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Chapitre 9
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Un pas. Deux pas. Trois pas.
Il avait coincé son bras dans la sangle de son sac à dos. Au moins huit kilo le sac. C'était le moins lourd d'eux tous. Les autres voulaient le charger le moins possible. À cause de son bras droit. Celui qu'il avait coincé dans sa sangle. Il ne savait pas vraiment quoi en penser. Ryuugo n'aimait pas avoir l'air faible aux yeux des autres. C'était sa hantise. Depuis toujours. Il ne savait pas vraiment pourquoi. Sûrement dû au fait qu'il était toujours le moins doué. Le moins beau. Le moins intéressant.
Un pas. Deux pas. Trois pas.
Néanmoins il aurait dû être soulagé qu'on se soucie de lui. Qu'on lui donne moins de nourriture lourde à porter. Qu'on lui demande s'il voulait une pause. Mais non. Bien sûr que non. Même si son bras le faisait souffrir. Que sa tête tournait. Que ses muscle peinent à faire le moindre pas. Il était énervé.
Un pas. Deux pas. Trois pas.
Il aurait voulu être traiter comme les autres. Porter autant. Qu'on ne lui envoie pas ses regards inquiets. Il ne le supportait pas.
Un pas. Deux pas. Trois pas.
Pourquoi avait-il fallu que cette balle l'atteigne ?
Un pas. Deux pas. Trois pas.
Pourquoi ne pouvait-il pas juste oublier cette douleur ?
Un pas. Deux pas. Trois pas.
Pourquoi sa blessure ne pouvait pas guérir instantanément ?
Un pas. Deux pas. Trois pas.
Pourquoi n'avait-il pas vu la balle venir ?
Un pas. Deux pas. Trois pas.
Pourquoi ne pouvait-il pas supporter cette douleur ?
Un pas. Deux pas. Trois pas.
Pourquoi était-il si faible ?
Un pas. Deux pas. Trois pas.
Toujours à se faire des blessures au mauvais moment.
Comme à l'époque de Raimon.
Un pas. Deux pas. Trois pas.
Il se mordit l'intérieur de la bouche. Peut-être que ça lui fera oublier la douleur de son bras droit ?
Manifestement non.
Un pas. Deux pas. Trois pas.
Il rouvrit la bouche pour prendre une grande inspiration.
Putain que l'air lui manquait.
Un pas. Deux pas. Trois pas.
Le monde tangua, il n'y fit pas attention.
Un pas. Deux pas. Trois pas.
« On fait une pause ! »
La voix d'Haruna.
Il la remercia intérieurement.
Iels s'assirent en cercle. Deux bouteilles d'eau de sortie. Un paquet de chips aussi. Et Haruna avait toujours ses gressins à la main. Demonio plaça une carte en papier au centre.
Demonio, curieux garçon. De ce qu'il avait compris, il avait été affilié à ce satané Kageyama lui-aussi. Ainsi que la blonde. Il ne savait même pas comment. Il l'aimait bien pourtant ce petit italien. Il se demandait ce qu'il s'était passé.
Tant d'entre eux avait un passif avec le coach fou. Kido, Fudo, Paolo, Rushe, Demonio. Cet homme était tout bonnement terrifiant. L'emprise qu'il avait eut sur ces enfants.
« On est ici. », dit Demonio en pointant la carte.
À côté de Manciano. Était-ce une ville ou un village ? Ryuugo ne saurait dire. Mais visiblement ils étaient sortis de l'énorme forêt où iels étaient poursuivit. Cela le soulagea.
Il avait l'impression que cela faisait des jours qu'iels tournaient en rond dans cette maudite forêt. Maudite.
« On devrait mettre environ 15 heures pour arriver à Grosseto. », estima Paolo Bianchi.
« On va a Grosseto ?! », s'exclama-t-il alarmé.
« C'est pas la meilleur solution niveau prudence mais Demonio à des contacts là-bas qui nous ont pris des tickets de train pour Florence. Plus vite on est loin du lieu du crime mieux c'est. Et puis avec ton bras, je nous vois mal marcher jusqu'en France. »
« C'est bon, mon bras va bien ! C'est juste quelques p'tites douleurs ! Ça forge le caractère ! », se défendit-il, blessé dans son ego.
Tu es faible. Tu es un poids pour le groupe. Iels mourront par ta faute.
Ryuugo sera le poing. Tandis que Haruna lui retournait un regard éloquent.
« Mais et le camion vers Grosseto du contact du pote de Demonio ? Et puis ils sortent d'où ces billets de train ? », fit Shuuya.
