Note d'une traductrice : Je suis tellement énervé ! Ma foutue wifi a bugué et tout le travail de RARs que j'ai fait en plus d'une heure a disparu ! Je suis désolé pour le retard qui pour une fois n'est pas du à ma bêtise ou à celle de mon fichu matériel mais à celle de mes bêtas fantômes...c'est pour cela que je voudrais remercier grandement Miss Homme Enceinte 2 qui m'a permis de poster ce chapitre aujourd'hui, j'espère qu'il vous plaira tout autant !
Je tiens à vous rappeler que l'avancement de la traduction est visible sur mon profil que je mets à jour dès qu'il le faut.
Je vous fais pleins de gros bisous pour avoir attendu si longtemps et je suis désolé pour les réponses aux review mais là je suis totalement découragée par ce problème de connexion réseau...
Enjoy#
Chapter 3
Lorsque Regulus s'éveilla le lendemain matin, les premières choses auxquelles il pensa ressemblait à :
J'ai besoin de potions. Il me faut de la nourriture. Il me faut des papiers. J'ai besoin d'argent et enfin : il me faut un nouveau nom.
Les potions étaient essentielles, il en avait réellement besoin. Il y avait bien une armoire emplie de potion dans l'autre pièce, mais il était fort probable qu'après seize ans, elles aient expirés. Sauf peut-être pour le Veritaserum et le Felix Felicis qui, elles, n'avaient pas de date d'expiration. Il se leva rapidement, ce qu'il regretta presque immédiatement en sentant un mal se diffuser le long de son dos, ses bras et ses jambes. Le Serpentard retomba dans son lit et serra ses genoux contre son torse en laissant de lourdes inspirations passer ses lèvres entrouvertes et tremblantes sous l'effet de la douleur.
Il se força à repenser à tout ce qu'il devait se procurer pour atténuer un tant soit peu sa souffrance. Trouver de la nourriture serait fondamental. S'il voulait se remettre sur pieds, il avait besoin de se nourrir correctement. Et Pré-au-Lard n'était qu'à 20 km de son cottage. Concernant les papiers et l'argent… il lui faudrait se rendre à Gringotts pour voir le conseillé de la famille Black. Il devrait une fois de plus emprunter une ancienne identité qu'il n'avait pas utilisée depuis ses seize ans.
Rex Whitestone. Un nom assez proche du sien sans être reconnaissable.
Il devait aussi s'informer sur les évènements des seize dernières années [1]. Mais comment ?
Il pensa à Kreattur. Regulus n'avait pas envie qu'on sache aussi rapidement qu'il était encore en vie, mais il réalisa après réflexion que tout serait plus simple avec son vieil ami et, accessoirement, elfe de maison pour l'aider. Le jeune homme prit une grande inspiration tentant de faire s'évanouir l'élancement qui le tiraillait, mais seul un grognement sortit de sa bouche. Il se redressa et se mit en tailleur. Regulus inspira une autre goulée d'air, croisant les doigts pour que ça marche.
– Kreattur ! somma-t-il d'une voix rauque.
Un craquement sonore retentit dans le cottage. Des murmures se firent entendre dans une pièce adjacente.
– Qui appelle Kreattur ? Qui ? entendit-il son ancien ami demander.
– Kreattur ?
Un sourire se peignât sur ses lèvres alors qu'il se leva, trébuchant légèrement, et se dirigea vers la porte.
Lorsqu'il l'ouvrit, Regulus ne put s'empêcher de sourire d'autant plus. Le petit elfe de maison étudiait tous les recoins de la maison qui lui était totalement inconnue.
– Kreattur, scanda-t-il plus fort.
L'elfe aux oreilles semblables à celles d'une chauve-souris se tourna vers lui, une expression grossière collée au visage. À sa vue, la figure du petit être peigna son étonnement, les yeux grands comme des soucoupes sous la surprise.
Regulus ne pouvait que lui sourire d'avantage. Kreattur n'avait pas beaucoup changé, il portait toujours le drap qu'il utilisait pour se couvrir et sa peau était encore plus sale que dans son souvenir, mais c'était encore son cher Kreattur.
– Maître Regulus ? Est-ce bien Maître Regulus ? hésita l'elfe d'une voix quelque peu craintive.
Regulus hocha doucement la tête et lui fit un nouveau sourire.
– Kreattur, je suis heureux de voir que tu es encore vivant, lâcha-t-il en riant légèrement alors qu'il faisait un faux-pas.
