Hey ! Je viens de remarqué que j'avais oublié de posté le chapitre 8 sur cette plateforme. Désolé !

Bonne lecture les loustiques !


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Chapitre 8

La balle bleue remontait la montagne par le télésiège. Inspire. Une, deux, trois, quatre secondes.

La balle bleue disparue dans un tunnel. Retient la respiration. Une, deux, secondes.

La balle bleue réapparu de l'autre côté de la montagne et descendit la piste de ski. Expire. Une, deux, trois, quatre secondes.

La balle bleue remontait la montagne par le télésiège. Inspire. Une, deux, trois, quatre secondes.

La balle bleue disparue dans un tunnel. Retient la respiration. Une, deux, secondes.

La balle bleue réapparu de l'autre côté de la montagne et descendit la piste de ski. Expire. Une, deux, trois, quatre secondes.

La balle bleue remontait la montagne par le télésiège. Inspire. Une, deux, trois, quatre secondes.

La balle bleue disparue dans un tunnel. Retient la respiration. Une, deux, secondes.

La balle bleue réapparu de l'autre côté de la montagne et descendit la piste de ski. Expire. Une, deux, trois, quatre secondes.

La balle bleue remontait la montagne par le télésiège. Inspire. Une, deux, trois, quatre secondes.

La balle bleue disparue dans un tunnel. Retient la respiration. Une-

« Paolo ? »

Surprise. Peur. Panique.

Ses yeux s'agrandirent et son corps entier se crispa.

Danger.

Danger.

Danger.

« Putain ! Pao' ! »

Quelque chose le toucha.

Panique. Panique. Danger. Danger. Danger. Danger. Danger.

FAIRE LE MORT.

La chose fit des aller-retours sur son épaule droite.

« Pao', c'est moi, Fudo. »

La chose et la voix le rassurait. Mais est-ce qu'il pouvait leur faire confiance ?

Peut-être était-ce un piège ?

« Fudo Akio. T-ton ami. »

Akio. Son ami.

Oui, Akio, son si cher ami.

Son ami qui allait si mal. Son ami qui se détestait si fort. Son ami au cœur teint en noir. Son ami qui avait échangé ses larmes pour des sourires arrogants. Son ami souffrant.

Akio. Akio. Akio. Akio.

Son ami qui avait une si bonne odeur. Son ami aux phrases acérés. Son ami à l'humour noir. Son ami qui essayait d'aider de manières détournées.

Son ami qui l'avait tant aidé. Son ami qu'il voulait tant aidé.

Son ami chéri.

Son ami.

Akio.

AKIO.

C'était sa voix. Qui lui parlait.

C'était sa main. Cette chose qui le touchait.

Akio.

Akio.

Akio.

Akio.

Akio.

« Pao'… Pleure pas... »

La voix d'Akio.

Les bras d'Akio l'entourèrent.

Le serrant contre Akio.

L'odeur d'Akio.

« T'inquiète pas, tout va bien maintenant… »

Pourquoi Akio essayait-il de le rassurer ? Pourquoi voyait-il si flou ? Pourquoi son corps tremblait entre ses bras ?

Non ! C'était à lui d'aider Akio ! De le protéger ! Pas l'inverse ! Il n'avait pas besoin d'aide, lui ! Il ne méritait pas son aide ! Il…

Il pleurait.

Serrant à son tour le corps d'Akio.

« Tout va bien… »

Nichant son nez dans le cou d'Akio. Respirant son odeur. Pleurant et pleurant encore.

Akio traçait des rond dans son dos avec sa main. Lui murmurant de ne pas s'inquiéter, que tout ira bien, que c'était fini.

Et lentement Paolo se calma.

Ses pleurs se firent moins bruyant. Puis plus espacés. Sa respiration ralentit. Ses tremblement cessèrent.

Il reprit conscience du présent.

La Razionne !

Il tourna brusquement la tête vers le pare-brise.

Iels étaient arrêtés.

Entourés d'arbres.

Devant un lac.

Il regarda Akio. Perdu.

Où étaient-iels ? Où était la Razionne ? Pourquoi étaient-iels hors de la route ? Pourquoi n'y avait-il que lui et Akio à l'avant de la camionnette ?

« Tous les autres sont à l'arrière. »

« Que… Que s'est-il passé ? On était poursuivit par la Razionne et maintenant… »

Akio mordit sa lèvre inférieure et détourna le regard.

« Goenji à utiliser une Tornade de Feu sur leur voiture et les a envoyer valser. On a roulé quatre heures jusqu'ici, j'étais avec toi tout le long. Maintenant, tout les autres sont dans le coffre. Iels attendent que t'aille mieux. Après on va discuter de ce qu'on fait. »

Akio le regarda dans les yeux.