Visiblement Ryuugo n'était pas le seul à ne pas avoir été mit au courant du changement de plan.
« À ton avis ? Le camion n'était pas gratuit et on a perdu notre monnaie d'échange AKA la superbe camionnette de la poste qui apprend désormais les joies de la plongé ! », ironisa Fudo, un sourire en coin.
Paolo leva les yeux au ciel mais acquiesça.
« C'est ça et pour les billets c'était un des plans B prévu. »
Ryuugo leva les sourcils, impressionné. Et dire que Kido n'avait même pas participé à l'élaboration du plan. En même ce devait être difficile de monter un programme avec quelqu'un qui ne parle qu'une fois toutes les deux semaines. Et pour à peine dire une phrase complète. Il sourit en pensant au Mao. Il était vrai que la voix du stratège en chef de Raimon lui avait manqué.
« Du coup on fait quoi maintenant, il est 16h, le soleil dans deux trois heures. », demanda le blond.
« On va marcher autant qu'on peut et essayer de n'avoir qu'une nuit à dormir dehors. », répondit Haruna.
Ryuugo hocha la tête. Et attrapa la bouteille d'eau qui lui faisait de l'œil depuis le début. Iels discutèrent sur le chemin à emprunter. De manière à éviter les villages et les routes sans se perdre. Travail fastidieux. Le rosé ferma les yeux. Il avait du mal à suivre la conversation. Les mots lui semblait trop compliqués.
Finalement iels se décidèrent de se mettre en route.
« Je peux avoir les médocs anti-douleur, », murmura-t-il à Shuuya.
Il avait l'impression que son corps brûlait et gelait en même temps. Et la douleur à son bras était si forte qu'il se demanda s'il n'était simplement amputé.
« Tiens », fit le blond en lui tendant la boîte de médicament.
Le rosé pris maladroitement trois gélules malgré le fait que ce soit contre-indiqué par la notice et les avala. Puis il se leva.
« Tu veux que je prenne ton sac ? »
Shuuya. Ryuugo soupira.
« Nan t'inquiète ça va. »
De toute façon avec ou sans sac il aurait mal.
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Il était beau. Kido s'étonnait encore de cette pensée. Pourtant cela faisait longtemps qu'elle était logée dans sa tête.
Ce devait être car il n'avait pas l'habitude de penser ce genre de chose de son entourage. Il avait plutôt tendance à classer les gens par caractéristiques physiques ou de caractères. Faire des tableaux. Pour identifier ce qui pouvait être utile chez chacun. Pour comprendre leurs réaction. Créer des clones virtuels. Analyser. Qui devait faire quoi. Quelles caractéristiques requises pour arriver à ce but ?
Mais des jugements de valeur subjectifs et personnels ? Il n'en avait pas l'habitude.
Il pouvait dire qui était beau, attirant mais selon des conditions générales. Pas pour lui, pour les autres.
Alors pourquoi ne pouvait-il pas s'enlever de la tête qu'Akio Fudo était beau ?
Il n'avait rien de spécial. Objectivement il était plutôt normal voire un peu laid.
Mais le voir courir sur ce terrain de foot. Ses cheveux s'envolant quand il changeait brusquement de direction. Son sourire en coin. Ses yeux qui analysait le terrain. La sueur qui perlait sur son corps.
Il était beau. Il était désirable même.
Yuuto se lécha les lèvres.
C'était vraiment bizarre de penser, ressentir ça.
Il n'était pas sur d'aimer.
Pourtant il était heureux de le revoir.
Yuuto ne savait pas qu'il était dans la même équipe que Ryuugo et Paolo.
Fudo n'avait plus aucun contact avec l'équipe. Sauf peut-être Mamoru. Son ventre se tordit à cette pensée.
Et Ryuugo ne leur avait pas parler de lui.
C'était plutôt logique, le rosé n'avait jamais été même un tantinet proche de Fudo. Et en les regardant jouer Yuuto se dit que ça n'avait pas changer. Ils étaient presque comme des étrangers.
« Il a l'air de se plaire. », fit sa sœur avec un sourire.
« Ouais. », répondit-il.
Il ne se rendit compte qu'après coup qu'elle parlait de Ryuugo.
Ça l'agaça.
Fudo.
Merde.
Finalement Paolo Bianchi les aperçut. Il leur fit un grand sourire et se pris une balle dans le ventre. Il se releva en grommelant et appela Ryuugo et Fudo pour les pointer du doigt.