La douleur qui pulsait dans son dos fut trop dur à supporter et il tomba à genoux.
– Maître !
Kreattur s'élança vers son Maître prétendu mort depuis bien longtemps et lui fit ce qui se rapprochait le plus d'un câlin.
Regulus lui rendit son étreinte, les larmes aux yeux.
– Kreattur savait que ce n'était pas qu'un mirage ! Maître Regulus de la Noble et très Ancienne famille des Black est en vie ! pleura l'elfe dans ses bras.
Regulus se raidit en l'entendant dire cela. Il était vivant. Ce n'était pas un rêve. Ce n'était pas une quelconque vie après la mort. C'était réel. L'ex-Mangemort maintint son état de stupeur pendant quelques minutes avant qu'il ne réagisse en entendant Kreattur parler du médaillon qu'il lui avait jadis confié.
– Le médaillon ? Kreattur, as-tu détruit le médaillon ? l'interrogea-t-il tout en le coupant dans sa tirade. Un bourdonnement désagréable tintait dans son esprit alors qu'il attendait sa réponse.
Kreattur s'inclina piteusement.
– Kreattur n'a pas pu détruire le médaillon, Maître. Kreattur a essay. Oh ! Kreattur a tenté de le faire à de nombreuses reprises. Kreattur a passé des journées entières à se cacher du regard de Lady Black pour détruire la misérable chose si imprégnée par les ténèbres, mais Kreattur a échoué ! glapit l'elfe intimidé en tirant sur ses oreilles en guise de punition.
– Kreattur arrête de t'infliger ça, lui ordonna son maître.
L'elfe obéit sans détour et regarda Regulus contemplativement.
Regulus savait que le médaillon serait difficile à détruire. C'était… Il frissonna rien que d'y penser. Un Horcruxe.
Lorsqu'il avait rassemblé l'ensemble des pièces du puzzle et que les plans d'immortalité de Tom s'étaient révélés à lui, il s'était de suite rendu dans la bibliothèque de la famille Black pour trouver davantage d'informations sur les objets maudits utilisés afin d'offrir une vie plus longue que celle naturellement accordée. Il se souvint d'avoir trouver dans un livre ancien dans lequel il était bien précisé que le procédé avait été usité au temps des Aztecs et de la gloire du peuple Égyptien.
C'était en effet les Aztecs qui avaient donné son nom au processus, mais il était resté dans les mœurs Égyptiennes bien plus longtemps dans le temps. Les Aztecs sacrifiaient le plus souvent quelqu'un et scellaient le morceau d'âme dans une large pierre pour qu'un sorcier puisse bénéficier de x années de plus afin d'accomplir son devoir et mourir dignement. C'était pour la plupart d'entre eux des soldats qui y recouraient, ce qui, à son humble avis, avait du foutre une sacré pagaille lors des combats.
Les Égyptiens, quant à eux, n'offraient ce privilège qu'aux plus anciens des pharaons. Personne d'autre n'avait le droit d'en créer. C'était le pharaon Ramsès III qui avait posé cette règle car le rituel obligatoire pour la création d'un Horcruxe était emprunt de ténèbres et ne devait pas être pris à la légère. Diviser son âme signifiait renoncer à tout bonheur et le détruire à jamais d'un sort. Seul trois pharaons dans l'histoire étaient répertoriés pour avoir usité de ce stratagème. Malheureusement, il n'y était pas fait mention de la manière de les détruire. Le fait que Tom ait réussi à en créer trois lui-même le fit s'interroger sur l'importance des nombres magiques. Enfin, restait à savoir s'il s'était arrêté à trois d'entres-eux. Regulus ne serait pas étonné d'apprendre que ce malade ait été jusqu'à sept. Il faudrait à présent qu'il y consacre ses journées de recherche.
Le Serpentard était sur le point de repartir dans de profondes pensées intérieures lorsqu'une douleur le long de sa colonne vertébrale le rappela à l'ordre. Il ne put contenir son cri de douleur et tomba au sol.
– Maître Regulus ! Pourquoi le Maître n'a pas dit à Kreattur qu'il était blessé ! Kreattur devrait amener Maître Regulus au Square Grimmauld. Oui, c'est bien ce que Kreattur devrait faire, fit l'elfe en réprimandant Regulus d'être bien plus maigre qu'il ne le devrait. Le Maître doit se nourrir !
