Hoy ! Me revoilà avec un nouveau chapitre !

J'attend vos retours avec impatience :)

Bonne lecture


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Chapitre 10

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C'était une fanfare qu'elle entendrait ? Elle regarda les autres. Histoire de voir si elle ne devenait pas folle et que la musique était bien réelle.

Heureusement ses camarades avaient eux aussi l'air étonné.

« Hein… », fit Fudo.

Tout le monde se tourna vers lui. Il avait la tête penchée sur son téléphone.

« Quoi ''hein'' ? », demanda Shuuya.

Le brun releva la tête surpris. Puis il pointa son portable.

« Chuis allé sur le site de la mairie. En fait aujourd'hui, c'est le cinquième jour de la semaine de célébration du régime. C'est bizarre que la semaine ne soit pas la même dans tout le pays, à Rome c'était y'a deux mois non ? »

Ah oui… Tout s'expliquait.

« En fait c'est un technique économique de l'état, comme il y a plusieurs fêtes, il y a toujours des gens de loin qui s'y déplacent et du coup ils empochent plus, il me semble », expliqua Haruna.

Du moins c'était ce que ses collèges journalistes lui avaient dit.

« Cool, ça va nous aider tout ça ! », fit joyeusement Demonio.

Oui, les contrôles seraient moindre et ils se mêleront bien plus facilement à la foule.

« Euh Fudo, tu t'es connecté à internet avec ton tel ? », demanda Shuuya d'une voix blanche.

Tout le monde s'arrêta. Paolo Bianchi avait bien spécifié au début du voyage que faire ça. Internet était surveillés et les données directement envoyé à l'état. Si le téléphone de Fudo avait déjà été blacklisté autant dire qu'ils étaient morts. Le gouvernement savait où ils étaient.

Pourtant Fudo sourit.

« Bien sûr que non, tu me prends pour qui ? »

Puis voyant les regards insistants posés sur son téléphone, il s'expliqua moqueur.

« J'ai volé ce tel y'a dix minutes à un type qu'on à croisé. Il était dans sa poche arrière c'était trop tentant. Si vous voulez ce soir vous pourrez appeler des gens avec, juste le temps qu'on installe une application cryptée. Je le jetterais juste après. »

Personne ne répondit. Fudo ricana.

« Bon, j'envoie le message à Antonio et direction le centre ville ! », dit l'italien aux dreads en sortant son portable à clapet.

« Tu dis quoi dedans ? », demanda Haruna curieuse.

« Y'a pas mes parents ce soir, j'ai au moins quatre-vingt milles saisons de Breaking Bad à rattraper, on se fait un grec ? Et oublie pas de me ramener mon pull stp », répondit Demonio en tapant sur les touches de son appareil.

Et avec ça son pote comprenait qu'ils étaient en ville, qu'ils avaient besoin d'un toit et de billets de trains pour le lendemain ? Elle fut impressionnée. C'est vrai que c'était Demonio qui avait fait leurs faux-papiers. Même si elle avait été reconnue.

« Et ma carte ? Ils doivent la connaître… », dit-elle.

« C'est fait t'inquiète », assura Demonio.

Ah, il y avait ça aussi dans son message.

Ils partirent vers les festivités.

La musique était forte. Après tant de temps dans la forêt et les champs ça lui cassais les oreilles. Haruna sentait le mal de tête arriver de loin. Pour autant, elle ne s'en inquiéta pas. Ici, la joie dominait. Alcool et confettis. Musique et rires.

Quand bien même elle détestait cette guerre. Quand bien même elle détestait ce pays. Quand bien même elle détestait le parti fasciste.

Les fêtes étaient des havres de paix.

Heureuse qu'était la vie ici.

Autour d'elle, ces compagnons de routes commençaient à sourire et se dandiner sur la musique.

On se fichait de ce qu'on fêtait. On le fêtait.

On criait. On dansait.

Même son frère souriait.

Ryuugo chantait en yaourt les chansons italiennes qui résonnaient dans les rues. Shuuya se balançait au rythme de la musique. Un bras sur les épaules du rosé.

Paolo et Demonio parlaient vivement entre eux.

Où étaient Fudo et Moretti ?

Elle regarda aux alentours.

Merde.

Où étaient-ils ?

« Paolo ! », interpella-t-elle. « Fudo et Rushe on disparu ! »

Il y avait un peu de panique dans sa voix.

L'italien la regarda avec surprise avant de chercher ses deux amis dans la foule. Merde, lui aussi il paniquait.