Le rosé leur fit un grand sourire (lui aussi) et accouru à leur côté.
Fudo lui eut l'air un peu gêné, il discuta un peu avec Paolo qui fini par le traîner vers eux.
« Bah alors qu'est-ce que vous faites là ? », demanda joyeusement Ryuugo.
« On t'avait bien dit qu'on avait une surprise pour toi. », lui répondit Shuuya un sourire aux lèvres.
« On passe deux mois en Italie. Vacances. », expliqua sa sœur.
« Génial ! Vous m'avez manqué, vous savez ! »
« Salut », s'annonça Paolo.
Il n'avait pas l'air surprit de les voir ici, seulement heureux.
Yuuto se demandait si quelqu'un (à tout hasard Mamoru) l'avait mit au courant ou s'il était du genre à ne pas se poser de question et à apprécier ce qui venait (comme Mamoru).
Comme toujours Endo Mamoru était partout. Ce fait amusait vaguement Kido.
« Vous avez un endroit où loger ? »
« Pour l'instant on est dans un hôtel on sait pas trop encore pour combien de temps, on aimerai bien voyager un peu en Europe aussi. »
« En Allemagne », ne put s'empêcher d'ajouter le stratège.
Il avait très envie d'y aller. Mais comme Haruna s'en foutait pas mal de ce pays et que Goenji y était déjà allé avec son père et n'en avait pas forcément de très bon souvenirs, Yuuto se retrouvait à utiliser la technique je-parle-de-mon-désir-si-souvent-que-tu-fini-par-penser-que-c-est-aussi-ton-souhait (ou la technique du gosse pourri gâté, à voir). Pour l'instant elle n'avait pas l'air de fonctionner mais courage ça ne faisait qu'un mois qu'il l'utilisait. Et seulement deux jours qu'ils étaient arrivés en Italie.
Il avait tout son temps.
Pendant que Shuuya et Haruna démentissait ses propos (« ouais enfin c'est pas prévu » « on a pas encore décidé de notre programme » etc), Yuuto observa Fudo.
Le joueur avait l'air un peu gêné, ne disait rien, se contentait de se tenir aux côtés de Paolo.
C'était bizarre de le voir en vert, ça faisait déjà longtemps qu'il avait changé ses lunettes. Malgré qu'Haruna lui dise qu'il avait une tête de grenouille avec elles et que les anciennes étaient plus belle, il avait décidé de n'utiliser que celles-ci.
Mais c'était étrange de voir des visages connus d'une autre couleur. Il avait déjà vécu cette phase d'adaptation. Ce n'était pas nouveau, juste un peu confortable.
Les yeux de Fudo n'avaient pas cette couleur dans ses souvenirs.
Soudainement leur regard se rencontrèrent. Même si Fudo ne pouvait pas le savoir. Peut-être le sentait-il ?
Yuuto se réveilla soudainement. Il venait de se prendre un coup sur la tête.
Ironie du sort, le pied criminel était celui de l'autre stratège du groupe.
Il grommela, un si joli souvenir… Et Fudo pour le ramener à la réalité.
Ah, comme le Kido d'il y a un peu plus d'un an était candide.
Il s'assit de manière à voire le visage du brun. Le tout le plus discrètement possible. Il ne voulait réveiller personne. Iels avaient besoin de sommeil. Il ne voulait pas qu'on le voit à observer Fudo. Il aurait voulu tout oublier. Ou juste casser la gueule à son ancien lui pour lui remettre les idées en place. Et casser la gueule d'un paquet d'autres personnes.
Même maintenant qu'il avait une sorte de carré ébouriffé, il était beau.
D'une manière différente certe. Mais ses cernes, ses blessures, sa maigreur, sa mauvaise humeur. Rien n'entachait pas sa beauté.
Pourtant Yuuto était d'accord avec son ancien lui, Fudo n'avait rien de spécialement beau et objectivement il le décrirait même comme quelqu'un d'un peu moche.
Alors pourquoi le trouvait-il beau ?
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Ael avait mal dormi. Comme tout le monde supposait-ael.
Mais ça ne l'empêcha pas de grommeler à l'encontre de son dos. Comment cette pierre avait pu se loger comme lui. Ael était sûrae qu'elle n'était pas là quand ael s'était endormiae.
Ce devait être les esprits de la forêt. Iels avaient dû faire en sorte qu'iels dorment mal et partent au plus vite. On aide tous a sa manière. L'idée lea fait sourire.
