Je suppose qu'un monticule d'excuses ne sera pas suffisant pour me faire pardonner de ma longue abscence qui se rapproche fortement des un an.

Certaines choses m'ont empêché d'écrire, et je dois avouer que j'ai eu une inspiration aussi remplie et solide que le vide.

Mais passons et oublions tout ce qui est négatif.

Je suis là, je reviens, bien vivante, et avec le Chapitre 15 de Rien ni Personne.

J'espère donc que vous me pardonnerez, et que ce nouvel écrit vous plaira.

Bonne Lecture !

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Chapitre 15

Laurine resta perplexe un moment. Pourquoi ne l'avait-elle pas retenu pour tout lui dire ? La peur, bien sûr. PLus le stress. Et voilà, l'inactivité, encore une fois. Un an que cela durait, et elle ne voyait toujours pas d'évolution pour son pauvre coeur meurtri. Elle poussa un long soupir de découragement et replondea son regard dans l'espace.

- C'est ton tour de garde ?

La jeune femme sursauta. Elle se retourna et vit Yattaran accoudé à la rembarde.

- Non, je n'arrive pas à dormir, voilà tout, répondit-elle au bout d'un moment.

- Cela m'arrive aussi parfois, mais à ce moment-là, je m'occupe de mes maquattes.

- Si j'avais des maquettes pour me faire oublier ce qui me torture, j'en ferai des milliers, crois-moi.

- Mais je te crois ! répondit Yattaran en riant. Bon, je prends le tour. Tu veux le prochain ?

- Pourquoi pas ? Je n'ai que cela à faire.

Laurine remonta sur la passerelle, et observa un instant son compatriote au travail. Il se mit à siffloter, et elle comprit qu'il ne lui adresserait plus la parole jusqu'à la relève. Elle quitta donc la timonerie et regagna sa cabine pour enfiler une tenue plus correcte pour son tour de garde.

La pesanteur de son corps dans l'eau dit sourire Elsa. Cela faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas posé ses fesses dans une baignoire ! Cela remontait à son enfance, bien avant que sa mère et elle-même déménagent de force dans un appartement minuscule où les pièces se succédaient les unes après les autres. Elle se souvenait parfaitement de la sensation de la vieille moquette sous ses pieds, ainsi que du vieux matelas rongé aux mites sous son corps frêle de petite fille. Evidemment, il y avait eu du positif dans tout cela, dans sa vie. Notamment la rencontre avec ces deux seules amies d'enfance, Carmenza et Sam. Elle sentait encore l'odeur des gâteaux au chocolat de sa mère, et les rires résonnaient encore à ses oreilles. Elle se souvenait également de son petit chat, Griotte, comme la cerise. Malhaureusement, il n'était plus de ce monde, et la jeune femme ne svait même pas en quoi consistait sa mort. Elle espérait juste qu'il soit mort de vieillesse et sans souffrances. Elsana ouvrit les yeux. Encore une fois, elle replongeait dans le négatif. Seulement, toutes les pensées étaient bonnes à prendre pour éviter le souvenir poignant de sa soeur.

Elle secoua la tête et détacha ses longs cheveux noirs. Elle plongea la tête sous l'eau en se bouchant le nez afin de les mouiller. Quant elle remonta à la surface, elle resta dubitative devant l'alignement de savon devant elle.

" Il se sert vraiment de tous ces produits ? " se demanda-t-elle avec une mine déconfite.

Alors qu'elle débatait pour savoir lequel utiliser, elle entendit des coups frappés à la porte.

- Elsa, tout va bien ? fit la voix d'Albator de l'autre côté.

- Oui, oui. Je ne sais juste pas quel savon prendre.

- Dépêches-toi vite de choisir, mon étoile. Je commence à m'impatienter.

- Je vais voir ce que je peux faire.

