Chanson: Fuck you de Lily Allen

Bon bon bon la fiction devait finir au chapitre d'avant mais ça me plait pas comme fin alors c'est pas pour maintenant. Elle arrive au prochain chapitre. En attendant j'espère que vous apprécierez celui-là. Bonne lecture!

Ce fut compliqué pour Billy d'aller chercher ses affaires dans la maison de son père. Comme il s'y attendait, Susan le supplia presque de rester et Max eut un air de pure pitié en le voyant. Il n'avait pas besoin de tout ça. Il voulait juste rentrer « chez lui », avec Steve et oublier toute cette histoire. Heureusement que son « ami », il ne savait pas vraiment comment classer leur relation, était venu. C'était même lui qui avait insisté pour l'accompagner et il lui en était très reconnaissant. En plus des affaires, les deux garçons récupèrent la voiture de Billy. Une fois « à la maison », le blond supplia presque Steve de ne pas sortir et juste se poser et ne rien faire. L'autre homme accepta évidemment et resta au petit soin avec Billy toute la journée. Il lui prépara des gaufres et eu le cœur serré quand le blond lui avoua que c'était la première fois qu'il en mangeait. Mais sa tristesse s'évanouit quand il vit les yeux pétillants de bonheur de Billy dirigés vers lui, un sourire éclatant aux lèvres. Il le trouva tellement mignon qu'il l'embrassa sur le champ. S'en suivit quelques câlins, de nombreux baisers et deux trois caresses toujours sur le torse et le dos. C'est dans cette ambiance douce qu'ils finirent la journée et le reste de la semaine. C'était bientôt les vacances alors le lycée n'était pas trop une corvée. Seulement les regards parfois étranges et emplie d'empathie de beaucoup de personnes à supporter mais Steve était là pour aider Billy.

Un soir, alors que les deux garçons se câlinaient tendrement sur le canapé, quelqu'un fit irruption dans le salon, sans même avoir toqué à la porte.

« Steve, cria une voix féminine avec un accent bourgeois horripilant. Maman et papa sont rentrés! On repart dans deux jours. Je dois juste récupérer mes fourrures. C'est pas très chaud la Norvège. »

La mère de Steve était le genre de femme incroyablement superficielle, antipathique et moche. Non pas qu'elle soit laide, au contraire, la nature l'avait gâtée comme en témoignait l'héritage génétique de Steve. Seulement, sa beauté naturelle était gâchée par du maquillage, des bijoux à outrance et des vêtements de luxe hors de prix et incroyablement laids. La femme, sans même un regard pour les garçons se dirigea vers le frigo et prit un vers d'eau pétillante avant de dire:

« Mon ourson! Combien de fois je t'ai dis de laisser le champagne au frigidaire pour les jours où nous sommes là! Chéri! Dépêche toi un peu!, lança-t-elle par dessus son épaule »

Aussitôt, deux hommes habillés en costume trois pièces entrèrent dans la maison, les bras chargés de valises. Ils allèrent les monter dans une chambre de l'étage. Quelques secondes après, un homme, en costume bariolé et lunettes de soleil, alors qu'il faisait nuit, fit irruption dans la cuisine.

« Je suis là chérie, dit-il à sa femme avec le même accent désagréable. Sers-moi du champagne veux-tu?

- J'aimerai bien mais ton fils n'en a pas mis au frais. C'est exaspérant. À ce demander qui l'a élevé! soupira la mère de Steve.

- Eh bien demande lui d'en chercher! répondit son mari.

- Oh je n'y avais pas pensé! Steve!!! »

C'est seulement à ce moment que le couple pensa réellement à sa progéniture et se mit à chercher le jeune homme.

Pendant ce temps, Steve et Billy étaient restés sur le canapé. Billy était pétrifié. Il faut dire que les Harrington étaient des phénomènes. Il savait que la famille de Steve était riche, en témoigne la maison, mais de là à avoir des domestiques et ne jurer que par le champagne. Il ne s'était pas attendu à ça. Il ne s'était même pas attendu à les voir un jour. Pour lui les parents de Steve n'existaient que dans l'imaginaire collectif et leurs actions importaient peut. Seulement ils étaient apparemment réels et présents dans la maison. Alors que lui et Steve étaient en train de s'embrasser quelques secondes avant. Et là, Billy prit peur. Les images de son pères lui revinrent en tête. Steve lui était resté impassible face à ses parents. Il avait l'habitude de leurs visites à l'improviste. Quand il sentit Billy trembler contre lui, il comprit que quelque chose n'allait pas. Il eu beau lui caresser gentiment la tête et lui murmurer des paroles rassurantes, rien n'y faisait, la terreur restait encrée dans les yeux de son vis à vis. C'est exactement ce moment que choisirent ses parents pour débouler dans le salon. Ils se figèrent un moment en voyant les deux garçons si proches.