Le temps aussi devait être de leur côté. Malgré que ce soit désagréable de marcher sous la pluie battante moins de gens sortait par ce temps. Même la Razionne. Demonio avait suffisamment étudier leur comportement pour le savoir.
Ainsi cela faisait déjà presque cinq heures qu'ils avaient repris la marche. Paolo en tête avec Otonashi, suivit de près par Rushe et Fudo, puis il y avait Kido et ael pour finir par Someoka et Goenji qui fermaient la marche.
Heureusement, iels n'étaient pas silencieux.
« Un animal en R », déclara Rushe.
« Renard », fit Fudo.
« Rouge-gorge », répondit Goenji.
« Requin… », murmura difficilement Someoka.
« Rat », dit Otonashi.
« Raton laveur », trouva Paolo.
Un jeu débile mais qui passait le temps. Enfin surtout qui permettait d'entendre la voix du blessé. Elle devenait de plus en plus difficile à entendre. Et quand on sentait trop la souffrance de Someoka au travers, iels décidaient de s'arrêter.
« Demo, tu abandonnes ? »
« Hein ? Euh non, un animal en R euh… Raptor ? »
Ael était trop dans ses pensées et avait oublié.e qu'ael jouait. C'était ridicule. Le sang lui monta aux joues.
« Ça compte les dinosaures ?! », s'étonna la japonaise.
« Bah ouais, c'est des animaux », répondit Paolo avec le sourire.
« Merde, je pensais pas… », se plaignit Otonashi.
Fudo ricana.
« C'est ton tour Fudo. Donne le suite au lieu de ricaner. », fit Rushe un sourire en coin.
« Bon alors, des courants de pensées -genre politique, artistique, philosophique voyez ?- en S. », dit-il d'un ton plat.
Il y eut un petit silence.
« Quoi ? Vous abandonnez ? Trop cool, je pensais pas gagner si vite ! Vous êtes encore plus décevant que je le pensais ! », les nargua-t-il.
« Il a le droit de demander cette catégorie ? », demanda Otonashi.
« On a pas dit qu'il avait pas le droit… », soupira Paolo, il continua avec amusement. « De toute façon c'est plus marrant comme ça et puis on peut trouver, la dernière fois il avait demandé les nœuds en P et quand on a abandonné un nous en a sortit une dizaine presque ! »
« Parce que vous jouez souvent a ce jeux ?! », s'écria Demonio de stupeur.
« Il faut croire… », grogna Paolo le rouge au joues.
« J'ai ! Stoïcisme ! », s'exclama Rushe.
« Ah ! Je savais que je pouvais compter sur toi ! », s'amusa Fudo.
« Et moi qui pensais que ton égo ne pourrait le supporter… », rétorqua l'italienne.
« Il y a une différence entre la supériorité et être entouré d'imbéciles. Je pense à ma survie ! », renchérit-il.
Demonio vit Kido souffler du nez avec un petit sourire. Ael le comprenait. Une fois qu'on y était habitué, les sarcasmes de Fudo était très amusant.
« Cynisme ? », essaya Someoka d'une petite voix.
« Désolé chéri mais cynisme ça commence par un C », roucoula le brun.
Il avait vraiment appelé Someoka ''chéri'' ?! Demonio se demanda si Fudo allait bien. Il avait l'air trop joyeux, c'était bizarre. Ou peut-être que c'était juste le rapprochement opéré par leur fuite commune qui le rendait si familier. De toute façon ce qui se passait dans la tête du brun lui avait toujours paru incompréhensible. Pas qu'ael le connaisse très bien. Ce qu'ael en savait était déjà suffisant pour s'en casser les méniges.
Le rosé grogna de dépit.
« Alors quelqu'un d'autre ? Franchement c'est facile ! Dommage que tu ne joues pas, je suis sur que t'en a plein en tête Kido. », nargua Fudo en se retournant vers eux.
Évidement, le japonais aux dreads ne répondit rien, pas plus qu'il exprima une émotion sur son visage. Ça ne sembla pas perturber Fudo qui se remit dans le sens de la marche.
« Mais oui ! Le surréalisme ! », s'exclama Otonashi.
« Waa, bravo ! Je ne pensais pas que ça te prendrai autant de temps. Tu es sensée être journaliste, non ? », répondit le plus petit japonais du groupe.
« C'est toi qui me déconcentre avec tes paroles incessantes ! »
Demonio qui n'avait pas encore réfléchi essaya de se rappeler des mouvement littéraire qu'ael était sensé connaître. C'est vrai que le surréalisme lui disait quelque chose même si ael n'avait aucune idée de ce que ça représentait. Si seulement ael était allé plus souvent en cours ! Demonio n'avait même pas eut son diplôme de fin d'étude. Et si ael avait utiliser le début des tentions politiques qui avait mené à la guerre pour se justifier devant les autres, ael savait la vérité. Ael avait trop séché.