« Je… je ne sais pas... »

Haruna voyait sa respiration s'accélérer. Demonio aussi.

Celui-ci lui serra l'épaule.

« Ils ne doivent pas être bien loin. Pao, iels ne sont pas stupide. », rassura l'italien aux dreads.

Paolo hocha raidement la tête.

« Ouais… ouais… iels ne sont pas stupides… »

« Ils nous ont sûrement prévenu mais on a pas fait attention. Avec la foule, et la fête... », continua Demonio.

Paolo se calma un peu regarda les alentours.

Il y avait beaucoup de monde dans les rues, divers stands et commerces étaient aussi ouverts.

Des hot-dogs, de la bière, de la propagande, des pop-corn, des associations, des bonbons, des groupes religieux, des merguez, des instruments de musique, des pizzas, des artisans, de la semoule, des livres d'occasion, du saucisson, des bracelets, du poisson, des épluches patates étranges, des fruits, des restaurants, des légumes, un bureau de presse, des frites, des bars, au moins cinq, un kebab, une pharmacie, des churros, une clinique vétérinaire, des pommes d'amour, une supérette, des marrons, des ruelles, de la nourriture.

Et des gens, des gens, des gens. Et puis encore des gens et des gens et d'autres gens. Et encore quelques personnes. Et un peu d'humains. Et surtout des gens. Des gens qui parlaient, riaient, dansaient, criaient. Et la fanfare.

Trop de bruit.

Pour entendre la voix des disparus.

Trop de choses. Trop de gens.

Pour voir les disparus.

Où aurait-ils pu aller ?

Haruna n'en avait aucune, elle ne connaissaient pas assez les deux disparus.

« Je sais. », fit alors Paolo.

Et il se dirigea vers un bar aux couleurs sombres sans tables en terrasse. Elle fit signe aux autres de le suivre.

Ils passèrent à travers la foule en essayant de ne pas se perdre les un les autres. Sur le chemin Ryuugo taxa une cigarette à quelqu'un. Et ils finirent par rentrer à l'intérieur.

C'était un salle remplie et enfumée. Les éclairages bleus rendaient difficiles la reconnaissance faciale.

Est-ce que Rushe et Fudo étaient vraiment ici ?

Et si… Et si ils étaient en couple ? Peut-être allaient-ils détruire le premier moment d'intimité qu'ils avaient depuis qu'ils étaient partis.

Peut-être devait-elle dire à Paolo d'arrêter…

Soudain il y eut des cris. Les gens se levèrent. Essayant de voir ce qu'il se passait. On pouvait entendre des insultes fuser. Et des bruits de bagarre.

« Espèce de bâtard de jap ! », entendit-elle.

Oh ! Oh. Oh… Paolo se tourna vers elle et hocha la tête d'un air exaspéré. C'était bien à Fudo ou Rushe qu'était adressé l'insulte. Et ça n'étonnait même pas l'italien.

Haruna se senti un peu bête avec son hypothèse du couple.

Au lieu de se bécoter à l'abri des regards, Rushe et Fudo lançaient des bagarres de bar.

Bientôt elle pouvait les voir. Se battant avec des italiens une chope de bière à la main.

Du sang sur le visage.

Au moins, ils gagnaient.

Paolo entra alors dans le cercle formé par ceux qui regardaient.

C'est là que leurs disparus le virent.

« On y va », dit-il, avec autorité, en posant deux billet sur le comptoir.

Un silence se fit à cette phrase. Plus personne n'osa bouger. Juste Fudo et Rushe qui suivirent docilement leur coloc.

Ils sortirent du bar sans dommage.

Paolo avançait dans la foule sans un mot. Ils le suivirent sans un mot.

Alors que la musique s'arrêtait laissant quelqu'un prendre la parole. Faisant une éloge du parti, du dictateur, de la guerre. Ils s'engagèrent dans une ruelle.

« Êtes-vous stupides ? »

La voix de Paolo Bianchi était sévère.

Jamais Haruna ne l'avait entendu s'exprimer de la sorte.

Les deux fautifs ne répondirent pas. Le regard fixé sur le sol. Pourtant la japonaise n'était pas sûre qu'ils soient vraiment repentants.

« N'importe qui aurait pu appeler la Razionne et vous auriez été fusillés. », continua-t-il.

« Désolé. », fit Fudo, levant son regard du sol.

Ah, finalement ils l'étaient peut-être.

Les trois colocs se fixèrent en silence pendant longtemps.

Puis Paolo soupira.