« Mon ourson en sucre, demanda sa mère, qui est ce jeune homme?

- C'est Billy mère, répondit Steve.

- Et que fait ce Billy dans tes bras, dit son père sur un ton menaçant. »

À ces mots, Billy se serra plus contre Steve, comme voulant se protéger des adultes. Et Steve comprit ce qui effrayait le blond.

« Qu'est-ce que ça peut vous faire de toute façon? crachat-il au visage de ses parents.

- Ça nous fait, jeune homme, répliqua son père, qu'en aucun cas je n'accepterai que mon héritier soit un PD. C'est écœurant! »

À ces mots Billy fondit en larmes. Ses souvenirs étaient bien trop frais et douloureux. Steve vit alors rouge. Personne ne blessait son Billy.

« Eh bien trop tard père, dit Steve avec énormément de dédain sur le mot « père ». Billy est mon copain, petit ami, amoureux appelez ça comme vous voulez! Et ça n'est certainement pas vous qui allez changer quoique ce soit à cela!

- Bien sur que si! Je t'interdis de revoir ce type et si tu refuse tu partira de notre maison! hurla son paternel.

- Votre maison?! Laisse moi rire! Rappelle moi qui paie pour cette maison?! Moi! C'est vous qui allez partir de cet endroit!

- Eh bien je te coupe tes rentrées d'argent! tenta son père. »

Steve éclata d'un rire froid.

« Que ta mémoire est courte. C'est décevant. Dois-je vous rappeler qu'il y a un an, vous en avez eu marre de diriger l'entreprise et m'avez tout légué? En plus d'être des parents indignes, vous êtes des patrons indignes qui ont juste gardé des parts de marché. Je gère mon argent et ma vie comme je l'entends alors allez vous faire foutre! »

La mère de Steve éclata alors en sanglots. Son mari oublia de la soutenir, trop sonné.

« Qu'avons-nous raté dans ton éducation... se lamenta la femme.

- Mais rien du tout comme vous n'avez rien fait! Maintenant dégagez de chez moi avant que j'appelle la police, répliqua Steve, la voix blanche. »

Ses parents ne bougeaient pas. Alors le jeune homme appela un des domestiques et lui dit de les emmener et de prendre toutes leurs affaires par la même occasion. De toute façon, une maison de plus une de moins ça n'était pas grand chose pour eux.

Quand ses parents furent partis, Steve se concentra uniquement sur Billy, qui pleurait encore. Il le rassura du mieux qu'il pu. Cette fois-ci, le garçon se calma plus facilement.

« Ça va mieux mon cœur? demanda Steve avec plein de tendresse dans la voix.

- Oui, renifla Billy. Merci. »

Steve l'embrassa doucement, sans le brusquer. Billy l'interrompit soudainement, le repoussant un peu. C'est sur un ton moqueur qu'il dit:

« Alors comme ça je suis ton petit ami? »

Steve eu la décence de rougir furieusement.

« Ouais. C'est logique non? J'veux dire on se fait des câlins, on s'embrasse, on vit plus ou moins ensemble maintenant. On est ensemble quoi!

- Et si je suis pas d'accord? se moqua gentiment Billy. »

Le visage de Steve se décomposa. Il ne s'attendait pas à ça. Alors Billy ne voulait pas de lui finalement? Il allait l'abandonner? Sa vue se brouilla et Billy comprit son erreur.

« Eh ma princesse! Je te laisse pas tomber, lui dit-il. Bien sûr qu'on est ensemble!

- Vrai? demanda Steve, la peur au ventre.

- Vrai. Et même, vrai pour toujours! »

Alors les deux garçons s'embrassèrent. Ils étaient ensemble et se battraient pour l'être, peut importe contre qui.