– Kreattur, je ne peux pas retourner au Square, peu importe à quel point j'en ai envie, somma-t-il alors qu'il luttait pour se relever. Il se glissa à nouveau dans sa chambre, Kreattur sur ses talons.
Regulus se laissa tomber sur son lit dans un gémissement. Si mère pouvait l'entendre, il n'aurait pas échappé à son sermon…
« Les Black ne montrent leurs faiblesses et leurs peines à quiconque et ne se prosternent devant personne. » était l'un des nombreux discours qu'elle lui rabattait à longueur de journée.
– Si nous ne courbons l'échine devant personne alors pourquoi diable le faisions nous devant ce mégalomane ? murmura-t-il pour lui-même.
– Maître Regulus parle tout seul ? Ce n'est pas bien du tout ça. Il ne faut pas que le Maître finisse comme Lady Black, le sermonna Kreattur d'un ton plus que sérieux.
Regulus rit à sa remarque. Bien qu'il ne fût pas sûr d'avoir encore toute sa tête, il n'y avait pas moyen qu'il termine comme sa défunte mère. Du moins l'espérait-il…
– Kreattur, j'ai besoin que tu m'aides avec mes blessures, t'en sens-tu capable ? demanda-t-il quand la douleur l'élança de nouveau.
L'elfe sauta sur le lit et claqua des doigts. La chemise de Regulus disparue. L'air froid se promenait dorénavant le long de son dos en dépit de la cheminée qui tentait désespérément de réchauffer la chambre.
– Maître Regulus a beaucoup souffert n'est-ce pas ? constata le petit être en posant sa main osseuse sur le dos de son Maître.
Regulus soupira de soulagement lorsqu'il sentit la magie de Kreattur coulait à travers lui, estompant les douleurs qui l'embrassaient. Un filet de chaleur traversa son corps par l'intermédiaire de ses veines. Il avait passé tant d'années à entendre les sorciers arguer leur supériorité sur les elfes de maison, les gobelins, les centaures et autres créatures du monde magique, les considérant moins que des animaux et qui n'avaient, de toute évidence, pas perçu l'utilité d'étudier leurs potentiels magiques. Leurs magies étaient très divergentes de ce qu'était celle des sorciers et sans l'aide de gobelins et d'elfes de maison, les sorciers et sorcières ne seraient certainement pas là où ils en étaient aujourd'hui. Cela lui rappela le discours que portait son oncle Alphard Black quand il était jeune, sur la provenance de la magie de ces êtres. Il appelait ça : les Magies Anciennes. C'était en réalité une branche de la magie qui existait depuis déjà des milliers d'années et que seuls les gobelins et autres elfes avaient pensé creuser et usité pour leur vie de tous les jours. C'était pour cette intelligence que Regulus traitait avec respect tout elfe de maison, peu importe à quel point il lui était désagréable.
– Le Maître a beaucoup de cicatrices dans le dos, beaucoup. Kreattur peut les faire disparaître, il peut ? quémanda l'elfe.
Regulus réfléchit quelques instants avant de secouer la tête.
– Non, laisse-les, lui demanda-t-il en se rappelant les griffes qui l'avaient tirée vers le fond transperçant ses chaires. Déchirant et écartelant sa peau. Il portait ces marques indélébiles avec fierté. Même après sa soi-disant mort.
– Kreattur va préparer quelque chose pour le Maître. Oui, le Maître Regulus doit manger, le Maître est beaucoup trop mince, le réprimanda Kreattur en sautant en dehors du lit.
Une pensée le traversa soudainement.
– Kreattur, si tu pouvais…
Il fit une pause alors que son ami se tournait vers lui dans l'expectative impatiente.
– Si tu pouvais aller me chercher les journaux des seize dernière années, j'ai énormément de choses à rattraper, constata Regulus d'un ton amusé.
Il ne pouvait pas rester sans rien faire ici plus longtemps. Son esprit était déjà en ébullition à l'idée de faire bouger les choses. Démontrer aux sorciers et sorcières de Grande-Bretagne comment un petit sang-mêlé avait réussi à tous les tromper. Il restaurerait le nom des Black. Après, à savoir comment il allait s'y prendre…
Enfin, n'avait-il plus qu'à s'y mettre.
[1] Il me semble, si je ne me trompe pas, que Regulus sait ce qu'il s'est passé lors de son absence à partir du moment où il se pose des questions précises sur le dit événement. Il ne connait donc pas tous les faits et gestes de chacun durant les seize dernières années