« Ne le refaites plus. »

Ils hochèrent la tête.

La tension diminua.

« On ne savait pas où vous étiez, on a eut peur. », murmura alors Paolo.

Et il les enlaça.

« Désolé », dirent Rushe et Fudo en le serrant contre eux.

Haruna se demanda pourquoi Paolo ne s'était pas mit en colère du fait qu'ils aient déclenchés une bagarre. Seule la perspective de la venue de la Razionne semblait l'avoir effrayé. C'était grave pourtant. La japonaise avait le sentiments que c'était le but de Fudo et Rushe, d'engager un affrontement. Peut-être avait-elle tord. Néanmoins ça lui fit peur. Ce n'était pas sain.

Et ce pardon. Paolo semblait déjà le leur avoir offert.

Il y avait quelque chose qu'Haruna ne savait pas. Et visiblement les autres non plus, au vu de leur désarroi.

Ils finirent par continuer leur chemin vers leur logement pour la nuit.

Comme s'il ne s'était rien passé.

Haruna n'osa pas poser de questions.

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Après les évènements quelque peu stressants de l'après midi iels arrivèrent au studio loué par le contact de Demonio.

La pièce était à peine plus grande que le coffre de leur feu camionnette. Mais iels avaient des toilettes et une douche. Et les murs leurs apportèrent un impression de protection rassurante. Et puis il y avait ce terrain de foot délabré au coin de la rue. Comme un souvenir du passé. Une autre protection artificielle.

Ryuugo s'étala lourdement sur le sol.

Il était épuisé. Heureusement son bras allait mieux. Il le lançait toujours, mais de moins en moins, et la douleur était bien plus supportable.

Le son de la douche lui parvint. Fudo. Le brun s'était précipité vers celle-ci dès qu'iels étaient entrés dans le studio. Faisant même un croche patte à Paolo. Comme quoi on ne change jamais vraiment.

Un élan de culpabilité lui tordit le cœur. Ryuugo décida de l'ignorer.

Ses camarades posèrent leurs sacs et s'assirent à ses côtés ou sur le lit en hauteur de la pièce. Seule Haruna était encore debout. Elle se passait de l'eau sur le visage. Iels étaient sales. Ses vêtements collaient à cause de la transpiration. Leurs pantalons et chaussures étaient pleins de boue. Et leur odeur, il ne voulait même pas y penser.

Il grogna. Dire qu'il aurait pu être sur la douche maintenant. Foutu Fudo !

« Allez ! Dépêche-toi Fudo, fais pas ta coquette ! », cria-t-il.

« Puisque tu le demandes je pense que je vais me savonner un seconde fois ! », ricana le crétin sous la douche.

Tous soupirèrent de dépit. Ryuugo grogna, il aurait du se taire.

Au bout de quelques minutes Rushe se leva et pris le sac de courses qu'iels avaient fais aujourd'hui. Un sac principalement constitué d'alcool, de soda et de chips. Elle sortie une bouteille de vodka bon marché.

« Tu veux pas te doucher avant de boire ? », demanda Shuuya perplexe.

La blonde fit mine de penser.

« Non. En fait, j'espère être bourrée au moment de me doucher. », répondit-elle avec malice.

Puis elle ouvrit la bouteille et la porta à sa bouche.

Ryuugo eut une moue dégoûté. Il n'aimait pas l'alcool. Bien qu'il lui arrivait d'en boire pour oublier. Mais il semblait que ses camarades soient plus porter sur l'alcool que lui. Iels avaient été très enthousiastes en entrant dans le supermarché où iels devaient faire les courses pour le soir. Au final à part des chips iels n'avaient rien de consistant à manger. Si Ryuugo voulait manger un truc il allait devoir piocher dans les réserves. Non, mais quelle bande de gamins. Irresponsables.

Néanmoins seule Rushe avait envie de se laver bourrée.

Heureusement, sinon il aurait commencé à avoir vraiment peur pour leur survie. Enfin, encore plus.

Oh putain la gamine avait déjà bu la moitié de la bouteille !

« Bon avant que Rushe ne soit torché je propose qu'on décide qui aille chercher les billets de trains demain. », dit Haruna.

Tous se tournèrent vers la japonaise.

« Il faut allez les chercher ? Tu ne peux pas les recevoir sur ton tel ? », demanda Shuuya à Demonio.

Celui-ci fit non de la tête.