« Tu vas bien ? », demanda-t-il avec une sorte de crainte.

Son ami.

Paolo sourit.

« Tu t'inquiétais pour moi ? », fit-il d'un ton espiègle.

Aussitôt Akio se renfrogna.

« Bien sûr que non. C'était juste pour savoir si tu voulais un doliprane ou une autre connerie… »

Le sourire de Paolo grandit.

« Mais oui, c'est ça… »

Puis pour couper toute protestation il enchaîna.

« Mais ça a vraiment marché ? La Tornade de Feu ? »

Akio roula des yeux avant de sourire avec arrogance.

« Ça a putain de bien marché ! La voiture s'est retourné ! C'était génial ! Bon Someoka s'est prit une balle- »

« QUOI ?! »

Putain, quoi ?!

Aussitôt, Paolo sortit de la voiture.

Il entendit Akio le suivre.

Pourquoi ne lui avait-il pas dit plus tôt ? Putain !

Peut-être pour ne pas le faire angoisser de nouveau.

Ce qui n'était en soit pas une si mauvaise idée.

Paolo sentait déjà son cœur battre dans ses oreilles.

Il couru vers les portes du coffre et ouvrit la portière gauche à la volée.

« Someoka ! », cria-t-il.

Rushe et Demiono qui semblaient être en pleine conversation sursautèrent en le voyant apparaître à leur gauche. Dans le coin droit Goenji releva la tête vers lui, il n'avait pas l'air bien. Et sur le côté gauche du coffre se trouvait adossé Someoka qui regardait son bras bandé avec une grimace en compagnie de Kido qui rangeait la trousse de secours et Otonashi qui regardait elle aussi le bras du rosé avec une mine soucieuse. Eux trois aussi tournèrent la tête vers lui quand il cria.

La japonaise sourit en le voyant. Rassurée.

« Paolo! », s'écria à son tour Rushe.

Heureuse de voir qu'il allait mieux.

En fait, il sembla qu'un poids tomba des épaules de tous.

Paolo fit un grand sourire à Rushe.

Puis revint à Someoka.

« Tu vas bien ? Tu es blessé où ? », demanda-t-il inquiet.

« C'est rien, juste une égratignure. Plus de peur que de mal. », répondit le rosé, confiant.

Paolo n'était pas convaincu. Mais il hocha tout de même la tête. Laissant couler.

« Du coup, qu'est-ce qu'on fait là ? », demanda-t-il.

C'est Akio qui lui répondit.

« On prend nos affaires et on dégage. »

Quoi ? Comment ça iels prenaient leurs affaires ? À pied ? Que… Pourquoi ?

Paolo se retourna vers son ami.

« Mais… Akio… »

Ledit Akio lui envoya un regard noir.

Ah oui, il aimait pas qu'on l'appelle ainsi.

Paolo lui fit un sourire gogenard.

Avant de reprendre.

« Fudo. Pourquoi ? »

Visiblement, iels n'en avaient pas discutés car il n'était pas le seul à le regarder de manière perplexe.

« Fudo a raison. », déclara Otonashi.

Tous se tournèrent vers elle.

Attendant des explication.

« Même si on s'est débarrassé de la voiture qui nous poursuivait, il est au moins à 95 % sûr que la Razionne à notre plaque d'immatriculation, si ce n'est mon descriptif. On ne peut plus se balader avec notre camionnette alors qu'elle est associé à des… tueurs. Il faut aller jusqu'à Grosseto à pied. »

Personne ne pensa à la contredire.

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« Bon, on va pas pouvoir tout prendre. »

Effectivement, le tas de sac de sports, de valise, de sac à dos, de sac de couchage et de nourriture était bien trop conséquent pour qu'iels puissent les transporter quelque part. Beaucoup, beaucoup trop.

« Je propose qu'on commence tous par faire le tri dans nos effet personnels. On met tout dans des sacs on prends aucune valise, trop cramé. Et faut qu'on garde tous de la place pour un sac de couchage et des provision. Ça vous va ? », proposa Rushe.

Tous acquiescèrent. L'italienne fit un sourire en coin. Fudo eut l'étrange impression de se retrouver face à un miroir.

Iels s'affairèrent.

Fudo dût être celui qui avait le moins de problème à faire le tri. Rushe arrivant très certainement en seconde position. Iels n'avaient que le strict strict nécessaire. Leurs objets personnels rentrant déjà à l'intérieurs de leurs sacs de rando. Iels n'eurent qu'à retirer des vêtements et des paires des chaussures. Desquelles iels se séparèrent sans mal.

Pour les autres c'était une autre affaire. Particulièrement le groupe des japonais qui avaient eut la bonne idée de ramener des valises. Alors qu'il avait fini de vider son sac de ses effets inutiles Fudo entendait Someoka grommeler et Domonio soupirer à intervalles régulier.

