir de Matteo Fiammingo, qui était à la tête du parti fasciste et maintenant de l'Italie entière. La Razzione était assez connue pour maintenir d'ordre par la force et la violence. Aussi plusieurs opposants au régime et déserteurs avait trouvé la mort lors de passages à tabacs. S'iels se faisaient prendre par la Razzione, iels étaient morts.
« Eh, bien, ça sera l'occasion de voir si le travail de Demonio à servit à quelque chose ! N'est-ce pas, Sante ? », elle devenait peut-être un peu trop suffisante.
Fudo lui renvoya un sourire en coin.
« Pour sûr, Viretto. »
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Iels étaient effectivement là. Elleux et leur uniformes orange et blanc. Et le petit ''Razzione'' noir au niveau du torse accompagné d'un blason alliant une balance de la justice dorée et drapeau italien.
Iels allaient de voiture en voiture pour demander aux gens leurs papiers. Fudo ricana. Facile. Il voyait ça tout les jours. Ignorant tout le groupe, il se dirigea vers la milice.
"Heu, bonjour.", fit-il avec un faux air timide.
La Razzione se tourna vers lui. Voyant son physique typé asiatique iels se firent méfiants.
"Oui monsieur ?", répondit l'un deux en bombant le torse.
"Mes amis et moi on allait partir mais comme vous êtes ici on se demande s'il se passe quelque chose. Vous cherchez quelqu'un ?"
Le regard du type s'adoucit un peu.
"Non, non, pas du tout. Un simple contrôle d'identité."
Fudo soupira, faussement soulagé.
"Ah,oui c'est vrai, Père dit qu'il y en a de plus en plus. Vous voulez ma carte ? Nous on est dans la vieille camionnette de poste, on fait un road-trip avant de partir au front. Père dit qu'il faut profiter un peu de la vie pour mieux se battre pour son pays. Connaître ce que l'on protège, vous comprenez ?"
L'officier se caressa la barbe en regardant la camionnette.
« Oui, je la veux bien, votre carte, s'il vous plaît. »
Ses collègues partait déjà. Fudo sortit sa fausse carte d'identité. Il la tendit au barbu.
« Vous êtes de la famille de Bon Sante ? », demanda-t-il étonné.
Fudo se gratta l'oreille.
« Heu oui, c'est mon père. »
L'homme lui sourit.
« C'est grâce à lui que notre pays se défend aussi bien. Vous savez j'ai une cousine, Alexia Germi, qui travaille dans l'entreprise de votre père, elle est dans l'assemblage à Savona, vous savez. Elle s'y plaît bien, la paye est bonne là-bas. Et puis finalement Savona est une ville plutôt tranquille, presque aucunes attaques de quelconque résistant depuis le début de la Guerre. Au poste, on a même parié du temps qu'elle tiendra. »
« Connaissant Père, ça n'arrivera pas. Savona est presque comme un QG à la Sante's Industry, aucun misérable rebelle n'oserait s'y attaquer. », répondit Fudo avec une arrogance timide.
Ils discutèrent presque trente minutes ainsi. Sous les yeux ébahis du groupe.
Au final, le Razionne, Pietro Germi de son p'tit nom, lui offrit un paquet de clopes et le laissait partir en souriant.
« Enfin bon allez-y je vous fait confiance, vos amis passent aussi. »
Fudo lui rendit son sourire.
« Merci officier Germi. »
Il se retourna et fit un signe de la main au groupe. Et iels furent de nouveau sur les routes. Ça avait été facile. Si tout continuaient comme ça, iels iraient où iels voudraient. Rushe devait penser pareil. Au vu de son sourire triomphant. Fudo se sentit bien.
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« Je dois aller où je veux, même si c'est nul part. »
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