« Déjà mon tel ne peut effectivement pas recevoir autant de données mais ça on s'en fout. En fait avoir les billets sur mon tel, c'est donner notre position. Aucun d'entre nous n'est assez doué en codage pour ne pas se faire prendre par les du gouvernement. C'est pourquoi contre la guerre notre meilleur ami c'est de réel, notamment le papier. », expliqua l'italien aux dreads.

Hum, Ryuugo ne voyait pas vraiment comment le gouvernement faisait pour avoir leur localisation juste parce qu'iels avaient des billets de train dans leur téléphone. En fait il avait aussi du mal à comprendre comment pouvait-on avoir des billets de train dans son téléphone. Il savait que s'était possible mais c'était bizarre. Comment les gens pouvaient avoir confiance en ces engins autant ? De toute façon la technologie c'était trop compliqué pour lui. Le rosé avait appris à utiliser l'appareil photo de son téléphone le mois dernier et comment télécharger des applications la semaine précédant leur départ.

De toute façon il savait se préparer à manger, laver sa maison et faire du football, ça lui suffisait à être heureux. Enfin quand il n'y avait pas de guerre.

« Bref, du coup mon pote à pris les billets et les a passé à une certaine Lize. Une dealeuse. Il faudra aller chercher les tickets dans un four au nord de la ville. J'ai l'endroit précis et tout ce qu'il faudra dire pour avoir les tickets. Et le montant en cash dans cette enveloppe. », il leva sa main gauche où se trouvait effectivement une enveloppe marron. « Mais j'aimerais ne pas y aller. Je connais quelqu'un qui travaille dans ce four que je n'ai pas envie de croiser. J'ai dit à mon pote qu'il y aurait deux personnes », exposa-t-il.

Personne ne posa de question à propos de cette personne que l'italien ne voulait pas croiser. En revanche tout le monde tout le monde se regarda dans le blanc des yeux, attendant que quelqu'un se désigne. Manifestement personne n'en avait envie. Ryuugo, avec sa blessure tout juste refermé n'était pas plus enthousiaste. En Italie, les fours étaient tous gérés par la Mafia. Et il n'y avait pas de petite mafia. Le rosé n'avait pas spécialement envie que lui le grand japonais à la peau bronzée et aux court cheveux rose soit connu de la Mafia. N'importe laquelle.

Bien qu'il adorait l'air de mafioso que lui donnait son feu costume blanc (repose en paix), la vraie Mafia il n'avait pas envie de la croiser en vraie.

L'idéal serai que Paolo et Rushe y aille, avec leurs traits typiquement européens iels seraient moins facile à retrouver si jamais la Mafia décidait qu'elle avait un problème avec eux.

Mais iels ne semblaient pas avoir plus envie qu'elleux d'y aller.

Le silence se prolongeait et devenait de plus en plus gênant.

Demonio en avait baissé la tête de culpabilité.

Ryuugo se dit finalement qu'il allait peut-être y allez. Mieux vaut ça que de forcer ces amis.

« J'irai. Avec Fudo. », déclara Kido.

Le silence se fit abasourdit.

« Quoi ? », s'exclama Haruna.

« Je suis d'accord ! », cria Fudo sous sa douche.

Demonio sourit.

« Merci beaucoup. », dit-il en faisant une courbette à la japonaise à l'intention de Kido.

Celui-ci lui répondit par un sourire.

« Je ne suis pas d'accord ! », rétorqua la sœur de Kido en se levant.

« Il peut prendre sa décision tout seul je crois. », dit Rushe en roulant les yeux.

« Ça t'arrange bien de ne pas y aller surtout. », lui dit la japonaise avec acidité.

L'italienne leva les yeux au ciel.

« J'irai à ta place. », continua Haruna en regardant son frère.

« Si tu voulais y aller, il fallait te proposer avant. », répondit Kido d'un ton neutre.

Kido venait encore de parler. Ryuugo était bien trop surpris pour prendre parti.

Visiblement ça déstabilisa aussi sa sœur qui le regarda avec effarement.

« Kido ne changera pas d'avis, tu le connais Haruna. », ajouta Shuuya.

La jeune femme du le reconnaître car elle se rassit en serrant les poings.

Soudain Fudo sortit de la douche.

« Ouah qu'est-ce que vous puez ! », s'exclama-t-il.

Il ne reçu que des regards noirs en réponse.

Kido se leva et entra alors dans la minuscule douche vêtements sous le bras.

Personne ne trouva à lui redire. Il était le seul à avoir sortit de quoi se changer.

« Après Kido c'est mon tour. », annonça Ryuugo puisque pour l'instant aucun ordre n'avait été établit.