Il ricana silencieusement.

Remarquant que l'italienne s'était assise en face du lac, il la rejoignit.

Iels regardèrent le lac devant eux.

En silence.

Le lac paraissait presque magique. Le soleil passant entre les nuages pour l'éclairer. L'eau faisant miroir. Rendant la surface du lac brillante. Comme si une divinité pouvait s'y poser à tout moment. Comme si le présent était sur pause. C'était apaisant.

Fudo inspira. L'odeur de la forêt, du lac, et de la cigarette de Rushe. Il pourrait s'endormir tant c'était agréable.

« Putain mais tu vas pas prendre cette chose ?! »

Fudo sursauta. Il avait oublié la présence des autres.

Il se retourna pour voir Otonashi sortant une cape rouge du sac de Kido. Cette cape rappela à Fudo celle qu'il avait pendant le FFI. Il se demanda si c'était la même où si le stratège en avait acheté une nouvelle.

Celui-ci reprit sèchement la cape des mains de sa sœur et la rangea dans son sac.

Cette dernière leva les yeux au ciel en grommelant.

Otonashi enfila un second sweat et mit sa blague à tabac à l'intérieur. Puis elle regarda d'un œil critique ses camarades.

Paolo était l'indécision en tant que personne. Ne cessant de mettre et de retirer des affaires de son sac.

Demonio galérait à attacher son sac de couchage à sa sacoche.

Goenji, qui était celui ayant pris le plus d'affaires, avait l'air de méditer afin de choisir entre les seize putain de t-shirt blanc qu'il avait emmener.

Et Someoka pleurait son smoking blanc qu'il abandonnait.

Puis s'approchant des sacs de courses elle ouvrit un paquet de gressins qu'elle commença à manger. Otonashi s'adossa à un arbre et regarda d'un œil critique ses coéquipiers. Visiblement elle n'approuvait pas leurs choix.

Cela agaça Fudo.

Otonashi.

Elle avait toujours été comme ça.

À n'écouter qu'elle-même et s'énerver quand les autres ne suivaient pas ses conseils.

Le passé lui était encore en travers de la gorge.

Pourtant il su prendre sur lui. Ne pas attaquer Otonashi d'une remarque sarcastique. Finalement ces dernières années lui avait appris quelques trucs. Iels n'avaient pas besoin de se disputer. Pas maintenant. Pas besoin de renforcer les tensions déjà présentes.

Il se retourna vers le lac.

Ignorant les autres.

Et l'engueulade qui se forma derrière lui.

Il mit ses mais sur ses oreilles pour l'éloigner.

« JE LE PREND SI JE VEUX PUTAIN ! »

Ça ne servait à rien.

À rien.

« TU VEUX QUOI ? QU'ON CRÈVE TOUS à CAUSE DE TON ORDI DE MERDE ! »

Juste les diviser un peu plus.

À ce qu'il se rappelle un peu plus.

C'était douloureux.

« MAIS MÊLE TOI DE TES AFFAIRES ! »

Il préférait s'engueuler que les autres s'engueulent entre eux.

Même s'il ne les aimait. Il détestait. Il détestait entendre les autres s'engueuler entre eux.

C'était mieux si c'était contre lui. Ou à cause de lui.

« ET TOI TU VEUX PAS VOIR PLUS LOIN QUE TON NOMBRIL ? »

C'était mieux si les gens le détestait. Il le méritait plus. C'était moins grave de le détester lui. C'était normal.

Mais il avait apprit. Un peu. À moins chercher le conflit.

Il devait laisser les autres être en colère entre eux.

Il n'avait pas à prendre tout les maux des autres sur son dos. Cette phrase il se la répétait en boucle. C'était celle que lui avait crié Paolo plusieurs fois. Ainsi elle rentrait peu à peu. Il réussissait à l'appliquer. Peu à peu.

Pourtant il n'y croyait pas vraiment.

« CONNASSE ! »

Il se boucha plus fort les oreilles. Enfonçant ses ongles dans sa peau.

Il devait se taire.

La dispute n'avait rien à voir avec lui.

La douleur le calma un peu.

Il regarda le lac. Obsessionnellement. Pour oublier et cesser de se détester.

« RÉPÈTE POUR VOIR ? »

Rushe passa sa main dans son dos.

Et ça continua.

Jusqu'à ce que la camionnette soit ensevelie sous les eaux.

Jusqu'à ce qu'iels partent.

Jusqu'à ce que Someoka et Otonashi s'excusent l'un envers l'autre.

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« Si les yeux sont la fenêtre de l'âme alors la souffrance en est la porte. »

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