Elle l'entendit soupirer derrière le pan de bois, ce qui lui arracha un sourire. Elle termina rapidement son débat intérieur, et opta pour une senteur de citron mélangée à du romarin. Une fois bien propre, elle s'enroula dans une serviette. Elle constata alors avec stupeur qu'elle n'avait pas de nouveaux vêtements à mettre. Le rouge lui monta aux joues. Comment allait-elle faire ? Il était hors de question qu'elle sorte seulement envellopée dans une serviette de bain. Elsana se mit à rire devant le ridicule de la situation dans laquelle elle se trouvait.

De l'autre côté de la porte, dans la chambre, le Capitaine de l'Arcadia entendit le rire de la jeune femme. Il se leva de son lit, et s'approcha une fois de plus de la porte menant à la salle de bain. Il donna trois coups en se demandant pourquoi son étoile s'esclaffait toute seule dans sa salle de bain.

- Je ne peux pas sortir ! fit alors la voix d'Elsa.

Le corsaire, prit d'inquiétude, lui demanda si elle s'était fait mal d'une quelconque façon.

- Non, répondit-elle au bout d'un moment. Je n'ai pas de vêtements !

Un sourire étira les lèvres du Capitaine.

- Tu peux sortir en serviette, tu n'as pas à être inquiète de quoi que ce soit, finit-il par dire.

- Certainement pas ! Espèce de pervers ! Prêtes-moi des vêtements au lieu de raconter n'importe quoi !

Albator ricana et alla fouiller dans sa commode pour trouver quelques affaires à prêter à sa sirène en serviette. Il prit une chemise noire et un pantalon de la même couleur.

Dans la salle d'eau, Elsa ettendait, assise sur le rebord de la baignoire. Elle en avait profité pour vider celle-ci, et sécher ses cheveux avec une autre serviette. Quant Albator s'annonça de nouveau à la porte, elle déverouilla celle-ci, et prit possession de ce qu'il lui tendait. Elle referma immédiatement la porte une fois les habits en main. Elle les enfila et se regarda dans le miroir. Avec la ceinture de son "kimono", elle avait sérré au maximum le pantalon autour de sa taille, car il lui était mille fois trop grand. Par la suite, elle avait retroussé le bas du pantalon pour éviter qu'elle ne se prenne les pieds dedans, douée comme elle était.

" On dirait un épouvantail ", se dit-elleà elle-même.

Cependant, vu que le ridicule ne tue pas, elle sortit de la salle de bain en regardant ses pieds nus, se retenant de rire une fois encore.

Laurine sortit en trombe de sa cabine. Si elle arrivait en retard à son tour de garde sur la passerelle, Yattaran le lui rapellerait pendant des semaines en disant qu'elle lui avait fait perdre du temps pour ses maquettes chéries. Cependant, ce ne fut pas le lieitenant qui l'accueillit, mais une personne qu'elle aurait préféré éviter. Lui. Il était toujours là pour lui rappeler son impuissance, l'impossibilité de la concrétisation de ses rêves. Elle passa devant lui sans le moindre regard, et se posta devant les radars.

Yama trouvait que Laurine agissait étrangement avec lui. Elle pouvait tout aussi bien essayer de lui faire la conversation, ou l'ignorer comme à présent. Décidemment, il ne comprendrait jamais rien aux femmes. Il en avait aimé qu'une seule, et il n'était absolument pas prêt pour une nouvelle romance.

- Qu'est-ce que tu penses de la nouvelle recrue ?

La voix de Laurine venait de le couper dans ses pensées.

- Je n'en pense rien, répondit-il.

- Comment ça ? Je la trouve plutôt gentille.

- Peut-être, mais je n'en ai rien à faire. Qu'elle soit à bord ou pas, cela ne change rien.

- Ne change rien à quoi ? demanda la jeune femme suspicieuse.

- A ma vie.

- Je trouve tes paroles égoïstes Yama ! s'exclama Laurine, outrée de tant d'indifférence.

- Penses ce que tu veux, mon ressentit ne regarde que moi !

Furieux, Yama sortit de la timonerie. Cette Elsana avait fait remonter en lui d'horribles souvenirs. Inconsciemment, elle lui rappelait Namie.