Ses camarades acceptèrent et il se redressa pour attraper son sac et sortir quelques vêtements.

Il écouta vaguement les autres se faire un ordre de passage. Il retint juste que Paolo passait après lui et que Rushe était la dernière.

« Il y a autre chose dont je voulais parler. », dit plus tard Haruna. « Il nous faut absolument des armes, des armes à feu. »

« C'est vrai, on aurait dû en prendre dès le départ. », répondit Paolo d'une voix anxieuse. « On a été stupide. On était sensé en trouver dans un village à deux cent kilomètres de Grosseto mais maintenant c'est mort. »

« Je sais pas si c'est une bonne idée… », dit Shuuya les yeux fixant le sol.

Iels se tournèrent vers lui. Que voulait-il dire ?

« Ça risque de devenir un fardeau plus qu'une aide, des armes. »

Le blond leva les yeux.

« On risque de se faire prendre avec, c'est pas le trucs le plus facile à cacher. On est pas dans un film. Et puis il faut encore qu'on sache s'en servir. », exposa-t-il.

Demonio approuva.

« C'est vrai. Il faut de l'entraînement pour bien savoir utiliser un gun. Moi je sais tirer parce que j'ai vécu dans des coins craignos mais vous… »

« C'est toujours mieux que rien. On ne va pas se défendre à coup de Tornade de feu ! », rétorqua Haruna. « Et puis un pistolet sert au moins à intimider. »

« En fait on pourrait. », dit alors Rushe.

« Hein ? »

« Se défendre avec des supers techniques. On en a vu l'efficacité dans… la forêt. Et personne ne viendra nous confisquer un ballon de football. », expliqua l'italienne.

Même s'il répugnait l'idée d'utiliser ses supers techniques dans cette situation Ryuugo du avouer être d'accord avec la blonde. Et il avait peur. Peur de se retrouver avec une arme à feu dans les mains. Le rosé était impulsif, il le savait. Il partait au quart de tour. Avec ce genre d'arme, il avait peur de faire une connerie.

Et de tuer quelqu'un. La simple idée le terrifiait.

Pour autant le visage d'Haruna se ferma.

« Moi je n'ai pas de super-technique. »

C'était vrai se rendit compte Ryuugo. Tout le monde ici avait au moins une super-technique de tir. Bien que Fudo et Kido n'ai pas l'habitude d'en utiliser en solo. Et qu'il n'avait aucune réelle idée de si Rushe avait une super-technique de tir. Mais puisque elle avait proposé l'idée et vu son tempérament Ryuugo pouvait parier son feu costume blanc qu'elle en avait au moins une.

« De toute façon on ne peut pas se défendre partout avec un ballon, dans certains cas ça risque même d'être un désavantage. », ajouta Fudo les bras croisés derrière la tête. « Genre si on est dans un bâtiment ou qu'on se fait encore suivre par un voiture. Contre une ça va mais s'il y en a plusieurs on va pas s'abandonner les uns les autres. »

C'est vrai qu'après son tir Shuuya avait atterri sur la route.

« Du coup le mieux serai d'avoir les deux. », continua Demonio.

« Ouais, je pense. Mais il nous faudra un moyen de ne pas se faire prendre avec les armes à feu. », répondit Rushe.

« Bah un holster, un double fond dans les sacs, les chaussures, dans la mousse des sacs de couchage, dans le slip, de le cul ! Y'a pleins de moyens de cacher une arme ! », s'amusa l'italien aux dreads.

« Et t'as une idée d'où on va se les procurer ? Puisque ton premier plan ne fonctionne plus… », demanda Haruna avec intérêt.

« Florence. »

Florence ?

Okay, c'était la ville dans laquelle iels allaient avec le train mais... C'était pas précis une métropole entière comme lieu d'achat discret d'armes.

Okay Florence était un peu en guerre civile en ce moment mais c'est pas pour ça qu'iels allaient trouver un dilos de guns à chaque coins de rue.

« T'as plus précis ? », demanda Haruna, septique.

« Pas vraiment, mais Lize celle qui nous passe les tickets de train pourra nous donner des lieux. », fit avec légèreté Demonio en haussant les épaules.

« Puis même sans ça. On sera à Florence. Avec un peu de nez il presque possible de trouver un vendeur à n'importe quel coin de rue. », ajouta Fudo avec un sourire en coin.

Ah.

Bon.

D'accord.

Kido sortit de la douche. Ryuugo y rentra.

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« La culpabilité fit partie des quelques lanternes qui éclairent ma route. »

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