Mais dans cette situation ael regrettait un peu.
Allez des courants littéraires… Le romantisme. Merde un R. Allez réfléchis… C'était que des dérivés de mot, ael allait bien en trouver un. Demonio essaya de penser à quelque chose que y'a dans les livres. Des rimes, des péripéties, des combats, des princes… Nan, des trucs en S. Sirène, saint, symbolique religieuse, spirituel… Demonio marqua un arrêt. Mais oui ! Symbole ! Symbolisme ! Ael était presque sûrae de l'avoir entendu quelque par !
« Symbolisme ! », s'écria-t-ael.
Il y eut un petit silence. Demonio avait du les surprendre.
« Bravo, Demonio, mais tu sais ce que ça veut dire au moins ? », questionna Fudo en lui envoyant un regard rusé par dessus son épaule.
Ahah, ouais. C'était pas prévu au programme ça.
« Euh que y'a un symbole et que du coup ça symbolise quelque chose, genre la colombe avec la paix ? », essaya-t-ael.
Puis ael remarqua son exemple qui lui fit bien se souvenir qu'iels étaient en guerre et que la colombe n'était pas encore sortie de son œuf. L' se mordit la lèvre.
Mais heureusement personne ne sembla s'en soucier.
« Hum, heureusement que le nom est révélateur. Je te donne le point, juste pour le culot. Pour te résumer c'est un mouvement surtout utiliser en poésie où on considère le monde comme le reflet d'un idéal que seuls les symboles peuvent atteindre, du coup les auteurs vont jouer avec les symboles et peuvent ainsi avoir des messages de registre différents de ceux énoncés. C'est pratique dans un pays totalitaire quand on veut échapper à la censure. », expliqua Fudo.
« C'est ça étale ton savoir… », grogna Paolo en souriant.
« J'étale pas mon savoir, je permets à Demonio de comprendre les mots qu'ael utilise », rétorqua le brun.
Il avait utilisé ses pronoms ! Merde ! L'habitude ne partait pas si facilement ! Merde ! Demonio regarda ses camarades. Ael soupira personne n'y avait fait attention. Juste un regard bizarre de Otonashi. Qui ne releva pas. Elle avait sûrement dû croire que la langue de Fudo avait fourché ou qu'il ne savait plus parler normalement. Demonio en fut soulagé et il pris alors le temps d'apprécier le fait d'avoir été bien genré. Ça faisait bientôt 3 jours qu'ael se faisait genré au neutre et c'était vraiment difficile. Mais moins que de se faire rejeté ou d'être moqué, se rappela-t-ael.
Demonio regarda les autres, iels avaient l'air plongés dans leurs pensées. Sauf Fudo qui semblait commencer à s'impatienter.
Ils étaient encore trois (sans compter Kido) à ne pas avoir trouver de mot.
« Bon, vous avez assez réfléchis, c'est fini. C'était super facile en plus ! Rushe tu peux donner le nouveau mot à trouver. », décida Fudo.
« Attend ! T'as quoi comme autres mots ? », coupa la japonaise.
Fudo lui fit un sourire en coin.
« Au hasard : le spiritualisme, le structuralisme, le scepticisme, oh ! et le meilleur : le socialisme. »
Le socialisme… Ah oui, c'est vrai… Demonio se sentit un peut bête. Ael se justifia par le fait que ça faisait un bout de temps qu'iels n'avait eut que des représentants de droite au pouvoir.
Les autres devaient se sentir comme ael au vu des « ahhhh ouiiii », « merde » et grognements qu'ael entendu. Néanmoins personne ne fit de remarque.
Demonio vit néanmoins le sans-parole du groupe avoir un petit sourire. Fudo devait avoir raison, Kido avait déjà pensé à tout ça.
« Un nom de footballer en S », annonça Rushe.
Ah, facile !
« Strada ! », dit-ael.
Son propre nom.
« Eh, c'est trop facile, il utilise son propre nom ! », s'indigna Otonashi.
« Someoka ! », renchérit le rosé.
Demonio se retourna vers lui.
« Hey ! Team S ! », lui fit-ael avec un grand sourire.
« Team S ! », répondit-il essoufflé.
Au moins, il souriait.
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« La liberté c'est le droit au silence. »
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